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23/10/2017

L'iglou (Paul-Emile Victor)

l'iglou.jpgEn 1934, Paul-Emile Victor, encore un tout jeune homme, organise sa première expédition polaire au Groenland en compagnie de Michel Perez, Robert Gessain et Fred Matter. Le célèbre commandant Charcot les débarquent sur l’inlandsis où ils comptent séjourner plusieurs mois en compagnie d’une tribu d’autochtones. Ils veulent vivre parmi les eskimos et surtout comme les eskimos. Plus tard, ils tenteront le pari fou d’une traversée complète en traineaux à chiens, une première française où ils furent à un doigt de trouver la mort. Puis un long séjour de plus d’un an sur la banquise. Paul-Emile Victor fera la connaissance de la belle Doumidia qui sera sa fidèle compagne, se bâtira une cabane et sera même atteint par le scorbut…

En dépit de son manque évident d’actualité, « L’iglou » reste un récit culte d’aventures et d’exploration. Le lecteur qui voudra bien s’y plonger découvrira un monde complètement inconnu, totalement hostile où la survie est plus que précaire. Les chiens sont les variables d’ajustement. Comme les chameaux des déserts de sable, sans eux pas de possibilité de se déplacer sur de grandes distances. L’auteur leur consacre un grand nombre de pages et même la majeure partie de l’ouvrage. Les conditions de vie sont tellement difficiles que les hommes n’hésitent pas à les sacrifier le moment venu, aussi attachés à eux soient-ils. Le côté ethnographique de l’ouvrage est sans doute le plus intéressant, d’autant plus qu’à cette époque, l’auteur a pu connaître le mode de vie ancestral des eskimos, celui d’avant les motoneiges, le Coca-Cola, la télévision et autres facilités modernes. Livre toujours à conseiller aux amoureux des grands espaces et de la nature sauvage.

4/5

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22/10/2017

G-Warriors

Version papier et e-book disponibles ici :

09:09 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2017

Copyright (Nouvelle)

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17/10/2017

Poèmes pour petits et grands (20)

ramuz.jpgCrépuscule

 

Les ouvriers des champs rentrent de faucher,

Il fait frais, les murs sont tièdes,

Les poules viennent de se coucher.

 

Le four lutte dans les arbres

Avec la nuit ;

Un bruit d’ailes, un bruit de voix :

Le ciel est rose à l’occident.

 

La nuit est presque déjà là,

Mais la lune s’est levée ;

Les arbres s’agitent, l’étang est ridé,

La forêt est toute noire

Comme une chaîne de montagnes.

 

Et les chauves-souris commencent à tourner

Autour de la maison

Comme des objets mécaniques

Faits avec du vieux cuir et des ressorts d’acier.

 

(Charles Ferdinand Ramuz)

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15/10/2017

Pensées plus ou moins correctes (102)

LOI

« La loi nous oblige à faire ce qui est dit et non ce qui est juste. »

(Hugo Grotius)

jj rousseau.jpg« Les lois sont toujours utiles à ceux qui possèdent et nuisibles à ceux qui n’ont rien. »

(Jean-Jacques Rousseau)

« La meilleure loi n’est pas la plus juste mais la plus fixe. »

(Rivarol)

« Les lois sont des toiles d’araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites. »

(Honoré de Balzac)

« Les lois sont faites pour les hommes et non les hommes pour les lois. »

(Portalis)

« Si le prince cesse d’obéir aux lois, il semble en dispenser tout le monde. »

(St Ambroise)

« La loi ne s’occupe pas de petites choses. » (De minimis non curat lex)

(Proverbe latin) 

LONGEVITE

« La longévité ? Une simple marinade ! Celle de l’être dans le bocal du vécu. »

(Fatou Diome)

LUMIERE

« La lumière est un feu vivant mis par la nature au service de la volonté. Elle éclaire ceux qui savent en user, elle foudroie ceux qui en abusent. »

(Hermès Trismégiste)

LUNE

« Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde de doigt. »

(Confucius)

14/10/2017

Les promesses du ciel et de la terre (Claude Michelet)

Promesses.jpgNégociant en vin originaire de Lodève, Martial se retrouve à Paris au beau milieu des troubles des toutes dernières heures de la Commune. Dans le quartier de Grenelle repris par les Versaillais, il tombe sur Pauline, une jeune repasseuse qui vient juste d’être arrêtée par quatre gendarmes. Il l’aide à leur fausser compagnie et part avec elle se réfugier au fin fond de la Corrèze. Là, il y retrouve Antoine, ancien militaire récemment démobilisé dont la ferme familiale vient de brûler. Sans grandes perspectives les trois jeunes gens auxquels se joint bientôt Rosemonde, la bonne amie de Martial, envisagent d’émigrer en Amérique du Sud où ils espèrent réussir dans le commerce…

« Les promesses du ciel et de la terre » est un roman un peu de terroir de par le cadre et les personnages et beaucoup d’aventures, car les rebondissements et péripéties ne manquent pas dans cette histoire palpitante et fort bien menée qui aurait d’ailleurs très bien pu être authentique. Elle fait penser à celle des fameux « Barcelonnettes », ces pauvres paysans de la vallée de l’Ubaye qui s’expatrièrent au Mexique et qui, fortune faite, revinrent au pays pour se faire construire de magnifiques demeures. Le style de Claude Michelet est fluide, vivant et agréable. Le livre se dévore d’une seule traite. Les embûches ne manquent pas sur la route des quatre héros : tremblements de terre, incendies, vols, sans oublier un égarement dans le désert qui faillit être fatal à l’un des protagonistes. Un livre tonique, revigorant et optimiste qui montre qu’avec du courage, de l’honnêteté et de la ténacité, l’on peut venir à bout de tout. Des personnages positifs et très humains et une belle leçon de vie au final. À ne pas rater.

4,5/5

08:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

12/10/2017

Les Faux As

Version papier, cliquer ici…

Version e-book, c'est ici…

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10/10/2017

Filiation (Nouvelle)

09:13 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

08/10/2017

Viol d'anges (Martine Bouillon)

viol.jpgSubstitut du procureur auprès du Tribunal de Bobigny, Martine Bouillon s’est intéressée au problème de la pédophilie en traitant certaines affaires. Elle a été ulcérée de voir des adultes se servir d’enfants innocents comme de simples objets sexuels et encore plus révoltée de constater l’omerta, la chape de plomb qui s’abat dans la plupart des cas. En 1996, elle représenta la France au congrès de Stockholm où de nombreux pays furent réunis pour débattre du drame de l’exploitation des enfants dans le monde et pour se fendre d’une belle pétition de principe. Elle clame dans ce livre que la pédophilie qu’il serait préférable de nommer « pédomanie » reste le plus terrible crime contre l’humain, les enfants violés, victimes d’attouchements ou de sévices sexuels, étant détruits à tout jamais.

« Viol d’anges » est un essai approfondi sur ce fléau mal perçu et mal combattu. L’auteur s’attache à analyser ce qu’elle a compris du phénomène, détaille les portraits des délinquants sexuels, précise qu’ils peuvent avoir tous les profils, venir de n’importe quel milieu social et souvent avoir été eux-mêmes violés dans leur propre enfance. La victime devenant à son tour bourreau. Les explications philosophiques, sociologiques et psychologiques ne manquent pas. Il est assez dommage que le propos ne soit étayé que par de vagues allusions à l’affaire Dutroux et au tristement célèbre Gilles de Rais. Rien sur les réseaux, filières, pourvoyeurs et autres sociétés secrètes fréquentées par des gens très respectables dont les turpitudes ne doivent jamais être révélées au petit peuple. Et pas grand-chose non plus sur le tourisme sexuel dans le tiers monde. En se refusant à « détailler les horreurs pour éloigner les voyeurs », comme elle le dit, l’auteur se maintient dans le vague, le flou, le général et au bout du compte dessert plutôt sa cause. Ce qui est bien dommage.

2,5/5

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07/10/2017

Poèmes pour petits et grands (19)

charles cros.jpgRonde flamande

 

Si j’étais roi de la forêt,

Je mettrais une couronne

Toute d’or ; en velours bleuet

J’aurais un trône,

En velours bleu, garni d’argent

Comme un livre de prière,

J’aurais un verre en diamant

Rempli de bière,

Rempli de bière ou de vin blanc.

 

Je dormirais sur des roses.

Dire qu’un roi peut avoir tant

De belles choses.

Dire qu’un roi prend quand il veut

La plus belle fille au monde

Dont les yeux sont du plus beau bleu.

Et la plus blonde,

Avec des tresses comme en a

Jusqu’aux genoux, Marguerite.

 

Si j’étais roi, c’est celle-là

Que j’aurais vite.

J’irais la prendre à son jardin,

Sur l’eau, dans ma barque noire.

Mât de nacre et voile en satin.

Rames d’ivoire.

Satin blanc, nacre et câbles d’or…

Des flûtes, des mandolines

Pour bercer la belle qui dort

Sur des hermines !

 

Hermine, agrès d’or et d’argent.

Doux concert, barque d’ébène,

Couronne et verre en diamant…

J’en suis en peine.

Je n’ai que mon cœur de garçon.

Marguerite se contente

D’être ma reine en la chanson

Que je lui chante.

 

(Charles Cros)

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