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30/03/2020

Queen Latifa

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2020

Jeux de maux (David Lodge)

Jeux de maux.jpgÀ Londres à la fin des années 50, un groupe de jeunes étudiants tente de vivre sa foi en respectant les préceptes de l’Eglise Catholique. Des amours s’esquissent timidement voire douloureusement, Dorothy et Adrian, Tessa et Edward, Miriam et Michaël, Angela et Dennis alors que quelques autres s'avèrent un peu déséquilibrés comme Violet ou sont tentés par les ordres, la prêtrise ou l’homosexualité. Les filles ne se donnent pas facilement. Les garçons sont maladroits et souvent frustrés. La norme est d’arriver vierge au mariage pour fonder de bonnes familles chrétiennes. Mais au fil des années et surtout avec le concile Vatican II et la révolution de mai 68, tout se délite et s’effiloche peu à peu. Les virginités se perdent, des enfants naissent, la peur de l’enfer disparaît, le culte évolue. Certains s’évadent, se trompent, se séparent, changent de cap. Et les prêtres ne sont pas les derniers à jeter aux orties soutanes et rigidités…

« Jeux de maux » est un roman social très proche du thème de la « Chute du British Museum », mais en moins drôle. David Lodge ne s’intéresse plus à un seul couple mais à toute une cohorte de gens, tous jeunes catholiques, tous inhibés par les contraintes imposées par l’Eglise de l’époque. Il décrit très intelligemment et très finement comment le carcan s’est peu à peu desserré et comment toute une société a basculé dans un libéralisme libertaire au niveau des mœurs et comment tout un monde ancien a disparu progressivement. Cette fois, David Lodge, apparemment très concerné par la problématique catholique, en voulant faire œuvre de sociologue, a un peu perdu de son humour si charmant et si british. On ne peut que le regretter.

3/5

08:33 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2020

Poèmes pour petits et grands (107)

Louis Mercier.jpgL’horloge

Elle a l’air vaguement humaine

Avec sa face d’émail blanc,

Et sa robe couleur de chêne

Où bat son cœur rythmique et lent.

 

Elle habite un coin solitaire

Où l’araignée a son réduit,

Et fait son œuvre de mystère

Sans se hâter, le jour, la nuit :

 

Elle vit à l’écart, étrange

Et respectée ; on la défend

Du heurt des chaises qu’on dérange

Et des gambades des enfants.

 

L’horloge valétudinaire

Craint les caprices des saisons ;

Elle vibre aux coups de tonnerre,

Le vent lui donne le frisson.

 

Elle a peur du cahot des roues,

Des portes qu’on ferme trop fort ;

Les jours de pluie, elle s’enroue,

Et le gel des grands froids l’endort.

 

Un souffle, un rien la contrarie,

Souvent même, on ne sait pourquoi,

S’arrête la fragile vie

Dont palpite son cœur de bois.

(Louis Mercier)

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2020

La chute du British Museum (David Lodge)

La chute du British Museum.jpgÀ Londres, au début des années 60, Adam Appleby passe ses journées au British Museum pour y préparer une thèse de troisième cycle de littérature anglaise. Avec son épouse Barbara, ils ont bien essayé de réduire leur fécondité en pratiquant la méthode des températures, mais ce fut un échec total. Leurs trois enfants, Clare, Dominic et Edward furent tous le résultat d’accidents de parcours ou de calculs donc de grossesses non désirées. Adam et Barbara, catholiques pratiquants, tenaient à respecter les préceptes de l’Eglise d’avant Vatican II. Mais ceux-ci leur pèsent d’autant plus que Barbara semble devoir être enceinte une quatrième fois alors que leur appartement est déjà trop petit pour quatre sans parler de difficultés financières insurmontables…

« La chute du Britih Museum » est un roman d’auto-fiction amusant construit sur le mode des pastiches et des parodies. Un lecteur averti pourra s’amuser à y retrouver les mânes d’auteurs prestigieux comme Franz Kafka, Graham Greene, Virginia Wolfe et de quelques autres. Tel fut le cahier de charges que s’imposa ou se permit David Lodge. C’est particulièrement bien réussi en ce qui concerne Kafka avec le renouvellement de la carte de bibliothèque de l’auteur qui bascule dans l'étrange et le fantastique. Quelques scènes cocasses, une certaine dose d’humour anglais et d’auto-dérision. Mais quand même pas le meilleur titre de ce charmant auteur.

4/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2020

Pensées plus ou moins correctes (188)

Chamfort.jpgQUALITE

« Il y a peu de vices qui empêchent un homme d’avoir beaucoup d’amis, autant que peuvent le faire de trop grandes qualités. »

(Chamfort)

« Je ne sais si on se corrige de ses défauts, mais on se dégoûte de ses qualités, surtout quand on les retrouve chez les autres. »

(Jules Renard)

« J’ai connu des gens possédant de bonnes qualités qui, très utiles aux autres, ne leur servaient de rien à eux-mêmes : comme d’un cadran solaire qui, placé sur la façade d’une maison, est vu des voisins et des passants mais non du propriétaire qui est chez lui. »

(Jonathan Swift)

QUANTITE

« À partir d’un certain nombre, la quantité devient qualité. »

(Engels)

QUERELLE

« Les querelles ne dureraient pas longtemps si le tort n’était que d’un côté. »

(La Rochefoucauld)

QUINQUENNAT

« J’ai peur de mourir pendant son quinquennat. La pensée que Hollande puisse me rendre hommage me terrifie. »

(Jean d’Ormesson)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/03/2020

La ferme des Combes (Jean-Paul Romain-Ringuier)

La ferme des Combes.jpgAu début de l’autre siècle, à Paris, le petit Jacques âgé de sept ans, est le souffre-douleur des enfants de son école. Il n’a pas de père et sa mère, pauvre ouvrière, vient de perdre sa place pour ne pas avoir voulu se soumettre aux propositions indécentes de son contremaître. Mais bien vite, elle tombe malade et décède. Sans famille, Jacques est placé comme commis, à la ferme des Combes, dans un Limousin profond où vivent encore quelques meutes de loups. Il assume le travail de gardien de brebis pour le compte de Marcel et Geneviève Dufour, couple d’agriculteurs sans enfants, qui semble cacher un lourd secret…

« La ferme des Combes » est un roman de terroir de facture tout à fait classique. Toutes les cases du registre sont cochées : la vie ouvrière, l’orphelin abandonné et malmené, la vie paysanne rude et monotone, le régisseur du hobereau méchant à souhait, le double apprentissage de meunier et de forgeron, un incendie dramatique, quelques vols, larcins et autres mauvais coups pour accaparer la terre, sans oublier une idylle romantique avec la charmante et fraiche Marie. De quoi ravir les aficionadas du genre, mais fort peu d’autres. D’autant plus que la fin controuvée et invraisemblable, que l’on croirait sortie d’un roman feuilleton du XIXème, met une touche finale à cette impression de déjà vu pour ne pas dire de ressassé. Si on y ajoute que le style et le rythme narratif sont également sans ampleur ni originalité, on en arrive à un résultat final plutôt décevant.

2,5/5

08:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2020

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book ici :

09:11 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2020

Les mots perdus du Kalahari (Alexander McCall Smith)

Les mots perdus du Kalahari.jpgÀ Gaborone (Botswana), Mma Precious Ramotswe assume la direction d’une modeste agence de « Dames Détectives » qui bat un tantinet de l’aile. Divorcée et mère de deux enfants adoptés, elle s’est récemment fiancée avec un garagiste calme et doux, nommé J.L.B.Maketoni. L’assistante de Precious, Mma Makutsi, mène une existence morne et sans amour et partage sa chambre avec son frère malade. Faute de clients, l’agence perd de plus en plus d’argent. Mma Makutsi songe à étendre l’activité à d’autres domaines comme le secrétariat ou l’apprentissage à la conduite. Et, pour ne rien arranger, une toute nouvelle agence vient concurrencer la leur. Elle est dirigée par un certain Cephas Buthelezi, un ancien de la PJ. Son slogan : « Confiez vos investigations à un homme » ressemble peu ou prou à une déclaration de guerre…

Bien que présenté au sein de la collection « Grands détectives » 10/18, cet ouvrage n’a pas grand-chose à voir avec le roman policier classique. Pas de meurtre, pas de cadavre, pas vraiment d’enquête pour trouver un hypothétique coupable. Ce n’est pas non plus un roman noir. Pas d’ambiance glauque, mais plutôt de la gentillesse, des bons sentiments, de la fraicheur, une sympathique naïveté. On serait plutôt dans le roman social ou sentimental. L’auteur s’attache en effet à décrire l’ambiance sans doute pas mal édulcorée d’une société apaisée, conviviale, pleine du charme suranné de vieilles traditions de respect mutuel. La petite histoire d’amour de Mma Makutsi et les remords d’un homme ayant abandonné sa petite amie enceinte forment la base d’une intrigue qui semble secondaire par rapport au propos général de l’auteur. Un moment de lecture agréable et dépaysant à apprécier comme tel.

3/5

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20/03/2020

Castelgeffroy (Nouvelle)

08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2020

Chéri, tu m'écoutes ? (Nicole de Buron)

Chéri, tu m'écoutes ?.jpgPetite chérie, fille cadette de l’auteure, débarque un jour à l’improviste chez ses parents alors qu’elle est partie depuis quelques années. Elle veut quitter Thomas, petit ami qui tape l’incruste dans l’appartement que les parents louent pour leur fille. En fait, Alizée est tombée amoureuse d’un beau danseur brésilien. L’ennui, c’est que les parents du jeune homme ne veulent en aucun cas d’une belle-fille blanche qui déparerait dans leur famille du plus bel ébène… Alizée est désespérée… le temps qu’un nouvel amoureux se profile à l’horizon… Du côté des anciens, rien ne va plus. Lilibelle, la toujours très coquette arrière-grand-mère, a tourné la tête d’un très vieil amiral plein aux as qui fréquente la même maison de retraite qu’elle. Les deux tourtereaux se font la belle pour aller convoler en juste noces à Las Vegas au grand dam de la famille de l’Amiral, laquelle craint pour sa part d’héritage… Et puis voilà que Matthias, fils de Grande Chérie s’est amouraché de Mélanie, adepte du Renouveau Charismatique, qui compte bien arriver vierge au mariage…

Que de situations cocasses ou amusantes dans « Chéri, tu m’écoutes ? », chronique familiale humoristique si joyeuse et enlevée qu’elle se lit comme un roman. Tout est d’une drôlerie absolue, roborative et sans méchanceté. Nicole de Buron sait grossir le trait sans jamais tomber dans la caricature. Tout est finement observé et après tout, sa famille un peu brindezingue ressemble à bien d’autres, même si elle fait partie d’un milieu aisé, bobo et snob à souhait. Le style de l’auteur est agréable et bien rythmé avec une originalité : elle utilise la deuxième personne du pluriel pour parler d’elle-même. Il n’y a pas à proprement parlé d’intrigue, mais une suite d’anecdotes et de saynètes toutes plus joyeuses et humoristiques les unes que les autres, montant crescendo jusqu’à une fin en apothéose avec le remariage délirant et déjanté de Grande Chérie avec Monsieur Gendre n°2. Un régal. À découvrir ou redécouvrir ne serait-ce que pour ne pas oublier cette grande dame de l’humour français récemment disparue.

4,5/5

09:05 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)