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01/03/2020

Qu'est devenu l'homme coincé dans l'ascenseur ? (Kim Young-ha)

Qu'est devenu l'homme.jpgUn matin, Jeong Sugwan se lève en ayant la pénible impression que toute sa journée ne va être qu’une suite de galères. Et ça ne manque pas d’arriver ! En pleine séance de rasage, son beau rasoir Gillette tout neuf tombe en panne, lui laissant la moitié du visage non rasé. Quand il veut prendre l’ascenseur, celui-ci est en dérangement avec un homme bloqué à l’intérieur. Au moment de monter dans le bus, il s’aperçoit qu’il a oublié sa carte chez lui. Pendant qu’il parlemente avec le chauffeur, le conducteur d’un poids lourd perd le contrôle de son véhicule qui finit sa course en percutant le bus. Et quand enfin Jeong arrive fort en retard à son bureau, voilà qu’il se retrouve bloqué à son tour dans un ascenseur en compagnie d’une jeune collègue… Une jeune femme se marie avec un drôle de prétendant. Il n’a que peu d’intérêt pour les choses du sexe. Il ne la pénètre jamais. D’ailleurs, il déclare ne pas vouloir d’enfant. Sa jeune épouse le soupçonne d’être un immortel ou un vampire qui aurait renoncé à se sustenter de sang frais…

Cet ouvrage venu de Corée est un recueil de quatre nouvelles bien écrites et agréables à lire, toutes dans un registre étrange et fantastique, mâtiné d’une certaine dose d’humour. La première, celle de l’homme dans l’ascenseur est sans conteste, la plus réussie et la plus drôle. La deuxième, « Vampires » est la plus fantastique, mais d’un intérêt moindre. La troisième, « L’amour à haute tension » avec cette histoire d’homme devenant de plus en plus invisible à mesure qu’il tombe de plus en plus amoureux, est tout aussi réussie que la première et atteint même le niveau du conte philosophique. La dernière « L’homme qui n’avait pas d’ombre » présente pas mal de similitudes avec la précédente. L’ensemble est divertissant sans plus. N’en déplaise au commentaire dithyrambique de la quatrième de couverture, (« Entre Kafka et Buster Keaton, des nouvelles scintillantes d’humour noir. Un régal !), le lecteur restera plus réservé. Non, Kim Young-ha, charmant tâcheron du fantastique, n’est en aucun cas à placer au niveau de Kafka, Poe, Ionesco ou Marcel Aymé, mais plusieurs étages en dessous !

3/5

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28/02/2020

Mon autopsie (Jean-Louis Fournier)

Mon autopsie.jpgJean-Louis Fournier a passé le cap des 80 ans. Il imagine comment va se dérouler sa mort. Il ne croit plus trop à une vie dans l’au-delà. Comme il a fait don de son corps à la science, il sait qu’il va se retrouver dans un des tiroirs de la morgue, totalement nu, dans l’attente qu’un étudiant en médecine veuille bien s’intéresser à son sort. Il est choisi par une jeune et jolie étudiante qu’il prénomme Egoïne, car elle a vite fait de s’emparer d’une de ses mains et de la détailler en osselets. Ce séjour dans l’antichambre de la mort sert de prétexte à Fournier pour faire le point sur sa vie, ses amours, ses emmerdes. Sa femme morte brutalement. Ses deux fils handicapés. Sa fille perdue de vue depuis qu’elle est devenue membre d’une secte vaguement christique. Seules consolations, ses succès littéraires, entamés dès son premier ouvrage, sa « Grammaire française et impertinente ».

Dans « Mon autopsie », l’auteur poursuit son auto-fiction jusqu’au-delà de la mort. Bien que le thème soit sinistre au possible, il parvient une fois encore à faire entendre sa petite musique impertinente et décalée. Humour et auto-dérision encore et toujours. Mais cette fois peut-être avec nettement moins de légèreté qu’à l'ordinaire. Il revient sur nombre d’épisodes déjà racontés dans ses précédents ouvrages. Seule nouveauté : une allusion à sa collaboration avec Desproges. Le style est toujours aussi magnifique, dépouillé, minimaliste et efficace. Et le lecteur retrouve cette fois encore, au fil des pages et au détour des paragraphes, nombre de pépites qui font de cette lecture un régal. « Grâce à Dieu, des mauvaises pensées, j’en aurai eu toute ma vie, elles auront été le meilleur remède à mes angoisses, elles m’auront aidé à vivre. »

« Notre société prône la modération, elle interdit déjà le sel, bientôt la vie n'aura plus de goût. Je suis parti au bon moment. »

Même s’il peut agacer avec son narcissisme ou avec sa manie de vouloir faire rire de bien tristes choses, il faut absolument lire Fournier, l’un des derniers représentants de l’esprit français.

4,5/5

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24/02/2020

Que manger pour être en bonne santé (Grégoire Jauvais)

Que manger.jpgToute la problématique du livre est résumée dans son titre lequel précise d’ailleurs qu’il propose également de rester mince et jeune. Tout un programme ! Pour Grégoire Jauvais, pionnier de la naturopathie française et disciple du célèbre Marchesseau, il faut tout d’abord se poser la question du soit disant régime omnivore. Notre organisme est-il programmé pour nous permettre de manger tout et n’importe quoi, viande, fruits, légumes, céréales, produits laitiers, préparations industrielles diverses et variées qui ne méritent même plus le nom de nutriment ? Si l’on s’en réfère à l’architecture de notre système digestif (longueur de l’intestin, configuration de l’estomac, mâchoire, etc.), notre régime devrait se rapprocher de celui des singes, c’est-à-dire principalement frugivore avec une grosse partie de légumes crus et une très petite portion de viande également crue. L’homme n’ayant ni la panse du bovidé ni son interminable intestin n’est en aucun cas un herbivore. Il n’est pas non plus un granivore, car il ne dispose pas de jabot-gésier des oiseaux. Et pas non plus un carnivore, car son intestin est beaucoup plus long que celui des félins…

« Que manger pour être en bonne santé, mince et rester jeune » est un essai de présentation plutôt fouillé de la naturopathie d’un point de vue théorique et pratique. Le lecteur apprend énormément de choses non seulement sur la diététique ou plutôt la nutrition, sur les maladies et sur la somatisation sous tous ses aspects. S’inspirant de Claude Bernard qui, le premier s’opposa au pasteurisme en proclamant que le terrain était tout et le microbe rien, Jauvais démontre avec brio que la voie allopathique avec ses médicaments chimiques traite en masquant plus ou moins les symptômes sans réellement soigner. Le but étant de reconquérir la bonne santé ou de s’y maintenir, ce n’est pas en ingérant toutes ces drogues qui rapportent une fortune aux groupes pharmaceutiques que l’on va y parvenir, mais en réformant ses pratiques dans tous les domaines : nourriture, sommeil, exercice et état d’esprit général. La partie théorique est intéressante, accessible et difficilement réfutable. La partie pratique présente de manière claire et concise toutes les mesures à prendre ainsi que toutes sortes de recettes pour parvenir à une nourriture végétale, vivante et variée. Un seul bémol, Jauvais est un peu difficile à suivre quand il part sur la piste de la lumière, des corps éthérés et autres énergies subtiles (prana?). Le lecteur aurait eu besoin qu’on éclaire un peu plus sa lanterne !

4/5

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21/02/2020

Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre (Fabrice Midal)

Foutez-vous la paix.jpgCessez de méditer. Ne faites rien.

Cessez d’obéir. Vous êtes intelligent.

Cessez d’être sage. Soyez enthousiaste.

Cessez d’être calme. Soyez en paix.

Cessez de vous réfréner. Désirez.

Cessez d’être passif. Sachez attendre.

Cessez d’être conscient. Soyez présent.

Cessez de vouloir être parfait. Acceptez les intempéries.

Cessez de chercher à tout comprendre. Découvrez le pouvoir de l’ignorance.

Cessez de rationaliser. Laissez faire.

Cessez de vous comparer. Soyez vous-même.

Cessez d’avoir honte de vous. Soyez vulnérable.

Cessez de vous torturer. Devenez votre meilleur ami.

Cessez de vouloir aimer. Soyez bienveillant.

Cessez de discipliner vos enfants. La méditation n’est pas de la Ritaline.

« Foutez-vous la paix » est un agréable manuel rempli de judicieux conseils de bien-être. L’ouvrage se présente sous forme d’une quinzaine de principes simples succinctement développés et d’abord facile. Une sorte de vulgarisation sans prétention d’une forme de philosophie hédoniste, sans prise de tête, bien dans l’air du temps. Il est vrai que nous sommes tous formatés dès l’enfance, abrutis de pensée unique, bourrelés de complexes et de principes et craignant tous de déroger à une doxa de plus en plus prégnante et intrusive par le biais des médias, de la publicité et autres vecteurs de manipulation mentale. L’auteur ramène assez souvent la généralité à lui-même, à ses origines et aux persécutions subies par son peuple. Il n’en demeure pas moins que tous ces principes sont universels. La nuance est parfois évidente, parfois subtile voire paradoxale. Quant à la mise en œuvre dans le monde réel, si elle est souhaitable, n’est pas forcément aisée. Tout ceci tourne quand même beaucoup autour de la méditation que l’auteur enseigne depuis des années et qui, semble-t-il ne serait pas tout à fait ce que l’on s’imagine généralement. Au total, un ouvrage intéressant bien qu’un peu superficiel par certains aspects.

3,5/5

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19/02/2020

Les cousins Belloc (Jean Anglade)

Les cousins Belloc.jpgEn 1918, Vincent et Mauricet sont deux jeunes orphelins auvergnats de 11 et 12 ans, très proches et très complices. Leurs mères sont succombé à la grippe espagnole et leurs pères sont morts pour la France dans les combats de la guerre de 14. Ils ont trouvé refuge à Arlanc, chez leurs grands-mères respectives, Félistine, la fabricante artisanale de chapelets et Yolande, la dentellière. Très vite, ils sont placés d’abord comme apprentis tailleurs de pierre sur un chantier de restauration du château de Montboissier puis comme charcutiers et comme pâtissiers dans la bonne ville de Riom, haut lieu des dernières exécutions capitales. Leur entourage s’étonne qu’ils soient si inséparables et qu’ils s’intéressent si peu au beau sexe…

« Les cousins Belloc » est un roman de terroir d’un style assez particulier. L’intrigue tiendrait sur un timbre poste. Tous relativement stéréotypés, les personnages n’ont quasiment aucune épaisseur. Les digressions géographiques, historiques, biologiques, touristiques voire sémantiques sont innombrables. Il faut dire que le patriarche des lettres auvergnates, récemment disparu à l’âge canonique de 102 ans, véritable puits de science sur sa région, pouvait se montrer intarissable sur bien des particularités locales comme des paroles de chansons traditionnelles, la recette du vin aux noix ou les vingt façons d’accommoder les œufs, ce qui peut être intéressant dans un guide touristique ou une étude régionaliste, mais qui alourdit fortement une histoire manquant déjà singulièrement de rythme et de profondeur. En réalité, cette histoire de cousins n’est que le prétexte permettant d’introduire quelques thèmes d’une brûlante actualité comme ceux de la reconnaissance de l’homosexualité ou de l’adoption d’enfants par les paires, hors sujet à l’époque (années 50/60) et d’ailleurs parfaitement illégale même quand il s’agit de deux petites orphelines handicapées haïtiennes. En résumé, pas le meilleur opus de ce prolifique auteur tombé sur le tard dans l’anachronisme avec tous les poncifs du politiquement correct. Dommage.

2,5/5

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16/02/2020

Sang froid (Alex Kava)

Sang-froid_612.jpegDans le couloir de la mort de la prison de Lincoln (Nebraska), le père Stephen Francis entend en confession Ronald Jeffreys, condamné en passe d’être exécuté. Celui-ci reconnaît avoir tué après l’avoir violé le petit Bobby Wilson, puis avoir découpé son cadavre en morceaux, mais rejette fermement la responsabilité des deux autres assassinats d’enfants qu’on lui a également collé sur le dos pour faire bonne mesure. Si ce monstre dit vrai, cela signifie qu’un autre psychopathe, peut-être encore pire que lui, est toujours en liberté avec tous les risques de récidive que cela représente. Et justement, voilà qu’à Platte City le cadavre d’une nouvelle petite victime est découvert dans la boue d’un champ marécageux par l’équipe du shérif Nick Morelli. Il pourra bientôt bénéficier du concours de Maggie O'Dell, profileuse du FBI…

« Sang froid » se présente comme un thriller de facture classique, bien mené et agréable à lire. Alex Kava coche toutes les cases du genre : intrigue glauque à souhait, accumulation de cadavres, tortures, sadisme en tous genres. Un suspect assez évident mais avec un doute quand même, histoire de maintenir suspens et intérêt et ultime rebondissement à la toute dernière page. L’ennui, c’est que passé une centaine de pages, le lecteur finit par se rendre compte que le sujet principal n’est en fait qu’un prétexte pour développer une historiette d’amour parfaitement formatée « Harlequin » avec ses bergères rencontrant des princes, ses aide-soignantes amoureuses de grands chirurgiens, ici le beau shérif à la carrure de cow-boy de cinéma soupirant pour l’enquêtrice sexy mais un brin traumatisée. C’est la marque de fabrique de la maison d’édition en question. Il y a un public qui en raffole dont votre serviteur ne fait pas vraiment partie.

3/5

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14/02/2020

L'escalier du diable (Dean Koontz)

L'escalier du diable.jpgToujours à la recherche des responsables de l’étrange épidémie de suicides dont son mari a été victime, Jane Hawk sollicite l’aide de Sarah Holdsteck qui a fait fortune sur le marché immobilier avant de subir un divorce des plus cruels. Son ex, Simon Yegg s’est vengé de manière particulièrement déplaisante… Trois inconnus s’introduisent dans le pavillon du jeune Sanjay et s’apprêtent à lui injecter le fameux liquide contenant les funestes nano-particules quand sa jumelle, Tanuja, intervient à temps en les arrosant d’insecticide. Mais ce n’est que reculer pour mieux sauter… Les informations données par Sarah permettent à Jane de remonter jusqu’à un certain Hendrickson qui se placerait au plus haut niveau de la société secrète responsable de toute cette monstrueuse manipulation…

Suite de « Dark Web » et de « La chambre des murmures », « L’escalier du diable » est le troisième volet des aventures de Jane Hawk. On reste dans le registre du thriller, mais cette fois avec un côté nettement plus gore que dans les deux précédents. On franchit encore quelques degrés de plus dans l’horreur avec cet escalier grand guignolesque. L’affaire prend de l’ampleur à tous points de vue. Le lecteur subodore un complot d’envergure avec des retentissements insoupçonnés. Le suspens est toujours aussi présent, les rebondissements toujours aussi nombreux et le rythme de narration toujours aussi haletant. Le livre ne se lit pas, il se dévore ! Un authentique « page-turner » ! Ce diabolique Dean ne relâche jamais la pression. Et à mon avis, il doit encore en avoir sous la pédale car cet opus n’est pas du tout le dernier de la série. Il semble qu’il y en ait encore deux à venir : « The forbidden door » et « The night window », déjà parus aux Etats-Unis. À moins d’aller vite les lire dans la langue de Mark Twain, il va nous falloir attendre que « L’Archipel », l’éditeur français, veuille bien nous les traduire et nous les proposer, pour enfin découvrir le dénouement de cette saga hors norme.

4,5/5

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11/02/2020

Mes contes de chouannerie (Jean de la Varende)

Mes contes de chouannerie.jpgEn 1794, Hedwige Langlois, cavalière normande et commerçante allant de villages en villages pour placer les poteries produites par ses frères, prend fait et cause pour la révolte chouanne. Elle n’a alors plus qu’une peur, mourir guillotinée. Aussi quand elle est arrêtée et condamnée à mort, elle parvient à prévenir ses frères. Pendant son transfert, lors de la traversée d’une forêt, son plus jeune frère, qui se destinait à la prêtrise, l’abat d’un coup de feu pour lui épargner cette honte… À Rouen, Madame de Combray doit subir le châtiment moyenâgeux du pilori. Aussitôt, toutes les dames de la ville se mettent en grande toilette pour venir tenir compagnie à la pauvre vieille chouanne liée au poteau d’infamie… Pour aider un prêtre réfractaire, un Chouan doit cacher des hosties consacrées. Mais il est pris en chasse par les Bleus avant d’avoir pu accomplir sa mission. Il a juste le temps de les enterrer n’importe comment avant d’être capturé. Il va être relâché faute de preuves quand un chien les découvre. Alors les soldats se déchainent. Ils piétinent les hosties, crachent dessus. Mettent à nu le Chouan, lui collent les hosties sur tout le corps et lui tirent dessus avant d’abandonner aux loups son cadavre attaché à un arbre…

Contrairement à ce que pourrait faire croire son titre, cet ouvrage n’est pas du tout un recueil de contes. Toutes ces histoires sont véridiques et appartiennent à la triste histoire de la Chouannerie, laquelle eut lieu en Normandie et en Bretagne. À ne pas confondre avec la Vendée militaire, même si l’esprit de révolte du peuple contre une révolution qui, niant Dieu, le Roi et même la propriété, bouleversait définitivement l’ordre ancestral, les mœurs et les croyances du pays réel, était le même. Ces « jacqueries » ne furent pas uniquement l’apanage des territoires de l’Ouest. Il y en eut de semblables en Provence, dans le Languedoc, le Lyonnais et même dans le Nord de la France. Toutes finirent dans le sang. Il y a à boire et à manger dans ce recueil, articles de journaux, résumés de vie de grands chefs chouans tels Frotté ou Madame de Berry, aventures de personnages cocasses ou tragiques tels Joseph Culcu, anecdotes, descriptions diverses et variées. Le seul fil rouge reste la Chouannerie, mais vue par petites touches, de manière quasi-impressionniste. Que de belles et tristes histoires de fidélité, de grandeur, de sacrifice et de dévouement jusqu’à la mort. Un tel ouvrage peut servir d’introduction sur le sujet et donner envie au lecteur d’approfondir sa connaissance de la plus honteuse des pages de l’histoire de la République, celle où, après avoir tué le Roi, persécuté l’Eglise et guillotiné les nobles, les révolutionnaires faisaient tirer sur le peuple.

4/5

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09/02/2020

J'ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu (Philippe de Villiers)

J'ai tiré sur le fil.jpgQue penser des « Pères fondateurs » de l’Union Européenne ? Les deux prétendus inspirateurs : Jean Monnet, cet homme d’affaire plus anglo-saxon que français, qui fut l’homme des Américains, lesquels financèrent cette « construction » sous le paravent de la Fondation Ford et de quelques autres… Robert Schuman, mosellan dont la famille opta pour l’Allemagne en 1870, enrôlé dans les services de la Wehrmacht, ministre sous Pétain, frappé d' « indignité nationale » à la Libération et finalement gracié par de Gaulle. Le premier président de la Commission, Walter Hallstein ancien officier instructeur de la doctrine nazie avant d’être « dé-radicalisé » aux Etats-Unis et recyclé comme un certain nombre d’autres. De drôles de cocos et une idéologie qui remonte donc à la « Grande Europe » d’Hitler et à l’école d'Uriage de Vichy. Les dossiers commençant à être déclassifiés, Villiers et son équipe ont pu faire parler les archives. Bien des vérités dérangeantes comme celle-ci leur apparurent…

Cet ouvrage est une enquête sérieuse, sas concession et parfaitement documentée. En fin de volume une centaine de pages regroupant les fac-similés de tous les documents en attestent. Depuis le début, on nous a menti. Les preuves sont là, devant nos yeux ! L’Europe puissance n’existe pas. Elle n’a jamais existé et elle n’existera jamais. Par contre, délocalisations, chômage, fiasco économique et immigration de masse sont bien là. Tout comme chez Orwell, la « construction », c’est-à-dire la fabrication artificielle et totalement idéologique, n’est qu’une déconstruction des nations, des familles, des mœurs, des territoires et des civilisations. Organisée, contrôlée et financée par les États-Unis (« qui paye l’orchestre choisit la musique ! », dit-on), cette entité totalement artificielle ne leur fait pas contrepoids, mais est une succursale de ceux-ci et leur laboratoire principal pour le mondialisme, la globalisation, l’américanisation sans limite. Le déficit démocratique est tel que ce n’est plus qu’une « prison des peuples ». La propagande, financée par les banquiers qui tiennent tous les médias et par un certain George Soros, est si puissante qu’on peut avoir l’impression que cette nouvelle union soviétique est là encore pour mille ans. En fait, selon Villiers, elle est déjà en soins palliatifs. À quand le Frexit ? Livre passionnant, très bien écrit, qu’un maximum de gens devrait lire pour que les écailles leur tombent des yeux et que les choses changent enfin.

4,5/5

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06/02/2020

La chambre des murmures (Dean Koontz)

La-chambre-des-murmures_5716.jpgCora Gunderson, enseignante célibataire, ne sait pas résister aux injonctions de sa voix intérieure. Celle-ci lui a ordonné de remplir son 4X4 de quinze jerrycans d’essence fermés par un simple film de plastique, de rouler en direction du centre-ville, de les allumer et de précipiter son véhicule transformé en véritable bombe roulante contre la vitrine d’un restaurant…

Jane Hawk, qui a toutes les polices américaines aux trousses, s’introduit chez un célèbre journaliste d’investigation nommé Hannafin en espérant qu’il voudra bien dévoiler toutes ses découvertes dans son journal. Quand elle découvre que celui-ci veut jouer double jeu, Jane se rabat sur un de ses amis, Randall Larkin, avocat, qu’elle kidnappe après l’avoir copieusement chloroformé. Mais les proches de Larkin, inquiets de son absence, lance à sa recherche un certain Jason Drucklow, détective privé spécialisé dans les coups tordus…

On l’aura compris, ce second opus, suite de « Dark Web », repart sur les chapeaux de roue. L’intrigue de ce thriller remarquable prend même de l’ampleur, les évènements se précipitent, un pan après l’autre se découvre l’ampleur du mal. Le lecteur va de découvertes en découvertes, toutes aussi inquiétantes que surprenantes. Le suspens se maintient à un tel niveau qu’il est fort difficile au lecteur de poser un livre qui malgré ses 447 pages est dévoré en fort peu de temps. En plus de l’intérêt « récréatif » de cet ouvrage, il est possible d’y voir une sinistre projection sur notre avenir. On rêverait que tout ce cauchemar ne soit que pure science-fiction alors que ce n’est que de l’anticipation intelligente. Les nano-technologies sont déjà là. Ce qu’imagine Dean Koontz (qui s’est d’ailleurs inspiré de Raymond Shaw, il le dit lui-même) est à nos portes. Encore quelques années ou décennies et ce sera réalisable d’autant plus l’esprit niveleur et mondialisant qui le sous-tend est déjà bien présent. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »… On attend la suite avec une grande impatience !

4,5/5

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