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20/09/2017

Dorian Evergreen

08:21 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2017

L'audace d'une étoile (Corine Valade)

l'audace d'une étoile.jpgAu début de l’autre siècle, Anaïs-Mauricia Bétant, jeune Thiernoise des plus casse-cous, se taille une belle réputation dans le monde du cirque et du music-hall. Elle se distingue particulièrement dans des numéros de haute voltige comme l’Auto-bolide, le saut à cheval ou le « Bilboquet humain ». Très vite, le public français puis étranger (Etats-Unis, Portugal, Russie et Allemagne) s’enthousiasme pour ses exploits. Elle connait la gloire et la fortune tout en restant une femme libérée, généreuse et très en avance sur son temps. Sa vie hors norme est jalonnée de hauts et de bas, de triomphes et d’accidents ainsi que de nombreux compagnons et soupirants…

« L'audace d'une étoile » est un roman historique et sentimental bâti autour d’un personnage extraordinaire ayant réellement existé. L’auteure, Corine Valade, après de jolis succès dans un registre plus terroir et artisanat traditionnel (« Le printemps d’Aurélien »), s’était déjà spécialisée dans les récits de vies de femmes libres comme « Victoire » ou « Léopoldine ». Elle franchit maintenant un nouveau cap avec le récit d’une partie de la vie de ce personnage des plus extraordinaires et des plus attachants. Une fois de plus, se vérifie l’adage selon lequel la réalité dépasse la fiction. Les évènements et péripéties se succédant à un rythme rapide, ce livre, agréablement écrit, ne se lit pas, il se dévore à toute vitesse ! On ne souhaite qu’une chose à l’auteure : qu’elle poursuive avec d’autres figures du féminisme comme Olympe de Gouges, Louise Michel, Ella Maillart ou Alexandra David-Neel. Les sujets ne lui manqueront pas.

08:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18/09/2017

Le cap des 2000…

rat.jpgNavigateur au long cours de la littérature, je me retrouve aujourd’hui à poster avec un certain plaisir ma 2000ème critique sur Babélio. J’y suis coté comme expert en Histoire et Témoignages et comme chevronné en Essais, Voyages, Religion et Humour, ce qui représente plutôt bien les sujets les plus fréquemment abordés mais pas seulement. En fait, je lis de tout un peu au gré de ma fantaisie, de mes trouvailles, de mes rencontres. Beaucoup d’enquêtes, de récits d’aventures et de voyages, pas mal de littérature de l’imaginaire (fantastique, science-fiction, anticipation), pas mal de classique, assez peu de thrillers et polars et très très peu de romans sentimentaux.

Deux mille critiques écrites à ce jour en douze années à m’esquinter la vue sur des pages imprimées ou des écrans (oui, je lis presque autant d’e-books que de livres papier). C’est énorme, mais pas tant que cela pour le lecteur boulimique que je suis et que j’ai toujours été. Sur une année, 166 bouquins, 12 à 16 par mois, 3 à 4 par semaine soit, tous les deux ou trois jours, un ouvrage dévoré ou péniblement ingurgité (tout n’est pas bon, loin de là ! En gros, moins d’un sur dix soulève mon enthousiasme. J’ai même l’impression que plus les années passent et plus la qualité et l’intérêt baissent…)

Un dernier chiffre : 10 000, c’est approximativement le nombre de livres que j’ai dû lire dans mon existence. Suis-je plus savant, plus sage, plus raisonnable, moins impulsif pour autant ? J’en doute fort. Malgré toute cette masse de connaissances, ces kilos de pâte à papier, d’encre et de jus de cerveaux, il y a encore tant de choses que je ne connais pas, tant de trucs à découvrir encore. Une vie d’humain n’y suffirait pas. En fait, je ne sais qu’une chose c’est que je ne sais rien, comme dirait l’autre. Je me demande même si ça valait la peine d’abattre autant d’arbres pour que je sois toujours aussi crétin !

Comment en suis-je venu à ça ? Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été un grand lecteur. D’autres sont footballeurs, pêcheurs à la ligne, joueurs de boules ou de poker. On a les vices qu’on peut (ou qu’on veut après tout). Lire est addictif, mais c’est une bonne addiction et surtout une addiction de paresseux. Sans quitter son fauteuil, quel plaisir de partir à l’aventure, d’explorer de nouveaux territoires, de partager de nouvelles conceptions juste par la magie de petits caractères sur une page imprimée ! Jusqu’au jour où je me suis dit : « Tu lis, tu lis du matin au soir et du soir au matin, mais que reste-t-il de tes lectures ? Pas grand-chose en général… » La preuve, il m’est arrivé de reprendre à la bibliothèque municipale le même bouquin à quelques mois d’intervalle. À ma grande confusion, le bibliothécaire, mémoire d’ordinateur aidant, me demanda si je désirais vraiment le relire. Là, j'ai réalisé que quelque chose ne tournait pas rond. J’ai alors pris l’habitude de rédiger une courte fiche avec résumé du propos et un petit avis personnel, histoire qu’il reste quelque chose de mes lectures. À cette époque, Internet entrait en force dans nos vies par le biais des blogs et des plate-formes de partage et d’échange de lecture. C’est ainsi que je me suis retrouvé à diffuser mes modestes chroniques sur Babélio, Critiques Libres et autres sites du même acabit.

Presque sans le vouloir, une carrière de critique littéraire bénévole s’ouvrait à moi. Je n’ai eu qu’à m’en féliciter. Cela m’a permis d’entrer en contact avec de très nombreux auteurs connus ou pas. Ils m’écrivent pour me remercier (souvent) ou pour récriminer (heureusement beaucoup plus rarement). Je me suis donné pour principe de toujours donner un point de vue honnête et sincère sur une œuvre, quoi qu’il en coûte. Pas question de servir la soupe, de repasser les plats ou de renvoyer l’ascenseur, même s’il m’arrive de m’exprimer sur des livres d’auteurs amis ou connus personnellement. Comme chacun sait, la critique ne peut être que subjective. Des goûts et des couleurs on ne saurait discuter. Ce qui me plait, ne plait pas forcément aux autres et inversement. Certaines de mes fiches ont déjà été lues plusieurs milliers de fois, presque plus que mes romans ou nouvelles, au point que l’auteur est parfois jaloux du critique littéraire. Voilà ce que c’est que d’avoir plusieurs casquettes. Allez, assez célébré ! En route pour la 3000ème ! On devrait fêter ça dans cinq ou six ans !

17/09/2017

Poèmes pour petits et grands (17)

périn.jpgFemmes de tous les pays

 

Les femmes de tous les pays

À quoi songent-elles, muettes

Celles à qui la guerre a pris

Le bonheur ? Les femmes qui guettent.

 

Les femmes de tous les pays,

O complices inconscientes,

Vous étouffez encore vos cris,

Vous êtes là, comme en attente.

 

Les femmes de tous les pays,

La voix meurt donc dans votre gorge

Quand ce sont vos hommes, vos fils,

Que l’on mutile ou qui s’égorgent.

 

(Cécile Périn)



09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/09/2017

Pensées plus ou moins correctes (99)

LION

« Le lion et l'agneau peuvent dormir côte à côte. Mais l’un des deux aura un sommeil agité. »

(Proverbe hindou)

« Bravez le lion et le lion vous craindra. Sachez commander à la douleur et la douleur se changera en bonheur. »

(Hermès Trismégiste)

voltaire.jpg

LIRE

« Peu de gens lisent ; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. »

(Voltaire)

« Personne ne lit plus, aujourd’hui, sauf ceux qui écrivent. »

(Henry Bordeaux)

LIT

« Le lit est l’endroit le plus dangereux du monde. En effet, 99% des gens y meurent. »

(Mark Twain)

14/09/2017

La passion des Chrétiens du Liban (Dominique Baudis)

la passion des chrétiens.jpgToute l’histoire du Liban a été marquée par les affrontements confessionnels entre Musulmans et Chrétiens depuis l’expansion de l’Islam au VIIIème siècle jusqu’à nos jours où, sur une même terre, cohabitent difficilement Chrétiens maronites et Musulmans sunnites, chiites ou druzes. Les périodes de paix et d’harmonie ont malheureusement bien souvent été entrecoupées d’intermèdes de persécutions barbares frisant le génocide. Ainsi, en 1860, les Druzes se lancèrent-ils dans de terribles massacres de Chrétiens à Beyrouth, sur le Mont Liban et jusqu’en Syrie. Les Turcs sensés faire régner l’ordre se rendirent d’ailleurs complices de toutes ces atrocités. À Damas, où d'autres tueries religieuses eurent lieu, seul l’émir Abd-el-Kader sut se montrer charitable. Et il fallut que Napoléon III se décide enfin à intervenir par l’envoi d’un corps expéditionnaire pour faire cesser cette folie sanguinaire. Le calvaire se reproduisit en 1914-18 sous forme d’une monstrueuse famine cyniquement organisée qui fit périr à nouveau des milliers de Maronites. D’autres troubles eurent encore lieu en 1943, période qui vit la fin du protectorat français. Et en 1975, éclata une très longue guerre civile qui ravagea à nouveau la pauvre petite « Suisse » du Moyen-Orient.

« La passion des Chrétiens du Liban » est un ouvrage historique de belle facture qui nous rappelle quelques épisodes de l’histoire douloureuse d’une communauté multi-culturelle et multi-religieuse qui eut toujours les pires difficultés à maintenir un équilibre précaire entre les diverses forces en présence. On transigea avec un président maronite et un premier ministre sunnite, principe démocratique reposant sur l’importance numérique de chaque religion. On sait ce qu’il en est devenu. Livre souvent dur à lire en raison de la description par des témoins oculaires de véritables pogroms d’une cruauté féroce. La populace druze égorgeant à tout-va, n’épargnant ni femme, ni enfant, ni vieillard. Incendies, vols, viols et pillages furent à chaque fois systématiquement pratiqués. Mais livre indispensable pour qui veut garder un regard lucide sur des réalités religieuses et ethniques qu’on aimerait relever d’un autre temps.

4,5/5

08:35 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/09/2017

Ulla Sundström

08:32 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/09/2017

Queen Latifa (Nouvelle)

Nouvelle extraite de mon recueil "Dorian Evergreen"

08:16 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/09/2017

La différence créatrice (Jacques de Bourbon-Busset)

la différence.jpgAimer c’est faire confiance, c’est accepter qu’un autre m’altère… Je me suis débattu contre l’amour comme on se débat contre Dieu… Chacun aime l’autre pour l’autre et non pour soi… Le mal, c’est le refus du droit à la différence et donc l’esprit de domination… Malheureusement, la société marchande n’adore qu’un dieu, le dieu fric… J’apprends que la fidélité est une création perpétuelle, que l’amour peut vaincre le temps, que l’intelligence du cœur est au cœur de l’intelligence… Ce livre étant impossible à résumer, j’ai préféré noter ses quelques pépites qui illustrent parfaitement le propos de l’auteur.

« La différence créatrice » est un double recueil philosophique : celui de sept textes personnels de Jacques de Bourbon-Busset et dans une seconde partie celui d’une vingtaine d’autres de grands auteurs, saints, poètes ou philosophes (comme Saint Jean, Saint Bernard, Charles Péguy, Paul Valéry, Rainer Maria Rilke, Descartes, Pascal, Spinoza, Rousseau, Alain, Heidegger, etc.) Tous semblent convoqués ici pour illustrer les réflexions de l’auteur sur l’amour, la mort, le divin, l’humain, l’âme, la puissance et la gloire, le respect de la nature. Les sujets ne manquent pas, les interrogations non plus. À moins de servir d’introduction voire d’initiation, l’ensemble qui a quelque chose d’hétéroclite et d’un peu superficiel. Laisse le lecteur sur sa faim Mais une authentique philosophie n’est-elle pas une perpétuelle recherche ?

3/5

07/09/2017

Poèmes pour petits et grands (16)

larronde.jpgLe grenier

 

Il est noir, l’escalier,

L’escalier qui monte au grenier,

Au grenier ou le plancher craque.

C’est un endroit que l’on aime beaucoup

La nuit s’y attarde ; on y trouve de tout :

Vieux livres, souvenirs, chapeaux à claque

Et des rats sortant de leur trou.

On a peur ; il fait noir ; le plancher craque

C’est bon d’être là, sous les tuiles,

Seul et tranquille,

Pour avoir peur et pour penser.

La lucarne est garnie de vitres bien ternes

Avec des toiles d’araignées.

On l’ouvre sur la campagne moderne,

Quand on ne veut plus vivre avec le passé.

 

(Carlos Larronde)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)