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30/05/2015

Les Thanatophores (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

25/05/2015

Pensées plus ou moins correctes (46)

 

ESCLAVAGE

« Dieu fit la liberté, l'homme a fait l'esclavage. »

(M.J. Chénier)

index.jpg« L'esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié. »

(George-Bernard Shaw)

ESCLAVE

« Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu'il soit d'ailleurs ce qu'il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit. »

(F.Nietzsche)

« Si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits. »

(Josiah Stamp)

ESPACE

« L'espace d'une vie est le même, qu'on le passe en chantant ou en pleurant. »

(Proverbe japonais)

ESPERANCE

« Une espérance collective ne peut donc pas être domptée. Chaque touffe tranchée reverdit plus folle et plus belle. Tout désespoir en politique est une sottise absolue. »

(Charles Maurras)

« L'espérance est le pain des malheureux. »

(Jean-Jacques Rousseau)

ESPERER

« Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. »

(Devise de Guillaume d'Orange)

ESPOIR

« L'espoir ne commence qu'au-delà du courage et du malheur. »

(André Malraux)

« C'est quand on n'a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien. »

(Sénèque)

« L'espoir fait vivre. »

« Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. »

23/05/2015

La dinde et le chapon (Fable)

images.jpgIl était une fois une dinde qui rencontra

Un jeune et charmant chapon

Fraîchement émoulu de l'ENA

L'école nationale des ânons

Bâtés, technocrates patentés

Et crânes d'oeufs réputés.

La dinde blonde fut aussitôt séduite

Et sous influence vite conduite.

Le beau chapon sortait de l'IGA,

Annexe de la maison poulaga

Où le Sinistre de l'Intérieur

Place ses éléments les meilleurs.

Ils en sortent pour devenir préfets

Et même d'Andorra grands Viguiers

Curieusement le chapon choisit de quitter

Ce brillant service si prometteur

Pour devenir simple et pouilleux bretteur

D'un parti bleu marine bien marginalisé.

Immédiatement il s'employa

De fond en comble à le bouleverser.

A grands seaux, les étables fascistes il nettoya

Les vieux ringards il sut dehors les jeter.

Quand le chapon sera venu au bout de sa mission,

Qu'il aura terminé ses exécutions,

Liquidations, dédiabolisations,

Normalisations et régularisations,

Il se verra attribuer une grosse préfecture

Voire une belle, bonne et grande sinécure.

Quant à la dinde il ne pourra lui rester,

Une fois le père et le pays trahis,

Et tous les rêves de gloire enfuis,

Que ses yeux bleus pour pleurer.

 

(John von La Fountain jr. D'après une lettre de Théofrède)

08:34 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (2)

20/05/2015

Montburgonde (Chapitres 1, 2 & 3)

08:47 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2015

Pensées plus ou moins correctes (45)

la fontaine.jpgEPARGNER

« Si tu veux qu'on t'épargne, épargne aussi les autres. »

(Jean de La Fontaine)

EPEE

« On peut guérir d'un coup d'épée, mais guère d'un coup de langue. »

(Proverbe chinois)

EPOQUE

« Si tu te plains de ton époque, si tu la trouves mauvaise, demande-toi ce que tu as fait pour la rendre meilleur. »

(Carlyle)

EPOUSE

« Les épouses sont les maîtresses des jeunes gens, les compagnes de l'âge moyen et les gardes-malades des vieillards. »

(Sir Francis Bacon)

« Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu'on choisirait pour ami, si elle était un homme. »

(Joseph Joubert)

ERREUR

« Les rivières ne se précipitent pas plus vite dans la mer que les hommes dans l'erreur. »

(Voltaire)

« C'est le propre de l'homme de se tromper ; seul l'insensé persiste dans son erreur. »

(Cicéron)

« Les plus courtes erreurs sont toujours les meilleures. »

(Molière)

« L'erreur est humaine. » (Errare humanum est)

(Locution latine)

07/05/2015

Le tour de France des alternatives (Emmanuel Daniel)

index.jpgUn jeune journaliste indépendant a passé plusieurs mois à sillonner la France du nord au sud et d'est en ouest pour y dénicher une douzaine d'initiatives originales et innovantes comme cette épicerie coopérative dont les clients sont les héros, cette jardinière qui veut sauver les semences anciennes, cette entreprise sans patron, ce village breton en autonomie énergétique grâce à des éoliennes, cet habitat collectif de la Drôme, cette banque solidaire, ce collège différent des autres ou cette étrange communauté des zadistes de Notre Dame des Landes.

Il a découvert qu'un peu partout éclosent toutes sortes de projets alternatifs qui sont comme autant de petites parcelles d'espérance, de minuscules étoiles brillant dans la nuit de l'individualisme forcené et du consumérisme abrutissant. Ils permettent d'entrevoir un monde plus coopératif, plus démocratique, plus solidaire et plus respectueux de l'environnement que le nôtre. S'engager à plus grande échelle sur cette voie pourrait peut-être permettre de faire pièce au capitalisme libéral et amoral, à la mondialisation totalitaire et inhumaine et à un système politique oligarchique dévoyé et discrédité. Ainsi pourrait émerger une société plus conviviale, plus participative et plus autonome simplement en relocalisant l'économie, en mangeant plus sainement, en luttant contre le gaspillage et l'obsolescence programmée et en fabricant soi-même le plus possible de choses. Reprendre son destin en main, changer le présent et imaginer d'autres futurs, c'est ce que nous propose ce petit livre bien sympathique et porteur d'espoir. A conseiller aux rêveurs et aux utopistes.

4/5

09:10 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

05/05/2015

Porterhouse / Extrait (Tom Sharpe)

images.jpg"Au château de Coft, le Doyen et sir Cathcart étaient assis dans la bibliothèque, une carafe de brandy à moitié vide sur le guéridon à côté d'eux, à remâcher amèrement le souvenir de bien des gloires passées.

- La ruine de l'Angleterre. Ces foutus socialistes ! Gronda sir Cathcart. Ils ont fait de ce pays une société de bienfaisance. On ne gouverne pas une grande nation avec de bonnes intentions. Foutue folie ! De la discipline, voilà ce qu'il faut au pays. Une bonne dose de chômage pour ramener la classe ouvrière à la raison.

- Ca n'a plus l'air de marcher en ce moment, dit le Doyen avec un long soupir. Autrefois les dépressions avaient un effet très salutaire.

- C'est la faute des Allocations. On gagne plus à ne rien faire qu'à travailler. Grossière erreur. Qu'on leur fasse un peu tirer le diable par la queue et tout rentrera dans l'ordre.

- Ce qu'on dit toujours, c'est que les femmes et les enfants souffrent, dit le Doyen.

- Je ne vois pas ce qu'il y a de mal à ça, continua le général. Rien de tel qu'une femme qui a faim pour donner du courage à un homme. Ca me rappelle un tableau que j'ai vu autrefois. Tout un tas de chasseurs autour d'une table qui attendent pour dîner, et la dame de la maison qui rentre et qui soulève le couvercle du plat. Sacré bon sang de bonsoir ! Belle femme, belle peinture ! Un peu de brandy ?

- C'est très aimable à vous, dit le Doyen, en tendant son verre.

- L'ennui avec ce... Godber Evans, c'est qu'il est d'origine modeste, dit sir Cathcart, après avoir rempli leurs verres. Ne comprend rien aux hommes. Pas de vieille famille de campagne derrière lui. Pas de qualités de chef. Il faut avoir vécu avec les animaux pour comprendre les hommes, les travailleurs, il faut savoir les entraîner. Un coup de cravache sur le derrière quand ils font mal, une caresse dans le cou s'ils font bien. Pas la peine de leur bourrer le crâne avec des idées qu'ils sont incapables de comprendre. Pas le sens commun, toute cette éducation.

- Je suis tout a fait d'accord avec vous dit le Doyen. Donner aux gens une éducation au-dessus de leur condition a été une des grandes erreurs de ce siècle. Ce dont le pays a besoin, c'est d'une élite éduquée. Celle qu'il a pu avoir, en fait, au cours des trois cents dernières années.

- Trois repas par jour, un toit au-dessus de leur tête, et les manants n'ont rien à demander de plus. C'est des gars solides qu'il nous faut. Dans ce système, il n'y a que des lavettes. La société de consommation, c'est bien ça. Comment consommer ce qu'on a pas fabriqué ? Foutue chienlit."

 

(Porterhouse ou la vie de collège. Tom Sharpe – Ed. Belfond)

08:41 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)