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28/10/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 6)

08:36 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/10/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 5)

08:54 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitres 1 à 4)

08:58 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/09/2014

EXPRESSO LOVE (Chapitre 4)

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08:55 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2014

Les Faux as (Chapitres 1à 10)

09:07 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/09/2014

SDECE Service 7 (Philippe Bernert)

SDECE Service 7.jpgDès la Libération, la France se dote de services secrets plus performants. Avec la création du SDECE, la grande centrale française de l'espionnage, rivale du KGB et de la CIA, les civils prennent le pas sur les militaires du Deuxième Bureau. Au coeur du dispositif, un organisme ultra-secret, le Service 7, qui réussit un nombre incroyable d'exploits comme d'emprunter aux Russes un moteur de Tupolev, le démonter pièce par pièce, tout microfilmer, le remonter et le remettre en place sans que personne ne s'aperçoive de rien... comme d'aller fouiller les poches d'un ministre endormi dans sa chambre de l'hôtel Majestic à Cannes... comme cambrioler l'ambassade d'Egypte et repartir avec une camionnette bourrée de documents compromettants... comme ouvrir des milliers de valises diplomatiques ou faire exploser un à un tous les bateaux transportants des armes destinées au FLN.

Sous-titré « L'extraordinaire histoire du colonel Leroy-Finville », ce livre présente à la fois le témoignage de l'homme qui fut l'âme et le moteur de ce service et le récit de vingt années d'actions d'espionnage assez étonnantes. Le lecteur y découvre que les agents secrets du Service 7 n'ont pas grand chose à voir avec des personnages de roman comme James Bond ou OSS 117. Ils ne roulent pas sur l'or, ne tombent pas les filles mais sont dévoués, patriotes, corvéables à merci, d'une fidélité et d'une abnégation exemplaire et ne reçoivent en retour que fort peu de reconnaissance. Bien commencée, cette histoire se termine de façon dramatique. A la fin de la présidence de Charles de Gaulle, les services secrets commencent à être infiltrés et pervertis par toutes sortes de barbouzes du SAC. Pour leurs actions « mouillées », les responsables font appel à des gangsters comme Jo Attia, Boucheseiche, Nottini la béquille et autres. Leroy-Finville y est fermement opposé car ces malfrats en plus d'être vénaux et de ne pas être fiables sont également terriblement inefficaces. Avec l'affaire Ben Barka, il sera d'ailleurs victime d'une machination d'une totale injustice et d'un complet arbitraire avant que son service ne finisse par disparaître vers la fin des années soixante. Un livre passionnant et tout à fait instructif pour qui s'intéresse à l'histoire de la guerre secrète.

4,5/5

09:16 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/08/2014

Pensées en chemin (Axel Kahn)

Pensées en chemin.jpgDu 8 mai au 1er août 2013, le médecin, généticien et, dans une moindre mesure, politicien Axel Kahn a traversé la France à pied du nord au sud, de Givet dans les Ardennes à Ascain au Pays Basque. Il en a profité pour arpenter toute la partie française du chemin de Saint Jacques de Compostelle du Poy en Velay à Saint Jean Pied de Port, mais en prenant soin d'éviter les hébergements collectifs et en se sustentant dans des auberges et des restaurants. Dans de nombreuses villes, des délégations d'élus et de journalistes locaux ou nationaux l'attendent. Il donne des conférences très suivies et informe chaque soir ses « followers » de sa progression grâce aux photos prises par son smartphone dernier cri et à l'aide de compte-rendus envoyés depuis sa tablette tactile. Ni véritable pèlerin, ni randonneur de base, Axel Khan, qui se déclare ouvertement agnostique, marche pour rencontrer la France d'en bas. Ce qu'il découvre au fil de sa lente progression le fera-t-il changer d'avis sur ce qu'il appelle « sa France », celle qu'il aime et qui ne ressemble pas tout à fait à l'image qu'il s'en était faite au départ ?

« Pensées en chemin » est un peu le journal de bord ou le carnet de route de cette traversée originale de la France. Axel Kahn ne cache pas avoir trouvé l'idée chez Jacques Lacarrière en lisant « Chemin faisant », magnifique ouvrage qui marqua son époque. Si l'inspiration et l'itinéraire sont voisins, l'esprit et la réalisation en sont assez éloignés. Près d'un demi-siècle sépare les deux « intellectuels », le pays a bien changé, les mentalités également. Les friches industrielles abondent maintenant, les villes sinistrées également. Dans chaque bassin d'emploi, la mondialisation a entraîné des délocalisations, des fermetures d'usines et de sites de production et au bout du compte du chômage. Même la filière bois nous a échappé. Les arbres de nos forêts sont abattus pour être transformés en parquets ou en meubles en Chine avant d'être revendus chez nous ! Kahn cherche désespérément les fameuses « destructions constructives » et ne trouve que les destructions, les créations étant réservées aux pays émergents et peu susceptibles de revenir là où elles ont disparu. Pour ne rien arranger, le mois de mai 2013 voit une météo particulièrement défavorable pour le marcheur : pluie, froid, vent, neige ou glace. Mais rien n'arrête le vaillant narrateur qui aligne les étapes avec un courage remarquable. Bien que moins charmant et moins poétique que « Chemin faisant », cet ouvrage est néanmoins fort agréable et fort intéressant à lire. Le passionné de voyages à pied le dévorera sans aucun problème.

4/5

09:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

11/08/2014

L'effroyable tragédie (Marie-Pierre Rey)

L'effroyable tragédie.jpgEn 1812, alors que presque toute l'Europe continentale est sous sa domination, Napoléon 1er rassemble la Grande Armée qu'il a renforcée par de nombreux contingents venus de Pologne, Suisse, Autriche, Allemagne et autres lieux et se lance à l'assaut de la Russie. Face à lui, le tsar Alexandre 1er organise la résistance avec des forces comparables en nombre sous les ordres de Barclay de Tolly, de l'impétueux prince Bagration et surtout du vieux général Koutousov. Mis à part la sanglante et inutile bataille de Borodino, peu de véritables affrontements titanesques mais plutôt une guerre d'usure et de partisans faite de replis stratégiques et surtout de l'emploi systématique de la terre brûlée. Alexandre 1er profite de l'immensité de son territoire pour prendre peu à peu le dessus sur son adversaire avancé loin de ses bases et confronté à d'insolubles problèmes de logistique et de ravitaillement. Il organise l'incendie gigantesque de Moscou, sa sainte capitale, qui marque le point d'arrêt de la campagne de Russie et le début de la fin de l'Empire français.

« L'effroyable tragédie » est un document de recherche historique qui mérite bien son titre. On y découvre que cette campagne peu glorieuse dépassa en horreur toutes les précédentes. Des centaines de milliers de braves grognards partis vers l'est ne revinrent de cet enfer glacé que quelques pauvres milliers d'éclopés et de traumatisés. On assista aux plus abjectes manifestations de la méchanceté humaine, le froid, la faim, la peur ou la haine poussant les gens aux pires extrémités : anthropophagie, torture, exécutions sommaires, lynchages, viols, incendies, pillages et autres. Bien que décrivant indifféremment les deux camps en présence la plupart du temps au plus haut niveau (grâce à un remarquable travail de recherche dans les archives, les pages de notes et la riche bibliographie en attestent), l'auteur arrive également, grâce à des témoignages émouvants, à faire partager les souffrances incroyables des combattants. La campagne de Russie fut peut-être la première des guerres vraiment modernes, car elle fut totale, sans pitié aucune, elle tua autant de civils que de militaires et elle utilisa tous les moyens de destruction possible. Ouvrage sérieux, bien construit et intéressant pour qui se passionne pour cette période de l'histoire qui vit la fin du long et douloureux cycle des guerres révolutionnaires. En conclusion, le lecteur découvrira les conséquences proches et lointaines de cette cruelle et folle expédition. Il y apprendra également qu'Alexandre 1er se montra plus humain, plus magnanime et peut-être plus démocrate (en paroles et sans doute en intentions) que son adversaire plus soucieux de sa gloire et de son pouvoir...

4/5

08:15 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/08/2014

Pensée inique (nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

<a href="http://www.youscribe.com/catalogue/tous/litterature/romans-et-nouvelles/pensee-inique-1981225" title="Pens

08:42 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

15/12/2013

Opération Baucent (Chapitre 7/5ème partie)

Madame veuve Bougrain, la voisine de palier de Virginie, n’en revenait pas. C’était le troisième groupe d’individus qui s’intéressait à l’appartement d’en face. Grâce à son œilleton, elle n’avait rien raté du spectacle. Cette fois, c’était une sorte de cow-boy qui menait la danse. Sans aucun souci de discrétion, Furet n’avait pas hésité à se coiffer d’un magnifique stetson en croûte de cuir brune. Avec la chemise, le gilet et les santiags, il croyait avoir fière allure. A sa ceinture munie d’un gros fermoir de cuivre représentant un aigle royal ne lui manquait plus qu’un Colt Peacemaker de shérif pour qu’il se sente en plein western.

- Un covebois, pensa la voisine. Et le grand escogriffe à longs cheveux qui est avec lui, on dirait presque un Peau-Rouge.

Tardif aimait bien porter des tenues confortables, patinées et sans forme. Arsène se demandait même s’il ne couchait pas tout habillé, tellement ses vêtements étaient froissés, fripés, tirebouchonnés. Pour l’heure, on avait droit à une longue chemise sans col d’une couleur beige verdâtre qui pendait un peu comme une tunique au-dessus d’un pantalon pattes d’eph élimé aux genoux et effrangé en bas. Une paire de mocassins en piteux état lui servait de chaussons.

- Bizarre, remarqua Coco en sortant son appareil photo numérique, on dirait que la porte a été forcée…

- M’étonnerait qu’on soit les premiers sur le coup, ajouta Furet en poussant la porte.

Tardif se fendait de quelques photos au flash dans l’entrée de l’appartement quand la vieille d’en face ouvrit sa porte. Elle n’y tenait plus. Il fallait qu’elle sache…

- Vous êtes de la police, Messieurs ? Leur demanda-t-elle.

De son air ahuri habituel, le grand photographe l’observa de la tête aux pieds. Spectacle peu réjouissant. Une grosse tête ronde et ridée encadrée par deux bajoues, des cheveux clairsemés d’un gris-rose fort peu naturel roulés dans des bigoudis de plastique vert et un corps sans forme boudiné dans une robe de chambre à fleurs. Une paire de savates en tissu éponge bleu fluo complétait le tableau.

- Pas vraiment…, admit Coco.

- Ca y est, j’ai compris, reconnut finement la grosse dame. Vous êtes journalisses…

- Exact, madame, répondit l’autre en s’apprêtant à pénétrer plus avant dans l’appartement.

- Et de quel journal ? Demanda-t-elle.

- Si on vous le demande, vous direz que vous n’en savez rien…

Elle commençait à le saouler, la mère-grand.

- Me dîtes pas. Je crois que j’ai trouvé. Vous devez enquêter pour « L’Echo », lança-t-elle d’un air finaud. A voir votre tenue, vous êtes des locaux. En tous cas, vous êtes pas les premiers sur le coup !

- Y en a eu d’autres avant nous ?

- Oui, deux groupes. D’abord un homme et une jeune femme. Je crois bien les avoir reconnus : c’étaient le libraire du « Griffon d’or » et l’amie chinoise de Mademoiselle Virginie. Et puis deux costauds pas sympathiques du tout, un grand noir et un blanc. Je les ai jamais vus ces deux-là. Mais ils avaient l’air pas commode… C’est eux qu’ont défoncé la porte. Et ils ont emporté des choses…

- Quelles choses ? demanda le photographe.

- J’n’ai pas bien vu par l’œilleton, admit la grosse femme, j’avais trop peur pour ouvrir. Et puis ils s’engueulaient, ils se traitaient de « Banania », de « Face de bidet » et aussi de « Merdovitch ». Je n’ai pas bien compris pourquoi d’ailleurs… Vous allez faire un article sur la petite Virginie, c’est bien cela ?

Cette fois, c’est Furet qui vint à la rescousse de son copain. « Allez, laissez-nous faire notre travail, Madame ! »

- Je vous laisse, je vous laisse… Mais vous ne trouverez rien. C’est toujours comme cela quand on arrive les derniers.

Et ils entrèrent dans l’appartement non sans avoir subi quelques remarques aigrelettes sur l’illégalité de leur visite et sur le fait qu’ils risquaient de faire disparaître des indices importants si les lieux se transformaient en scène de crime par la grâce de la police. Les deux journalistes ne trouvèrent pas grand-chose à se mettre sous la dent, mis à part l’impression de pagaille et d’abandon d’un appartement dévasté. Visiblement, il y avait eu de l’action dans le vestibule et encore plus dans la chambre. Le lit était sans dessus dessous et le parquet inondé. Furet avait beau fouiner un peu partout, il ne trouvait rien jusqu’au moment où il regarda sous le lit et découvrit un bouquin ouvert et en piteux état. Il s’agissait du John Wesley Montgomery « Les voies secrètes de la puissance nazie ».

« Tiens, se demanda le Furet, qu’est-ce que fait un pareil bouquin dans cette bonbonnière de midinette romantique ? » et il l’enfourna dans une des poches de son gilet.

- Inutile de rester ici plus longtemps, décida-t-il. C’est pas avec ça qu’on va décrocher le scoupe du siècle.

- Attends, encore deux trois photos et je t’appâte le populo, moi !

Cabas de corde tressée à la main, la voisine ressortit au moment précis où ils se retrouvaient sur le palier.

- J’espère que vous vous êtes comportés de façon honnête, Messieurs. Ce n’est pas parce que la porte est cassée qu’il faut en profiter pour se servir…

- Vous n’y pensez pas. Dans notre profession, nous respectons un code de déontologie très sévère!

- Pourtant, il y en a qui se gênent pas, suggéra l’ancienne, surtout ceux de cette nuit…

- Parce que… vous avez vu quelque chose cette nuit ? l’interrogea le Furet d’un air très intéressé.

- Faut dire qu’avec le boucan qu’ils ont fait tous autant qu’ils étaient… soupira-t-elle. Ils pourchassaient la petite comme des sauvages. Ils sont rentrés chez elle d’un seul coup. Je crois bien qu’elle leur a ouvert la porte la nigaude. Il y a encore eu pas mal de barouf à l’intérieur…

- Et vous n’avez pas appelé la police ?

- Pourquoi faire ? Ils ne seraient pas venus.

Les deux hommes de presse régionale hochèrent la tête d’un air désapprobateur.

« Allez, je vois bien ce que vous vous dîtes. Mais j’aurais voulu vous voir à ma place. Je ne suis qu’une pauvre vieille. J’ai soixante douze ans, je suis cardiaque et diabétique. J’ai l’air costaud comme ça, mais une pichenette et je tombe par terre. Moi, derrière ma porte, c’est à peine si j’osais regarder tellement je crevais de trouille ! Surtout quand ils sont ressortis avec le tapis roulé sur l’épaule. Je suis sûre qu’ils avaient mis la Virginie dedans… »

- Et après leur départ, vous pouviez appeler quand même, reprit Arsène Furet, vous avez bien le téléphone ?

- Merci, mais ça me regarde pas tout ça. Des allées et venues, il y en a déjà eu plein chez cette fille. Moi, je ne veux pas d’histoire. Vous auriez vu comment il a défoncé la porte le grand africain, juste un coup d’épaule et boum, ça a sauté. Imaginez qu’ils en aient fait autant chez moi !

Furet et Tardif ne la quittèrent qu’après lui avoir soutiré une description approximative des deux kidnappeurs. Pour se remettre de leurs émotions, ils filèrent prendre l’apéritif au café du Commerce tout proche. Perroquet pour Coco, guignolet kirsch pour Arsène qui n’attaquait à la tequila qu’à partir de cinq heures.

(A SUIVRE)

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