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30/07/2019

Le voyage promotionnel (sketch inédit)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

28/07/2019

La terre invisible (Hubert Mingarelli)

La terre invisible.jpgÀ Dinslaken, dans l’Allemagne vaincue de juillet 1945, un photographe de guerre n’arrive pas à se décider à rembarquer et à retourner chez lui. Quelque chose le retient sur place. Le hasard de ses promenades lui fait rencontrer de pauvres gens partis sur les routes à la recherche d’un abri. Quand il reçoit l’ordre de pendre un procureur, son supérieur, le colonel Collins, refuse d’obtempérer en prenant le prétexte que son unité ne dispose d’aucun charpentier. Le photographe est obsédé par un rêve récurrent : il voit des bâches recouvrant des morts se soulever toutes seules. Un jour, profitant de la voiture réquisitionnée du procureur, il part en voyage vers le Nord en compagnie du seconde classe O'Leary qui lui servira de chauffeur. Dans les fermes et dans les villages, il prend en photo les gens qu’il rencontre, souvent des femmes, des enfants et des vieillards mutiques. Il leur demande parfois de l’eau et des œufs pour améliorer l’ordinaire…

« La terre invisible » est un roman intimiste comme sait si bien en écrire Hubert Mingarelli avec son style minimaliste inimitable. L’auteur ne semble s’attacher qu’aux détails insignifiants de la vie de tous les jours. Ses personnages ressemblent un peu à des ombres, tant il leur donne peu de consistance. Ce voyage quasi inutile et peut-être sans retour donne surtout une impression de poésie mélancolique. Pas de théories, peu de descriptions, pas de grandes déclarations ou explications psychologique, juste l’essentiel pour que le lecteur puisse se faire son film tout seul dans sa tête. De livres en livres, Mingarelli continue donc imperturbablement sur ce même sillon. Ça finit par faire un peu procédé « breveté », d’autant qu’on retrouve presque les mêmes personnages, les mêmes situations et les mêmes décors (ou de similaires comme dans « Quatre soldats »). Le lecteur pourrait finir par se lasser, mais il n’en est rien. La petite musique si particulière de l’auteur garde encore pas mal de sa magie…

3,5/5

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27/07/2019

Poèmes pour petits et grands (83)

morrison.jpgQuand la musique est finie

 

Quand la musique est finie, éteignez les lumières.

Car la musique est votre amie très spéciale.

Dansez sur le feu comme elle vous y appelle,

La musique est votre seule amie jusqu’à la fin.

Annulez mon abonnement à la résurrection,

Envoyez mes références aux maisons de détention,

J’y ai quelques amis.

Le visage dans le miroir ne s’effaça pas,

La fille à la fenêtre ne s’effondra pas.

Un festin d’amis cria-t-elle vivante

M’attend dehors.

Avant de sombrer dans le grand sommeil

Je veux entendre le cri du papillon.

Reviens, baby, reviens dans mes bras.

Nous en avons assez de traîner,

D’attendre avec nos têtes collées au sol.

J’entends un bruit très doux,

Si proche et pourtant si lointain, si léger, si clair,

Viens aujourd’hui.

Qu’ont-ils fait à la terre ?

Qu’ont-ils fait à notre sœur si pure ?

Ils l’ont dévastée, pillée, éventrée, déchirée,

Percée de couteaux au flanc de l’aube,

Entravée de clôtures et traînée de force.

J’entends un bruit très doux

Avec votre oreille collée au sol.

Nous voulons le monde et nous le voulons maintenant !

 

(Jim Morrison)

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25/07/2019

Pensées plus ou moins correctes (164)

Orwell.jpg« Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice. »

(George Orwell)

« S’il existait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« Un peuple libre ne doit pas seulement être armé et discipliné, mais il doit posséder suffisamment d’armes et de munitions pour maintenir un statut d’indépendance envers quiconque tenterait d’abuser de lui. Y compris son propre gouvernement. »

(George Washington)

« Je veux bien mourir pour le peuple à condition qu’on ne me force pas à vivre avec. »

(Rosa Luxembourg)

« Plus les peuples sont devenus dégénérés et lâches plus ils sont cruels. »

(Céline)

« Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! »

(Charles de Gaulle)

« Ce que les peuples du Moyen Âge haïssaient d’instinct, je le hais avec réflexion et irrévocablement. »

(Proudhon)

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24/07/2019

Le prince des étoiles (Jack Vance)

Le prince des étoiles.jpgEn juillet 1524, Kirth Gersen se présente à la taverne de Smade, établissement fréquenté par les pirates et les flibustiers les plus notoires de l’Au-delà. Il faut dire que Smade est le seul propriétaire de la planète qui porte son nom. Il s’y est établi avec ses trois femmes et ses onze enfants et y fait régner sa loi. Gersen y rencontre un autre explorateur de l’espace, Lugo Teehalt, lequel a travaillé pour le compte d'Attel Malagate, dit « Le Monstre ». Teehalt a fait la découverte d’une planète aussi magnifique qu’hospitalière, habitée par des créatures fascinantes telles les dryades. Pour la préserver, il veut garder secret son emplacement. Mais, dans la nuit, il est assassiné par trois individus, au grand dam de Smade qui n’admet aucun désordre sur sa planète. Gersen repart avec le moniteur de la fusée de Teehalt. Il espère réussir à l’ouvrir et à le faire parler, car il contient de précieux renseignements et en particulier la position de la fameuse planète.

« Le prince des étoiles » est un roman de science-fiction, catégorie space-opera, consacré à une chasse à l’homme et à une vengeance à travers la galaxie. C’est le premier de cinq tomes d’une saga intitulée « La geste des princes-démons ». Chacun retrace la traque d’un grand criminel et peut se lire indépendamment des autres. Après Attel Malagate, suivront Kokor Hekkus, Viole Falushe, Lens Larque et Howard Alan Treesong. Présentée comme un grand classique de la science-fiction (si l’on en croit la quatrième de couverture), cette série est plutôt une œuvre de divertissement sans grande prétention ni profondeur. L’intrigue est assez basique, les personnages peu travaillés et les méchants très caricaturaux. Reste le style de qualité du grand Jack Vance dont la production assez énorme comporte des titres de bien meilleur niveau que celui-ci.

3,5/5

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22/07/2019

Opération Baucent (Roman)

09:12 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2019

Le train perdu (Souvestre et Allain)

Le train perdu.jpgDans une guinguette des bords de Marne, Beaumôme, Oeil-de-bœuf, Bec-de-gaz et quelques autres apaches et rôdeuses de barrière découvrent qu’un mystérieux personnage semble les espionner depuis un salon particulier du premier étage. Ils s’apprêtent à lui faire un mauvais sort quand ils découvrent que le présumé roussin n’est autre que leur patron, le redoutable Fantômas. Lequel leur propose un nouveau contrat : dérober la rondelette somme de cinq millions de francs convoyée en Angleterre par le prince Vladimir, aristocrate russe, chargé de l’achat d’une île du Pacifique pour le compte d’une principauté d’Europe centrale. Une première tentative échoue lamentablement dans le train menant à Calais. Une deuxième sur le ferry-boat fait flop également. Il faut dire que diverses grèves de dockers et de cheminots compliquent à plaisir la manœuvre des voyous…

« Le train perdu » est un des épisodes des aventures de Fantômas, « le génie du crime, le maître de l’épouvante ». Paru en 1912, ce roman feuilleton parfaitement dans le goût de l’époque rencontra un immense succès sous forme de fascicules vendus 65 centimes (le Livre de Poche avant l'heure). Dans la lignée des Rocambole et autres Arsène Lupin, le héros, sombre incarnation du mal n’a de cesse de faire frissonner de peur les lecteurs de l’époque. Y a-t-il un intérêt à lire aujourd’hui ce genre de texte écrit au kilomètre, quasiment sans relecture, sans le moindre souci de style ? Oui, sans aucun doute, mais pour des raisons différentes des originales. Tout d’abord pour la plongée dans le monde de la Belle Epoque avec toute sa galerie de personnages étranges ou truculents. Ensuite pour l’intrigue délirante, abracadabrantesque, pleine de rebondissements souvent cousus de fil blanc et frisant sans cesse l’invraisemblance. Mais qu’importe ! Le lecteur pourra également mesurer les progrès qui ont été faits en littérature (roman noir, thriller, fantastique) depuis cette œuvre de précurseurs sans prétention qui n’avaient qu’un but : distraire le lecteur et vivre de leur plume.

3/5

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20/07/2019

Diego Modena (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sûndstrom" disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

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19/07/2019

Paroles d'un révolté (Pierre Kropotkine)

Paroles d'un révolté.jpgNé en 1842, mort en 1921, Pierre Kropotkine, issu de la haute aristocratie russe, fut à la fois géographe, explorateur, zoologiste, et anthropologue. Il est surtout connu comme théoricien du communisme libertaire. Avec Bakounine, Fourier et Proudhon, il est considéré comme un des penseurs majeurs de l’anarchisme et comme le fondateur de ce mouvement politique aussi radical que particulier. Accusé d’affiliation à « une société internationale ayant pour but de provoquer la suspension du travail, l’abolition de la propriété, de la famille, de la patrie et de la religion », en un mot, d’avoir commis par ses écrits un véritable attentat contre la paix publique, il dut purger trois années de prison en France. Mais que prônait cet imprécateur ? La véritable collectivisation des terres, des richesses et des moyens de production. Il voulait développer l’entraide, la solidarité prolétarienne, une morale basée sur la liberté, l’égalité, la fraternité et la justice sociale. Il fustigeait la spéculation et tous les profits indûment engrangés sur la sueur et le labeur des travailleurs. Il condamnait sans appel le capital et surtout la bourgeoisie qui avait manqué à toutes ses promesses lors des diverses révolutions (1789, 1830, 1848 et surtout au moment de la Commune qu’il étudie tout particulièrement comme étant la seule véritable tentative avortée de révolution anarchisante).

« Paroles d’un révolté » est un recueil comportant 19 articles précédemment parus dans le journal « La Révolte ». Publié en 1885, cet ouvrage pourra être lu sans problème de nos jours et certainement avec grand profit tant l’analyse des mécanismes révolutionnaires est pertinente. Le lecteur s’apercevra au fil des articles que peu de choses ont changé et que d’une oppression, le peuple est passé à une autre peut-être encore plus hypocrite et plus rapace. Il comprendra que l’ordre bourgeois a toujours su récupérer toutes les révolutions, les a retournées à son profit. Les nantis osant même se présenter comme « socialistes ». Pour Kropotkine, tout « gouvernement révolutionnaire » est un oxymore, une forfaiture et un piège dans lequel sont tombées toutes les révolutions « sociales » sans aucune exception. Ce que l’Histoire nous a d’ailleurs montré ultérieurement. La Révolution de 1917, le stalinisme, le maoïsme, guerre d’Espagne, ne faisant que conforter a posteriori les thèses de l’auteur. Pour lui, il faudrait prioritairement abolir toute forme de propriété et procéder sans attendre à une expropriation généralisée. « Ni Dieu, ni maître », donc pas d’armée, pas de clergé, pas de gouvernement, pas de pseudo « représentants du peuple » qui ne songent qu’à se servir au lieu de servir, pas de taxes, pas d’impôts. Une commune, autant dire, une communauté, un communisme total, absolu, sans compromis. Il pensait cet avenir tout proche comme une suite logique de la Commune de Paris. Nous, grâce au recul que nous avons, savons qu’il donnait sans doute un peu beaucoup dans un idéalisme utopique sans parler d’un certain misérabilisme compréhensible vu l’époque. À lire pour qui veut en savoir plus sur ce courant politique qui ne parvint jamais à inscrire ses principes dans la réalité.

4/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2)

17/07/2019

Poèmes pour petits et grands (82)

tardieu.jpgComptine

 

J’avais une vache

Elle est au salon

 

J’avais une rose

Elle est en chemise

Et en pantalon

 

J’avais un cheval

Il cuit dans la soupe

Dans le court bouillon

 

J’avais une lampe

Le ciel me la prise

Pour les nuits sans lune

 

J’avais un soleil

Il n’a plus de feu

Je n’y vois plus goutte

Je cherche ma route

Comme un malheureux.

 

(Jean Tardieu)

08:46 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)