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31/07/2018

De Gaulle / Le premier des Français (Max Gallo)

le premier des français.jpgEn 1946, profondément déçu par l’attitude des politiciens français, Charles de Gaulle quitta le pouvoir, persuadé que les Français ne tarderaient pas à le rappeler. En fait, il dut subir une longue traversée du désert qui dura une douzaine d’années et qu’il passa dans sa propriété de La Boisserie à rédiger ses « Mémoires de guerre » avant de revenir aux affaires en 1948 à la faveur de la calamiteuse situation en Algérie. Dès le début, bien que certain que l’Empire était sur sa fin et qu’il n’y avait d’autre issue que l’indépendance, il sut jouer sur l’ambiguïté et alla même jusqu’à lancer le cri « Vive l’Algérie Française ! » qui trompa pas mal de monde. On sait comment s’acheva cette sale guerre et quelle somme d’horreurs, de souffrances et d’injustices elle provoqua. Au moment du putsch d’Alger, il sut tenir la dragée haute au « quarteron de généraux factieux » qui tenta de le renverser, survécut à plusieurs attentats dont celui du Petit Clamart. Pendant cette période, il fit rédiger une nouvelle Constitution, instaurer l’élection du Président de la République au suffrage universel, le tout approuvé par des référendums, même pour l’auto-détermination algérienne lequel était joué d’avance, les Européens étant dix fois moins nombreux que les Maghrébins. Il dota la France de l’arme nucléaire, lui permettant d’intégrer le cercle restreint des grandes puissances mondiales. Il posa les bases de la réconciliation franco-allemande et tenta d’orienter la construction européenne vers une Europe des patries et non vers une fédération sous domination américaine…

« De Gaulle / Le premier des Français » est le troisième et avant-dernier tome de cette importante biographie historique. La période traitée va de l’après-guerre à la fin du conflit algérien, autant dire des heures particulièrement sombres de notre Histoire. Les faits sont respectés, leur chronologie également. Mais leur présentation peut donner sujet à discussion. En bon gaulliste, Max Gallo exonère pratiquement l’armée de toute responsabilité dans la fusillade de la rue d'Isly à Alger et passe complètement sous silence celles d’Oran perpétrées par les tirailleurs du général Katz. Dans les deux cas, l’armée française fit délibérément tirer à balles réelles sur des manifestants pacifiques et non armés. Le lecteur aurait aimé un peu plus de compassion et d’objectivité sur des évènements peu glorieux de l’Histoire de France. Même impasse sur la guerre secrète entre l’OAS et les commandos de barbouzes qui furent lancés à leurs trousses. Et bien entendu, rien sur le grand jeu et les manœuvres des deux grands (USA et URSS) qui furent partie prenante non négligeable dans cette pénible affaire. Au total, le volume le plus faible et le plus discutable de cette quadrilogie, Gallo ayant trop poussé sur la légende dorée et pas assez poussé la recherche dans les coulisses. Même les plus grands hommes ont leurs moments de petitesse et de mesquinerie. L’ironie de l’Histoire ou la justice immanente firent que de Gaulle et Pétain eurent des destins quasi parallèles. Ce que l’un reprocha à l’autre, il finit par y succomber et ce qu’il fit, d’autres le lui firent mais avec moins de réussite…

3/5

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30/07/2018

Les Faux As (Roman)

Les Faux As by CCRIDER77280 on Scribd

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Les faux As

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/les-faux-as-p-43273.html

version ebook

https://www.amazon.fr/Faux-As-Bernard-VIALLET-ebook/dp/B0...

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29/07/2018

De Gaulle / La solitude du combattant (Max Gallo)

De Gaulle solitude.jpgLe 17 juin 1940, Charles de Gaulle, n’ayant plus de rôle à jouer dans le nouveau gouvernement, obtient de Paul Reynaud 100 000 francs prélevés sur les fonds secrets et réussit à repartir à Londres en compagnie de son aide de camp Geoffroy Chodron de Courcel à bord du « de Havilland Flamingo » affrété pour le général Spears. Le lendemain, il lance son fameux appel du 18 juin dans lequel il exhorte tous les officiers et les soldats à le rejoindre pour continuer les combats. Considéré comme traitre et déserteur, il sera condamné à mort par contumace. Winston Churchill le reconnaît comme chef des Français libres dès le 27 juin 1940. Mais son but est beaucoup plus ambitieux que de mettre en place une légion de volontaires qui continuerait la lutte aux côtés de l’Empire britannique. Il s’agit pour lui d’ignorer purement et simplement le traité d’armistice et de poursuivre la guerre contre Hitler, en créant une armée et un contre-État doté de tous les attributs de souveraineté et légitimité avec comme base les territoires français de l’Empire colonial, future plate-forme de la reconquête. Après un échec devant Dakar, il réussira à rallier le Cameroun, le Tchad, le Congo et le Gabon, permettant ainsi de lancer les premières offensives de Leclerc. Mais la lutte sera longue et semée d’embûches avant la victoire finale.

« De Gaule / La solitude du combattant » est le second volet de la quadrilogie consacrée à ce grand personnage historique. Il ne recouvre que la période 1940 – 1946, soit toute la seconde guerre mondiale plus une année difficile de gouvernement du pays. Soutenu au début par Churchill qui se préoccupe surtout des intérêts de la Grande-Bretagne, il est rapidement en butte à l’opposition de Roosevelt qui lui préfèrerait Giraud, sans doute plus malléable et moins tranchant que lui. Les Alliés voulaient ménager les anciens de Vichy et obtenir la création d’un gouvernement d’union nationale dans lequel les communistes auraient été neutralisés. Ils prévoyaient même la mise en place d’une sorte de protectorat provisoire (AMGOT) avec mise en place d’une nouvelle monnaie. De Gaulle ne cède sur rien, il rejette tout en bloc et finit par s’imposer avec mille difficultés en s’appuyant sur sa popularité en France, sur la Résistance grâce à Jean Moulin, sur le soutien de Staline et sur les succès militaires des généraux Leclerc et Juin. Le lecteur suit toutes les péripéties de cette longue lutte pour le pouvoir et pour le retour de la France dans le camp des vainqueurs. Max Gallo quitte parfois un peu trop l’objectivité de l’historien pour tomber dans les travers du panégyriste en particulier dans sa façon de traiter de l’Epuration presque comme un mal nécessaire. L’assassinat de l’amiral Darlan, le retour en France de Thorez, ainsi que les exécutions de Chack et de Brasillach sont traitées avec un peu trop de légèreté. Ceci mis à part, cet ouvrage reste intéressant, bien écrit et de fort bonne qualité.

4/5

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27/07/2018

Poèmes pour petits et grands (48)

Le ciel est dans la rivière

 

Le ciel est dans la rivière

Avec les arbres, les joncs,

Les nuages, la lumière

Et le toit de la maison.

 

Un chemin monte au village

Tourne au centre et redescend,

Et les pins du paysage

L’accompagnent sous le vent.

 

Le crépuscule commence.

Le vent clair s’est endormi.

Le soir se glisse en silence

Et regarde autour de lui

 

Si les collines sont brunes,

Si les chemins sont brouillés,

Et si flotte un clair de lune

Au sommet des peupliers.

 

(Gabriel-Joseph Gros)

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26/07/2018

De Gaulle / L'appel du destin (Max Gallo)

De_Gaulle_I_l_Appel_du_destin_1890_1940.gifCharles de Gaulle naquit le 22 novembre 1890 à Lille dans une famille de la grande bourgeoisie du nord. Très jeune, il est marqué par les valeurs traditionnelles : catholicisme légitimiste, patriotisme, goût des études et du service de l’Etat. Après l’école primaire chez les Frères des écoles chrétiennes, il continue sa scolarité chez les Jésuites où il a son propre père comme professeur. En 1908, il entre à l’école militaire de Saint-Cyr, après une année de préparation au collège Stanislas de Paris. À sa sortie en 1912, classé 13ᵉ, il est affecté au 33ᵉ régiment d’infanterie stationné à Arras. Lors de la première guerre mondiale, il est blessé trois fois, d’abord à la jambe le 15 août 1914 à Dinant, puis à la main gauche en Champagne, le 10 mars 1915. Un an plus tard, il est à nouveau blessé, mais cette fois à la cuisse gauche d’un coup de baïonnette. Fait prisonnier par les Allemands, il tente à cinq reprises de s’évader de toutes les forteresses où il est détenu. Finalement, il ne réussira à rejoindre la France qu’une fois la guerre terminée…

« De Gaulle / L’appel du destin est le premier tome d’une importante biographie qui en comporte quatre, soit un important ensemble de plus de 1600 pages. Un destin aussi exceptionnel n’en nécessitait sans doute pas moins. Ce premier opus couvre la période 1890-1940, soit de la naissance du grand homme jusqu’à l'humiliante défaite de juin 40. La narration est précise et non romancée. Max Gallo s’en tient aux faits sans négliger la psychologie du personnage souvent solitaire, un brin hautain et persuadé d’avoir raison seul contre tous et de devoir assumer un destin hors normes. Ainsi préconisa-t-il l’usage de formations de blindés en corps constitués, menant l’offensive avec l’appui de l’aviation à une époque où la tendance était plutôt à la guerre de position, bien à l’abri derrière la ligne Maginot que les Panzers teutons se firent un plaisir de contourner. Sur ce coup, de Gaulle prêcha dans le désert. Un des nombreux autres intérêts de cet ouvrage est le rapport de rivalité entre l’ancien (Pétain) et le nouveau (de Gaulle). Les deux hommes se connaissaient de longue date. De Gaulle travailla dans le cabinet de Pétain lequel le soutint jusqu’à ce que leurs divergences de vues et d’ambitions éclatèrent au grand jour. Un ouvrage historique de qualité qui se lit comme un roman.

4/5

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25/07/2018

Pensées plus ou moins correctes (129)

MOUTON

« Si le Peul fait paître des moutons, c’est qu’il n’a pas de bœufs. »

(Proverbe africain)

mirbeau.jpg« Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne disent rien, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bêtes que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour acquérir ce droit. »

(Octave Mirbeau)

MUET

« Si Dieu reste muet à vos appels, c’est parce qu’il s’exaspère de vos incessantes questions. »

(Henri Gougaud)

MUR

« Les murs des cimetières sont une dépense inutile. Ceux qui sont dedans ne peuvent en sortir et ceux qui sont à l’extérieur ne veulent pas y entrer. »

(Mark Twain)

08:33 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

23/07/2018

Harlot et son fantôme (Norman Mailer)

Harlot et son fantôme.jpgÀ Mount Desert (Maine, Etats-Unis), Hugh Tremont Montague, nom de code « Harlot », membre important de la CIA, mais plutôt en fin de carrière, a divorcé de Kitteredge qui l’a trompée avec son collègue Harry Hubbard, fils de Cal, autre agent de la CIA. Après une longue attente, Harry et Kitteredge ont fini par se marier. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, Harlot s’est retrouvé sur un fauteuil roulant suite à un très grave accident de voiture. Harry de son côté, en est réduit à produire textes, articles de journaux et romans d’espionnage jusqu’au jour où Harlot lui propose de travailler avec lui sur une mission secrète. Mais un jour, on retrouve le corps d’Harlot au fond d’un lac, le crâne explosé. Tout se complique… Quelques années auparavant, Harry avait commencé sa carrière à Berlin, puis à Bogota et l’avait poursuivie à Miami et à Paris…

« Harlot et son fantôme » se présente comme un très gros et très lourd roman d’espionnage de 1044 pages grand format, petits caractères, soit l’équivalent du double dans une présentation classique. Un défi de lecture. Un vrai marathon obligeant à y rester une dizaine de jours minimum ! Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Rien n’est moins sûr ! Peu d’action, guère de suspens, aucune progression dramatique. On est très loin des maîtres du genre comme John Le Carré ! Mailer se rattrape-t-il par l’enquête d’investigation (il se targue d’une énorme recherche. Une bibliographie de quatre pages en atteste) ? Pas vraiment. Le lecteur n’apprendra pas grand-chose d’inédit sur les méthodes de la CIA, l’arrivée au pouvoir de J.F. Kennedy et son assassinat, la mort de Marilyn Monroe, l’affaire de la Baie des Cochons à Cuba, les tentatives ratées d’assassinat de Castro. Avec Tom Wolfe entre autres, on fait beaucoup mieux dans le genre. Et comme de nombreuses pages sont consacrées à des séquences « hot », on ne peut s’empêcher de penser que Mailer n’y fait que du sous-Miller ! Reste le style, l’écriture que certains critiques ont jugée « alerte, inspirée, géniale ». Sans doute n’ai-je pas été touché par la même grâce. Cette narration qui ne mène à rien m’a semblé laborieuse, pesante, pleine de détours et de digressions. Presque ennuyeuse. Le tout pour raconter quelques années d’un certain nombre de ronds de cuir, relativement nuls, sorte de pieds nickelés ou de bras cassés qui ratent à peu près tout ce qu’ils entreprennent. Au total, un pensum sans grand intérêt… (Mais ceci n’est que mon avis personnel bien entendu.)

2,5/5

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22/07/2018

Expresso Love (Roman)

Expresso Love by CCRIDER77280 on Scribd

version papier

https://www.amazon.fr/Expresso-Love-Bernard-Viallet/dp/14...

version ebook

https://www.amazon.fr/Expresso-Love-Bernard-Viallet-ebook...

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20/07/2018

Pensée inique (Nouvelle)

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18/07/2018

Marlène Dietrich (Maria Riva)

marlene dietrich.jpgMarie Magdalene Dietrich, dite Marlène Dietrich, fut une actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine, née le 27 décembre 1901 à Schöneberg et morte le 6 mai 1992 à Paris 8e. Après s’être destinée à une carrière musicale, elle se tourna vers le théâtre et le cinéma au début des années 1920. Lancée par le film « L’Ange bleu » de Josef von Sternberg, produit par la UFA en 1930, elle fut repérée par le studio Paramount et poursuivit une longue et brillante carrière à Hollywood. Sept films dirigés par le même metteur en scène dont « Morocco » (1930), « Shanghaï Expresse (1932) ou « L’Impératrice rouge » (1934), firent de l’actrice l’incarnation parfaite de la femme fatale de cette époque. Elle tourna ensuite avec les plus grands réalisateurs, dans divers genres de films. Elle s’engagea contre le nazisme et son pays d’origine dès les années 1930, et participa activement à la Seconde Guerre mondiale entre 1944 et 1945, rendant célèbre la chanson « Lili Marleen », et obtenant en 1947 la « Medal of Freedom », plus haute distinction militaire américaine que peut recevoir un civil. Alors que ses rôles au cinéma se faisaient moins nombreux, elle se tourna vers la radio puis vers le music-hall, faisant le tour du monde avec son tour de chant entre 1953 et 1975. Les quinze dernières années de sa vie, pour protéger son image, elle vécut recluse et alitée dans son appartement du 12, avenue Montaigne à Paris.

« Marlène Dietrich » se présente comme un énorme pavé de 866 pages relativement indigestes. Il est écrit par sa fille unique, Maria Riva, laquelle a une fâcheuse tendance à raconter la vie de sa mère en fonction de la sienne propre (rapports dominante-dominée avec sa mère, viol, alcoolisme, etc). Son style assez peu léger donne une narration plutôt poussive et même fortement alourdie par une abondance de citations (souvent fort longues et pas forcément pertinentes) de lettres d’amour, d’extraits de journaux intimes et autres articles de journaux. Trois cahiers de documents photographiques illustrent cet ouvrage consacré à une star, longtemps idolâtrée et finalement déchue et recluse. Pour ne rien arranger, le personnage de la star des années trente se révèle au fil des pages de moins en moins sympathique. Si l'on en croit Mme Riva, l’icône hollywoodienne fut en réalité un montre d’égocentrisme, de narcissisme, d’autoritarisme, une méchante femme obsédée par son image, travaillant son apparence dans les moindres détails et ne vivant que pour le paraître. Elle collectionna un nombre incroyable d’amants et d’amantes. La liste de ses conquêtes acteurs célèbres comme Maurice Chevalier ou Jean Gabin, écrivains comme Erich-Maria Remarque ou Hemingway, voire chanteurs ou chanteuses comme Franck Sinatra ou Edith Piaf, sans parler des généraux, hommes politiques, est si longue qu’elle finit par ressembler à un bottin mondain). Elle multipliait les caprices de diva au point de se montrer odieuse avec tout le monde, petit personnel comme metteurs en scène, costumières ou techniciens de cinéma. Mythomane, affabulatrice, dépensière, alcoolique, droguée et véritable marâtre envers sa malheureuse fille, la liste de ses défauts semble si longue qu’elle finit par en être caricaturale et presque sympathique, au second degré bien sûr. On peut faire l’impasse sans problème sur une lecture qui tourne vite à la punition…

2,5/5

08:27 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)