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31/12/2017

Bonne année !

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A TOUS !

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23:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

29/12/2017

L'appel du loup (Ronald Douglas Lawrence)

l'appel du loup.jpgDans le grand Nord, une meute de loups poussée par la faim se rapproche d’une ferme et tue quelques animaux domestiques. La riposte des humains ne se fait pas attendre. Elle tourne au carnage. Seule survivante, une louve repart vers le Nord, finit par rencontrer un autre loup et mettre bas trois louveteaux dont l’un, plus faible, meurt très vite. Les deux survivants sont une louvette et un louveteau nommé Patte d’Argent. Jeune et vigoureux, il aime à vagabonder et finit par tomber dans un piège tendu par Morgan, un trappeur des plus frustres. Prisonnier dans une cage de fer, le jeune loup découvre la captivité, la rage et le désespoir. Il profitera d’un moment d’inattention de son geôlier pour se venger de l’affront subi avant de reprendre sa liberté.

« L’appel du loup » est un roman animalier dans lequel les loups ont le tout premier rôle. Grand spécialiste de ceux-ci, Ronald D. Lawrence décrit minutieusement leurs habitudes, leurs comportements, leurs modes de vie et les rapports hiérarchiques à l’intérieur du groupe. Pas une chasse, pas une attaque de daim, élan, mouffette et même de porc-épic n’est épargnée au lecteur qui peut ressentir une certaine lassitude due à la répétition de scènes de prédation toutes semblables. La rencontre avec l’homme est plus intéressante, plus dramatique et vire même à la tragédie. Le maître de la création n’a pas le beau rôle. C’est lui aussi un prédateur, mais sans foi ni loi, qui ne pense qu’au profit immédiat et n’a pas le moindre souci de la souffrance animale. Un livre passionnant et documenté quoique de lecture un peu laborieuse pour les amateurs de nature sauvage et de vie animale. La fin sous forme de « happy end » est un peu décevante quand même.

3/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

28/12/2017

L'enfant des sept mers (Paul-Loup Sulitzer)

L'enfant des sept mers.jpgKaï O'Hara est un jeune métis sino-irlandais d’une quinzaine d’années, hyper athlétique et de caractère bien trempé. Il représente la douzième génération d’une longue lignée d’écumeurs des mers du sud. Il quitte son père adoptif pour aller vivre la vie de corsaire de son père et de son grand-père. Pourchassé par divers pirates - dont le terrible Archibald - qui veulent tous lui dérober les sept sapèques d’or de son petit héritage, il se réfugie chez les Dayaks de la mer, terribles coupeurs de têtes et éternels alliés de sa famille. Ceux-ci vont l'aider à récupérer le Nan Shan, goélette ultra-rapide sur laquelle s’illustra son célèbre grand-père Cerpelaï Gilo, et constituer son équipage…

« L’enfant des sept mers » est un roman d’aventures maritimes qui se voudrait dans l’esprit de ceux de Jules Verne voire de Stevenson. Les innombrables péripéties sont un peu rocambolesques et assez peu vraisemblables. Le héros principal, sorte de cocktail entre Tarzan et Mowgli (les références au livre de la jungle abondent), est si plein de qualités morales et guerrières qu’il confine au personnage de bande dessinée. C’est encore plus flagrant pour les personnages secondaires tels l’oncle Ka, la grand-mère ou la grande bringue qui deviendra son épouse. Clichés et poncifs sont si nombreux que l’intrigue en arrive à une caricature du genre. Les amateurs apprécieront peut-être. Les lecteurs plus exigeants considéreront que cet ouvrage n’est pas le meilleur du prolixe auteur et soupçonneront même d’être en présence d’une simple production « alimentaire ».

2,5/5

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27/12/2017

Poèmes pour petits et grands (27)

claude roy.jpgChansons des grillons

 

Maman ne veut plus m’avoir dans ses jambes,

M’envoya chercher du bois mort.

 

Sortant de la ville, j’ai vu deux grillons

Qui se disputaient en langue grillon.

 

— Je mange à midi un saule pleureur,

Disait le premier en jouant du violon;

 

— Je mange à souper un gros âne mort,

Disait le second en jouant du violon.

 

Un coq qui passait par là, jabotant

Vit les deux grillons, toujours disputant.

 

Mangea le premier, mangea le second

Se disputeront dans son estomac.

 

(Claude Roy)

 

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26/12/2017

Le capitaine (Jan de Hartog)

le capitaine.jpgLe jeune capitaine hollandais Martinus Harinxma se voit attribuer le commandement de l'« Isabel Kwel » le plus gros remorqueur, le vaisseau-amiral de la flotte de la société Kwel. Il a d’abord pour mission de remorquer des péniches en Mer du Nord pour les mettre en sécurité en Grande-Bretagne au tout début de la Seconde Guerre Mondiale. Sa mission est des plus délicates. Les sous-marins allemands qui pullulent dans ces eaux prennent un malin plaisir à envoyer par le fond tous les vaisseaux qu’ils rencontrent. Au début, Martinus est plutôt chanceux. Mais les ennuis commencent quand son chef mécanicien se suicide en se tirant une balle dans la tête dans sa cabine et quand son remorqueur est réquisitionné pour escorter des convois de vivres et de munitions à destination du port de Mourmansk.

« Le capitaine » est un roman maritime de fort belle facture rempli de combats inégaux et meurtriers minutieusement décrits. Les convois que Martinus escorte servent même d’appât pour essayer de tendre un piège au fameux cuirassé « Tirpitz ». Tout bascule très vite dans le drame, la tragédie et le carnage. Le lecteur réalise avec cette histoire désabusée qu’entre l’héroïsme et la pleutrerie la frontière est des plus ténues. Cet ouvrage pétri d’humanité et proche du témoignage vécu révèle des hommes attachants, courageux ou lâches et même tantôt lâches et tantôt courageux. Sans oublier un tout dernier rebondissement très bienvenu à la fin. À conseiller aux amateurs du genre. Jan de Hartog est de la lignée des Melville, Vercel et autres Conrad.

4/5

08:35 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/12/2017

Joyeux Noël

Très bon Noël aux lectrices et lecteurs de ce blog…

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08:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0)

24/12/2017

Pensées plus ou moins correctes (109)

balzac.jpgMARI

« Jamais un mari ne sera si bien vengé que par l’amant de sa femme. »

(Honoré de Balzac)

« Il est fort dangereux qu’une femme trouve son mari ridicule et qu’elle fasse cette découverte en collaboration avec un autre homme. »

(Alphonse Karr)

MARIAGE

« Ne vous mariez pas pour l’argent, vous pouvez emprunter à meilleur marché. »

(J. Kelly)

« Quand on achète une maison, on regarde les poutres. Quand on prend une femme, il faut regarder la mère. »

(Proverbe chinois)

« Il ne faut choisir pour épouse que la femme qu’on choisirait pour ami si elle était un homme. »

(J. Joubert)

« Celui qui s’est marié une fois mérite une couronne de patience et celui qui s’est marié deux fois une camisole de force. »

(Proverbe italien)

« Le mariage, au rebours de la fièvre, commence par le chaud et finit par le froid. »

(G.C.Lichtenberg)

« Il reste à savoir si le mariage est un des sept sacrements ou un des sept péchés capitaux. »

(J.Dryden)

« Ayez les yeux bien ouverts avant de vous marier et mi-clos quand vous le serez. »

(Benjamin Franklin)

« Ceux qui sont mariés sont nombreux et ceux qui se repentent de l’être ne le sont pas moins. »

(Proverbe espagnol)

« Les chaînes du mariage sont si lourdes qu’il faut être deux pour les porter et quelquefois trois. »

(Alexandre Dumas)

« Le mariage, c’est l’art pour deux personnes de vivre ensemble aussi heureuses qu’elles auraient vécu chacune de leur côté. »

(Georges Feydeau)

« Communauté composée d’un maître, d’une maîtresse et de deux esclaves, ce qui fait en tout deux personnes. »

(Ambrose Bierce)

« Le pays du mariage a cela de particulier que les étrangers ont envie de l’habiter et les habitants naturels voudraient en être exilés. »

(Charles du Fresny)

« Les femmes sont faites pour être mariées et les hommes pour être célibataires. De là vient tout le mal. »

(Sacha Guitry)

09:04 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2017

Compte à rebours (Audrey Erskine Lindop)

compte à rebours.jpgDans une petite ville de Grande-Bretagne, la jeune Wynne Kinch a été recueillie par sa tante Lucy Meakham laquelle vit avec Tom, le grand-papa, son fils George et les deux jumeaux Hélène et Len. Pour impressionner son amie Corinne, elle s’invente des aventures sentimentales à défaut de les vivre et finit par tomber dans la mythomanie. Et voilà que dans le quartier sévit un tueur en série qui s’en prend à de très jeunes filles que l’on retrouve étranglées à main nue dans les squares. Wynne commence à soupçonner George pour lequel elle a un véritable faible. Elle trouve intelligent d’essayer d’éloigner de lui les soupçons en faisant disparaître des indices et en s’embrouillant dans une longue chaîne de mensonges qui ne font que compliquer les choses et attirer sur elle l’attention de la police…

« Compte à rebours » aurait pu être un thriller haletant si l’auteure s’était focalisée sur le criminel. Mais ce n’est qu’un roman à suspens assez bien ficelé, assez psychologique, dans lequel seul le point de vue de la jeune héroïne importe. Comme dans toute intrigue policière classique, le lecteur, auquel on ne fournit les indices qu’au compte-gouttes, se perd en conjectures et s’égare sur de fausses pistes avant de se voir révéler la clé de l’énigme en toute fin d’ouvrage. Mme Lindop respecte complètement ce procédé et va même jusqu’à ne quasiment rien dire du véritable coupable. Bien écrit et agréable à lire, ce livre, qui obtint le Grand Prix de la littérature policière en 1967, a quand même un peu vieilli même s’il peut encore intéresser certains amateurs du genre.

3/5

08:04 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2017

Toute vérité est bonne à dire (Claude Allègre)

toute vérité.jpgLe « Mammouth », que Claude Allègre préférerait qualifier de « Dinosaure » est en plein marasme depuis bien des décennies. Effectifs d’enseignants en constante augmentation alors que le nombre d’élève est en baisse. Eternelle revendication de « plus de moyens », c’est-à-dire de plus de postes alors que l’enseignement ne fait que se dégrader. Co-gestion avec des syndicats corporatistes et ne représentant qu’eux-mêmes. Haute administration arque-boutée sur ses privilèges. Manque d’ouverture sur le monde et sur l’entreprise. Et, entre autres, utilisation d’un jargon abscons digne du pire volapük avec ces fameux « apprenants en situation de maîtrise d’un référentiel bondissant » pour parler d’élèves jouant au ballon… Autant de chantiers titanesques, de travaux d'Hercule auquel le ministre tenta de s’atteler avec les maigres résultats que l’on connait.

« Toute vérité est bonne à dire » est un livre d’entretiens menés par le journaliste Laurent Joffrin. Claude Allègre profite de l'exercice pour expliquer sa démarche. Il aurait pu se contenter d’être un bon gros ministre sympa qui n’aurait rien fait du tout. Il s’est retroussé les manches, a affronté vaillamment le terrible SNES et a récolté une réputation détestable dans le milieu enseignant. Son bilan n’est qu’à moitié convaincant même si lui est persuadé d’avoir pleinement réussi dans sa tâche réformatrice. Il n’en demeure pas moins que le recul du temps démontre que malgré tous ces beaux efforts, les problèmes n’ont fait que croître et embellir. Le livre demeure néanmoins intéressant, car le diagnostic est assez exact. Allègre ne pratique pas la langue de bois. Le tableau qu’il dresse des coulisses du ministère n’a rien de rassurant quant aux pratiques des éléphants du parti socialistes avec leurs tendances, leurs courants, leurs motions et leurs intrigues, elles sont carrément dignes du panier de crabes. Le lecteur comprendra mieux comment tous ces politicards purent tomber de Jospin en Hollande pour en arriver au catastrophique Hamon. Ouvrage à lire à titre de document historique sans grande tenue. Les niaiseries sur la démocratie et sur la construction européenne marquant les limites de l’exercice de vérité.

2,5/5

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20/12/2017

La dernière tournée du Père Noël (Nouvelle)

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)