Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/07/2026

Moi, Malala (Malala Yousafzaï)

Moi, Malala.jpgMalala, jeune Pachtoune de 14 ans, vit à Mingora, la plus grande ville de la vallée du Swat, au nord-ouest du Pakistan. Son père est directeur d'une modeste école et sa mère femme au foyer qui n'a jamais pu apprendre à lire. Un soir, elle prend le dernier bus de l'école de Khushal avec sa meilleure amie Moniba et quelques élèves. Peu après un barrage de police, deux jeunes Talibans armés et vêtus de noir, arrêtent le modeste véhicule. L'un d'eux demande : « C'est qui Malala ? » Personne ne répond. Mais quelques filles font mine de regarder dans sa direction. Cela suffit pour que le terroriste la mette en joue et lui tire une balle en pleine tête à bout portant… Déjà, pendant l'année 2008, les Talibans avaient détruit 200 écoles dans la région. Ils avaient aussi coupé les câbles de la télévision, fait sauter le réseau électrique, fermé les magasins de musique et d'électronique et interdit aux filles tout accès à l'école. Malala était donc en faute en continuant d'aller étudier. De plus, son père était menacé de mort pour ne pas avoir accepté de fermer son école. Une équipe de télévision était venue interroger quelques filles, dont Malala, qui défiaient le pouvoir. Elle avait aussi commencé à témoigner sur Internet et à obtenir une certaine notoriété. Cela avait suffi à décider de son sort…

« Moi, Malala » est le témoignage émouvant d'une jeune écolière revenue miraculeusement de la mort. Par une chance extraordinaire, la balle n'avait pas atteint le cerveau, mais les chances de survie sur place étant minimes, elle fut transférée d'abord dans un hôpital de Rawalpindi puis de Canterbury au Royaume Uni. Deux médecins, une Anglaise et un Pakistanais, pratiquèrent plusieurs opérations qui lui sauvèrent la vie. Sa famille la rejoignit ensuite. Le gouvernement prit en charge tous les soins et procura même un emploi d'attaché culturel à son père. Finalement, cet attentat qui devait faire taire à jamais une opposante lui a fourni au contraire une tribune d'expression mondiale. Elle put défendre la cause des enfants privés d'éducation jusqu'à la tribune de l'ONU à New-York. Elle a été honorée du Prix Nobel de la Paix et aujourd'hui, elle poursuit son combat pour l'accès universel à l'éducation par le biais de sa fondation (malalafund.org) qui investit dans des programmes communautaires et soutient tous ceux qui militent pour l'éducation des filles dans le monde. Témoignage très touchant qui représente une condamnation sans appel de l'extrémisme et de l'obscurantisme religieux.

4/5

08:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)