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30/06/2019

Le mammouth m'a tué (Témoignage)

09:08 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/06/2019

Un fiasco maçonnique (Emile Flourens)

Un fiasco maçonnique.jpgEn 1899 puis en 1907, à l’initiative de sommités de la maçonnerie, furent organisées deux conférences internationales à La Haye. Ces hauts dignitaires souvent d’origine juive voulaient lancer une initiative en faveur de la paix mondiale. Pour y parvenir, ils voulaient créer une cour d’arbitrage internationale permanente à laquelle tous les états auraient dû se soumettre en cas de litige. Président de l’Alliance Israélite Universelle et Grand maître du Rite Ecossais, Adolphe Crémieux avait quelques années auparavant entrepris un lobbying intense auprès de l’empereur Napoléon III et du Tsar Alexandre II. Le président américain Roosevelt et le tsar Nicolas II furent officiellement à l’origine du projet qui se solda par un échec apparent, car elles n’empêchèrent pas la guerre de 1914. Après un peu plus de deux mois de travaux, le texte de l’Acte final de la Convention de la Haye fut signé le 29 juillet 1899 par les représentants de vingt-sept États, dont vingt-et-un européens. Ces deux Conventions de la paix représentent aujourd’hui les règles de droit coutumier de première importance, même si entre-temps les Conventions de Genève de 1949 et leurs Protocoles additionnels de 1977 les ont considérablement élargies.

Cet ouvrage écrit par un ancien ministre des Affaires étrangères et publié en 1912, est aujourd’hui un important document historique analysant de façon objective l’ébauche avortée selon l’auteur des premières instances internationales, en réalité l’acte de naissance de la Cour pénale internationale de La Haye. Suivront ensuite la SDN puis l’ONU et toutes ses annexes. Les arguments contre cette « nouveauté » ne manquaient pourtant pas. « Tout ce mouvement pour la paix, si beau à n’en considérer que l’apparence, n’est au fond que la preuve d’une sotte bonhomie », écrivit à l’époque Robert von Mohl. « Le but de tous ces projets de paix c’est de faire régner la paix ; or ce n’est pas la paix qui est le but, c’est le droit ; or toutes les garanties imaginables ne préviennent pas la violation du droit », ajoutait F. Laurent. Le plus amusant est de s’apercevoir que le véritable objectif de toutes ces grandes manœuvres était la création d’un Etat mondial sur le modèle des Etats-Unis d’Amérique, une fédération universelle, un gouvernement mondial. Ceci il y a plus d’un siècle. Ces gens-là ont de la patience, de la suite dans les idées. Document très intéressant pour les amateurs d’Histoire ou pour quiconque s’intéresse à la géopolitique actuelle.

3/5

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27/06/2019

Poèmes pour petits et grands (80)

Richepin.jpgLe vagabond

 

Ce vieux, poilu comme un lapin,

Qui s’en va mendiant son pain,

Clopin-clopant, clopant-clopin.

 

Où va-t-il ? D’où vient-il ? Qu’importe !

Suivant le hasard qui l’emporte

Il chemine de porte en porte.

 

Un pied nu, l’autre sans soulier,

Sur son bâton de cornouiller,

Il fait plus de pas qu’un roulier.

 

Il dévore en rêvant les lieues

Sur les routes à longues queues,

Qui vont vers les collines bleues.

 

(Jean Richepin)

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26/06/2019

Le Rhin se jette dans le Tibre (Ralph Wiltgen)

Le rhin se jette dans le tibre.jpgLes travaux préparatoires du Concile Vatican II consistèrent d’abord en une vaste collecte des réponses données par les prélats à un questionnaire envoyé par le pape Jean XXIII. Soit un total de seize gros volumes représentant près de 10 000 pages de lecture ! Lesquelles allaient d’ailleurs servir de bases aux travaux des diverses commissions. À l’appel du souverain pontife, 2200 prélats se retrouvèrent à Rome pour ce Concile qui se voulait œcuménique. Mais dès l’ouverture ce fut la foire d’empoigne pour obtenir les présidences des dites commissions. L’Allemagne, l’Autriche, la Hollande et pour une moindre part la France se taillèrent la part du lion au grand dam des prélats d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. La Curie romaine se retrouva sur la sellette. Le Pape lui-même vit son autorité remise en question. On abandonna le latin et on systématisa la concélébration des messes. On aborda la question du statut des religieux, des laïcs, on chercha à mettre une sourdine sur le culte marial, etc. Les plus actifs partisans de l’œcuménisme furent les Jésuites et les Dominicains.

« Le Rhin se jette dans le Tibre » est un compte-rendu précis, presque heure par heure ou intervention après intervention ,d’un Concile qui fut lourd de conséquences surtout pour le catholicisme. Le lecteur remarquera que tous les efforts déployés pour séduire les « frères séparés », orthodoxes, protestants et même juifs ne furent guère payés de retour. Ces « minutes » illustrent parfaitement les difficultés qu’eurent les prélats à trouver des accords sur quasiment tout. Le bras de fer entre conservateurs et libéraux fut aisément gagné par ces derniers qui surent placer suffisamment de propositions floues ou ambiguës permettant la plupart des dérives qui se produisirent par la suite. Un document historique majeur, précis, référencé qui pourra être fort profitable au chercheur ou à l’amateur voulant en savoir plus sur cet événement capital. On passera sur la lecture un peu aride de ce texte.

3/5

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25/06/2019

Pensées plus ou moins correctes (161)

PERSEVERANCE

« La persévérance est une forme très haute de courage. »

« La persévérance vient à bout de tout. »

Schwob.jpgPERSONNALITE

« La personnalité est à l’homme ce que l’odeur est à la fleur. »

(Marcel Schwob)

PERSONNE

« Quatre sortes de personnes dans le monde : les amoureux, les ambitieux, les observateurs et les imbéciles. Les plus heureux sont les imbéciles. »

(H. Taine)

« À force de n’être personne, il est devenu quelque chose. »

(Jean Dutourd)

PESSIMISME

« Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme de volonté. »

(Alain)

PESSIMISTE

« Le pessimiste ? Un homme qui en veut à tous les autres hommes parce qu’il les trouve aussi dégoûtants que lui. »

(George-Bernard Shaw)

« Les plus pessimistes des hommes sont toujours dépassés par la réalité. »

(Robert Brasillach)

08:22 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/06/2019

Une fumée sur le toit (Edouard Roy)

Une-fumee-sur-le-toit-Charlou-mineur-et-paysan_2646.jpgCharlou est un pauvre paysan de la région de Carmaux. Son père d’abord sabotier a essayé de se reconvertir comme vendeur de chevaux mais sans grand succès. Dès l’âge de 12 ans, il doit quitter la petite ferme familiale pour aller s’engager à la mine. Il y travaillera de 1889 à 1929 à l’entretien des chevaux puis comme porion. De trop petite taille, il est dispensé de service militaire et échappe à la grande boucherie de la Première Guerre Mondiale. Il se marie avec Orancie qui sera sa fidèle compagne pendant des années. Ils n’auront qu’une fille car Orancie, victime d’un très grave accident ne pourra plus avoir d’enfant. À la fois mineur et paysan, Charlou mènera une double vie. Double travail, double peine. Il connaîtra les grands mouvements sociaux de l’époque, verra l’armée tirer sur le peuple et découvrira l’exploitation, la misère de ceux et celles qui n’ont pas comme lui quelques arpents de terre et quelques animaux qui lui permettront de toujours améliorer l’ordinaire, ce qui sera particulièrement le cas pendant l’Occupation.

« Une fumée sur le toit » n’est pas un roman de terroir, mais l’authentique témoignage, vivant et poignant, d’un homme simple, honnête et courageux. Edouard Roy a recueilli et scrupuleusement noté les récits de Charlou. L’ensemble est un peu décousu, un peu brut de décoffrage. L’auteur fait parler à la première personne tantôt Charlou, tantôt Orancie, ce qui permet au lecteur de se faire une bonne idée de ce que fut la vie des personnages dans une époque difficile. Il ne pourra qu’apprécier à sa juste valeur la sagesse de cet ouvrier-paysan qui analyse le monde de la mine et toute la société avec son bon sens et surtout son humour modeste. Ouvrage très frais, très agréable, pétri de valeurs traditionnelles et si loin du cynisme, du laisser-aller et de la lâcheté actuels !

4/5

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22/06/2019

Manzoni Strip (Nouvelle)

08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/06/2019

Le templier d'Andrivaux (Jacques Dubourg)

Le templier d'Andrivaux.jpgEn 1138, en Périgord, le sire de Beaudricourt a la tristesse de perdre Juliane, son épouse bien-aîmée. Il décide de tout quitter pour entrer à la commanderie templière d'Andrivaux qui vient de se créer à proximité de son domaine. Il veut devenir un « pauvre chevalier du Christ et du Temple de Salomon ». Il confie son fils Enguerrand qui n’a que 13 ans aux bons soins de sa vieille servante Gertrude et de son frère, lequel gèrera son fief jusqu’à la majorité de son fils. À ce moment, il devra rejoindre à son tour l’ordre chevaleresque qui pourra hériter de tous ses biens. Mais, d’abord, Beaudricourt doit faire ses preuves avant d’être admis dans l’ordre et pouvoir recevoir le fameux manteau blanc frappé de la croix rouge. Il rejoint ensuite la commanderie de La Rochelle avant de partir en Terre Sainte accomplir sa mission de protection des pèlerins victimes des agressions des Sarrasins. Il y attrape la lèpre et est rapatrié en France…

« Le templier d'Andrivaux » est un roman historique solidement étayé sur la réalité des faits et ne cédant pas à la mode romanesque si répandue sur le sujet. Ici, pas d’histoire de Baphomet ni de Saint Graal, ni de Prieuré de Sion ni même de sang royal. Jacques Dubourg ne s’aventure pas dans les élucubrations des Dan Brown et consorts. Il laisse de côté tout ce côté ésotérique plus ou moins fumeux pour privilégier l’Histoire avec un grand H. Le lecteur suit de près l’initiation du futur templier et réalise que ce personnage était vraiment autant moine que soldat. Il faisait d’ailleurs vœu de pauvreté, obéissance et chasteté. Un chapitre important du livre illustre très bien l’énorme importance attachée à cette vertu. Tous les faits s’inscrivent parfaitement avec le contexte historique qui est d’ailleurs rappelé en fin de volume. Un roman historique sérieux, bien construit, comme le vrai connaisseur de l’Histoire peut les apprécier même si les épisodes spectaculaires brillent un peu par leur absence.

3,5/5

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20/06/2019

Le dernier des Spartians (roman)

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19/06/2019

Alain de Solminihac (Roland Mazeau)

Alain de solminihac.jpgAlain de Solminihac, né le 25 novembre 1593 au château de Belet à Saint-Aquilin, près de Périgueux, mort à Mercuès, près de Cahors, le 31 décembre 1659, fut un homme d’Église du XVIIe siècle. Il a été déclaré vénérable en juin 1927 par le pape Pie XI puis béatifié en 1981 par le pape Jean-Paul II. À l’âge de 18 ans, il ne désirait rien d’autre que de devenir chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et de porter les armes pour défendre la foi catholique. Son oncle, abbé commendataire de l’abbaye de Chancelade, fondée en 1133, le désigne pour lui succéder. À 21 ans, il devient donc chanoine régulier novice. En 1614, lorsqu’il prend son abbaye en main, celle-ci est ruinée par les guerres de religion. Après sa profession religieuse (1616) et son ordination sacerdotale (1618), il va compléter ses études ecclésiastiques à Paris où il applique sa devise: : « Aussi bien que se peut, jamais rien à demi ». Il y rencontre François de Sales et se lie d’amitié avec Vincent de Paul. En 1623, il reçoit la bénédiction abbatiale et continue l’entreprise de reconstruction spirituelle et matérielle de Chancelade. En onze années, il reçoit la profession religieuse de 54 novices. Sa méthode et ses préceptes font école auprès d’autres communautés augustiniennes. Pressenti pour être nommé évêque de Lavaur, il se rend à Paris pour aller demander au roi Louis XIII de lui éviter ces honneurs. Mais le roi, frappé par cette humilité, le fait nommer en 1636, à un des plus grands diocèses du royaume, celui de Cahors.

« Alain de Solminihac, abbé de Chancelade, évêque de Cahors » est un ouvrage historique et documenté sur la vie d’un homme pétri de foi et de ferveur qui eut une grande influence à son époque ne serait-ce que par les réformes qu’il impulsa à la religion catholique. Le lecteur découvrira dans ce livre de nombreux extraits de sa correspondance avec Vincent de Paul. Des photographies illustrent un propos un peu aride et surprenant devant tant d’héroïcité des vertus. Cet évêque « malgré lui » portait secours aux pauvres et aux démunis et eut une conduite admirable pendant la grande peste. Il se comporta toujours comme un véritable ascète. Il ne se nourrissait qu’une fois par jour d’un peu de pain et de quelques légumes, dormait sur une planche, portait un cilice et s’infligeait des flagellations chaque vendredi entre autres… Un comportement quasi incompréhensible à notre époque. Livre intéressant pour découvrir un athlète de Dieu assez peu connu.

3/5

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