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03/05/2018

Les croisés de Mara (Georges-Jean Arnaud)

les croisés de mara.jpgAprès un long périple en galère galactique, Laur le Négociateur fait escale à Vasa, la Cité des boues où les populations vivent une sorte de Moyen-Âge barbare et cruel sous la coupe du tyrannique Honorat. Aux jeux du cirque, il assiste au supplice infligé à quatre malheureux Ganathiens brûlés vifs, mais ne supporte pas qu’un sort semblable soit réservé à son ancien maître Cydras le Reclus. Il échoue à le faire évader et se retrouve dans un cul de basse fosse en compagnie d’un certain Buch l’Educateur. Laur s’attend à être exécuté à son tour. Mais il est stupéfait quand l'Honorat-Major lui assigne pour mission d’assassiner Dorle le Prophète ainsi que ses principaux lieutenants ganéthiens. La vie et la libération de Cydras est à ce prix.

« Les croisés de Mara » est un roman de science-fiction paru en 1971 aux mythiques éditions du Fleuve noir. L’intrigue se présente comme une lutte entre deux tyrannies, deux totalitarismes, l’un totalement matérialiste, l’autre nettement plus religieux et même carrément fanatique. Le lecteur pourra y voir une allégorie du bolchevisme et de l’islamisme. Inutile de dire qui l’emporte des deux. L’esprit est nettement moins optimiste que dans la SF des années cinquante pleines de confiance en l’avenir. Déjà pointait le pessimisme et les ambiances sombres et plus ou moins désespérées. Arnaud entrevoit l’importance des énergies nouvelles, le solaire en particulier, l’arrivée des androïdes quasi-humains, et des intelligences artificielles, mêmes si toutes ces nouveautés techniques n’ont que peu d’importance dans cette histoire assez bien écrite mais pas spécialement originale. Pas le meilleur opus du prolifique auteur.

3/5

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30/04/2018

Le petit Larousse des bonsaï (Isabelle & Rémy Samson)

le petit larousse des bonsaï.jpgLe Bonsaï est un arbre miniaturisé cultivé dans une poterie, en intérieur ou en extérieur. C’est une pratique orientale très ancienne. Le mot lui-même signifie « arbre sur un plateau » ou « arbre dans un pot ». Historiquement parlant, il est né en Chine. On en retrouve ses prémices au IIIème siècle avant J.-C. Il aurait ensuite été introduit au Japon au XIIème siècle et ne serait apparu en Europe au XIXème siècle grâce à des voyageurs qui découvraient l’Orient et commençaient à mettre l’art oriental à la mode. Le lecteur se doute que c’est tout un art délicat de faire vivre un arbre même nanifié dans de telles conditions.

« Le petit Larousse des bonsaï » est une somme, une belle réussite éditoriale des éditions Larousse. C’est un peu la bible de l’amateur de bonsaï. Il est composé d’une présentation des pratiques de cultures. Comment en créer ? À partir de quoi ? (semis de graines, bouturage, marcottage, greffage) Comment l’entretenir ? (Rassembler les meilleures conditions de culture, taille, rempotage, arrosage, vaporisation, ligaturage…) Comment diagnostiquer et soigner les principales maladies. Les principales espèces sont présentées avec toutes leurs caractéristiques et leurs particularités de culture. De très nombreuses illustrations, photos, dessins agrémentent cet ouvrage très complet qui ravira aussi bien les simples amateurs que ceux qui voudraient se lancer dans cette culture particulière. Un incontournable.

4,5/5

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28/04/2018

La dynastie des Forsyte / Le chant du cygne (John Galsworthy)

le chant du cygne.jpgNous sommes maintenant en 1926. La Grande-Bretagne vit une réalité sociale difficile et chaotique. Les mineurs et les cheminots se sont embarqués dans une grève interminable. L’économie du pays est impactée en raison de la pénurie de charbon et des chemins de fer qui fonctionnent au ralenti. Craignant pour l’avenir, Tante Winifred a fait des stocks de nourriture. Avec quelques-uns de leurs amis artistes et membres de la haute société, Fleur et Mickaël ont décidé de créer une cantine pour distribuer des repas aux ouvriers nécessiteux. Le nouveau député tente également de collecter des fonds pour transformer en logements corrects et dotés de l’électricité toutes sortes d’habitations ouvrières insalubres. De son côté, June continue à vouloir lancer de jeunes peintres inconnus…

« Le chant du cygne » est le dixième et dernier tome de la saga des Forsyte. C’est le plus sombre et le plus social de la série. On y voit la montée en puissance du syndicalisme et des idées communistes, l’importance de la question sociale et l’évolution des mœurs. En bon conservateur, Soames ne voit rien de bon dans tout cela. Quand on lui propose d’intégrer un comité pour l’électrification des taudis, il refuse d’y participer. Il ne comprend pas grands choses aux nouvelles mœurs (coupe à la garçonne, danses « modernes » comme le charleston) et rejette l’art nouveau, la peinture moderne, lui qui fut un collectionneur averti d’œuvres d’art. Sans dévoiler le final, on dira simplement que la saga s’achève sur un terrible drame. Le lecteur quitte avec un certain regret le personnage principal qu’il côtoie depuis le début et auquel il a fini par s’attacher. Une saga magistrale, très bien écrite, plus intimiste que sociale dans son ensemble, qui, vu sa longueur demande une certaine constance au lecteur.

4/5

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26/04/2018

La dynastie des Forsyte / La cuillère d'argent (John Galsworthy)

la cuillère d'argent.jpgMickaël, qui a abandonné ses responsabilités dans le monde de l’édition et la plupart de ses espoirs littéraires, décide de se lancer dans la carrière politique. Son père use de son influence pour lui obtenir un poste de député conservateur alors que le cœur de son fils pencherait plutôt du côté du socialisme et du travaillisme. Mickaël consacre d’ailleurs son premier discours au Parlement à exposer la doctrine « foggartiste », du nom d’un théoricien prônant le retour à la terre et l’envoi d’un maximum de jeunes gens dans les colonies britanniques, histoire de résorber le chômage. De son côté, Soames se retrouve avec une mauvaise affaire sur les bras. Une certaine Marjorie Ferrar, petite-fille d’un lord désargenté, s’étant ouvertement moquée de Fleur lors d’une réunion mondaine, son père a pris sa défense, l’a insultée et jetée dehors. Il est menacé d’un procès s’il ne présente pas d’excuses. Fier et sûr de son bon droit, Soames refuse…

« La cuillère d’argent » qui représente le huitième épisode de « La dynastie des Forsyte », est un tome nettement plus social que d’autres. L’auteur dépeint en parallèle les milieux les plus aisés, ceux qui naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche, et les plus démunis, ceux qui croupissent dans les ruelles les plus sordides de Londres. Il nous offre une scène de « comédie » (dans le sens de la « Comédie humaine » de Balzac) judiciaire avec ce procès ridicule impliquant Fleur et Marjorie, deux égéries « libérées » du milieu artistique et littéraire en vogue dans la capitale. Le regard de Galsworthy est aussi amusé que désenchanté sur le milieu judiciaire que sur les tentatives maladroites de réinsertion à la campagne de pauvres bougres bien peu à la hauteur du défi que cela représente. Encore un tome bien intéressant autant par la qualité du style (quelque part entre Dickens et Zola) que pour les intrigues croisées et les personnages bien pétris d’humanité.

4/5

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24/04/2018

La dynastie des Forsyte / Le singe blanc (John Galsworthy)

le singe blanc.jpgLa saga reprend en 1926 dans une atmosphère de crise un peu délétère. Fleur et Mickaël ne sont mariés que depuis deux ans. Leur salon sert de base à bon nombre d’artistes de l’avant-garde : peintres, romanciers, poètes, sculpteurs, etc. L’un d’entre eux, Wilfrid Desert, qui fut le compagnon d’armes et le témoin de mariage de Mickaël Mont, s’aperçoit qu’il est en train de tomber amoureux de la trop charmante Fleur. N’étant pas payé en retour, l’artiste envisage de partir courir le vaste monde, histoire d’oublier cet amour impossible. Suite à son alliance avec les Mont, Soames se retrouve au Conseil d’administration d’une compagnie d’assurances fort mal gérée. Un administrateur-délégué s’est permis de graves malversations. Soames refuse d’étouffer l’affaire…

« Le singe blanc » est le sixième épisode de « La dynastie des Forsyte ». Très habilement, John Galsworthy en profite pour faire évoluer ses personnages et la situation. L’honnêteté et la rigueur ne semblent plus de mise dans une époque d’avidité et de profit. La saga évolue plus nettement vers le roman social. Le tableau est assez noir. Les gentlemen de la City laissent apparaître leur lâcheté et même une certaine forme de malhonnêteté. Un petit couple de prolétaires, Victorine et Tony Bicket, luttent pour leur survie. L’un en vendant des ballons de baudruche dans la rue et l’autre en posant nue pour des peintres plus ou moins respectueux. Et là, il y a du Dickens ou du Zola sous la plume de Galsworthy. L’épisode se termine assez mal pour Soames qui prend de plus en plus une stature de Commandeur, de dernier témoin d’une autre époque. Décidément, le lecteur ne se lasse pas de cette longue saga, car évolutions et rebondissements ne manquent pas cette fois encore.

4/5

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23/04/2018

L'œuvre des pieux (Valérie Lys)

l'œuvre des pieux.jpgAyant à peine résolu une affaire dans la ville de Quimper, le commissaire Velcro est aussitôt récupéré par Delcourt, son collègue de Rennes alors qu’il espérait enfin rentrer à Paris pour profiter un peu de son canapé et de sa clarinette. Sur le lieu du crime, un appartement inoccupé, Velcro découvre un homme torse nu, agenouillé sur le sol, un rabot à la main, dans la posture d’un ponceur de parquet. Un pieu planté dans sa poitrine le maintient dans cette position particulière. La victime se révèle être l’adjoint du ministre de la Culture. Cet assassinat risque de faire du bruit en haut lieu. Ainsi démarre en terre bretonne une nouvelle enquête qui s’annonce compliquée pour Velcro.

« L’œuvre des pieux » est un roman policier de facture tout à fait classique avec un petit côté thriller très bienvenu dans la mise en scène des crimes. L’intrigue est menée de main de maître. Le lecteur se perd dans diverses pistes très plausibles mais qui toutes ne mènent à rien avant que ne soit révélée en toute fin la clé de l’énigme tout à fait inattendue. Il y a de l’Agatha Christie chez Valérie Lys. On ne lit pas son ouvrage, on le dévore, tant le rythme est soutenu et l’intérêt jamais pris en défaut. L’écriture est limpide, fluide et agréable. Les personnages sont intéressants. Velcro bien sûr, mais aussi Déborah, la stagiaire, hyper efficace et presque surdouée et même Gustave le photographe philatéliste. Ils sont même attachants parce qu’ambigus. Livre à conseiller à tous les amateurs de bons polars qui font bien travailler les petites cellules grises !

4,5/5

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21/04/2018

La dynastie des Forsyte / À louer (John Galsworthy)

A louer.jpgLa saga redémarre en 1920. Suite au premier conflit mondial, la situation politique et sociale a beaucoup évolué en Angleterre. Soames voit ses impôts augmenter considérablement. Il découvre que les socialistes voudraient procéder à des prélèvements sur le capital, ce qu’il considère comme une idée folle, tout à fait dans la ligne de la démence générale qui, à ses yeux, s’est emparée du pays. Sa fille Fleur poursuit ses études dans un pensionnat des plus huppés. Et voilà que dans une exposition de peinture, Soames fait la connaissance du jeune Michaël Mont, un baronnet. Sans trop réfléchir, il l’invite chez lui. Par son entremise, Fleur rencontre Jon, son cousin germain dont elle ignorait l’existence. Les deux jeunes gens tombent éperdument amoureux l’un de l’autre, ce qui n’est pas du tout du goût de leurs parents qui voient leur douloureuse histoire ressurgir sous une forme inattendue avec la nouvelle génération.

Nouvel épisode de la « Dynastie des Forsyte », « À Louer » tourne autour des amours contrariées de Jon et de Fleur, nouveaux Roméo et Juliette victimes du passé de leurs parents respectifs. Ce tome est un peu moins sombre que le précédent à ceci près que les histoires d’amour finissent mal en général. John Galsworthy l’illustre parfaitement avec cette romance douce-amère. Nouvelle génération, même trio perdant. Mêmes erreurs ! L’expérience des parents ne sert en rien celle des enfants. L’ensemble est magnifiquement observé et décrit. Le style très descriptif, minutieux, pointilleux, quasi proustien, porte une histoire bien construite et surtout pleine de personnages criant de vérité. Plus le lecteur avance dans la saga, plus il s’attache à ces Forsyte plein de défauts et de qualités. Et surtout humains, si humains.

4/5

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18/04/2018

La dynastie des Forsyte / L'aube (John Galsworthy)

L'aube.jpg1909. Soames s'est marié avec Annette surtout dans le but d’avoir un héritier à qui il pourra transmettre sa conséquente fortune. Mais, à l’issue d’un accouchement dramatique, sa jeune épouse met au monde une fille qui sera prénommée Fleur. De son côté, Irène a refait sa vie avec Jolyon Forsite, l’artiste de la famille. Ensemble, ils ont eu un enfant, le petit Jolyon, surnommé « Jon ». À huit ans, c’est un bambin solitaire et imaginatif qui vit dans ses rêveries et qui s’invente des histoires inspirées de celles de Tom Sawyer et Huckleberry Finn ou du roi Arthur et des chevaliers de la Table Ronde…

« L’aube », bref épisode de la « Dynastie des Forsyte » se présente comme une sorte d’intermède chaleureux, agréable comme un matin d’été entièrement centré sur un petit personnage charmant. Une ode à l’enfance, à son monde aussi enchanté que terrifiant. En effet, comme il est hypersensible, le petit Jon est sujet à de terribles cauchemars. Ses parents sont souvent partis en voyage à Paris et un peu partout en Europe. Il passe donc son temps à les attendre, gardé par sa nurse et par sa tante June. Il voue un véritable culte à sa maman Irène. Une très jolie parenthèse, toujours parfaitement écrite. Rarement le monde de l’enfance n’a été aussi magistralement décrit.

4/5

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16/04/2018

La dynastie des Forsyte / Aux aguets (John Galsworthy)

Aux aguets.jpgTrois années plus tard, en 1895, Susan Hayman, celle des sœurs Forsyte qui était mariée, meurt et est incinérée. Quatre ans plus tard, en 1899, c’est le tour de Roger Forsyte de quitter cette terre. Ruiné en raison des performances décevantes d’un pur-sang, Montague Dartie doit s’enfuir de chez lui comme un voleur quand sa femme, Winifred Forsyte découvre qu’il lui a également dérobé un magnifique collier de perles. Soames lui conseille d’en passer par le tribunal dans le but d’en arriver à un divorce en bonne et due forme, seule manière de se débarrasser de ce boulet impécunieux. Lui-même a fait la connaissance d’Annette, fille d’une restauratrice française. Il songe à refaire sa vie avec elle malgré les 25 ans qui les séparent, mais cela risque d’être compliqué car depuis des années, il n’est que séparé de corps et non divorcé d’Irène.

« Aux aguets » représente le troisième volet de la « Dynastie des Forsyte ». L’accent est mis cette fois encore sur Soames, honnête, rigoureux, toujours amoureux de sa femme, et à qui tant de choses résistent. Pour lui, comme pour beaucoup d’ailleurs rien ne se produit comme il le voudrait et pourtant ce n’est pas l'argent qui lui manque. Dans cet épisode, les évènements extérieurs et en particulier la guerre des Boers en Afrique du Sud précipitent les choses. Val et Jolly s’enrôlent dans une sorte de surenchère un brin ridicule. La conséquence ne tardera pas. À cette époque, se produit également le décès de la reine Victoria. C’est toute une époque qui s’achève et un monde nouveau qui apparaît avec les premières automobiles et surtout une nouvelle mentalité. Dans cet opus, l’intrigue prend un tour nettement plus dramatique, ce qui maintient l’intérêt et incite à poursuivre une lecture agréable surtout pour les personnages attachants car très humains.

4/5

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14/04/2018

La dynastie des Forsyte / Dernier été (John Galsworthy)

L'aube.jpgEn 1892, le gros Swithin qui s’est laissé mourir à l’âge de 79 ans, quitte la scène en jetant un doute sur la longévité indéfinie des Forsyte. Tante Ann l’avait d’ailleurs précédée dans la mort en 1886, date d’ouverture de la saga. Le vieux Jolyon qui a racheté la maison de Soames vit maintenant à la campagne avec ses petits-enfants et son fils Jo qu’il a institué comme seul et unique héritier de ses biens. Un jour, alors qu’il se promène dans le bois de Robin Hill, Jolyon se retrouve face à Irène, la réprouvée, la rejetée et l’invite à dîner. Maintenant séparée définitivement de Soames, elle lui apprend qu’elle vit seule dans un modeste appartement de Chelsea et qu’elle donne des leçons de musique pour subvenir à ses besoins.

« Dernier été » représente le seconde épisode de « La dynastie des Forsyte ». C’est un court roman ou une sorte de longue nouvelle (novella) en forme de point d’orgue dans le déroulé des évènements. Six années ont passé. Les passions se sont apaisées avec la disparition de Bosinney, le divorce et la nouvelle vie d’Irène. Le lecteur sent que l’histoire prend un tournant plus dramatique. C’est le tout dernier été du patriarche qui va tirer sa révérence de manière particulièrement poétique. La belle Irène, femme adultère source de scandale, va égayer les derniers instants du vieil homme qui, sous des dehors un peu rugueux, montre de belles qualités de cœur. Il est humain, très humain. Emouvant même quand on le voit essayer de réchauffer ses vieux os au spectacle de la jeunesse et de la beauté. On attend la suite en se doutant que l’intrigue va prendre un nouveau cap après ce moment dramatique.

4/5

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