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23/04/2018

L'œuvre des pieux (Valérie Lys)

l'œuvre des pieux.jpgAyant à peine résolu une affaire dans la ville de Quimper, le commissaire Velcro est aussitôt récupéré par Delcourt, son collègue de Rennes alors qu’il espérait enfin rentrer à Paris pour profiter un peu de son canapé et de sa clarinette. Sur le lieu du crime, un appartement inoccupé, Velcro découvre un homme torse nu, agenouillé sur le sol, un rabot à la main, dans la posture d’un ponceur de parquet. Un pieu planté dans sa poitrine le maintient dans cette position particulière. La victime se révèle être l’adjoint du ministre de la Culture. Cet assassinat risque de faire du bruit en haut lieu. Ainsi démarre en terre bretonne une nouvelle enquête qui s’annonce compliquée pour Velcro.

« L’œuvre des pieux » est un roman policier de facture tout à fait classique avec un petit côté thriller très bienvenu dans la mise en scène des crimes. L’intrigue est menée de main de maître. Le lecteur se perd dans diverses pistes très plausibles mais qui toutes ne mènent à rien avant que ne soit révélée en toute fin la clé de l’énigme tout à fait inattendue. Il y a de l’Agatha Christie chez Valérie Lys. On ne lit pas son ouvrage, on le dévore, tant le rythme est soutenu et l’intérêt jamais pris en défaut. L’écriture est limpide, fluide et agréable. Les personnages sont intéressants. Velcro bien sûr, mais aussi Déborah, la stagiaire, hyper efficace et presque surdouée et même Gustave le photographe philatéliste. Ils sont même attachants parce qu’ambigus. Livre à conseiller à tous les amateurs de bons polars qui font bien travailler les petites cellules grises !

4,5/5

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21/04/2018

La dynastie des Forsyte / À louer (John Galsworthy)

A louer.jpgLa saga redémarre en 1920. Suite au premier conflit mondial, la situation politique et sociale a beaucoup évolué en Angleterre. Soames voit ses impôts augmenter considérablement. Il découvre que les socialistes voudraient procéder à des prélèvements sur le capital, ce qu’il considère comme une idée folle, tout à fait dans la ligne de la démence générale qui, à ses yeux, s’est emparée du pays. Sa fille Fleur poursuit ses études dans un pensionnat des plus huppés. Et voilà que dans une exposition de peinture, Soames fait la connaissance du jeune Michaël Mont, un baronnet. Sans trop réfléchir, il l’invite chez lui. Par son entremise, Fleur rencontre Jon, son cousin germain dont elle ignorait l’existence. Les deux jeunes gens tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, ce qui n’est pas du tout du goût de leurs parents qui voient leur douloureuse histoire ressurgir sous une forme inattendue avec la nouvelle génération.

Nouvel épisode de la « Dynastie des Forsyte », « À Louer » tourne autour des amours contrariées de Jon et de Fleur, nouveaux Roméo et Juliette victimes du passé de leurs parents respectifs. Ce tome est un peu moins sombre que le précédent à ceci près que les histoires d’amour finissent mal en général. John Galsworthy l’illustre parfaitement avec cette romance douce-amère. Nouvelle génération, même trio perdant. Mêmes erreurs ! L’expérience des parents ne sert en rien celle des enfants. L’ensemble est magnifiquement observé et décrit. Le style très descriptif, minutieux, pointilleux, quasi proustien, porte une histoire bien construite et surtout pleine de personnages criant de vérité. Plus le lecteur avance dans la saga, plus il s’attache à ces Forsyte plein de défauts et de qualités. Et surtout humains, si humains.

4/5

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18/04/2018

La dynastie des Forsyte / L'aube (John Galsworthy)

L'aube.jpg1909. Soames s'est marié avec Annette surtout dans le but d’avoir un héritier à qui il pourra transmettre sa conséquente fortune. Mais, à l’issue d’un accouchement dramatique, sa jeune épouse met au monde une fille qui sera prénommée Fleur. De son côté, Irène a refait sa vie avec Jolyon Forsite, l’artiste de la famille. Ensemble, ils ont eu un enfant, le petit Jolyon, surnommé « Jon ». À huit ans, c’est un bambin solitaire et imaginatif qui vit dans ses rêveries et qui s’invente des histoires inspirées de celles de Tom Sawyer et Huckleberry Finn ou du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde…

« L’aube », bref épisode de la « Dynastie des Forsyte » se présente comme une sorte d’intermède chaleureux, agréable comme un matin d’été entièrement centré sur un petit personnage charmant. Une ode à l’enfance, à son monde aussi enchanté que terrifiant. En effet, comme il est hypersensible, le petit Jon est sujet à de terribles cauchemars. Ses parents sont souvent partis en voyage à Paris et un peu partout en Europe. Il passe donc son temps à les attendre, gardé par sa nurse et par sa tante June. Il voue un véritable culte à sa maman Irène. Une très jolie parenthèse, toujours parfaitement écrite. Rarement le monde de l’enfance n’a été aussi magistralement décrit.

4/5

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16/04/2018

La dynastie des Forsyte / Aux aguets (John Galsworthy)

Aux aguets.jpgTrois années plus tard, en 1895, Susan Hayman, celle des sœurs Forsyte qui était mariée, meurt et est incinérée. Quatre ans plus tard, en 1899, c’est le tour de Roger Forsyte de quitter cette terre. Ruiné en raison des performances décevantes d’un pur-sang, Montague Dartie doit s’enfuir de chez lui comme un voleur quand sa femme, Winifred Forsyte découvre qu’il lui a également dérobé un magnifique collier de perles. Soames lui conseille d’en passer par le tribunal dans le but d’en arriver à un divorce en bonne et due forme, seule manière de se débarrasser de ce boulet impécunieux. Lui-même a fait la connaissance d’Annette, fille d’une restauratrice française. Il songe à refaire sa vie avec elle malgré les 25 ans qui les séparent, mais cela risque d’être compliqué car depuis des années, il n’est que séparé de corps et non divorcé d’Irène.

« Aux aguets » représente le troisième volet de la « Dynastie des Forsyte ». L’accent est mis cette fois encore sur Soames, honnête, rigoureux, toujours amoureux de sa femme, et à qui tant de choses résistent. Pour lui, comme pour beaucoup d’ailleurs rien ne se produit comme il le voudrait et pourtant ce n’est pas l'argent qui lui manque. Dans cet épisode, les évènements extérieurs et en particulier la guerre des Boers en Afrique du Sud précipitent les choses. Val et Jolly s’enrôlent dans une sorte de surenchère un brin ridicule. La conséquence ne tardera pas. À cette époque, se produit également le décès de la reine Victoria. C’est toute une époque qui s’achève et un monde nouveau qui apparaît avec les premières automobiles et surtout une nouvelle mentalité. Dans cet opus, l’intrigue prend un tour nettement plus dramatique, ce qui maintient l’intérêt et incite à poursuivre une lecture agréable surtout pour les personnages attachants car très humains.

4/5

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14/04/2018

La dynastie des Forsyte / Dernier été (John Galsworthy)

L'aube.jpgEn 1892, le gros Swithin qui s’est laissé mourir à l’âge de 79 ans, quitte la scène en jetant un doute sur la longévité indéfinie des Forsyte. Tante Ann l’avait d’ailleurs précédée dans la mort en 1886, date d’ouverture de la saga. Le vieux Jolyon qui a racheté la maison de Soames vit maintenant à la campagne avec ses petits-enfants et son fils Jo qu’il a institué comme seul et unique héritier de ses biens. Un jour, alors qu’il se promène dans le bois de Robin Hill, Jolyon se retrouve face à Irène, la réprouvée, la rejetée et l’invite à dîner. Maintenant séparée définitivement de Soames, elle lui apprend qu’elle vit seule dans un modeste appartement de Chelsea et qu’elle donne des leçons de musique pour subvenir à ses besoins.

« Dernier été » représente le seconde épisode de « La dynastie des Forsyte ». C’est un court roman ou une sorte de longue nouvelle (novella) en forme de point d’orgue dans le déroulé des évènements. Six années ont passé. Les passions se sont apaisées avec la disparition de Bosinney, le divorce et la nouvelle vie d’Irène. Le lecteur sent que l’histoire prend un tournant plus dramatique. C’est le tout dernier été du patriarche qui va tirer sa révérence de manière particulièrement poétique. La belle Irène, femme adultère source de scandale, va égayer les derniers instants du vieil homme qui, sous des dehors un peu rugueux, montre de belles qualités de cœur. Il est humain, très humain. Emouvant même quand on le voit essayer de réchauffer ses vieux os au spectacle de la jeunesse et de la beauté. On attend la suite en se doutant que l’intrigue va prendre un nouveau cap après ce moment dramatique.

4/5

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13/04/2018

La dynastie des Forsyte / Le propriétaire (John Galsworthy)

L'aube.jpgLe 15 juin 1886, la famille Forsyte, roturiers enrichis dans les affaires, est réunie dans la maison de son chef, le vieux Jolyon pour y célébrer les fiançailles de June, sa petite-fille, avec Philip Bosinney, architecte fantasque et désargenté. Autant dire une mésalliance. Pour être certain que le fiancé sera capable de subvenir aux besoins de sa future femme, Jolyon a exigé que le mariage ne soit pas célébré tant que l’impétrant ne soit capable de gagner au minimum 400 livres par an, ce qui risque de prendre pas mal de temps. Un jour, Soames, l’un des frères Forsyte, décide néanmoins de confier au jeune architecte la responsabilité de la construction d’une somptueuse maison de campagne. Mais rien ne se passe comme prévu. Le montant du devis initial est largement dépassé. Et pour ne rien arranger, son épouse Irène se montre de plus en plus distante et commence même à s’intéresser un peu trop au nouveau venu dans le clan…

« Le propriétaire » est le premier tome de « La dynastie des Forsyte », une saga qui en comporte dix. Le lecteur y découvre la vie d’une famille de la haute bourgeoisie dans l’Angleterre de la fin du règne de la reine Victoria. Partis de rien, leur ancêtre n’étant qu’un modeste fermier, ces gens ont gravi un à un tous les échelons d’une société en pleine expansion. Ils sont devenus négociants (comme Jolyon), notaires (comme James), administrateur de sociétés foncières (comme Swithin) ou propriétaires d’immeubles (comme Roger). Ils fréquentent le meilleur monde et ne pensent qu’à une chose, conserver leur patrimoine et, si possible, encore et toujours le faire prospérer. Aussi quand l’un des membres du clan sort un peu des rails, tel le jeune Jolyon qui se voudrait artiste peintre, il est rejeté sans la moindre pitié. Cette situation est très minutieusement décrite. Les personnages et tout particulièrement Soames, June, Bosinney, Irène et le vieux Jolyon sont tous criants de vérité. Ça sent même terriblement le vécu. Le style est ample et particulièrement soigné. On trouve comme une parenté avec Balzac, Zola et même Anatole France chez Galsworthy (qui ne fut pas honoré du prix Nobel de littérature sans raison). On quitte ce premier opus tout à fait passionnant avec un très fort désir de découvrir la suite des aventures de ces gens.

4/5

08:53 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

11/04/2018

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (Frédéric Bastiat)

Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (Bastiat).jpgQue deviendraient les vitriers si personne ne cassait de vitres ? Quand il change une vitre, le vitrier gagne six francs. Il s’en réjouit. L’industrie vitrière profite. C’est ce qu’on voit. Mais les six francs dépensés pour réparer cette vitre ne peuvent plus l’être dans d’autres secteurs comme celui de la chaussure, du textile ou de l’édition. C’est ce qu’on ne voit pas. En fait, la société perd la valeur des objets inutilement détruits. Destruction n’est pas profit… L’État doit-il subventionner les Arts ? On ne saurait stimuler par le biais de l’impôt donc de l’argent du contribuable les industries du luxe sans léser les industries de nécessité, car toute somme d’argent ne pouvant être dépensée deux fois, ce qui est attribué au théâtre a forcément été pris ailleurs. La subvention qui prive le particulier d’une part de ses possibilités d’échange est-elle au moins efficace ? Les théâtres subventionnés ont-ils des finances équilibrées ? On peut en douter quand on sait que ce sont les théâtres privés, qui ne vivent que de leurs ressources propres, qui ont les meilleurs résultats. Bastiat démontre que le choix, l’impulsion et l’initiative doivent venir du bas, du citoyen/consommateur et non du haut, du législateur/prédateur. Selon lui, il en va de la liberté et de la dignité humaine.

« Ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas » se présente comme un essai d’économie politique clair et d’abord aisé. L’auteur en bon économiste libéral entend démontrer la nocivité des entraves apportées à l'économie réelle. Ses cibles principales sont la subvention, la réglementation abusive et bien sûr le gaspillage de l’argent public pour des projets qui sont bénéfiques en apparence et nocifs en réalité. Cet ouvrage publié en 1879 reste facile et agréable à lire. Les démonstrations de Bastiat sont claires nettes et sans bavure et toujours illustrées par des exemples concrets. Tout ce qui est expliqué n’est finalement que simple bon sens et parfait réalisme. On s’étonne que cet économiste, révéré dans le monde entier, soit si peu connu dans son pays d’origine. En fait, on ne s’étonne plus quand on admet que depuis Colbert et même avant, le dirigisme et le centralisme démocratique ou non ont toujours tenu le haut du pavé. Un classique à lire par tous ceux qui s’intéressent au sujet.

4/5

08:31 Publié dans Economie, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/04/2018

Propriété et spoliation (Frédéric Bastiat)

Propriété et spoliation.jpgEn 1848, les économistes socialistes ou anarchistes comme Proudhon remettent en question la légitimité même du principe de propriété privée. Frédéric Bastiat estime lui, que ce qui les dérange vraiment est en réalité ce qu’on peut appeler « la rente », c’est-à-dire le fait que les propriétaires semblent disposer à leur profit exclusif des biens que Dieu ou la nature ont offert gratuitement à l’ensemble de l’humanité. L’économiste libéral, référence mondialement reconnue sauf en France, croit que cette question essentielle sera résolue de manière satisfaisante pour tous s’il peut prouver que la propriété non seulement laisse à ceux qu’on nomme les prolétaires l’usufruit gratuit des agents naturels, mais encore le décuple ou le centuple. Il se dit « prêt à apaiser les prétentions de toutes les écoles économistes, socialistes et même communistes. »

Ecrit sous la forme de cinq lettres, « Propriété et spoliation » se présente comme un court traité ou un bref essai de théorie économique de grande qualité. Les arguments s’enchaînent avec la précision d’un mouvement d’horlogerie. Les rapports économiques sont en réalité une suite d’échanges de services dans lesquels seuls sont facturés les efforts des humains et non les biens naturels. Quand on vous fait payer l’eau, il s’agit de rémunérer l’effort de l’homme qui l’a tirée du puits et qui l’a amenée jusque chez vous et non l’eau elle-même qui est toujours restée gratuite. La plus percutante des lettres est sans doute la cinquième, celle qui traite des impôts qui, eux, représentent la véritable spoliation, car ils ne procèdent pas de l’échange de services vu que ce sont toujours les mêmes qui paient et toujours les mêmes qui reçoivent. Ils sont même pernicieux dans la mesure où chacun essaie d’en payer le moins possible tout en cherchant à récolter le maximum d’allocations, subventions et services. Un ouvrage incontournable pour qui s’intéresse aux principes économiques.

4/5

08:53 Publié dans Economie, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

06/04/2018

Le docteur Oméga (Arnould Galopin)

le docteur oméga.jpgRetiré dans son cottage normand, le violoniste Denis Borel est témoin d’un incident surprenant. Il aperçoit un éclair suivi d’une énorme explosion en provenance d’une propriété voisine, celle du docteur Oméga. C’est son laboratoire de recherches qui vient d’exploser dans la nuit ! Le lendemain, Denis tente de rencontrer l’étrange personnage qui souffre d’une sulfureuse réputation dans toute la région. Il découvre que l’homme travaille sur la gravité des métaux. Il aurait même réussi à en produire un si réfractaire à la pesanteur qu’il pourrait permettre de s’élever tout seul jusqu’à l’espace. Il l’a appelé « Répulsite ». Il veut s’en servir pour fabriquer un engin en forme d’obus lui permettant d’atteindre rien moins que la planète Mars. Il propose à Denis de l’accompagner dans cette extraordinaire expédition.

« Le docteur Oméga », publié en 1906, est un roman d’aventures et de science-fiction tout à fait charmant et fort agréable à lire, même aujourd’hui. Le style est excellent, l’écriture impeccable. Ah ! Comme on savait bien écrire au début de l’autre siècle ! Comme la langue était belle, fluide et précise ! Assez proche de celle de Jules Verne, l’inspiration de Galopin profite d’une imagination débordante bien qu’un peu naïve. Il faut dire que les connaissances scientifiques de l’époque étaient moins développées que celles de maintenant. Et pourtant, on se régale en découvrant tout ce qui arrive à ce malheureux équipage. Tous les éléments de la future science-fiction sont déjà là : le voyage dans l’espace avec rencontre d’astéroïde, l’environnement hostile de la planète Mars avec une kyrielle d’animaux plus monstrueux les uns que les autres, et, comme point d’orgue, les démêlés avec les Martiens (décrits presque comme l’homme de Roswell) qu’il ne faut pas raconter pour ne pas déflorer une intrigue aussi foisonnante que passionnante car riche en rebondissements et incidents de toutes sortes. À lire pour découvrir quel génial précurseur fut ce prolifique auteur français un peu oublié.

4,5/5

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03/04/2018

Les chroniques de Tellus / L'éveil des guerriers (Julia Cooper)

Chroniques de Tellus T1.jpgDans les temps anciens, Solstyce, dompteuse de dragons morte et réincarnée, a aimé Kadicha, vaillant guerrier de modeste origine. Tenylessia, impératrice du ciel et des océans et également dragonne immortelle, se demande comment va redémarrer l’éternel combat contre les forces maléfiques emmenées par le Dieu-Démon. Pour savoir qui mènera le combat, elle rend visite à Mârh, le haut mage. Elle voudrait qu’il lui révèle les noms des successeurs de Solstyce et Kadicha. Pour Mordreka, l’impératrice de la mort, ce devrait être Arion, jeune homme de basse extraction, qui doit d’abord contacter les trois sœurs de Mordreka : Terra, impératrice de la Terre, Océania, reine des océans et Célesta, impératrice de la vie et maîtresse des cieux. Puis, en compagnie de Sam, son père, Arion part à la découverte de la ville royale et fortifiée de Daroh où il rencontre Sir Daktiro qui l’introduit au palais du roi Balgar.

« Les chroniques de Tellus/ L’éveil des guerriers » est le premier tome d’une trilogie de pure dark-fantaisie. Tous les éléments du genre se trouvent réunis dans leur recette habituelle : rois, impératrices (fort nombreuses), elfes, nains, dragons, béhémots, mages, sorciers, etc. L’intrigue de ce premier opus se résume à une présentation de nombreux personnages qui font une courte apparition avant de disparaître et aux amours naissantes entre un vaillant roturier (Arion) qui a été adopté mais doit bien avoir un peu de sang bleu dans les veines, et une charmante princesse au caractère bien trempé (Larya). On assiste aux premières escarmouches et à la préparation d’une guerre qu’on nous promet terrible. Le style de l’auteure n’est pas désagréable en dépit d’une trop grande importance accordée aux dialogues, d’une certaine faiblesse dans les descriptions (pourtant primordiales dans ce genre particulier) et de quelques tournures ou expressions malheureuses ou hasardées. Au final, un demi-succès qui n’incite pas trop à continuer dans cet univers plutôt glauque.

2,5/5

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