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31/01/2026

La princesse du sang (Jean-Patrick Manchette)

La princesse du sang.jpgIvory, jeune photographe animalière, a décidé de camper dans la Sierra Maestra, partie désertique de Cuba. Elle compte y séjourner le plus longtemps possible. Elle passe son temps à photographier animaux et plantes jusqu'au jour où elle rencontre un homme à demi-nu, accompagné d'une gamine de treize ans plutôt crasseuse qui eux aussi survivent dans ce milieu hostile. Ivory découvre que celui qu'elle prenait pour un autochtone s'appelle en réalité Victor Maurer et que la petite Negra n'est pas sa fille, mais une enfant qu'il a adoptée… Un milliardaire juif proche de la mafia, Samuel Farakhan, ami et protecteur d'Ivory, apprend qu'elle est en danger. Il décide de partir la rejoindre… En effet, des barbouzes et autres agents secrets se sont lancés sur la trace des « campeurs » de la sierra cubaine. La poudre va parler. Les deux filles vont prendre la poudre d'escampette et tenter de sauver leur peau…

« La princesse du sang » est un roman inachevé de Manchette, auteur disparu prématurément. Ayant obtenu un vif succès avec ses précédents ouvrages, Manchette souhaitait se renouveler complètement autant au niveau du fond que de la forme. Il envisageait de produire des romans plus politiques, sous forme de fresques ou de sagas s'étendant sur plusieurs décennies avec pour arrière-plan de grands évènements mondiaux comme la révolte de Budapest écrasée par les chars russes ou la guerre d'Algérie avec des personnages récurrents que l'on suivrait sur de nombreuses années. Au niveau du style, il cherchait à en finir avec le côté percutant, décharné, « close-to-the-bone » de ses débuts. Il se voulait plus descriptif, quasi balzacien. Malheureusement, ce texte sans doute à retravailler est marqué par une grande lourdeur. Le descriptif qui se veut hyper méticuleux plombe tout. Le pauvre lecteur a droit à la température du jour, au chemisage des armes, au nom des marques et à mille détails qui ne font que plomber le rythme de la narration. Il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire qui n'a ni queue ni tête et aucune fin. Le bouquin finit même par tomber des mains et il faut se faire violence pour aller jusqu'au bout, en se demandant même s'il n'aurait pas mieux valu laisser ce « brouillon » dormir pour toujours dans un fond de tiroir… À fuir !

2/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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