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21/08/2017

Vos mains sont votre premier médecin (Dr Nadia Volf)

Vos mains sont.jpgCet ouvrage basé sur la digitopuncture (acupuncture sans aiguille, c’est-à-dire par la simple pression des doigts) propose de soulager les douleurs, d’atténuer les souffrances de cette étonnante manière en utilisant certains points précis du corps humain. Reste bien évidemment à connaître leurs emplacements et à quels organes ils correspondent. Il indique également comment faire un « check-up » en palpant certains emplacements au niveau des pieds, des oreilles ou du tronc, ce qui ne correspond pas forcément à une affection précise, mais représente une action de prévention en vue d’une meilleure hygiène de vie. Dans une première partie intitulée « Ma longue marche », l’auteure relate également sa découverte de la médecine chinoise et son arrivée en France suite aux persécutions subies en URSS, rappel de son autre livre « J’ai choisi la liberté », précédemment chroniqué.

« Vos mains sont votre premier médecin » se présente comme une ouvrage de vulgarisation simple et de lecture aisée. De très nombreuses photos ainsi que des croquis illustrent le propos et devraient permettre une mise en œuvre aisée d’une technique qui semble un peu exotique pour ne pas dire ésotérique au premier abord. La liste des maux traités qui va des convulsions aux troubles spécifiques de la femme en passant par les crises d’asthme ou de colite néphrétique sans oublier lumbago ou sciatique laisse un peu rêveur. Une méthode très intéressante qui semble facile à pratiquer par tout un chacun. Sans garantie du chroniqueur quant aux résultats bien sûr !

4/5

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18/08/2017

Irène Joliot-Curie (Noëlle Loriot)

Joliot-Curie.jpgFille des célèbres Pierre et Marie Curie, découvreurs de la radio-activité du radium, deux fois prix Nobel, Irène Joliot-Curie se lance très jeune sur leurs traces après de très brillantes études. À 17 ans, elle part sur le front pour organiser les premiers fourgons radiographiques qui seront d’une grande aide pour les soins aux blessés. Décorée de la médaille militaire, elle rencontre le jeune Frédéric Joliot, son collègue à l’Institut du Radium qu’elle épouse quelque temps plus tard et dont elle aura deux enfants. En 1935, le couple découvre la radio-activité artificielle ce qui lui vaut un prix Nobel commun. Irène est à l’origine de la découverte de la fission nucléaire, avancée qui permettra la mise au point par les Américains de la bombe atomique quelques années plus tard dans les conditions que l’on sait. Fondateur du CEA (commissariat à l’énergie atomique), Frédéric Joliot-Curie s’en verra écarté en raison de son appartenance au Parti Communiste et ne cessera de militer pour la paix quand il découvrira que cette nouvelle énergie pouvait avoir des développements terribles pour l’humanité. Irène mourra de leucémie en 1956 sans doute suite à des irradiations lors de manipulations mal protégées…

« Irène Joliot-Curie » est la biographie un tantinet hagiographique d’une femme hors norme qui consacrera tout son temps et toute son énergie à ses recherches, qui sera la première femme à être nommée secrétaire d’Etat à la recherche scientifique en 1936 et qui participera à tous les combats contre le fascisme, les injustices sociales, la lâcheté et la bêtise et surtout pour l’émancipation des femmes. Cet ouvrage bien écrit et bien documenté apporte un éclairage intéressant sur l’histoire de la découverte de l’énergie nucléaire. Les passages sur la course entre les savants nazis, européens et américains pour la suprématie atomique (avec la fameuse bataille de l’eau lourde gagnée par les Alliés et la non-coopération des Joliot-Curie protégés par un de leurs anciens élèves, allemand mais anti-nazi, est particulièrement passionnant). Un destin exceptionnel qui croisa la route des plus grands comme Albert Einstein, Fermi, De Gaulle, Paul Langevin, Eugénie Cotton et tant d’autres. À lire si on s’intéresse à l’Histoire.

4/5

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16/08/2017

Une huître (Denis Willems/LeSio)

une huitre.jpg« Une fois morts, les vrais abrutis sont-ils réincarnés en faux cons ? »

« L’homme est accro à l’argent et, pour soigner son addiction, a pris la mauvaise habitude de travailler. »

« Quand l’homme part à la guerre, sa femme rentre alarmée. »

« À l’heure de pointe, l’autoroute est un vrai bal musette ; les voitures jouent de l’accordéon, le trafic dense et la police fait sauter les bouchons… »

« Le monde moderne est si peu sûr que même le béton est armé… »

« L’école est une prison… D’ailleurs on y étudie déjà la cellule… »

« La cigarette tue et le bar-tabac… »

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, quelques exemples des 500 perles que renferme cette huître si bien nommée et si bien ciselée par Denis Willems, alias LeSio, parolier et humoriste aussi talentueux que belge !

« Une huître » est un recueil d’anagrammes, de jeux de mots et autres contrepèteries souvent écrite pour le plaisir du paradoxe ou de l’étrangeté et qui atteignent parfois la sagesse de l’aphorisme et le plus souvent l’humour aussi farfelu que décalé qui est souvent une spécialité de nos amis d’outre-Quiévrain. Le lecteur rira beaucoup à la lecture de ces brèves de comptoir et de ces maximes toujours amusantes, parfois poétiques bien que quelquefois un peu faciles si ce n’est même (rarement) « capillotractées ». Le lecteur ne boudera pas son plaisir. Bonne lecture garantie. C’est vif, net, pétillant, moqueur, taquin, paradoxal. Presque du Bobby Lapointe ! Autant dire un régal pour connaisseurs ! Profitez-en vite…

4,5/5

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13/08/2017

Au beau temps de la butte (Roland Dorgelès)

Dorgelès.jpgAu tout début de l’autre siècle, le jeune Roland Dorgelès, plus saute-ruisseau que véritable journaliste, passe le plus clair de son temps avec les artistes de la Butte Montmartre. Ainsi fréquente-t-il les peintres du Bateau-Lavoir dont le plus célèbre est déjà Picasso, mais également Utrillo, Suzanne Valadon, Marie Laurencin dont il trace un portrait assez peu flatteur, sans oublier les écrivains comme Paul Mac Orlan, Francis Carco, Paul Léautaud, Henri Béraud et tant d’autres. La vie est aussi dure qu’insouciante pour ces grands noms de la bohème. Mais soudain, un jour d’août 14, toute cette jeunesse est emportée dans le malstrom de la guerre. Un grand nombre n’en reviendront pas… Et l’auteur y laissera bien des illusions sur la fidélité des femmes…

« Au beau temps de la butte » est à la fois un recueil de souvenirs et un témoignage charmant sur une époque disparue, sur un monde oublié. Une époque où Paris était encore la capitale mondiale des arts et des lettres. Un tel rassemblement de talents laisse rêveur. La plume de Dorgelès est magnifique, cela va sans dire. Il sait comme personne traduire une ambiance, faire revivre un peintre ou un écrivain. C’est un observateur intelligent et perspicace au regard acéré, compatissant et plein d’humanité. Sa description du retour à la vie civile en 1918 avec sa suite de déceptions, ses pertes d’illusions et son désespoir poussant un grand nombre de ses compagnons jusqu’au suicide est particulièrement émouvante.

4,5/5

08:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/08/2017

Bienvenue sur Déliciosa

08:08 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2017

J'ai choisi la liberté (Nadia Volf)

volf.jpgPourquoi la jeune et brillante Nadia Volf, docteur en médecine, agrégée en neuro-pharmacologie et directrice d’un centre de recherche se retrouve-t-elle obligée de fuir l’URSS de Brejnev en compagnie de son mari Leonid et en cachant son fils Artyom dans le coffre de leur voiture ? Tout simplement parce qu’ils sont juifs et victimes de l’antisémitisme rabique qui règne à cette époque dans le pays. Dès son enfance, elle eut à subir les rebuffades, insultes et humiliations des autres élèves et finalement le rejet, les menaces, les pressions incessantes du KGB. Il était impensable qu’une juive puisse monter si haut ! Arrivée en France, elle découvre que les promesses faites par ses homologues français ne reposent sur rien de sérieux. Heureusement pour elle, toute la communauté juive de Nîmes se mobilise pour accueillir cette famille persécutée de manière plus qu’exemplaire.

« J’ai choisi la liberté » est un magnifique témoignage de courage, de solidarité et de générosité. Il peut redonner confiance dans l’être humain et même prouver qu’à condition d’être honnête, sérieux et de bonne foi, l’intégration de réfugiés « politiques » de ce style peut être une formidable réussite, bénéfique pour ceux qui en profitent comme pour le pays d’accueil. Il faut dire que le docteur Volf n’est pas n’importe qui, mais une des meilleures spécialistes de l’acupuncture, toute dévouée à son art, un « cerveau » qui fut même championne d’échecs dans sa jeunesse. Le genre de « migrante » qu’on accueille avec plaisir (ce qui ne fut pas tout à fait le cas) et qu’on souhaiterait même plus nombreuses. Elle sait reconnaître ce qu’elle doit à notre pays. « Oui, la France fut pour nous la Terre promise. », conclut-elle. À lire, ne serait-ce que pour se rappeler les horreurs du communisme soviétique…

4,5/5

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04/08/2017

Jill, une femme raconte son combat contre le cancer (Jill Ireland)

jill.jpgNée en 1936, Jill Ireland est une actrice britannique d’abord mariée avec l’acteur écossais David McCallum avec qui elle a eu trois fils dont un adopté, Jason, mort d’une overdose en 1989. Sur le tournage de « La grande évasion », elle rencontre Charles Bronson, lui-même marié avec des enfants. Le couple aura une fille Zuleika, qui s’illustrera dans des concours hippiques. La famille possède une magnifique propriété à Bel-Air. Passe l’été au bord de l’océan dans une belle résidence de Malibu et l’hiver à faire du ski dans le Vermont. Leur bonheur serait complet si Jill ne s’était pas vue détecter un cancer du sein qui nécessita une ablation totale suivie d’une longue série de sept sessions de chimiothérapie particulièrement douloureuses. Dans ce livre, surtout centré sur les années 83 à 85, l’actrice relate par le menu son long combat contre cette terrible maladie.

« Jill, une femme raconte son combat contre le cancer » est le témoignage émouvant d’une femme qui décide de prendre les choses en main et de mettre toutes les chances de son côté. Elle ne se contente pas de mettre en œuvre les thérapies classiques. Elle se lance parallèlement dans la médecine holistique, dans l’électrothérapie et la méditation. Elle change sa façon de vivre, son alimentation (plus de laitages, de farineux, de sucre et de protéines animales) et jusqu’à son regard sur ses contemporains. Une leçon de courage et de dignité qui se termine sur des pages d’espoir et ne peut qu’être profitable au lecteur même si celui-ci sait que la triste réalité a rattrapé l’auteure cinq années plus tard et a eu le dernier mot…

4/5

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02/08/2017

Le mammouth m'a tué

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

01/08/2017

Vladimir ou le vol arrêté (Marina Vlady)

Vladimir.jpgEn 1967, dans un théâtre moscovite, Marina Vlady fait la connaissance de l’acteur, auteur-compositeur-interprète Vladimir Vissotsky. Elle est alors mariée et mère de trois garçons issus de deux unions différentes. Lui est dans une situation similaire mais avec deux enfants. Cela ne les empêche pas de tomber follement amoureux et de tout abandonner pour vivre ensemble. L’ennui c’est que Marina Vlady est une actrice de renommée mondiale qui a toute latitude de circuler partout dans le monde sans pouvoir s’installer durablement en Union soviétique alors que son amant, poète détesté par le régime mais idolâtré par le public, n’a pas le droit de sortir du pays. Le couple doit vivre caché et Marina faire des allers et retours incessants entre la France et la Russie. Tout se compliquera rapidement avec l’alcoolisme et l’addiction à la morphine de Vladimir…

« Vladimir ou le vol arrêté » est un témoignage en forme de déclaration d’amour à un artiste à la carrière météoritique. Les astronomes d’un observatoire de Crimée baptiseront d’ailleurs de son nom une nouvelle planète découverte entre les orbites de Mars et de Jupiter. Au-delà du côté sentimental et passionnel de cette liaison qui ne dura qu’une douzaine d’années, le lecteur découvrira surtout les tracasseries dans la Russie soviétique, les souffrances pour ne pas dire le calvaire de la compagne d'un drogué et d’un alcoolique en proie au mal de vivre sans oublier les plaisirs d’une existence de nantis passant d’un pays à l’autre, d’un palace au suivant, dans les endroits les plus chics et les plus romantiques de la planète, notre actrice ayant réussi à extraire son poète de sa prison à ciel ouvert. Intéressant et instructif même avec le recul du temps. De nombreux poèmes de Vissotsky agrémentent ce texte, écrit comme une adresse au disparu, qui donne envie de mieux connaître cet artiste tout à fait original.

4/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

29/07/2017

J'ai du ciel bleu dans mon passeport (Philippe de Dieuleveult)

j'ai du ciel bleu.jpgIssu d’une ancienne famille de l’aristocratie bretonne, Philippe de Dieuleveult est le benjamin d’une fratrie de sept garçons. Dès le plus jeune âge, il ne rêvait que d’aventures. Il fut d’abord scout puis exerça mille petits métiers pour financer sa première expédition, une traversée du Sahara qui sera suivie de plusieurs autres. Il participe avec succès à la « Course autour du monde » pour laquelle de jeunes globe-trotteurs devaient envoyer chaque semaine un reportage sur un pays différent. En 1979, il est engagé comme journaliste reporter d’images pour FR3. Caméra à l'épaule, il filme les équipes de « Médecins sans frontières » dans leurs diverses missions partout dans le monde. Et en 1981, il anime sur Antenne 2 l’émission « La Chasse aux trésors », qui passionnera le public pendant plus de quatre ans. Enregistrant l’émission chaque semaine dans un endroit différent, il marque les téléspectateurs par sa chaleur humaine, son humour, et ses prises de risques (chute depuis un hélicoptère, plongée sous-marine, saut en parachute en direct, etc.). L’émission, diffusée le dimanche soir, arrivera souvent en tête des audiences. Malheureusement, il disparaît tragiquement et mystérieusement au Zaïre en 1985. Noyade, accident ou assassinat ? L’affaire n’a jamais été vraiment élucidée.

« J’ai du ciel bleu dans mon passeport » est son témoignage en forme d’autobiographie qui parut une année avant sa mort. Sans se soucier de l’ordre chronologique, il y raconte en vrac sa jeunesse, ses expéditions, sa vie d’homme de télévision et même ses liens avec l’armée (ancien parachutiste et formateur commando, il sera contacté par le célèbre Bob Denard mais refusera de collaborer avec lui). Il fait preuve d’une grande franchise et d’une belle honnêteté. Reconnait être touché par l’amour que le public lui porte et en particulier les handicapés, tout en reconnaissant ne pas être atteint par cette « gloire » et être résolu à toujours rester lui-même, c’est-à-dire un aventurier des temps modernes toujours prêt à faire ses bagages pour partir au bout du monde. Un livre tonique et bien écrit qui permet de jeter un œil dans les coulisses de la télévision tout en gardant la mémoire d’un être hors norme.

4/5

08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)