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21/10/2016

Le café du matin réserve bien des surprises (Alexander McCall Smith)

600x600bb.jpgÀ Edimbourg (Ecosse), Isabel Dalhousie se retrouve invitée à prendre un café à Elephant House par George MacLeod, docteur de l'Université. L’ennui, c’est qu’Isabel, travaillant comme lectrice chez un éditeur, n’a qu’une vague idée de qui peut bien provenir cette invitation qui est d’ailleurs très vite démentie. MacLeod prétexte avoir été victime d’un mailing collectif. Mais, pour se faire pardonner, il invite néanmoins Isabel qui accepte. Et voilà que Roz MacLeod accuse Isabel d’être la maîtresse de son mari. Beaucoup de bruit et d’agitation pour un simple petit café du matin !

Ce court roman, sorte de novella, qui se veut vaguement enquête policière, (se pose en effet la question de savoir qui est la maîtresse de George et accessoirement l’amant(e) de Roz) démarre assez bien avant de très vite perdre de son intérêt. Heureusement que ce texte est court, car l'ennui menace assez vite. Quand Hachette se met à donner dans l’e-book gratuit sans doute pour lancer un auteur aussi couvert de prix littéraires soit-il, il ne fait guère mieux que les petites maisons qui ont fait leur fonds de commerce de ces préquels et autres teasers plus ou moins intéressants. L’écriture est de qualité, c’est sans doute le meilleur aspect de cet ouvrage. Pour le reste, le lecteur jettera un voile pudique. C’est léger mais ça manque de punch !

2/5

 

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19/10/2016

Bleue comme une orange (Norman Spinrad)

bleue comme une orange.jpgÀ la fin du XXIème siècle, le réchauffement accéléré de la planète a précipité la montée des eaux, a fait disparaître des régions entières de la surface de la terre et a transformé les régions chaudes en déserts brûlants, la Sibérie en nouvelle Californie et en véritable eldorado. Des millions de réfugiés climatiques sont montés au nord pour s’entasser dans des bidonvilles. La Terre est-elle sur le point d’en arriver à la « Condition Vénus » c’est-à-dire à se transformer en fournaise inhabitable suite à un emballement du phénomène ? C’est à Paris, devenue une cité tropicale avec palmiers, perroquets et alligators que l’ONU décide de réunir un énième congrès sur le climat, mais cette fois avec le plus de faste possible, car il faut alerter l’opinion et les dirigeants. Pourtant, on soupçonne de gros cartels multinationaux d’avoir tenté d’aggraver la situation pour mieux vendre leur technologie…

Nous sommes plus dans l’anticipation que dans la science-fiction avec cet excellent livre qui nous montre vers quelles dérives nous entrainent certains. Formidablement bien écrit, rempli de personnages et de situations crédibles et intéressantes, c’est une condamnation sans appel de l’ecology-business, des magouilles des multinationales, de la décadence de la société du spectacle, du dieu-pognon et du système mondialiste en général. Le sort de la Terre se joue souvent entre orgies de vodka et de cocaïne et parties de jambes en l’air ! Les rires que l'auteur nous arrache valent à eux seuls le détour, et démontrent que le père de Jack Barron et l'Éternité, ex-enfant terrible des années soixante-dix, n’a rien perdu de ses qualités corrosives. Un bouquin majeur, passionnant, aux limites du thriller et du roman politico-social style Tom Wolfe. Décidément, Spinrad qui vit à Paris, est un des plus grands écrivains américains « francophiles » actuels.

4/5

 

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17/10/2016

Bastard Battle (Céline Minard)

bastard battle.jpgEn 1437, la ville de Chaumont est prise d’assaut et sauvagement pillée par le Bastard de Bourbon. Mais, au milieu des combats, apparaît un étrange adversaire, une femme-samouraï qui manie le sabre à la perfection et maîtrise au mieux le kung-fu et les techniques d’arts martiaux de l’Orient. Profitant de l’intervention d’un autre routier, Enguerrand, une poignée de combattants, las des exactions sanglantes du Bastard, réussit à reprendre la ville, à organiser sa défense et à repousser les assaillants. Cet échec ne portera pas chance au ravageur des campagnes…

Ce livre ne peut pas être considéré comme un véritable roman historique. Ce « bastard de Bourbon » semble n’être qu’un pur produit de l’imagination de l’auteur. Les seuls bâtards ayant laissé une trace dans l’histoire de l’époque, étant Jean II dit « le connétable de Bourbon », né en 1426 et Hector, archevêque de Toulouse, n’ont rien à voir avec ce monstre sanguinaire assez improbable au demeurant. Ce n’est pas non plus un roman fantastique, car on ne trouve aucune fantaisie, aucune féérie et aucune poésie là-dedans. Juste un bouquin d’horreurs, très gore. Le sang coule à flot, les sévices les plus sadiques s’accumulent et Céline Minard semble s’y complaire. Une longue suite de combats, tueries et tortures qui finit par lasser alors que le livre ne comporte qu’une centaine de pages. Seul intérêt : la langue utilisée. En apparence moyenâgeuse, truculente et exotique, mais en réalité un simple trompe l’œil, sorte de canada-dry langagier. De plus, Minard truffe ses phrases de mots et expressions anglaises modernes aussi anachroniques et incongrues que la femme-samouraï de son histoire dont on se demande ce qu’ils viennent faire sous la plume d’un clerc de l’époque. L’écrivaine croit sans doute inaugurer un nouveau genre : le « Gore Pseudo-historique ». Les vrais amateurs d’Histoire n’y trouveront pas leur compte, seuls peut-être les lecteurs de bouquins d’horreur… et encore…

2/5

 

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13/10/2016

Babylon Babies (Maurice G.Dantec)

 

babylon babies.jpgTorop, soldat de fortune et ex-mercenaire en Bosnie et au Kazakhstan, est chargé de convoyer d’Asie Centrale jusqu’au Canada Marie Zorn, une jeune schizophrène semi-amnésique porteuse d’une arme biologique révolutionnaire pour le compte d’un officier corrompu des services secrets russes qui lui-même travaille pour la mafia sibérienne. Réussira-t-il sa mission au milieu de sectes post-millénaristes, de scientifiques apprentis sorciers et de gangs de bikers déjantés qui se livrent à des guerres sans merci à coup de lance-roquettes ?

Le livre culte de Maurice G. Dantec nous entraîne dans une sorte de maelström d’anticipation où tous les grands thèmes sont abordés sur des bases plus ou moins scientifiques : le clonage, l’immortalité, l’intelligence artificielle, l’influence des drogues hallucinogènes, le phénomène sectaire, la transmission de pensée et la télépathie par le biais de machines devenues intelligentes. On l’aura compris, ce livre relève de la pure science-fiction. On se demande d’ailleurs pourquoi il est référencé comme « policier » par Gallimard… Malgré un aspect général brouillon et foisonnant, des personnages venus de nulle part qui apparaissent puis disparaissent et des évènements qui se produisent sans crier gare, l’auteur arrive à ménager un véritable suspens et à maintenir en alerte l’attention du lecteur qui ne peut lâcher le livre avant l’apothéose finale. À ne pas manquer.

4/5

 

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11/10/2016

L'aéronaute embourbé

09/10/2016

Auprès de moi toujours (Kazuo Ishiguro)

auprès de moi toujours.jpgAnciens élèves d’un pensionnat niché dans la campagne anglaise, Kath, Ruth et Tommy, se demandent pourquoi ils ont bénéficié d’une éducation d’aussi bon niveau, basée sur les arts, les lettres et la philosophie. Leurs éducateurs les ont persuadés qu’ils étaient des êtres à part et que leur bien-être personnel était essentiel, non seulement pour eux-mêmes, mais également pour la société dans laquelle ils allaient devoir exercer leurs talents. Ces enfants, dont on finit par apprendre qu’ils ne sont que des clones, sont, en réalité, destinés à être « accompagnants » ou « donneurs ».

Sur un sujet aussi porteur que le clonage et le don d’organes, Ishiguro réussit l’exploit d’en rester sur le registre du roman à l’eau de rose où l’on dissèque à longueur de page sentiments et états d’âmes enfantins alors que devrait se nouer un véritable drame entraînant un douloureux questionnement et une prise de conscience du lecteur. Rien de tout cela dans ce livre, sinon un profond ennui, un style lourd et sans grâce. Le livre tombe des mains et il faut de la constance pour arriver à une fin décevante. Bavard, verbeux, se perdant en mille détails aussi insignifiants que sans intérêt, ce livre semble si raté et si peu intéressant qu’on peut s’interroger une fois de plus sur les raisons pour lesquelles l’éditeur a tenu à publier cette œuvrette indigeste.

 

2/5

 

 

 

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07/10/2016

Avant d'aller dormir chez vous (Antoine de Maximy)

avant d'aller dormir.jpgLa biographie de l’animateur et réalisateur Antoine de Maximy par lui-même ( ?). Ce genre d’ouvrage à deux (ou quatre mains car je subodore une possibilité d’intervention d’une personne à forte pigmentation… Voilà où on en arrive quand même les mots les plus courants deviennent tabous…) répond à une certaine curiosité et même à un certain voyeurisme du public. Beaucoup d’éditeurs s’en sont fait une spécialité car c’est un créneau très rentable. Florent Massot n’est pas des moindres avec des bios de Mocky, Sébastien et d’une demoiselle Chaplin entre autres pipoles à son palmarès. Mais foin de purisme, si je me suis intéressé à Maximy, c’est parce que je le trouve infiniment plus sympathique que son homologue le pseudo écolo narcissique de la chaine en béton vibré. Il travaille sur le même créneau : le reportage animalier, scientifique ou naturaliste. Issu d’une famille assez bohème avec deux parents artistes peintres, Antoine de Maximy commence sa carrière comme ingénieur du son au service cinématographique des armées, puis devient reporter de guerre, puis cinéaste et participe à de nombreux tournages scientifiques comme « Le peuple singe » ou « Le radeau dans les arbres » jusqu’à ce qu’il invente le concept novateur de « J’irai dormir chez vous ». Un voyageur solitaire armé de deux petites caméras (une au bout d’un trépied pour se filmer lui-même et la seconde accrochée à la bretelle de son sac à dos pour capter l’image de son interlocuteur) part à la rencontre de parfaits inconnus dans de lointains pays et essaie de partager leur quotidien. Pas de grosse équipe de tournage, un homme seul, souriant, chaleureux et son hôte plus détendu, plus naturel.

Je ne ferai aucun commentaire sur un style d’une facture totalement standardisée et facile à lire malgré un certain nombre de coquilles et approximations qui donnent l’impression d’un véritable manque de relecture de la part de l’auteur, de son… double ou de son correcteur. L’intérêt de l’ouvrage est surtout de faire pénétrer le lecteur dans les coulisses de la réalisation de cette émission aussi sympathique qu’intéressante. Le téléspectateur a vraiment l’impression d’accompagner Maximy et d’être lui aussi invité chez les Bantous, Papous, Péruviens ou autres habitants du Vuanatu. Ce concept a malheureusement ses limites qui apparaissent à la lecture de ce livre. Bien des fois, l’animateur globe-trotter ne s’est pas senti en sécurité (pour ne pas dire qu’il a frôlé la mort). Il a arrêté le tournage et n’a jamais diffusé les images. Le téléspectateur n’a donc droit qu’au monde des Bisounours où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. De plus, même si l’artefact est le plus léger possible, il n’en demeure pas moins présent. Maximy réserve également une chambre d’hôtel pour y entreposer son matériel technique et ses bagages. Il ne se présente chez les gens qu’avec le minimum vital et ne manque jamais d’offrir des cadeaux, voire de l’argent. Comme quoi avec la télé, on est toujours dans l’apparence, le contrefait même dans les situations les moins truquées. Reality show jamais bien loin… Un œil également sur le making-off de son film de cinéma « J’irai dormir à Hollywood ». La vie chez les Peaux-Rouges alcooliques et drogués des réserves américaines n’est pas triste non plus. Un dernier reproche : on reste sur sa faim, on aurait aimé en savoir plus sur le monde de la télé. Mais Maximy est un gentil, il ne veut gêner personne et cela se sent.

3/5

 

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03/10/2016

La femme au temps de Scarlett (Liliane Crété)

index.jpgSous-titré « Les Américaines au XIXème siècle », cet ouvrage se propose de nous plonger dans une époque riche en évènements et en bouleversements aussi bien sociaux que politiques : Guerre de Sécession, abolition de l’esclavage, ruée vers l’Ouest, droit de vote accordé aux femmes, etc. Si la célèbre Scarlett O'Hara d’« Autant en emporte le vent » est évoquée, ce n’est pas sans raison. Liliane Crété, présentée comme une spécialiste de l’Histoire des Etats-Unis, vit une partie de l’année à La Nouvelle-Orléans. Elle ne cache pas ses sympathies sudistes et sait parfaitement rendre l’ambiance qui régnait dans les plantations avant que tout soit ravagé par la guerre civile.

Le lecteur apprendra beaucoup de choses à la lecture de ce livre foisonnant qui donne la part belle à de nombreux portraits tels ceux de ces femmes ou filles de planteurs, de ces quakeresses toujours prêtes à se dévouer pour de justes causes comme celle de l’éducation des Noirs, de ces pionnières brinquebalées dans leurs chariots pendant des mois à la merci des rigueurs du climat ou des attaques des Indiens, de ces militantes des droits de la femme dans leurs luttes interminables et même de ces futiles femmes ou filles de milliardaires de New-York du dernier chapitre. Autant d’histoires passionnantes qui donnent un certain intérêt à cet ouvrage très documenté et enrichi par un glossaire de théologie (le fait religieux est particulièrement important à cette époque), une quinzaine de pages de notes, une importante bibliographie et une chronologie permettant de s’y retrouver, de remettre la petite histoire dans la grande, en un mot de replacer toutes ces anecdotes dans leur contexte. Ouvrage intéressant mais très dense. Donc à lire à petites doses.

3,5/5

 

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01/10/2016

Esoterre / Le village (David Forrest)

esoterre.jpgCharles Dyer débarque à Arcames, petit village perdu de la France profonde. Il se fait héberger dans une pension de famille tenue par une certaine Sarah Philippe. Il raconte à son hôtesse qu’il est venu faire des photos de paysages, car il trouve la région intéressante et pittoresque. Pourtant, très vite tout lui semble bizarre dans le coin. Dès sa première visite à l’épicerie du village, il est pris à partie par un ivrogne particulièrement agressif. De plus, quelque temps auparavant, une jeune femme, Marie Dormes, a disparu mystérieusement dans ce même village. Une section de lutte contre les mouvements sectaires mène d’ailleurs une enquête parallèle.

Ce premier épisode n’est en fait qu’un préquel plutôt conséquent (23 chapitres) proposé gracieusement par l’éditeur Bragelonne. Un cadeau qui n’en est pas un car cet épisode se contente de présenter quelques personnages et de lancer tout juste l’action. Le lecteur restera sur sa faim. Ce thriller relativement bien mené semble s’orienter vers l’épouvante et l’horreur d’après ce qu’il est possible d’en juger. Le style de David Forrest est fluide, agréable et efficace. L’intrigue semble assez intéressante. Mais il faudra mettre la main à la poche, et peut-être plus d’une fois, pour tout savoir sur ce village étrange rempli de gens bizarres et inquiétants. Inutile de dire que ce procédé commercial est contestable pour ne pas dire désagréable voire détestable. Personnellement, je ne reviendrai explorer ces lieux que si une intégrale est proposée, ce genre de saucissonnage ne me convenant pas du tout.

3,5/5

 

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27/09/2016

Abécédaire mal pensant (Jean François Kahn)

 

abécédaire.jpgPrésenté sous forme d’articles courts ou longs selon les sujets, ce livre un peu à part présente l’opinion de l’auteur sur des sujets aussi variés que la politique, l’économie, la religion ou la philosophie. Même si l’on n’est pas toujours d’accord avec les positions prises, on ne peut que célébrer l’intelligence, la finesse ou le bon sens de l’un de nos plus brillants éditorialistes actuels, rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Marianne ».

Reste la question placée en sous-titre : « A-t-on encore le droit d’écrire ça ? » qui sous-entendrait que l’auteur serait un terrible dissident, un révolutionnaire enragé ou un combattant engagé contre la pensée unique… Et là, grosse déception. L’auteur ne risquera ni le bûcher ni le lynchage médiatique pour ces quelques articles, car il n’est que taquin, impertinent voire très légèrement insolent avec un système dont il fait partie d’ailleurs d'une certaine manière et même d'une manière certaine. À côté de mini-biographies de philosophes ou de grands hommes d’hier ou d’aujourd’hui, après de grandes envolées vers les hautes sphères de la philosophie ou de la politique, le voilà qui ne peut s’empêcher le calembour à deux sous ou le jeu de mots facile… Mais on lui pardonne. Personne n’est parfait et une petite blague de temps en temps peut détendre l’atmosphère.

Souvent, ça sent la poudre, ça tire, ça défouraille dans tous les azimuts. Rares sont ceux qui ne ressortent pas rhabillés pour l’hiver après être passé entre les griffes de l’auteur. Un en particulier en prend pour son grade : Nicolas Sarkozy décrit comme nombriliste, narcissique, agité, instable et surtout tenté par le césarisme bonapartiste…

On passe de bons moments au détour de ces pages.

Morceaux choisis :

Frimer : s’affirmer capable, dans le même élan, de redresser les comptes de la Sécu, les voyous des cités et la tour de Pise.

Frite : valeur autour de laquelle, en cas d’éclatement de la Belgique, peut se faire l’union de la Wallonie et de la France.

Distributeur automatique : notre interlocuteur principal, désormais, dans la vie de tous les jours.

Apéritif : sorte de vin doux que l’on boit en prélude à un repas ou banquet consistant : en apéritif donc. Par extension : vous faîtes voter des douceurs fiscales en apéritif et vous avez droit, ensuite, à un déficit budgétaire très consistant.

Omelette : le problème du centre mou, c’est sa propension à vouloir faire une omelette sans casser des œufs. Mais celle de la droite et de la gauche dure, c’est qu’elles ont tendance à casser des œufs sans réussir à faire l’omelette.

Camping : ressemble à un camp de réfugiés, sauf que l’accès y est volontaire et même payant.

Aubry, Martine : Absinthe femme. Partagea le travail, ce qui appauvrit évidemment les travailleurs, mais pour la bonne cause. Martine Aubry pense toujours bien, mais méchamment.

Argent sale : Paradoxalement, il s’agit d’argent qui a été blanchi et, en plus, quand on a découvert son origine louche, on s’exclame : « C’est du propre ! » De toute façon, comme la guerre enrichit infiniment plus que l’humanitaire et la spéculation immobilière beaucoup plus que la création poétique, on ne voit pas comment l’argent pourrait être immaculé.

4/5

 

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