04/07/2026
Quinze cents kilomètres à pied à travers l'Amérique (John Muir)
Le 1er septembre 1867, John Muir entreprend un long périple à pied à travers les États-Unis, depuis l'Indiana jusqu'au Golfe du Mexique. Il commence par prendre le train d'Indianapolis jusqu'à Jeffersonville qu'il a choisi comme point de départ. Il traverse ensuite le fleuve Ohio à Louisville et commence à marcher en pleine nature, droit en direction du Sud. Il cherche les chemins les plus sauvages, les moins fréquentés et les plus noyés dans la végétation. Il emmène avec lui une presse à plantes dans un petit sac car son principal objectif est d'herboriser tout au long de son voyage. Il compte vivre frugalement, se faire héberger quand cela sera possible sinon bivouaquer dans la sauvagine le reste du temps. Ainsi compte-t-il parvenir jusqu'en Floride, mais c'est sans compter avec divers aléas dont un grave ennui de santé qui ne lui permettra pas d'aller au-delà de Cuba alors qu'il espérait poursuivre son expédition en Amérique du Sud, remonter l'Orénoque puis redescendre en canot le fleuve Amazone…
« Quinze cents kilomètres à travers l'Amérique » est un récit de voyage fort intéressant écrit par le héros des écologistes américains, l'homme qui a su préserver les séquoias géants du Yosémite et qui a préféré vagabonder que tirer parti de ses inventions. Le récit est très axé sur ses observations botaniques, ce qui pourrait lasser certains. En effet, Muir voyage, mais loin des villes et des hommes. La nature sauvage, avec sa flore et sa faune qu'il n'en finit pas d'admirer l'intéresse nettement plus que ses contemporains. Il fait cependant des rencontres, celles de tous ceux qui ont la gentillesse de l'héberger, celles des marins qui le transporteront à Cuba, à New York et jusqu'en Californie en passant par le canal de Panama, sans oublier celles des bonnes âmes qui le soigneront quand il sera gravement malade dans le Sud et restera longtemps sans pouvoir mettre un pied devant l'autre. Diable d'homme qui ne pourra pas s'éloigner du port quand il sera à New York, n'osera même pas visiter Central Park de peur de ne pas retrouver son chemin pour rentrer. Il déclare d'ailleurs qu'il aurait aimé visiter la ville s'il n'y avait pas eu d'habitants. Intéressant surtout pour tout ce qu'il découvre au fil de ce voyage comme par exemple la richesse et l'élégance de la ville de La Havane de l'époque.
4/5
08:57 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)














