20/01/2021
Le loup et les moutons (Conte)
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19/01/2021
Mougeons, moutruches et muselières (26)

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18/01/2021
Compostelle, le pouvoir du chemin (Fabien Jumelle)
À l’âge de trente-six ans, Fabien Jumelle décide d’opérer un radical changement dans sa vie. Il ne s’épanouit plus dans son travail. Il déteste la région où il vit et, bien qu’il soit devenu père d’un bébé d’un mois, il sent que son couple est en train de partir à vau-l’eau. Alors, il décide de se mettre au départ du chemin de Saint Jacques de Compostelle qu’il compte parcourir en totale autonomie, c’est-à-dire en campant ou bivouaquant le soir. Cela entraine un poids important de son sac à dos, d’où une fatigue supplémentaire. Et comme si cela ne suffisait pas, ce grand sportif ne se contentera pas des étapes classiques du Camino Frances. Il avalera ses 40 à 50 km par jour et plus de 100 sur son ultime tronçon avant l’arrivée à Saint Jacques. Il poursuivra même jusqu’à Lisbonne via Fatima.
Bien plus qu’un simple récit ou compte-rendu de voyage, « Compostelle, le pouvoir du chemin » est un témoignage de vie avec quelques hauts (de magnifiques victoires en course à pied longue distance) et beaucoup de bas (une enfance plus que bousculée, des erreurs de jeunesse et des amours difficiles voire contrariées). Avec une remarquable et admirable franchise, Fabien ne cache rien de ses joies et de ses peines à ses lecteurs qui se sentent immédiatement en empathie avec lui. Il alterne descriptions des étapes du chemin des étoiles avec celles de tranches de sa vie d’avant. Son histoire illustre parfaitement le pouvoir du chemin (tout l’inverse d’un chemin de pouvoir), celui de transformer complètement un homme, de faire d’un individu lambda une belle personne. « Le touriste exige. Le pèlerin remercie », dit le proverbe. Le chemin est en effet une voie d’humilité, de compréhension, d’entraide et de joie. Cet ouvrage est illustré de nombre d’adages et de maximes, ce qui lui donne un petit ton sentencieux. Pour moi, un des meilleurs et des plus touchants textes sur le pèlerinage. Seul léger reproche, la présence de trop nombreuses coquilles qui auraient dû être corrigées avant diffusion.
4,5/5
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17/01/2021
Poèmes pour petits et grands (136)
Pauvres champignons
Quand je vais dans la forêt
Je regarde les champignons
L’amanite elle a la grippe
La coulemelle n’est pas très très belle
La morille est mangée de ch’nilles
Le bolet n’est pas frais, frais, frais
La girolle fait un peu la folle
La langue de bœuf n’a plus l’foie neuf
Le lactaire est très en colère
La clavaire ça c’est son affaire
Le cèpe de son côté perd la tête
Moi, je préfère les champignons d’Paris
Eux, au moins, n’ont pas d’maladies.
(Pascale Pautrat)
08:24 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
16/01/2021
La dimension des miracles (Robert Sheckley)
Simple terrien du XXème siècle, Carmody reçoit un jour la visite d’un étrange envoyé spécial qui lui annonce qu’il est l’heureux gagnant d’un grand Sweepstake Galactique. Mais pour recevoir son prix, il doit aller le chercher lui-même au Centre Galactique sur une lointaine planète. Le voyage sera gratuit et instantané. L’ennui, c’est que le retour sur Terre n’est pas prévu dans la prestation. Il s’avère que le fameux prix, d’abord disputé par un alter ego venu de nulle part, un certain Karmod quasi sosie de Carmody, peut prendre toutes sortes d’apparences comme celles d’un serpent, d’une marmite ou d’une flute à bec ! Quant aux tribulations de planètes en planètes et de dimensions en dimensions, elles ne vont pas manquer. Dur, dur de ne pas se souvenir des coordonnées exactes de la planète dont vous provenez…
« La dimension des miracles » se présente comme un roman de science-fiction humoristique. Le ton est léger, l’intrigue amusante bien que sans grande épaisseur. On sent que l’auteur a lâché les rênes de son imagination et s’est laissé aller à une fantaisie des plus délirantes. Carmody croise la route de personnages aussi improbables qu’un dieu égocentrique et un tantinet paranoïaque, un qu’architecte aménageur de planètes perfectionniste ou qu’un dinosaure intelligent et amical. Vers la fin du récit, Shekley dérive vers une philosophie aussi dingue que parodique, ce qui lui permet au détour d’un paragraphe de fustiger la société de consommation, la gestion de nos déchets ou l’épuisement de nos ressources. Au total, un petit bijou d’intelligence qui donne à réfléchir tout en divertissant. Que demander de mieux ?
4,5/5
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15/01/2021
Pensées plus ou moins correctes (217)
SILENCIEUX
« Les silencieux ne sont pas forcément des penseurs. Il y a des armoires fermées à clé qui sont vides. »
(Rivarol)
SINCERE
« Les hommes sont toujours sincères, ils changent de sincérité, voilà tout. »
(Tristan Bernard)
SNOB
« Le vrai snob est celui qui craint d’avouer qu’il s’ennuie quand il s’ennuie et qu’il s’amuse quand il s’amuse. »
(Paul Valéry)
« Je crois que l’on peut trouver un énorme pourcentage de snobs à tous les échelons de ce monde périssable. »
« La société encourage le roturier à être vil d’une manière snob et le snob à être arrogant d’une manière également snob. »
« La pingrerie est un snobisme. L’ostentation est un snobisme. La profusion excessive est un snobisme. Il est impossible, dans l’état de notre société, de ne pas être parfois snob. »
(W.M. Thakeray)
08:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
14/01/2021
Les nuits vides (Olivier Diraison-Seylor)
À Toulon, Louise Breuil-Barret se languit de l'absence de son mari, officier de la Marine Nationale parti pour des mois en mission à Obock, en Afrique. Elle est mère d’un jeune enfant qui comble un peu le manque. Sinon, elle passe le plus clair de son temps à organiser avec quelques autres épouses de marins une vente de charité annuelle qui sera couronnée par un petit spectacle de patronage mis en scène par un certain André Veulis. Ces dames trompent leur solitude comme elles peuvent. Ainsi Charlotte Nelluire, la sœur de Louise se fait surprendre en train d’embrasser à bouche que veux-tu la jeune et belle Ymonas. À Villefranche, tout le groupe participe au bal blanc organisé sur le pont du « Foudroyant ». Peu après, Veulis parvient à obtenir de Marthe Lancey ce qu’elle lui avait toujours refusé. Il fait d’elle sa maîtresse pour une nuit…
« Les nuits vides » est un roman social paru en 1902. Cet ouvrage n’a pas laissé un grand souvenir au Panthéon littéraire et ce n’est pas sans raison. L’auteur a voulu dépeindre le microcosme des femmes de marins au tout début de l’autre siècle. Beaucoup restaient fidèles à des hommes qui ne l’étaient pas, vu qu’ils partaient au loin pour de longs mois. Quelques-unes prenaient des amants ou amantes. L’ennui c’est que le style a énormément vieilli. Que le narratif plein de descriptions ennuyeuses est lent et souvent inintéressant. Les personnages sont peu attachants, tous trop dans les apparences et la superficialité. On voit bien que l’auteur s’est essayé à une certaine forme de « naturalisme », mais sans grand résultat. N’est pas Zola qui veut, même en 1902 ! On peut laisser cette œuvrette là où elle était, c’est-à-dire dans les oubliettes de la littérature !
2,5/5
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13/01/2021
Mougeons, moutruches et muselières (25)

08:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
12/01/2021
Opération Baucent (Roman)
Ouvrage disponible version papier
https://www.amazon.fr/Operation-Baucent-Bernard-Viallet/d...
version ebook
https://www.amazon.fr/OPERATION-BAUCENT-Bernard-VIALLET-e...
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11/01/2021
Cugel l'astucieux (Jack Vance)
Les affaires de Cugel n’étant guère florissantes, le voilà qui tente de cambrioler Iucounu, le Magicien Rieur, riche collectionneur de gris-gris et sortilèges en tous genres. Mais il se fait surprendre en pleine action. Pour compenser l’offense, il pourrait lui être infligé le sortilège de l’Enkystement lointain :être enfermé à seize pieds sous terre. Mais comme cette sanction ne permettrait pas de compenser le dommage causé, le Magicien préfère finalement lui demander de lui rapporter du pays de Cutz la seconde lentille magique qui lui manque pour vraiment jouir de la vision du Monde Supérieur. Et pour être bien certain que Cugel accomplira sa mission, il lui adjoint Firx, petit créature maléfique qui s’insinue dans ses viscères. Iucounu lui suspend au cou une tablette qui peut rendre comestible n’importe quelle matière et qui carillonne en présence du moindre poison. Il est enfin enfermé dans une cage qu’un diable volant emmène au loin et largue dans un désert…
« Cugel l’astucieux » est un roman de fantaisie pure, classé un peu à tort dans le registre de la science-fiction amusante. L’intrigue est originale et même parfois surprenante. L’auteur n’y va pas avec le dos de la cuillère au niveau magie, sortilèges, monstres et sorciers en tous genres. Au fil de l’histoire, les tribulations se multiplient pour le pauvre Cugel pour lequel on finit par éprouver de l'empathie alors que ce n’est qu’une fripouille sans grande envergure. Vers la fin, on ressent quand même un certain essoufflement avec l’épisode des pèlerins et ses développements pseudo métaphysiques trop facilement parodiques de la mystique chrétienne. Au total, un ouvrage distrayant, un style fluide, très agréable à lire, mais quand même assez loin du niveau du « Cycle de Tschaï », meilleur ouvrage de l’auteur à mon sens.
4/5
08:29 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)














