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30/09/2019

La S3G (Nouvelle)

09:33 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/09/2019

L'or nazi, les banques suisses et les juifs (Tom Bower)

L'or nazi.jpgAvant la seconde guerre mondiale, des Juifs fortunés sentant monter la menace nazie, placèrent or, argent et bijoux sur des comptes ou dans des coffres de banques suisses pensant qu’ils y seraient en sécurité. Pendant la guerre, les nazis firent de même avec tout ce qu’ils avaient pu dérober en Europe occupée (tableaux, œuvres d’art, or volé dans les banques centrales et même récupéré sur les dents et les bijoux des victimes de l’Holocauste). Non contente de pratiquer le recel des vols des nazis, les Suisses collaborèrent indirectement, mais de façon conséquente à l’effort de guerre allemand en fournissant pour environ un milliard de francs suisses de matériel qui ne fut jamais payé. En 1945, les banquiers suisses bloquèrent tous ces avoirs, ne permettant même pas aux survivants des camps de concentration ou à leurs descendants de récupérer leurs biens. Une commission alliée demanda pendant des années des comptes aux banques suisses sans le moindre succès. L’affaire s’éternisa jusqu’en 1997, date à laquelle Edgar Bronfman, pdg de Seagram et président du CJM, et d'Amato, sénateur américain, finirent par obtenir gain de cause avec un versement de 7 milliards de francs suisses, soit 5 milliards de dollars, versés sur un compte en faveur des victimes, avant même que les historiens déposent leur rapport définitif…

« L’or nazi » est un ouvrage historique dense et lourdement documenté qui, malgré l’intérêt évident du sujet, reste d’une lecture plutôt laborieuse. L’auteur, se voulant sans doute exhaustif, raconte par le détail toutes les tentatives de négociation, toutes les réunions, concertations et discussions dans leurs moindres détails, ce qui finit par lasser un peu le lecteur. Lequel y découvrira néanmoins bien des turpitudes dans le monde de la finance en temps de guerre et de paix. Ainsi découvrira-t-il que l’or des banques centrales belges et hollandaises se retrouva en France alors que celui de la France fut mis à l’abri en Afrique, que l’Espagne et le Portugal ne rendirent qu’une faible partie de l’or entreposé chez eux et que l’URSS et les USA, qui en récupérèrent également, ne rendirent rien. Qui a dit que la fièvre de l’or rendait fou ? La Grande-Bretagne, la France et la Suisse (mais fort difficilement et sous la terrible pression internationale d’un retrait général de tous les avoirs laissés dans leurs banques) furent plus honnêtes au bout du compte. Sans doute moins puissants que les deux super-grands ne purent-ils faire autrement ? Livre intéressant néanmoins, une somme et une référence sur une affaire particulièrement crapuleuse.

3,5/5

09:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/09/2019

Poèmes pour petits et grands (89)

Supervielle.jpgPlanète

 

Le soleil sur

Vénus se lève ;

Sur la planète un petit bruit.

Est-ce une barque qui traverse

Sans rameur un lac endormi,

Est-ce un souvenir de la Terre

Venu gauchement jusqu’ici,

Une fleur tournant sur sa tige

Son visage vers la lumière

Parmi ces roseaux sans oiseaux

Piquant l’inhumaine atmosphère ?

 

(Jules Supervielle)

Plein ciel

 

J’avais un cheval

Dans un champ de ciel

Et je m’enfonçais

Dans le jour ardent.

 

Rien ne m’arrêtait

J’allais sans savoir,

C’était un navire

Plutôt qu’un cheval,

C’était un désir

Plutôt qu’un navire,

C’était un cheval

Comme on n’en voit pas. (…)

 

(Jules Supervielle)

09:09 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/09/2019

Nuit marine (Alain Crozier)

Nuit marine.jpgQuatre poèmes sur le thème éternel de l’amour, du manque de l’être cher, de la séparation… L’auteur se livre à une sorte de longue introspection un peu désabusée sur lui-même, sur sa vie, sur une femme aimée inaccessible, fantasmée, disparue, abandonnée, partie avec un autre, on ne sait trop. Il la nomme souvent « M » (« aime », archétype de l’Amour avec un grand A) et une fois ou deux « Marine ». Tout cela reste en fait un peu flou, nébuleux, et disons simplement poétique. Mais peut-être nous donne-t-il la clé en se livrant totalement dans ces vers déchirants de réalisme : « J’embrasse pas.

J’embrase pas.

Je couche même pas.

J’aime pas faire l’amour.

J’ai pas envie de le prouver… »

« Nuit Marine » est un court recueil de poésies regroupées en quatre chapitres soit quatre grands poèmes ou en une soixantaine de petits si l’on se base sur les paragraphes ou les pages. L’absence de titre ne permet pas de savoir. Une concision extrême proche du minimalisme absolu. Certains poèmes tiennent en cinq lignes et une petite vingtaine de mots, c'est dire. Quasiment des haïkus quant au volume. On restera plus réservé sur le sens. L’auteur qui n’a que faire de la rime, du rythme, des assonances et des habituelles conventions poétiques se laisse parfois aller à quelques facilités et jeux de mots ou de sonorité. On les lui pardonnera évidemment, car son verbe est léger, incisif et n’ennuie aucunement. Il sait très bien aller à l’essentiel et ne se perd jamais en digressions ou descriptions ennuyeuses. Mon préféré et de loin : « Ne passe pas à côté

De mes mots.

Reviens-y.

Ce bien-être

Peut être aussi

Pour toi

Doux et chaud. »

Ou comment en dire un maximum avec un minimum de moyens. Minimaliste et sentimental notre amoureux platonique… On notera également la belle qualité éditoriale (papier, graphisme, etc).

3/5

09:03 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/09/2019

Pensées plus ou moins correctes (170)

PLEURER

« Pleurer les morts, c’est se pleurer soi-même. »

(Proverbe chinois)

« Les petits-enfants des gosses qui pleuraient parce que la petite marchande d’allumettes mourait de froid se sentent frustrés maintenant si elle n’est pas rouée de coups, violée et fourrée dans un convertisseur Bessemer. »

(J.L. Jones)

marcel pagnol.jpg« Qu’est-ce qu’ils ont à pleurer autour de mon lit… C’est déjà bien assez triste de mourir… S’il faut encore voir pleurer les autres ! »

(Marcel Pagnol)

POEME

« Il y a deux moyens de ne pas comprendre un poème. L’une est de ne pas le comprendre et l’autre est de le louer pour des mérites qu’il ne possède pas. »

(Oscar Wilde)

POESIE

« La poésie est une religion sans espoir. Le poète s’y épuise en sachant que le chef-d’œuvre n’est, après tout, qu’un numéro de chien savant sur une terre peu solide. »

(Jean Cocteau)

« Voici mon opinion sur la poésie : les vers sont de petites prisons cellulaires où la pensée est coffrée. »

(Commerson)

« Rien ne vaut d’être dit en poésie que l’indicible, c’est pourquoi l’on compte beaucoup sur ce qui se passe entre les lignes. »

(Paul Valéry)

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/09/2019

L'enfance des dictateurs (Véronique Chalmet)

l'enfance des dictateurs.jpgSaviez-vous que les jeunes Hitler et Staline furent des enfants battus ? Tous deux eurent des pères infidèles et ivrognes. Amin Dada a vu sa sorcière de mère concocter des élixirs à base de fœtus et a assisté à des scènes horribles de cannibalisme. Pol Pot adolescent a vécu des expériences sexuelles traumatisantes dans le harem du roi du Cambodge avant de se radicaliser à Paris au sein d'un syndicat étudiant très à gauche. Franco eut également un père absent et coureur de jupons. Tous eurent des mères aimantes et protectrices à l’exception de Saddam Hussein, enfant non désiré dont sa mère en dépit de tous ses efforts ne parvint pas à avorter. Tous ces dictateurs sans exception eurent des enfances douloureuses, malheureuses et traumatisantes, mais tous les enfants pauvres, mal aimés, violés ou battus ne deviennent pas des dictateurs aux mains couvertes de sang !

« L’enfance des dictateurs » est un essai historique portant sur les récits d’enfance d'une dizaine de dictateurs célèbres : Pol Pot, Amin Dada, Staline, Kadhafi, Hitler, Franco, Mao, Mussolini, Saddam Hussein et Bokassa. Certains y verront peut-être une Histoire vue par le petit bout de la lorgnette. En réalité, Véronique Chalmet rassemble dans son ouvrage une riche matière pour le philosophe ou le pédopsychiatre qui souhaiterait comprendre comment on devient dictateur, sur quel terreau s’épanouit ce besoin maladif de tyranniser les autres, de les faire souffrir et même de les tuer. Il ne faut pas oublier que toute cette tyrannie s’est faite sur des flots de larmes et de sang. Cet ouvrage bien écrit et documenté permettra au lecteur lambda de s’interroger sur les causes d'un tel phénomène. Ces dix « cas » étayent le principe bien connu que tout dans la vie d’un homme se joue avant six ans. Que trop de mauvais traitements peuvent déséquilibrer gravement le mental de tout individu. Que tout enfant battu a tendance à devenir un adulte reproduisant ce schéma. Et sans doute que qui a pris goût à faire souffrir et à tuer ne peut plus arrêter. À cela s’ajoute pour presque tous un passage par l’armée et bien sûr des circonstances historiques particulières permettant la mise en place d’une dictature, sans oublier, la sottise des masses, leur soumission à l’autorité et leur besoin d’un homme providentiel. Livre intéressant, mais qui fait froid dans le dos…

4,5/5

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22/09/2019

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/09/2019

Meurtre à Billom (Pierre Mazet)

Meurtre à Billom.jpgEn 1784, à Billom, le jeune Guillaume Trinquard, fils de Robert, marchand-drapier récemment enrichi, s’apprête à partir pour les Amériques. Il a beaucoup entendu parler des Insurgents et d’un certain La Fayette, célèbre gentilhomme du voisinage. Il compte s’installer en Louisiane, y acquérir un domaine avec le pécule que lui a confié son père et y cultiver dans un premier temps du tabac et de la canne à sucre et ensuite du coton, plante promise à un bel avenir. Mais en chemin, dans une auberge, il rencontre un certain Jean auquel il a la sottise de parler de son projet et des lettres de créance qu’il a sur lui. Il n’en faut pas plus pour que Jean ait la diabolique idée de se débarrasser du pauvre Guillaume et d’usurper son identité. Mais pourra-t-il longtemps se faire impunément passer pour sa victime ?

« Meurtre à Billom » se présente comme un roman policier à contexte historique. L’intrigue est plutôt simple et classique. La chute, attendue dès le début de l’affaire, n’est guère surprenante. Plus agaçant est sans doute la manipulation opérée par l’auteur sur les tractations supposées au moment de la mise en accusation et de la chute de Robespierre. Il est difficile d’avaler que le vote reposa sur la seule voix d’un obscur député, de plus simple personnage de roman. Si le style est correct et agréable à lire, il n’en est pas de même de l’édition qui pêche par un grand nombre de coquilles, de mots oubliés et d’erreurs typographiques si nombreuses qu’elles rendent presque désagréable la lecture de ce livre divertissant mais sans grande ambition ni envergure.

2,5/5

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20/09/2019

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

09:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/09/2019

Les dons précieux de la Nature (Jean-Marie Pelt)

Les dons précieux de la nature.jpgLa Nature est généreuse, elle donne sans compter. On peut avoir l’impression que ses ressources sont inépuisables. Mais la rapacité de l’humanité, son inconscience, son exploitation effrénée de ses biens, ont changé la donne. Il est impossible d’exploiter de manière illimitée une planète limitée. Cela tombe sous le simple bon sens, lequel devrait être unanimement partagé. Jean-Marie Pelt constate que les sols s’épuisent, se stérilisent de plus en plus en raison du labourage lourd et profond, de l’abus de pesticides et de produits chimiques, que les abeilles meurent de plus en plus, que les ressources des mers et océans s’épuisent à cause de la surpêche industrielle. Si tous les humains vivaient comme les Américains ou les Qataris, il nous faudrait quatre planètes pour répondre à leurs besoins…

« Les dons précieux de la nature » est un livre de vulgarisation écologique fort bien mené et argumenté. Le lecteur y apprend par exemple que le grand hamster de Lorraine ne compte plus que 648 individus et que ce nombre continue de baisser. Les intrants en azote sont passés de 20 à 30 kg à l’hectare à plus de 200 de nos jours pour faire évoluer les rendements dans les mêmes proportions et atteindre les 100 quintaux de blé à l’hectare. Agriculteurs, horticulteurs et maraîchers en arrivent à payer au prix fort des apiculteurs pour qu’ils installent des ruches sur leurs terres tant les pollinisateurs manquent déjà. Le coût de la location de ruches est passé de 40 à 120 dollars par colonie aux Etats-Unis. Il faut 15 500 litres d’eau pour obtenir un seul kilo de viande bovine dont la production représente le quart de l’eau consommée dans l’agriculture, soit 70% de la consommation mondiale. Il est plus que temps de réfléchir à ces questions et surtout d’agir. Un livre qui donne à réfléchir !

4/5

08:21 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)