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07/06/2017

Madame la commissaire (Mireille Ballestrazzi)

Madame la commissaire.jpgEn février 1976, Mireille Ballestrazzi, étudiante, se présente au concours d’admission à l’école nationale de police de Saint Cyr au Mont d’or. Deux années plus tard, elle devient une des premières femmes commissaire de police. Elle exercera dans divers lieux : Roubaix, Bordeaux, Creil, Argenteuil, Ajaccio comme directrice du SRJP. Elle s’illustrera dans différentes affaires, hold-up, démantèlement des divers réseaux de trafic de drogue et même récupération au Japon d’œuvres d’art dérobées en France.

« Madame la commissaire » est un témoignage sur le métier de policier en général et sur celui de commissaire féminin en particulier. Mireille Ballestrazzi ne cherche pas à décrire par le menu les enquêtes menées par ses services ni à apporter de révélations particulières sur telle ou telle affaire. Elle en reste en permanence aux allusions et un peu trop à la surface des choses. Elle dévoile fort peu de détails sur sa vie personnelle sinon qu’elle est d’origine eurasienne, mariée et mère de deux enfants. Au fil de ses diverses affectations, son mari a dû plus ou moins sacrifier sa propre carrière professionnelle et ses fils s’adapter à tous leurs changements d’école et de camarades. Même si elle déplore que des voyous qu’il lui a été si difficile d’arrêter sont très vite relâchés par la justice, elle refuse de jeter la pierre à cette dernière, arguant que les juges sont des fonctionnaires intègres et qu’ils doivent avoir de bonnes raisons dont elle n’a pas à juger. Ces prises de position toujours très « correctes » relativisent un peu l’intérêt de cet ouvrage.

3/5

 

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05/06/2017

La saga des Bettencourt (Bruno Abescat)

la saga des bettencourt.jpgEugène Schueller, engagé volontaire pendant la guerre de 14, issu d’une modeste famille alsacienne, est un chimiste réputé pour avoir inventé une nouvelle teinture pour les cheveux. Grand travailleur, il multiplie les découvertes et les produits, rachète la société Monsavon et fonde l’Oréal, petite entreprise qui très vite deviendra grande au point de devenir une puissante multinationale et atteindre les sommets que l’on connait aujourd’hui. Un géant des cosmétiques au chiffre d’affaires de près de 14 milliards d’euros et au bénéfice net de 1229 millions d’euros en 2001. Sa fille et unique héritière, Liliane Bettencourt en est l’actionnaire majoritaire. Trois managers, François Dalle, Charles Zviak et Lindsay Owen-Jones se sont succédés à sa tête depuis le décès du fondateur. Depuis l’introduction en bourse des années 80, le géant Nestlé entré au capital, attend son heure pour pouvoir devenir actionnaire majoritaire…

« La saga des Bettencourt » est une enquête sérieuse, fouillée et menée dans la difficulté par un journaliste de l’Express qui ne fut même pas autorisé à interviewer Liliane Bettencourt. Paru en 2002, elle commence à dater un peu, car elle ne tient pas compte des récents développements : affaire Sarkozy, procès Banier, etc. L’auteur s’attarde sur les côtés sombres de Schueller, tout à la fois collaborateur à des journaux vichyssois et opposant ayant caché des Juifs et financé des réseaux de résistance. Ceux de Bettencourt, aussi à l’aise à gauche qu’à droite, tout autant ami de François Mitterrand que de Georges Pompidou. Le style littéraire de l’auteur est vif, fluide et enlevé, un brin journalistique. L’ensemble demeure passionnant car l’histoire de cette dynastie hors du commun ne manque pas d’intriguer.

4/5

 

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04/06/2017

Poèmes pour petits et grands (7)

laboureur.jpgChanson du grand vent

 

Le pauvre laboureur

Il a bien du malheur

Du jour de sa naissance

L’est déjà malheureux.

Qu’il pleuve, tonne, ou vente,

Qu’il fasse mauvais temps,

L’on voit toujours, sans cesse,

Le laboureur aux champs.

 

Le pauvre laboureur

Il n’est qu’un partisan ;

Il est vêtu de toile

Comme un moulin à vent ;

Il met des arselettes,

C’est l’état d’son métier

Pour empêcher la terre

D’entrer dans ses souliers.

 

Le pauvre laboureur

A de petits enfants ;

Les envoie à la charrue

À l’âge de quinze ans.

Il a perdu sa femme

À l’âge de trente ans ;

Elle le laisse tout seul

Avecque ses enfants.

 

Le pauvre laboureur,

Il est toujours content ;

Quand l’est à la charrue,

Il est toujours chantant.

Il n’est ni roi ni prince,

Ni duc, ni seigneur

Qui ne vive de la peine

Du pauvre laboureur.

 

(Anonyme – XVIᵉ siècle)

 

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03/06/2017

Arlette Arlington et autres nouvelles (Brigitte Lecuyer)

arlette l.jpgLe 6 juin 1944, naît à Arles, dans des conditions difficiles, une petite Arlette. Son jardinier de père aurait préféré avoir un fils… Sous le regard de sa mère, un enfant qui jouait sur la plage est emporté par une vague… Deux tribus se disputent la suprématie d’une île. Pour en finir, les deux chefs se lancent le défi de descendre le plus profondément possible dans le cratère d’un volcan. Le perdant devra quitter l’île avec tout son clan… Employées dans un ministère, Alice et Bertille se mettent à voler des vêtements dans un magasin, histoire de mettre un peu de piment dans leurs vies… Ouvrière dans une usine de Berlin-Est, Emma rentre chez elle complètement épuisée de sa journée de travail… Dimitri retrouve une photo d’autrefois qui l’amène à poser toutes sortes de questions et à découvrir un secret de famille. Une planche à repasser, vieux témoin de la vie d’un couple finit un jour par être remerciée de ses bons et loyaux services…

« Arlette Arlington » est un recueil de nouvelles de qualité relevant de plusieurs registres : naturalisme, intimisme, mais aussi étrange et fantastique. L’écriture de Brigitte Lecuyer est de belle facture. Elle sait se montrer poétique et impressionniste et ne manque ni d’humour ni d’ironie. Même si toutes ces nouvelles sont agréables à lire, certaines sortent particulièrement du lot. Ainsi, « Conte patriotique » ressemble-t-il à une fable allégorique empreint de charmante naïveté. « Une planche à repasser » reste un véritable régal d’originalité humoristique. « Un petit clic » est glaçante par son côté « vaudou ». Quant à « Fragments de mur », ce n’est rien moins qu’un roman complet qui tient sur six pages ! Une mention spéciale pour « Un départ à la neige », une histoire d’installation dans un village de montagne qui tourne au cauchemar pour son humour d’ailleurs inspiré d’une blague bien connue au Québec sur la beauté de la neige et sur un certain conducteur de chasse-neige qui finit par la faire détester ! Seul reproche à faire à cet ouvrage réussi, l’absence de rebondissement final, de chute surprenante et totalement inattendue.

4/5

 

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30/05/2017

Opération Baucent

08:12 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/05/2017

L'aube du désert (Waris Dirie)

aube du désert.jpgNée dans le désert somalien, la petite Waris a partagé la vie d'une tribu nomade particulièrement pauvre avant de s’enfuir pour ne pas être mariée de force avec un vieillard. Auparavant, elle avait dû subir une excision avec ablation des petites lèvres et d'une partie des grandes ainsi qu'une infibulation pour être rendue plus « pure » et pour respecter un précepte du Coran. Mère d'un jeune garçon et devenue un célèbre top-model à New-York, elle revient en Somalie plus de vingt années plus tard pour y retrouver sa mère vivant dans une hutte misérable en compagnie de quatre chèvres et son père devenu aveugle. La condition de la femme n’a malheureusement toujours pas changé. Elle ne peut toujours pas manger dans la même pièce qu’un homme, doit porter le voile et se draper dans la longue robe traditionnelle. Ses interventions à la tribune de l’ONU pour dénoncer les mutilations sexuelles n’ont pas suffi pour faire évoluer les choses…

« L’aube du désert » est un témoignage émouvant mais partiel sur un chemin de vie particulièrement atypique. En effet, si Waris raconte par le menu sa vie de petite fille et son retour au pays vingt ans plus tard, elle occulte complètement les circonstances de son arrivée aux Etats-Unis et ses débuts dans le métier. Elle préfère se focaliser sur la condition féminine, les humiliations subies par les femmes, la vie tribale traditionnelle, la situation économique et politique catastrophique de son pays, la misère endémique (ni eau courante, ni électricité, ni services de santé minimum dans les villages). Et pourtant, elle constate que les gens de sa tribu vivent dans la joie, le partage et l’entraide. Même si les faits sont présentés de façon un peu désordonnée, le lecteur se retrouve dans ce parcours et dévore ce livre honnête et rare qui lui permet de découvrir un monde à des années-lumière du sien.

4/5

 

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25/05/2017

Il n'y a pas que le vélo dans la vie (Lance Armstrong)

index.jpgTout le monde connait Lance Armstrong, le champion cycliste américain sept fois vainqueur du Tour de France entre 1999 et 2005. Ses victoires lui seront retirées en 2012 pour cause de dopage. Moins connue est sa lutte contre le cancer qui commença par le testicule et s’étendit avec des métastases aux poumons et au cerveau. Ses chances de survie étant très faibles, il décide de se battre comme un beau diable, subi une ablation, une trépanation et trois chimiothérapies particulièrement destructrices. Il fut un véritable miraculé. Tout aussi extraordinaire furent sa remise en forme et son retour en compétition qui se passèrent dans la souffrance, la douleur et la peine. Même si la fin de l’histoire, qui n’est d’ailleurs pas racontée dans ce livre qui s’arrête à la victoire de 1999, est moins glorieuse, cette descente aux enfers et cette résurrection hors norme mérite tout notre intérêt.

« Il n’y a pas que le vélo dans la vie » est un témoignage émouvant, écrit en collaboration avec Sally Jenkins, dans lequel le champion se livre avec sincérité, raconte son enfance, sa mère aimante, l’absence d’un père et sa rage de gagner des courses dès son plus jeune âge. Mais le côté sportif n’est sans doute pas le plus intéressant dans ce livre d’autant plus qu’il y jure ses grands dieux ne s’être jamais dopé. Cela sonne d’autant plus faux quand on lit ce texte aujourd’hui ! Le parcours pour échapper au cancer reste la principale raison de lire cet ouvrage aujourd’hui. Une leçon de courage, de ténacité et de patience. Un diable d’homme au bout du compte.

3/5

 

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22/05/2017

Cancers, guérir hors protocoles (Michel Dogna)

cancers.jpgDepuis plus d’un demi-siècle, pratiquement aucun progrès notoire n’a été enregistré dans la lutte contre le cancer. Avec le lot de souffrances de la trilogie infernale, radiothérapie, chimiothérapie et ablation, chaque malade lambda rapporte au consortium médical (et coûte à la sécurité sociale) environ 150 000 euros pour des résultats fort décevants quand on sait qu’à un horizon de cinq années, les taux de survie ne sont que de 2,2% selon les statistiques de l’OMS. En plus de fonctionner comme un bulldozer écrasant une taupinière, la chimiothérapie représente pour l’organisme une énorme pollution qui vient s’ajouter à la toxémie initiale ayant provoqué le cancer que l’on voudrait ainsi soigner. Et pourtant des médecins et des chercheurs ont découvert et mis en application toutes sortes de moyens non toxiques et non-iatrogènes et surtout nettement plus efficaces. Mais Big Pharma veille au grain. La plupart ont été attaqués, ridiculisés ou ignorés et parfois même poussés au suicide ou carrément liquidés. Il faut dire que de modestes remèdes de quatre sous comme le bicarbonate de sodium, le plasma de Quinton à base d’eau de mer, la curcumine (agent actif du curcuma), le jus d’herbe d’orge, les amandes amères ou la vitamine C liposomale peuvent porter à sourire et pourtant…

« Cancers, guérir hors protocoles » est un essai de médecine naturelle qui propose un tour d’horizon particulièrement exhaustif d’un grand nombre de recherches et d’expérimentations (souvent sur un nombre impressionnant de patients) avec des taux de réussite bien supérieurs à ceux des thérapies classiques. Le style de l’auteur est clair, agréable et efficace. Tout ce qui est présenté est étayé et soigneusement décrit aussi bien dans la méthode que dans les éventuelles contre indications. Les travaux des docteurs Simoncini, Clark, Gerson, Quinton et Breuss etc, sont particulièrement intéressants à découvrir et on s’étonne pour ne pas dire qu’on s’insurge de savoir que si peu de gens en aient entendu parler. À noter dans le dernier chapitre, l’importance démontrée du psychique dans le développement de ce fléau. En effet, en plus d’une nourriture carencée et de faible qualité nutritive, des faiblesses génétiques, des pollutions diverses et variées, nous souffrons également de stress, de troubles affectifs et de souffrances émotives qui peuvent déclencher ce phénomène létal. Par cet ouvrage de vulgarisation (en libre accès sur les plateformes), Michel Dogna fait œuvre d’éducation du public et rend un immense service à tous ceux qui souhaitent se soigner d’une façon différente. Qu’il en soit remercié.

4,5/5

 

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16/05/2017

Sharko, Hennebelle, couple de flics (Franck Thilliez)

Sharko.jpgFranck Sharko est un flic qui a beaucoup souffert. Il a perdu sa femme Suzanne et sa fille Eloïse dans un accident de voiture. Pour ne rien arranger, il souffre d’une forme particulière de schizophrénie paranoïde. Son grand plaisir, c’est de voir rouler sur ses rails sa locomotive Poupette. Lucie Henebelle, mère célibataire de deux adorables jumelles Clara et Juliette, vient d’un milieu modeste. Elle est tout autant cabossée par la vie que son collègue et ami Sharko. Son compagnon l’a quittée à l’arrivée des jumelles et un psychopathe, Grégory Carnot, les a enlevées sur la plage des Sables d’Olonne alors qu’elles étaient parties s’acheter des glaces. Comme on n’a retrouvé que le corps calciné de Clara, Lucie s’imagine que Juliette est toujours vivante.

« Sharko, Henebelle, couple de flics », présenté comme une petite anthologie biographique, est composé d’une série d’extraits des principaux romans de Franck Thilliez (« Syndrome E », « Gataca », « Atomka » et autres…). Mis bout à bout, ceux-ci permettent de retracer la vie des deux héros récurrents de l’auteur, suivre leurs deux parcours, leur descente aux enfers et finalement leur reconstruction. Cela n’apprendra pas grand-chose aux lecteurs les plus attentifs et les plus fidèles mais permettra aux autres de bien se remémorer le « background » de ces deux flics si humains et si touchants. Intéressant et gratuit, pourquoi s’en priver ?

4/5

 

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14/05/2017

Piégés par Staline (Nicolas Jallot)

piégés par Staline.jpgEn juin 1946, le secrétaire général du Parti communiste d’Union soviétique, le camarade Staline, propose aux Russes exilés en France de rentrer au pays, de récupérer la jouissance de leurs droits civiques et de participer à la reconstruction du pays ravagé par la guerre. Pris par la nostalgie, trompés par une propagande efficace suite à la victoire sur le nazisme et convaincus de la sincérité de ce geste inattendu de réconciliation nationale, une grande partie de la diaspora russe blanche organisa son retour dans sa patrie originelle. Sur les 65 000 Russes d’origine que comptait la France des années 30, plus de 5000 (dont des femmes françaises et des enfants nés dans l’Hexagone) prirent la route du retour. Mal leur en prit. À leur arrivée, après un voyage dantesque, ils n’eurent droit qu’à la relégation dans des villages perdus de Sibérie, au démembrement des familles quand ce ne fut pas carrément à l’internement dans les camps de concentration du Goulag. Plus du tiers mourut dès les premiers mois de séjour (exécutions, suicides, déportations au-delà du cercle polaire, travaux forcés dans les mines, famines, relégations). Et ceci dans l’indifférence la plus complète.

« Piégés par Staline » est un ouvrage historique basé sur un certain nombre de témoignages de survivants qui dans leur immense majorité sont maintenant trop pauvres ou trop âgés pour pouvoir rentrer en France. Cet épisode des relations franco-soviétique, qui vit Charles de Gaulle abandonner ces pauvres hères à leur triste sort au nom de la politique, représente une pièce de plus à ajouter au procès du communisme soviétique lequel est toujours à faire. Très bien écrit et très bien documenté (il est basé sur une enquête de télévision menée sur place), ce livre passionnant à lire pour son importante charge d’humanité ne manquera pas d’intéresser les passionnés d’Histoire et les chercheurs de vérité.

4,5/5

 

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