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29/03/2016

Une ère nouvelle (Chris Red)

une ère nouvelle.jpgEn juin 2016, la planète Terre a vécu l’Apocalypse. Elle a subi un terrible cataclysme. L’ancien monde a été totalement détruit. Ahmed Jalalah s’est établi avec sa mère, sa femme et sa fille sur une côte sauvage et désertique. Il s’est bâti une petite maison et tente d’y survivre avec sa famille grâce au poisson qu’il parvient à pêcher. Un jour, il recueille deux voyageurs, le jeune Natan et son oncle Yzrah qui sont partis depuis des mois à la recherche d'Eyal, le frère que Natan a perdu dans la catastrophe. Ysrah confie Natan à la famille Jalalah et repart seul poursuivre sa quête.

« Une ère nouvelle » est un roman de science-fiction post apocalyptique accompagné d’une bonne dose de fantaisie. Cocktail original et un tantinet improbable. Avec Chris Red, pas de futur angoissant, pas de régression vers une violence primitive. Au contraire, l’Apocalypse permet à l’Humanité de repartir sur de meilleures bases. Seule, une cité qui a voulu remettre au goût du jour l’ordre ancien, reste l’allégorie du mal absolu. Donc du post-Apo résolument optimiste pour ne pas dire utopiste, voilà qui surprend. Mais pourquoi pas ? Dans le registre des littératures de l'imaginaire, tout est permis ! Les personnages sont assez tranchés. Les gentils le sont absolument tout autant que les très très méchants. Après quelques escarmouches réglées à grands coups de « pouvoirs » et surtout une présentation minutieuse des personnages, le lecteur en arrive assez laborieusement à une fin ouverte débouchant sur la promesse d’une suite. L’intrigue est assez simple pour ne pas dire basique et aurait pu donner lieu à des aventures intéressantes. L’ennui c’est que la narration est terriblement ralentie par de nombreux développements de vulgarisation ésotérique sur la méditation, le prana, les chakras, la télékinésie, la lévitation, la précognition ou la télépathie. Si on y ajoute un certain nombre de coquilles, de maladresses et de confusions lexicales, la lassitude s’accompagne alors d’un certain agacement.

2,5/5

 

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27/03/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 11)

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24/03/2016

Le garage / Reconstruire un homme mort (Sébastien Gendron)

le garage.jpegLors du braquage d’un fourgon blindé, Gabriel Orvitz a reçu une balle de 7,65 qui a perforé sa pommette gauche, a éventré son globe oculaire, a rebondi sur l’arcade sourcilière avant de ressortir par le sommet de l’arête nasale. Il se retrouve partiellement défiguré pour avoir été surpris au mauvais endroit au mauvais moment. Et pour ne rien arranger, à peine soigné, il est mis en cause dans l'affaire et rapidement incarcéré…

« Le garage » est un roman noir distillé sous forme de feuilleton par StoryLab Editions. Le principe commercial est toujours le même : on offre le premier épisode qui fait office de teaser. L’auteur décrit quelques scènes choc, histoire de planter le décor, et le lecteur reste sur sa faim. D’où frustration. D’où envie furieuse de passer à l’achat compulsif de toute la série ! Mais, dans le cas présent, on pourra aisément se contenter de ce qu’on a lu et ne pas trop avoir envie de connaître le détail de la vengeance de Gabriel. Le style de Sébastien Gendron est fluide et efficace mais sans flamboyance particulière. L’intrigue manque un peu d’originalité et les personnages d’épaisseur. L’ensemble se présente donc comme un honnête divertissement et rien de plus. À conseiller aux amateurs du genre.

3/5

 

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23/03/2016

La 25ème heure (Feldrik Rivat)

cover225x225.jpegÀ la gare de Leysin en Suisse, le domestique Ernest accueille un Français appelé « Le Biographe » arrivé de Paris-Capitale et invité par Monsieur Louis Bertillon. Le Biographe lui apporte un précieux manuscrit retraçant les aventures d’Eudes Lacassagne, inspecteur général de police « qui combat ses insomnies » en arpentant les rues par tous les temps et « qui fait taire les cris de la nuit » à grands moulinets de sa canne ferrée. Autant Lacassagne est sinistre et taciturne, autant Louis Bertillon, frais émoulu de l'école de police, est gai et bavard. Tous deux commencent par se rendre au domicile d'Epiphanie Gaulard, une femme dont « le défunt mari a eu l’indélicatesse de disparaître ».

Ce premier tome de « La 25ème heure » n’est que le début d’une enquête policière présentée sous forme de feuilleton. Les deux protagonistes déambulent dans un Paris du XIXème siècle très bien rendu où l'on croise la route de toutes sortes de célébrités comme Charcot, Bertillon Alphonse ou Lacenaire. L’intrigue se situe résolument dans le registre du policier fantastique avec une pointe de steampunk pas désagréable. Les personnages sont un tantinet caricaturaux mais intéressants quand même. On sent très bien que l’auteur a voulu créer un couple d’enquêteurs parisiens faisant pendant aux londoniens Holmes et Watson. Le style est agréable et de belle qualité, les situations amusantes ou intrigantes. On ne sait pas trop si l’on nage dans l’humour, la parodie ou le véritable fantastique. Mais peu importe, le divertissement (car il ne s’agit que de cela au bout du compte) est de qualité. Dommage que l'on doive rester sur sa faim !

4/5

 

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22/03/2016

Montburgonde

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21/03/2016

Seentha (Jean-Michel Archaimbault)

seentha.jpgAlors qu'il effectuait des relevés scientifiques à la surface de la planète Carcosa, le cosmomythologue Gert Slättengard est grièvement blessé suite à l’attaque surprise d’une entité inconnue surgie d’un lac tout proche. Le croyant mort, ses compagnons, qui viennent de découvrir une fresque étrange, preuve de l'existence d’une antique civilisation disparue, le rapatrient à bord de leur vaisseau spatial, l’Aniara II où il sera plongé en hibernation cryogénique dans l’attente de soins. Mais quelque temps après, Gert commence peu à peu à émerger du coma. Il est devenu amnésique, a de nouveaux souvenirs et ne s’appelle plus Gert, mais Gottfried Falkenberg. L’équipage ne le reconnaît plus. Il est devenu quelqu’un d’autre…

« Seentha » est pour le moins une œuvre atypique et particulièrement originale à tous point de vue. Jean-Michel Archaimbault la présente comme un opéra, la divise en actes et en scènes, la parsème de citations de Richard Wagner, de parties versifiées et même d’une coda en fin d’ouvrage. Le lecteur y verra une réappropriation magistrale du thème du célèbre « Hollandais volant », une nouvelle version du vaisseau fantôme, mais également une sorte de poème en prose onirique, cauchemardesque, explorant les rives du satanisme et les mythes des dieux nordiques Wode et Loki dont le cosmos serait l’Asgard. Au-delà de cet hommage, (« Eternel et galactique est le géant de Bayreuth », dit-il), le lecteur peut également y voir un exercice de style avec utilisation d’un langage raffiné voire sophistiqué (rhomboédrique, sibilant, trémulant, noctiluque, lampyre, pour ne citer que quelques vocables de cet ordre), d’un abus de néologismes pseudo-scientifiques (biopositronique, polyspécialiste, cryovaults ou psychophotonique, entre autres) qui justifieraient aisément la présence d’un glossaire. On l’aura compris, cet ouvrage étrange demande quelques efforts intellectuels au lecteur qui sera récompensé par une immersion dans un univers aussi démentiel qu’inquiétant.

3,5/5

 

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Expresso Love

Expresso_Love.jpg

"Expresso Love", mon roman d'anticipation et de science-fiction, fait la une de Bookless Editions !

http://www.bookless-editions.fr/index.php?page=shop.produ...

 

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20/03/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitre 1)

09:06 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2016

Le visiteur du futur / La meute (Slimane-Baptiste Berhoun)

le visiteur du futur.jpgTrès jeune, Valentin Peroy apprend à ses dépens l’importance de la maxime : « Après l’heure, c’est plus l’heure » et finit par en tenir compte. Henri Castafolte a inventé le premier modèle d’introspecteur, une étrange machine à explorer les souvenirs. En 2010, lors d’un match de football, un but refusé à l’équipe de Marseille a causé le lynchage de l’arbitre et marqué le début d’une interminable guerre civile. Henri et son ami Raph décident de retourner dans le passé pour essayer d’arranger ça. Mais la terrible Brigade Temporelle est à leurs trousses…

Ce premier épisode intitulé « Après l’heure c’est plus l’heure » est en réalité l’adaptation sous forme de feuilleton d’une série télévisée relevant à la fois du registre de la science-fiction et de celui de l’humour. Il est certain que le ton est léger et certaines situations plutôt cocasses, mais le lecteur pouvait s’attendre à beaucoup plus loufoque. En ce qui concerne le volet SF, cette histoire de machine à explorer les souvenirs, autant dire à remonter le temps et cette intrigue basée sur des mondes parallèles ne brillent pas par une extraordinaire originalité. Sans doute faut-il se contenter d’une lecture de divertissement et ne pas en demander plus. Comme le style est agréable, efficace et bien rythmé, l’ensemble fonctionne assez bien et le lecteur peut facilement avoir envie de continuer la série après ce premier épisode offert par Bragelonne.

3,5/5

 

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18/03/2016

En blanc et noir (Bertrand Carette)

 

en noir et blanc.jpgFrançois est pianiste-concertiste depuis vingt ans. Recalé à l’examen d’entrée de Sciences Po, il s’est rabattu sur le Conservatoire de Musique mais a abandonné juste avant d’obtenir son diplôme. Cela ne l’a pas empêché de mener une double carrière. Il se produit un peu partout sur la planète et rencontre un certain succès. Mais il a également une face cachée, celle de tueur à gages pour le compte d’une multinationale du crime, la All Media Company, spécialisée dans l’élimination d’artistes en fin de carrière. Mais un jour, François s’aperçoit avec horreur que sa main droite est en train de le lâcher et qu’il ne va bientôt plus pouvoir s’en servir pour jouer de son instrument adoré.

Beaucoup plus qu’un simple roman noir, « En blanc et noir » est également un roman psychologique quasi psychanalytique, un conte philosophique voire une allégorie. Les multiples lectures que l’on peut faire des tribulations de François sont l’un des charmes de ce livre si passionnant qu’il est difficile de ne pas le lire d’une seule traite. Reprise intelligente et originale du thème de « Dr Jekyll et Mister Hide », l’intrigue est fort bien menée. Les personnages inspirent des sentiments paradoxaux. Celui de François, à priori déplaisant, est si pétri d’humanité qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver de l'empathie à son égard. Et que dire de celui de Constance Gladys, la pianiste amie des loups, décalque évidente de la sublime Hélène Grimaud, personnage féminin complexe et malheureux, autre métaphore de la solitude de l’artiste ? J’avais beaucoup aimé « La Fosse aux louves », l’autre roman de Bertrand Carette. Celui-ci confirme magnifiquement ma première impression. Un talent littéraire évident. Une plume magnifique. Un style fluide, rythmé, agréable à lire. Des intrigues parfaitement ficelées. Des situations qui donnent à réfléchir. Ne manquez surtout pas cet ouvrage passionnant sur le monde méconnu des pianistes vu avec humour et sensibilité.

4,5/5

 

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