04/08/2026
Origine (Dan Brown)
Robert Langdon, célèbre professeur de symbologie et héros récurrent de nombre de romans de l'auteur, se retrouve au musée Guggenheim de Bilbao pour assister à la conférence d'Edmond Kirsch, un de ses anciens élèves. Futurologue milliardaire et grand spécialiste des nouvelles technologie, celui-ci a annoncé au monde entier qu'il allait faire une révélation capitale sur l'origine et le futur de l'humanité. Il se faisait fort de démontrer que la science allait rendre obsolète la religion. Mais rien ne se passe comme prévu. La séance pourtant spectaculaire et bien organisée tourne à la catastrophe. Un certain amiral Avila qui a réussi à s'introduire dans les coulisses abat Kirsch à l'aide d'un révolver en matière synthétique fabriqué à l'aide d'une imprimante 3D. C'est la panique générale. Kirsch n'a pas pu faire sa grande révélation. Langdon quitte précipitamment les lieu en compagnie d'Ambra Vidal, directrice du musée et fiancée du futur roi d'Espagne. Il s'agit pour eux de foncer à Barcelone pour retrouver le code secret qui devrait permettre d'ouvrir le programme de la découverte de Kirsch et ainsi de l'exposer au public malgré tout…
« Origine » est un gros roman de style aventures ou thriller (il y a quand même quelques morts) se voulant un brin scientifique, historique et philosophique. En fait, c'est peut-être le pire opus de l'auteur américain. Toutes les ficelles sont connues et même usées jusqu'à la corde. L'intrigue est simplette et sans consistance. Il ne se passe pas grand-chose dans cette pseudo-aventure. Tout est délayé, dit et redit. Brown convoque même un site « complotiste » qui bizarrement a vraiment une odeur de fact-checking pour redire à peu près la même chose une seconde fois. Le lecteur n'en apprendra pas plus sur les avancées scientifiques (ordinateur quantique) qu'en lisant quelques fiches Wikipédia. Idem pour les lieux (Guggenheim, Sagrada Familia, Gaudi), un bon guide touristique serait préférable. Athée convaincu, grand pourfendeur du christianisme, Brown a tenté de démontrer l'indémontrable et s'est piteusement rétamé. La science, pour lui nouvelle et unique religion acceptable, a ses limites. Chaque nouvelle « découverte » ne fait que reculer plus loin l'inconnaissable, voire l'incompréhensible. Cela revient à vouloir toucher l'horizon. La preuve que Dieu n'existe pas se trouverait au fond de la soupe primordiale composée de quelques molécules bombardées par les décharges électriques simulant les éclairs des orages primitifs. À trop vouloir prouver, Brown ne prouve strictement rien. Il ne fait qu'étaler quelques théories sur le Big Bang et sur le darwinisme en nous ennuyant prodigieusement. À déplorer également, nombre de phrases en espagnol non traduites. Tout le monde n'est pas forcément censé connaître la langue de Cervantès ! Au total, un opus plutôt décevant. Il serait temps que M. Brown se renouvelle vraiment…
2,5/5
08:48 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)














