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30/08/2019

Le cours du blé est en hausse (Nouvelle)

09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/08/2019

Grands Zhéros de l'Histoire de France (Clémentine-Portier-Kaltenbach)

Les grands zhéros.jpgSi l’Histoire de France eut son lot de héros militaires, de géants de la littérature et de grands esprits en tous genres, elle eut également et plus que son compte de nullités, d’incapables et autres gaffeurs que l’auteure a la gentillesse de qualifier de l’amusant néologisme de « zhéros ». Elle les classe en plusieurs catégories : les faux hommes providentiels tels le comte de Chambord ou le général Boulanger, les causeurs de catastrophes comme Kerguelen qui ne posa jamais le pied sur une seule de ses îles, Soubise ou Chaumareys, les boucs émissaires tels Grouchy, Bazaine, de Grasse ou Villeneuve, ceux qui s’ingénièrent à tenter de nuire à plus grands qu’eux comme Desfontaines, Fréron, Suard ou Lemercier, le menu fretin de la nullité tels Ollivier, Lebœuf, d'Arnouville ou Etienne, l’idiot criminel qui s’acharna à maintenir le pantalon rouge des poilus de 14 et, last but not least, la médaille d’or du nullissime des nullards, le premier bâtard de Napoléon, le « Comte » Léon, minable escroc et quémandeur perpétuel, mort à Pontoise dans une misère noire…

« Grands zhéros de l'Histoire de France » présente une agréable compilation d’erreurs, catastrophes et ratages en tous genres causés par toute une série de minables de plus ou moins grande envergure. Ils ont en commun d’avoir participé de près ou de loin à la grande Histoire de France à l’exception notable de Medina Sidonia, incapable amiral de l’Invincible Armada espagnole, placé là à titre de modèle du genre, et très souvent d’être tombés dans un oubli dont l’auteure les tire avec un malin plaisir et une certaine malice bien appréciable. En effet, le style est léger et facile à lire. On notera à ce sujet une conclusion amusante et une page de remerciements en forme d’auto-dérision plutôt réussie et tout à fait originale. Ouvrage à conseiller aux passionnés d’Histoire vue par le petit bout de la lorgnette.

4/5

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/08/2019

Poèmes pour petits et grands (86)

Kessel.jpgLe chant des partisans

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines.

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne,

Ohé partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !

Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades.

Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé ! Les tueurs à la balle et au couteau tuez vite !

Ohé ! Saboteurs attention à ton fardeau, Dynamite !

 

C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens aux creux des lits font des rêves.

Ici, nous vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève

 

Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait, quand il passe

Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place.

 

(Joseph Kessel)

08:31 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/08/2019

Tout va très bien, Madame la Comtesse (Francesco Muzzopappa)

Tout va très bien.jpgÀ Turin, dans son palais qui a connu des heures plus glorieuses, la comtesse Maria Vittoria dal Pozzo della Cisterna, 71 printemps, se désole : alors qu’elle est en pleine débâcle financière, son unique rejeton, le beau et fort limité intellectuellement Emmanuele, s’est entiché d’une bimbo à la cuisse légère, lui a offert une paire de seins siliconés qui a coûté un bras, et pour faire bonne mesure, rien moins que le Koh-i-Noor, le dernier joyau de la famille. Comment le récupérer et par la même occasion comment se débarrasser de la dispendieuse starlette ? Il lui vient une idée de génie quand elle se trouve mêlée malgré elle au hold-up de sa banque mené par le « gentleman braqueur », à ses heures perdues, sculpteur sur bois de voiliers plus ou moins hideux pilotés par de vilaines marionnettes borgnes…

« Tout va très bien, Madame la Comtesse » se présente comme un roman humoristique léger et pétillant. C’est amusant sans plus. Tous les personnages sont assez caricaturaux. Dans une post-face, l’auteur ose se réclamer de Tom Sharpe et de P.G. Woodehouse, deux géants de l’humour dont il n’arrive pas à la cheville ! Son style se rapproche d’ailleurs plus d’auteurs français comme Frédéric Dard ou Alphonse Boudard, mais avec nettement moins de truculence et de malice. Un ouvrage distrayant, assez drôle, mais sans grande envergure ni originalité. Il lui manque le décalage, le « non-sense » british ou l’ironie et la dérision française. Muzzopappa reste italien, qu’il l’assume.

3/5

08:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/08/2019

Pensées plus ou moins correctes (167)

montaigne.jpgPHILOSOPHER

« Philosopher, c’est apprendre à mourir. »

(Michel de Montaigne)

« Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. »

(Blaise Pascal)

PHILOSOPHIE

« Philosophie (n) : itinéraire composé de plusieurs routes qui mènent de nulle part à rien. »

(Ambrose Bierce)

« La meilleure philosophie relativement au monde est d’allier à son égard le sarcasme de la gaité avec l’indulgence du mépris. »

(Chamfort)

« La philosophie a cela d’utile qu’elle sert à nous consoler de son inutilité. »

(Commerson)

« L’art de trouver de mauvaises raisons à ce que l’on croit en vertu d’autres mauvaises raisons, c’est cela la philosophie. »

(Aldous Huxley)

« Une nouvelle philosophie, une façon de vivre, n’est jamais donnée pour rien. Elle doit être chèrement payée et acquise à force de patience et d’efforts. »

(Fedor Dostoïevski)

« La vraie philosophie est d’être astronome en astronomie, chimiste en chimie, et politique en politique. »

(Rivarol)

09:18 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/08/2019

Neuro-esclaves (Della Luna & Cioni)

Neuro-esclaves.jpgDe nos jours, le principal de la communication écrite ou audiovisuelle ne vise pas vraiment à informer objectivement l’opinion, mais à influencer le psychisme, les goûts, les décisions des consommateurs, des épargnants et des électeurs. Pour y parvenir, elle agit ou tente d’agir surtout sur leur émotivité, leur sentiment de culpabilité, d’estime d’eux-mêmes, de peur ou autre. Mais peut-il en être autrement quand la quasi-totalité des personnes, éduquées par la télévision à la passivité, à la paresse mentale dès le plus jeune âge est incapable de fixer son attention au-delà de quelques minutes si elle ne se sent pas concernée du point de vue émotif. Toutes ces personnes sont incapables d’aller chercher des informations par elles-mêmes et surtout de les analyser. Le peuple a besoin d’être distrait. Il n’a pas envie d’être informé. D’où la réussite phénoménale de la manipulation mentale généralisée des foules, laquelle se retrouve partout, dans les élections qui ne sont que parodie de démocratie, dans les médias, dans la publicité, dans les sectes, les religions, les partis politiques, sans oublier la Légion Étrangère ou l’Opus Dei.

« Neuro-esclaves » est un essai de vaste ampleur écrit par un neuropsychiatre et un avocat psychologue. Les auteurs se sont attaqués à quasiment tous les aspects du problème. Ils ont traité avec brio de la manipulation mentale en interaction stratégique avec l’économie, la politique, les droits de l’homme, les guerres, etc. Ils ont analysé les fondements, principes et méthodes de la manipulation qui est de règle dans le monde d’aujourd’hui : elle est structurelle et pénètre tous les aspects de notre vie quotidienne. Ils nous font méditer sur la conviction que l’individu doit être conscient des décisions et des motivations qui orientent ses comportements, et sur le fait que la conscience « n’est pas nécessaire pour apprendre ; la suggestion hypnotique et le conditionnement en sont des exemples ». L’ouvrage se termine sur un chapitre essentiel traitant des moyens de se prémunir, comment détecter toutes les tentatives de mise sous domination. Dommage qu’un trop grand nombre de pages s’attardent sur la législation pénale italienne. Mis à part cette petite critique, un livre passionnant et facile à lire, malgré son épaisseur, qui fera découvrir bien des choses sur l’élection d’Obama, « personnage qui n’avait jamais donné de preuves de capacités réelles et appropriées à sa promesse d’un changement général, promesse d’autre part plutôt vague », sur celle de G.W.Bush qui sût agiter les peurs entre autres. On apprend ainsi que c’est toujours le candidat le plus grand par la taille qui est élu. S’il est le plus agréable physiquement, s’il est le mieux financé et le plus soutenu par les médias… on connait la suite !

4,5/5

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22/08/2019

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible ici :

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21/08/2019

Boy Diola (Yancouba Diémé)

Boy Diola.jpgEn juillet 2001, Aperaw, immigré sénégalais de première génération, revient au pays accompagné de ses fils dont l'auteur, Yancouba alors âgé de onze ans. Il veut leur faire découvrir leur terre d’origine, la Casamance. Ils séjournent dans le village natal du père, Kagnarou, en plein pays diola. Ils y restent le temps de découvrir un autre monde, bien différent de celui de la Seine- Saint-Denis où Aperaw est venu s’installer dans les années soixante. Ceci au terme d’un long parcours pendant lequel le jeune homme tenta d’abord sa chance à Dakar où il exerça quelques petits métiers peu lucratifs avant de réussir non sans peine à se faire embaucher sur un cargo en partance pour Marseille. Un membre de sa famille lui trouva finalement une place sur les chaînes de l’usine Citroën d'Aulnay sous Bois. Il y resta une dizaine d’années avant d’être renvoyé pour participation trop active à diverses grèves. Il tenta de rebondir comme marchand de bimbeloterie sur les marchés et termina sa carrière à l’entretien des avions sur l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Polygame, il était père de neuf enfants. Ses épouses travaillaient comme techniciennes de surface dans les hôtels de l’aéroport.

« Boy Diola » se présente comme le récit intimiste d’une vie d’immigré africain en banlieue parisienne, d’une lutte permanente pour la survie, la dignité et un avenir meilleur pour les enfants. Quelque chose au bout du compte d’assez banal car vécu par quelques millions d’autres subsahariens. Le lecteur ne peut qu’être rempli de compassion envers ce vieil homme qui, à la fin de sa « carrière », ne trouve plus de contrats d’intérim car trop vieux. Mais personne n’ose le lui dire ouvertement. Il découvrira aussi l’ambiance si exotique de la vie dans un village africain, et, entre autres, les méthodes « musclées » d’éducation des enfants. On use de la trique sans aucun complexe, la fameuse « chicote » ! Le récit n’est pas chronologique. L’auteur saute sans transition d’une période à une autre, raconte diverses anecdotes pas vraiment reliées les unes aux autres, le tout dans un style très parlé, très familier, sans recherche aucune. Un ouvrage qui pourra faire découvrir toute une communauté à celles et ceux qui ne la connaissent pas encore, mais n’apprendra pas grand-chose à celles et ceux qui vivent avec.

3/5

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20/08/2019

La reine froide (Nouvelle)

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/08/2019

L'éloge du cru (Dominique Guyaux)

L'Eloge du cru.jpgDominique Guyaux pratique le crudivorisme sensoriel, manière de s’alimenter consistant à ne se nourrir que d’aliments crus et non transformés, donc tels qu’ils se présentent dans la nature, en ne se fiant qu’aux signaux sensoriels et gustatifs que la prise de ces aliments déclenche spontanément. C’est ainsi qu’il a pu lui-même guérir d’une sclérose en plaques lors d’un long voyage en bateau autour du monde. Pour approfondir le sujet et donner une caution plus scientifique à sa pratique, il décide quelques années plus tard de reprendre ses études interrompues trente années plus tôt. À leur issue, il présente un mémoire pour l’EPHE (l’école pratique des hautes études) intitulé « Physiologie du comportement alimentaire ». Il anime des stages et donne des conférences. Il est un peu (beaucoup) l’héritier du pionnier de l'intinctothérapie, Guy-Claude Burger, tout en ne rejetant pas complètement les positions du Docteur Seignalet.

« L’éloge du cru » est un essai de diététique assez intéressant dans la mesure où il apporte les preuves scientifiques des bienfaits d’une alimentation crue et par voie de conséquence des inconvénients des artifices culinaires et surtout industriels. L’ennui reste quand même, dans une société basée sur la cuisine, la difficulté à pratiquer une discipline visant à ne consommer qu’un seul produit par ingestion et seulement après avoir ressenti par l’odorat ou la vue une véritable appétence pour lui. L’auteur reconnaît lui-même la difficulté. Et comme il ne défend pas un point de vue sectaire, il admet que l’on puisse manger comme un cueilleur du paléolithique quand on est seul chez soi, « empiler » quand on est en société et même accepter un menu cuisiné quand on est invité au restaurant. L’ouvrage s’achève par un glossaire permettant au lecteur lambda de découvrir le sens de termes comme « cinésthésie, macrosmatique, microsmatique ou palatabilité », entre autres et par une bibliographie particulièrement riche. Livre intéressant et qui donne à réfléchir sur nos comportements alimentaires et leurs conséquences sur la santé et l’environnement.

4,5/5

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