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30/05/2019

Un enfant sage (Nouvelle)

09:17 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/05/2019

La guerre comme des démons (Thalie de Molènes)

La guerre comme des démons.jpg1576 : les jumeaux Daniel et David ont maintenant quatorze ans. Après avoir été présentés à Henri de Navarre fraîchement libéré du Louvre où il était retenu contre son gré, ils quittent Périgueux pour se rendre à Bergerac. En chemin, ils sont attaqués dans une auberge par un seigneur catholique. Le notaire Lacombe qui les accompagne est grièvement blessé d’une balle en pleine poitrine. Le chirurgien appelé pour le soigner arrive en état d’ébriété avancée et totalement incapable d’opérer lui-même tellement il tremble. Il demande à Daniel d’être ses mains. Non sans peine, le jeune homme parvient à extraire la balle des chairs du blessé. Il n’en faudra pas plus pour déclencher chez Daniel une vocation de médecin. Son frère lui, se destine toujours à la carrière des armes. Le jeune Isaac Morlane, petit-fils d’Emeline se prend d’amitié pour ses deux cousins. Il passe de plus en plus de temps avec eux à La Fourcherie…

« La guerre comme des démons » est le troisième et dernier volet de cette trilogie historique fort intéressante sur les guerres de religions en Guyenne. Le lecteur continue de faire toutes sortes de découvertes sur certains aspects peu connus de ce pan d’Histoire de France peu reluisant. Ainsi apprendra-t-il que les dragonnades ne se cantonnèrent pas aux Cévennes et qu’elles furent tout aussi terribles en Saintonge et, entre autres, qu’un relaps (protestant ayant renié sa foi et étant revenu sur sa parole) ne devait être inhumé, qu’après avoir été exposé étendu sur des claies pendant plusieurs jours, laissé en pâture aux charognards. Ces guerres durèrent si longtemps que le récit en est à la troisième génération d'Hortal et de Morlane. La situation de ces deux familles huguenotes aurait pu s’améliorer, mais il n’en est rien en raison de l’acharnement de Louis XIII à vouloir éradiquer à tout prix le protestantisme de son royaume. L’intrigue malheureusement se recentre complètement sur la saga familiale avec son cortège de mariages, naissances et décès. Les grands évènements ne sont plus guère évoqués que dans les sous-titres de chapitres, ce qui est un peu regrettable.

3,5/5

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/05/2019

Poèmes pour petits et grands (77)

moreas.jpgSur un cheval tout noir

 

Sur un cheval tout noir à la crinière rousse

Il galope sur la mousse.

En toque de velours avec des plumes blanches

Il passe sous les branches.

Au galop ! Au galop ! Il passe sous les branches

Avec ses plumes blanches.

Au trot ! Au trot ! Au trot ! et son grand lévrier

Saute près de l’étrier.

Il va pour épouser la fille de la reine,

La reine, sa marraine.

Sur son cheval tout noir à la crinière rousse,

Il galope sur la mousse.

 

(Jean Moréas)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/05/2019

Pensées plus ou moins correctes (158)

Descartes.jpgPENSER

« Je pense donc je suis » (Cogito ergo sum)

(Descartes)

« Ne prends pas la peine de penser pour moi : j’y suffis moi-même. »

(Euripide)

« Penser est la chose la plus malsaine du monde ; et l’on en meurt, tout comme de quelque autre maladie. Heureusement, en Angleterre au moins, la pensée n’est pas contagieuse. Le magnifique aspect de notre race vient uniquement de notre stupidité nationale. »

(Oscar Wilde)

« Pensez comme un adulte, vivez comme un jeune, conseillez comme un ancien et ne cessez jamais de rêver comme un enfant. »

« Non seulement vous ATTIREZ ce que vous pensez, mais vous DEVENEZ ce que vous pensez le plus. Si vous pouvez voir en image ICI ET MAINTENANT ce que vous désirez, vous allez l’obtenir. Alors vos pensées deviennent des réalités. »

(Michel Dogna)

08:32 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2019

La guerre comme des hommes (Thalie de Molènes)

La guerre comme des hommes.jpg1563 : l’édit d'Amboise marque la fin de la première guerre de religion. Jeanne d’Albret a ordonné que dans son royaume, catholiques et protestants utilisent à tour de rôle des lieux de culte commun. Et pourtant dans tout le sud-ouest, rien n’est vraiment réglé. À Issigeac, Guilhem Hortal assiste à une scène typique de persécution de catholiques. De jeunes protestants les bastonnent à la sortie de la messe, les lynchent et finissent par égorger leur prêtre. La jeune Alba qui a vu ses deux parents assassinés par des protestants a cru un instant qu’un jeune cavalier qui passait allait lui porter secours. Il n’en fut rien. Il la viola. Son frère Jean l’ayant retrouvée à demi consciente près d’une citerne l’a confiée à sa famille du côté de Bergerac. Mutique et remplie de haine pour cette famille de huguenots, la jeune fille accouche de deux jumeaux. Le patriarche finit par ne plus pouvoir supporter son attitude hostile. Il la vend à un certain Delbos qui la prostitue. Depuis, Alba n’a plus qu’un but dans la vie : se venger de son violeur, Guilhem Hortal.

Deuxième volet de la trilogie historique, « La guerre comme des hommes » se poursuit dans un contexte de plus en plus dramatique : le massacre programmé de la Saint-Barthélemy et se termine sur le premier siège de La Rochelle, ville fortifiée et un des ultimes bastions de résistance des protestants. Les personnages se succèdent. Certains disparaissent (Jean, puis plus tard Guilhem) et d’autres apparaissent. Les femmes ont la part belle (Emeline et Marguerite entre autres). Le lecteur découvrira le courage exemplaire des femmes de La Rochelle qui se battent aux côtés des hommes. L’action mollit un peu. Elle se recentre sur la saga familiale. Les scènes de guerre et de violence sont presque moins nombreuses que dans le premier tome alors que la guerre est supposée gagner en âpreté. Livre intéressant néanmoins surtout d’un point de vue historique. L’auteure reste objective, ne prend parti pour aucun des deux camps et montre tout autant les méfaits des uns que ceux des autres. Elle permet à travers cet ouvrage de fiction de faire découvrir au lecteur certains aspects peu connus de cette période particulièrement sombre de l’Histoire de France.

4/5

08:39 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2019

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible ici :

09:02 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2019

La guerre comme des anges (Thalie de Molènes)

La guerre comme des anges.jpgEn 1542, à Bordeaux, Jean Hortal assiste au supplice d’Aymon de la Voye, protestant condamné à mort par strangulation puis crémation pour hérésie. Il avait prêché la Réforme dans la ville de Sainte Foy la Grande. Jean était un disciple d’Aymon. Il ne comprend pas que les parlementaires de la ville aient infligé cette mort infamante à un homme pieux, honnête et respectable comme son maître. Il décide d’abandonner la robe de bure franciscaine pour s’établir colporteur, profession qui devrait lui permettre de distribuer bibles et évangiles sous le manteau, l’Église catholique ayant interdit la lecture dans le texte des livres saints. Dans un hameau abandonné par la religion, il rencontre la jeune et belle Elisa qui tombe immédiatement amoureuse de lui. Ils se marient et ont bientôt un enfant qu’ils appellent Simon. Malheureusement, peu après, Elisa meurt noyée avec son bébé…

« La guerre comme des anges » est le premier tome d’une trilogie historique relatant les guerres de religion en Aquitaine. Comme dans tout bon roman historique, les personnages fictifs croisent les figures authentiques de l’Histoire avec un grand H. (Ici Monluc, Jeanne d’Albret, Marguerite de Navarre, Clermont de Piles et bon nombre d’autres). L’auteure articule sa narration autour de trois familles périgourdines, les Hortal, les Dorlac et les Morlane, tous hauts en couleur et pris dans cette tourmente monstrueuse des guerres de religion qui furent bien plus cruelles et durèrent bien plus longtemps qu’on n’imagine aujourd’hui. Difficile pour nous de comprendre comment des hommes ont pu en arriver aux extrémités décrites. Pareil fanatisme, intégrisme, ferveur, certitude de seul connaître la voie forcément unique menant au ciel peut sembler inadmissible. Un comble d’obscurantisme, une monstruosité absolue. Gardons-nous de ces jugements à l’emporte-pièce totalement anachroniques. Impensables de nos jours. Quoique. Livre bien écrit, agréable à lire. Personnages attachants. On ne peut qu’avoir envie de connaître la suite. Même si cette guerre « comme des anges » n’est qu’une suite d’horreurs. Pourra-t-on aller plus loin dans l’abjection avec celle des hommes puis celle des démons ?

4/5

09:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2019

Toute la sagesse du monde (Nouvelle)

09:13 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2019

Vagabondage (Michel Testut)

Vagabondages.jpgLe bonheur de s’arrêter dans la campagne pour contempler un beau site naturel. Le plaisir de s’attabler dans une petite auberge de campagne pour y déguster les spécialités d’une cuisine « comme à la maison ». La joie de marcher sur les sentiers, de profiter de la campagne, de la forêt, des petits villages perdus dans les collines au rythme lent de ses pas. Se promener dans Saint-Astier. Découvrir le charme de Ribérac. Explorer les rives de la Double. Se régaler de la galette des Rois ou du bon gros pain de campagne croustillant juste sorti du fournil du boulanger. Faire les vendanges à la ferme. Chasser le cèpe en septembre ou dénicher la truffe. Autant de bonheurs simples et campagnards amoureusement décrits dans ce petit ouvrage.

« Vagabondage » est un recueil de 22 textes dont certains ont été des articles de journaux locaux. Tous abordent une facette différente de la vie paysanne avec une certaine nostalgie clairement et fièrement revendiquée. Son éloge des granges en est sans doute le plus bel exemple. Mais Michel Testut nous propose bien plus que cela. Une sorte de petit traité en 22 articles du bonheur, de la joie dans toutes sortes de petites choses agréables. Un véritable précis de sagesse plein de saveur et de poésie. Les descriptions sont toutes minutieuses, pleines de tendresse et de malice. Et au détour d’un article, le poète périgourdin peut tout aussi bien se montrer philosophe ou moraliste. Il n’hésite pas à condamner le pognon roi, la malbouffe ou les salles communales polyvalentes qui ont condamné les bals sur plancher et sous chapiteau. Le lecteur pourra rapprocher Testut de Delerm et faire son miel de ces délicieux textes de poésie en prose (tous à consommer sans modération !)

4,5/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/05/2019

Poèmes pour petits et grands (76)

Si…

 

Si la sardine avait des ailes;

Si Gaston s’appelait Gisèle

Si l’on pleurait lorsqu’on rit,

Si le pape habitait Paris,

Si l’on mourait avant de naître,

Si la porte était la fenêtre,

Si l’agneau dévorait le loup,

Si les Normands parlaient zoulou,

Si la mer noire était la mer blanche,

Si le monde était à l’envers,

Je marcherais les pieds en l’air,

Le jour je garderais la chambre,

J’irais à la plage en décembre,

Deux et un ne feront plus trois…

Quel ennui ce monde à l’endroit !

 

(Jean-Luc Moreau)

08:42 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)