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30/06/2018

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/06/2018

Poèmes pour petits et grands (45)

fabié.jpgLa chatte noire

 

Près du moulin, dans le verger,

Au soleil, on voit s’allonger

Une chatte couleur d’ébène ;

Il est bien certain qu’elle dort :

Ses yeux ne sont que deux fils d’or

Et ses griffes sont dans leur gaine.

 

Pourtant, ne vous y fiez pas

Et voletez un peu moins bas,

Moineaux, pillards de chènevières !

En s’éveillant, elle pourrait,

Pour se dégourdir le jarret,

Vous faire mordre la poussière.

 

Chardonnerets au beau pourpoint,

Dans ce verger ne nichez point ;

Ô roitelet, ô rouge-gorge,

Pinson, hôte du vieux poirier,

Ecoutez donc !… J’entends crier

Des oisillons que l’on égorge…

 

C’est bien la chatte noire, hélas !

Elle rôdait par les lilas,

Ainsi qu’un tigre dans les jungles,

Et, flairant quelque fin souper,

Jusqu’au nid elle a dû grimper.

Gare à ses dents ! Gare à ses ongles !

 

(François Fabié)

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25/06/2018

Pensées plus ou moins correctes (126)

reeves.jpgMORT

« Les gens meurent, mais la vie a une façon de continuer comme si de rien n’était. Il faut voir la mort non pas comme un arrêt, mais comme un relais, à l’image du coureur grec qui transmettait la flamme olympique avant de s’écrouler. Notre vie est courte mais notre espèce est de longue durée. Nous portons la responsabilité des maillons dans une chaîne. »

(Hubert Reeves)

« Quand l’oiseau est près de mourir, son chant devient triste. Quand l’homme est près de mourir, ses paroles portent l’empreinte de la vertu. »

(Confucius)

« La mort est quelquefois un châtiment. Souvent c’est un don. Pour plus d’un, c’est une grâce. »

(Sénèque)

« Ne pleure pas sur les morts qui ne sont plus que des cages dont les petits oiseaux sont partis. »

(Saadi)

« Je ne veux pas que la mort me vienne des hommes, ils mentent trop ! Ils ne me donneraient pas l’Infini ! »

(Céline)

« Allez au-devant de la mort par dévouement n’est pas un suicide, c’est l’apothéose d’une sublime volonté et la prise de possession de la vie éternelle. »

(Hermès Trismégiste)

« La mort est une séparation douloureuse pour ceux qui restent. Mais pour celui qui s’en va, c’est une rencontre fantastique avec l’immensité de Dieu, peut-être les cent milliards d’êtres humains qui ont vécu depuis que l’Homme existe. »

(Abbé Pierre)

« La mort n’est pas la plus grande perte dans la vie. La plus grande perte est ce qui meurt en nous au cours de notre vie. »

(Norman Cousins)

« La mort n’éteint pas la lumière. Elle éteint la lampe parce que l’aube est apparue. »

(Rabindranath Tagore)

« Combien de morts notre corps renferme-t-il ? En lui, rien d’autre n’existe que la mort. »

(Martin Luther)

24/06/2018

California Saga (John Jakes)

California saga.jpgEn 1886, le jeune James Macklin Chance, 17 ans, part de Pennsylvanie pour fuir la misère et ne pas finir mineur comme son père. Il rêve de faire fortune en Californie alors que la ruée vers l’or est achevée depuis un certain temps. Après une longue marche en direction de l’Ouest des Etats-Unis, il finit par atteindre la côte Pacifique à Oakland. Il tente de profiter du ferry de San Francisco sans prendre de billet. Sans ménagement, il est jeté à la mer par les contrôleurs alors qu’il ne sait pas nager. Heureusement pour lui, il est vite repêché par un brave pêcheur chinois qui deviendra son premier ami californien. Et ce n’est que le début d’une longue suite de tribulations dans cet eldorado où ne se trouvent que deux sortes d’individus, ceux qui prennent et ceux à qui l’on prend…

« California Saga » se présente comme un énorme roman historique de 662 pages, ce qui, au premier abord, pourrait sembler assez indigeste. Mais il n’en est rien tant les aventures, péripéties et rebondissements sont nombreux. Toute l’intrigue repose sur 35 années de la vie d’un jeune homme pauvre mais non dépourvu d’ambition. Le lecteur le suit pas à pas dans son ascension sociale, laquelle est longue et pénible vu le nombre de catastrophes et d’embûches qu’il doit traverser. Si les épisodes amoureux laissent assez indifférent et peuvent même lasser vu qu’il passe son temps à osciller tout au long de cette histoire entre trois partenaires, le contexte historique (fin de la ruée vers l’or, boom immobilier, découverte de l’or noir, cataclysmes, apparition du cinéma, de l’automobile et de l’aviation) sont beaucoup plus intéressantes car fort instructives. Entre mille autres choses, le lecteur y découvrira que le problème de l’immigration mexicaine ne date pas d’aujourd’hui ni d’hier. On sera plus réservé sur l’apparition ici ou là de personnages réels comme W.R Hearst, Charlie Chaplin, Jack London, James Corbett, John Muir ou Ambrose Bierce car aucun n’apparait comme crédible. Au total, malgré tout, une belle réussite, si l’on passe sur le côté manichéen de la présentation (des bons très bons, voire excellents et même christiques comme le prêtre défroqué et des méchants très très méchants, monstrueux, intolérants, racistes) et sur une fin décevante, car en happy end très (trop) américain.

3/5

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/06/2018

G-Warriors (Roman)

Roman disponible version papier ou ebook

01:08 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/06/2018

L'aventure de Leclerc (Maja Destrem)

L'aventure de Leclerc.jpgNé le 22 novembre 1902 à Belloy (Somme), Philippe de Hauteclocque commença sa carrière militaire dans la cavalerie puis fut instructeur à Saint Cyr. Il participa à la guerre du Rif au Maroc où il se distingua par son courage, son sens tactique et sa bravoure. En mai 1940, pour ne pas être capturé, il traverse les lignes allemandes et essaie de s’échapper à bicyclette. Il sera arrêté puis relâché par erreur. Il retourne au combat, est blessé et s’échappe de l’hôpital où il était soigné er gardé. Il ne peut pas se résoudre à la défaite de la France. Il rejoint le général de Gaulle à Londres après un long périple à travers la France, l’Espagne et le Portugal. Il part ensuite au Gabon avec pour mission de rallier l’Afrique équatoriale française aux couleurs de la France Libre. Ainsi débute une véritable épopée qui le mènera avec une première poignée d’hommes à Fort-Lamy puis à s’emparer de Koufra, du Fezzan, à aider les Alliés à chasser l'Afrika Korps de Rommel d’Afrique du Nord puis à débarquer en Normandie, à libérer Paris, puis Strasbourg et porter le drapeau tricolore jusqu’à Berchtesgaden, le nid d’aigle d’Adolf Hitler…

« L’aventure de Leclerc » est la biographie parfaitement documentée d’un héros de l’Histoire de France, une icône de la seconde guerre mondiale, un être d’exception, au caractère bien trempé, capable de toutes les audaces et de toutes les folies, n’ayant qu’un seul objectif : servir sa patrie. Le livre très bien écrit, illustré de nombreuses photos et croquis permettant une bonne compréhension de la stratégie de Leclerc (pseudo qu’il dut prendre pour protéger sa famille restée en Picardie), se lit très facilement et très agréablement tant cette vie brisée dans un accident d’avion au Sahara fut remplie, foisonnante et exemplaire. Le lecteur apprendra énormément de choses non seulement sur l’épopée du héros et de sa fameuse 2ème DB, mais aussi sur les prémisses de la guerre d’Indochine, sur le rôle fort louche des Chinois et des Anglo-saxons qui se permirent d’organiser une sorte de Yalta asiatique dont la France aurait été la victime si Leclerc n’était pas intervenu. Malheureusement le départ de celui-ci suite à des divergences avec l’amiral d'Argenlieu et l’arrivée des socialo-communistes au pouvoir à Paris changea complètement la donne. On sait la triste tournure que prirent ensuite les évènements. Un livre de référence absolument passionnant. À conseiller aux amateurs d’Histoire et d’Histoire militaire tout particulièrement.

4,5/5

09:20 Publié dans Histoire, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/06/2018

Les godasses (Sketch)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2018

Poèmes pour petits et grands (44)

coppée.jpgEtoiles filantes

 

Dans les nuits d’automne, errant par la ville,

Je regarde au ciel avec mon désir,

Car si, dans le temps qu’une étoile file,

On forme un souhait, il doit s’accomplir.

 

Enfant, mes souhaits sont toujours les mêmes :

Quand un astre tombe, alors, plein d’émoi,

Je fais de grands vœux afin que tu m’aimes

Et qu’en ton exil tu penses à moi.

 

À cette chimère, hélas ! je veux croire,

N’ayant que cela pour me consoler.

Mais voici l’hiver, la nuit devient noire,

Et je ne vois plus d’étoiles filer.

 

(François Coppée)

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16/06/2018

Oxygène (Andrew Miller)

oxygène.jpgEnseignante anglaise en retraite, Alice souffre d’un cancer assez avancé. Elle a déjà dû subir une lourde chimiothérapie. Elle y a perdu ses cheveux, mais ils ont fini par repousser complètement blancs. Son fils Alec lui rend visite, s’occupe de la maison, du jardin. Son autre fils, Larry, acteur de série B intermittent et ancien joueur de tennis classé, ne va pas tarder à prendre l’avion avec sa fille depuis la Californie pour le rejoindre. Arrivé de Hongrie suite aux dramatiques évènements de Budapest, Laszlo est un auteur dramatique qui commence à rencontrer un certain succès. Sa dernière pièce, intitulée « Oxygène » relate un accident dans une mine quelque part en Europe de l’Est. Un jour, il fait une étrange rencontre et se retrouve chargé d’une mission tout à fait particulière.

« Oxygène » est un roman intimiste qui fait la part belle à la psychologie de toute une galerie de personnages. Le style d’Andrew Miller est quasi pointilliste. L’auteur s’attache aux mille détails de la vie quotidienne et parvient à donner de l’intérêt à une banalité qui devrait ne pas faire rêver, mais qui finit par intéresser quand même. Les développements sur la triste réalité du cancer en phase terminale tout comme le récit de la normalisation de Budapest par l’armée rouge en 1956 sont particulièrement émouvants voire instructifs. Les personnages sont des messieurs ou mesdames tout le monde, de parfaits anti héros. Sans doute est-ce la raison pour laquelle ils nous semblent si proches et finalement bien attachants en dépit de leur médiocrité. Un seul regret : rien ne parvient à un achèvement. Tout reste ouvert. Au lecteur de se substituer à l’auteur volontairement défaillant…

3/5

08:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/06/2018

Pensées plus ou moins correctes (125)

hemingway.jpgMORAL

« Est moral ce qui fait qu’on se sent bien et immoral ce qui fait qu’on se sent mal. »

(Ernst Hemingway)

MORALE

« Sans la morale, les empires, royaumes et principautés ne sont qu’entreprises de brigandage. »

(Saint Augustin)

« La morale est comme les régimes : elle interdit tout ce qui est bon. »

(Fernand Vanderem)

MORALITE

« Celui qui ne porte sa moralité que comme son meilleur vêtement ferait mieux d’être nu. »

(Kahlil Gibran)

« La moralité est l’attitude que nous adoptons vis-à-vis des personnes que nous ne pouvons pas sentir. »

(Oscar Wilde)

08:20 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)