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18/07/2018

Marlène Dietrich (Maria Riva)

marlene dietrich.jpgMarie Magdalene Dietrich, dite Marlène Dietrich, fut une actrice et chanteuse allemande naturalisée américaine, née le 27 décembre 1901 à Schöneberg et morte le 6 mai 1992 à Paris 8e. Après s’être destinée à une carrière musicale, elle se tourna vers le théâtre et le cinéma au début des années 1920. Lancée par le film « L’Ange bleu » de Josef von Sternberg, produit par la UFA en 1930, elle fut repérée par le studio Paramount et poursuivit une longue et brillante carrière à Hollywood. Sept films dirigés par le même metteur en scène dont « Morocco » (1930), « Shanghaï Expresse (1932) ou « L’Impératrice rouge » (1934), firent de l’actrice l’incarnation parfaite de la femme fatale de cette époque. Elle tourna ensuite avec les plus grands réalisateurs, dans divers genres de films. Elle s’engagea contre le nazisme et son pays d’origine dès les années 1930, et participa activement à la Seconde Guerre mondiale entre 1944 et 1945, rendant célèbre la chanson « Lili Marleen », et obtenant en 1947 la « Medal of Freedom », plus haute distinction militaire américaine que peut recevoir un civil. Alors que ses rôles au cinéma se faisaient moins nombreux, elle se tourna vers la radio puis vers le music-hall, faisant le tour du monde avec son tour de chant entre 1953 et 1975. Les quinze dernières années de sa vie, pour protéger son image, elle vécut recluse et alitée dans son appartement du 12, avenue Montaigne à Paris.

« Marlène Dietrich » se présente comme un énorme pavé de 866 pages relativement indigestes. Il est écrit par sa fille unique, Maria Riva, laquelle a une fâcheuse tendance à raconter la vie de sa mère en fonction de la sienne propre (rapports dominante-dominée avec sa mère, viol, alcoolisme, etc). Son style assez peu léger donne une narration plutôt poussive et même fortement alourdie par une abondance de citations (souvent fort longues et pas forcément pertinentes) de lettres d’amour, d’extraits de journaux intimes et autres articles de journaux. Trois cahiers de documents photographiques illustrent cet ouvrage consacré à une star, longtemps idolâtrée et finalement déchue et recluse. Pour ne rien arranger, le personnage de la star des années trente se révèle au fil des pages de moins en moins sympathique. Si l'on en croit Mme Riva, l’icône hollywoodienne fut en réalité un montre d’égocentrisme, de narcissisme, d’autoritarisme, une méchante femme obsédée par son image, travaillant son apparence dans les moindres détails et ne vivant que pour le paraître. Elle collectionna un nombre incroyable d’amants et d’amantes. La liste de ses conquêtes acteurs célèbres comme Maurice Chevalier ou Jean Gabin, écrivains comme Erich-Maria Remarque ou Hemingway, voire chanteurs ou chanteuses comme Franck Sinatra ou Edith Piaf, sans parler des généraux, hommes politiques, est si longue qu’elle finit par ressembler à un bottin mondain). Elle multipliait les caprices de diva au point de se montrer odieuse avec tout le monde, petit personnel comme metteurs en scène, costumières ou techniciens de cinéma. Mythomane, affabulatrice, dépensière, alcoolique, droguée et véritable marâtre envers sa malheureuse fille, la liste de ses défauts semble si longue qu’elle finit par en être caricaturale et presque sympathique, au second degré bien sûr. On peut faire l’impasse sans problème sur une lecture qui tourne vite à la punition…

2,5/5

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17/07/2018

Poèmes pour petits et grands (47)

hellens.jpgQuand le singe

 

Quand le singe s’amuse

À faire rire le public

Il se met sur deux pattes

Puis à quatre s’élance

Se balance

À chaque branche

Il veut rire

Et se tait.

 

Le public attendant en silence

L’œil fixe et ne voyant rien venir

Se disperse

Le singe saute sur une autre branche

Et s’y balance.

 

(Franz Hellens)

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15/07/2018

Pensées plus ou moins correctes (128)

woody allen.jpgMOURIR

« Ce n’est pas que j’aie peur de mourir ; simplement, je ne veux pas être là quand ça arrivera. »

(Woody Allen)

« Je meurs comme j’ai vécu. Au-dessus de mes moyens. »

(Oscar Wilde)

« Il est si doux de vivre. On ne meurt qu’une fois et c’est pour si longtemps. »

(Molière)

« Quand je mourrai, je choisirai le paradis pour le climat et l’enfer pour la bonne compagnie. »

(Mark Twain)

« Ce qui est né mourra,

Et ce qui a été rassemblé sera dispersé,

Ce qui a été amassé sera épuisé,

Ce qui a été édifié s’effondrera,

Et ce qui a été élevé sera abaissé. »

(Ecriture traditionnelle bouddhiste)

« Mourir, pour un jeune homme, c’est lui voler son avenir; pour un vieillard, lui voler son passé. »

(Jean Dutourd)

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14/07/2018

Les engloutis (Denis Lépée)

Les engloutis.jpg1918. Ludmilla tente de fuir par la mer Saint-Pétersbourg ravagé par la révolution bolchévique. Il lui importe beaucoup de mener à bien la mission qui lui a été confiée, celle de sauver le « trésor » de la famille Koutouzov, mais son bateau est coulé au large de la Finlande…

2017. Tommaso Mac Donnell ravagé par la douleur d’avoir perdu sa femme et sa fille dans l’incendie de leur maison de Nantucket, débarque à l’aéroport d'Helsinski. Archéologue sous-marin, il vient évaluer un projet d’implantation d’éoliennes off-shore dans le golfe de Finlande, à deux pas de la zone russe et non loin de la petite ville de Kotka dont le maire est un ami de longue date…

« Les engloutis » est un roman original à plus d’un titre. D’abord parce qu’il n’est pas aisé à classer vu qu’il se situe aux limites de plusieurs genres : historique, aventures, policier et même espionnage (vu l’implication de divers agents secrets dont celle d’une jolie espionne du FSB russe). Autant le côté historique semble évident dès le début de l’intrigue, autant le côté policier se fait plus discret vu que le premier mort n’apparait qu’à la moitié du livre et que le personnage principal n’est ni inspecteur, ni détective privé, ni même journaliste, mais simple plongeur professionnel aux prises avec les fantômes de son drame personnel. Personnage avec lequel on ne peut qu’être en empathie immédiate d’autant plus que bien des déboires et des coups durs l’accablent, maintenant ainsi un intérêt soutenu tout au long d’une narration parfaitement menée. Si on y ajoute une plume de belle qualité, un cadre dépaysant et une parfaite connaissance du monde et des techniques de plongée, on obtient une totale réussite. Autre petit plus : dans les remerciements, Denis Lépée a l’élégance et l’honnêteté de faire la part entre l’historique et le romancé. Qu’il en soit remercié car peu nombreux sont les romanciers qui s’y plient !

4/5

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12/07/2018

Opération Baucent (Roman)

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10/07/2018

Lollyblog (Nouvelle)

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08/07/2018

Toxic Star (Hervé Claude)

Tox star.jpgEn Australie, sur l’immense plaine de Nullarbor, dans un endroit désertique à des kilomètres de toute piste, est retrouvé un 4X4 abandonné ainsi que les ossements blanchis d’un homme sans doute mort depuis au moins dix-huit mois. Les tests ADN permettent de découvrir qu’il s’agit des restes d’un certain Mathew Constant, australien d’origine roumaine, ancien champion de « footy », le foot-ball-rugby local où quasiment tous les coups sont permis. Journaliste au West Tribune, l’imposant Anthony Argos cherche à comprendre la raison de cette fin tragique. Son enquête va le mener jusqu’à Bucarest où il pourra bénéficier de l’aide de Christi, un ancien amant…

« Toxic star » se présente comme un polar relativement noir aux limites du thriller par le nombre de cadavres, mais avec l’énigme bien maintenue jusqu’au tout dernier chapitre. L’auteur, journaliste de télévision bien connu, familier de l’Australie, prend bien soin de maintenir le suspens et par là l’intérêt pour sa sombre histoire. Il ne perd pas le lecteur sur de fausses pistes comme dans un policier classique. Il préfère faire ressentir les ambiances d’un pays qu’il connait semble-t-il fort bien et surtout distiller bribe par bribe toutes les turpitudes d’un milieu frelaté, gangréné par le fric et infiltré par des hommes politiques dignes de mafieux. Les personnages manquent un peu d’épaisseur exception faite du héros totalement atypique, nouveau Rouletabille obèse et homosexuel, mais surtout tenace et obstiné. On saura gré à Hervé Claude, qui dispose d’un style agréable et fluide à souhait, d’avoir eu la finesse et l’élégance de ne pas trop s’appesantir sur les scènes les plus torrides. Dans l’ensemble, une œuvre de divertissement bienvenue pour un voyage en train ou pour une après-midi au bord de la piscine par exemple.

3/5

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07/07/2018

Poèmes pour petits et grands (46)

villon.jpgBallade des pendus

 

Frères humains, qui après nous vivez,

N’ayez les cœurs contre nous endurcis,

Car, si pitié de nous pauvres avez,

Dieu en aura plus tôt de vous mercis.

Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :

Quant à la chair, que trop avons nourrie,

Elle est piéça dévorée et pourrie,

Et nous, les os, devenons cendre et poudre.

De notre mal personne ne s’en rie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre !

 

Ces frères vous clamons, pas n’en devez

Avoir dédain, quoique fûmes occis

Par justice. Toutefois, vous savez

Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.

Excusez-nous, puisque sommes transis,

Envers le fils de la Vierge Marie,

Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Nous préservant de l’infernale foudre.

Nous sommes morts, âme ne nous harie,

Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre !

 

La pluie nous a débués et lavés,

Et le soleil desséchés et noircis.

Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,

Et arraché la barbe et les sourcils.

Jamais nul temps nous ne sommes assis

Puis çà, puis là, comme le vent varie,

À son plaisir sans cesser nous charrie,

Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.

Ne soyez donc de notre confrérie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,

Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :

A lui n’ayons que faire ne que soudre.

Hommes, ici n’a point de moquerie ;

Mais priez Dieu que tous nous veuillent absoudre !

 

(François Villon)

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05/07/2018

Pensées plus ou moins correctes (127)

fournier.jpgMOT

« Quand je pense à tous les jolis mots qui veulent dire quelque chose, qu’on ne sort jamais, à qui on ne fait pas prendre l’air, qui s’ennuient et finissent par moisir dans les dictionnaires, simplement parce qu’ils ne sont pas à la mode.

Je pense à ineffable… »

(Jean-Claude Fournier)

« Le sage est effacé et homme de peu de mots. »

(Tao Te King)

« Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font si lourds les morts dans leurs cercueils. »

(Henry de Montherlant)

« L’amour, le travail, la famille, la religion, l’art, le patriotisme sont des mots vides de sens pour qui meurt de faim. »

(O'Henry)

« Les mots sont femmes ; les actions sont hommes. »

(G. Herbert)

« La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses. »

(Platon)

« Les mots sont comme des verres qui obscurcissent tout ce qu’ils n’aident pas à mieux voir. »

(Joseph Joubert)

« Beaucoup de gens produisent, en se servant de mots qu’ils ne comprennent guère, un grand effet sur l’esprit d’autres gens qui ne les comprennent pas. »

(Alphonse Karr)

« Qui ne dit mot consent. »

« Les mots étant les drapeaux des idées et leurs véhicules, il est évident que le changement de vocabulaire entraîne fatalement, insensiblement, le changement des idées. On finit par penser comme l’on parle et agir comme l’on pense. »

(Philippe Ploncard d'Assac)

« Les hommes se font tuer volontiers pour des mots. »

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03/07/2018

Mémoires barbares (Jules Roy)

Mémoires barbares.jpgNé en 1907 à Rovigo (actuellement Bougara) en Algérie, Jules Roy, enfant illégitime, passa son enfance à la campagne avant d’entrer au petit séminaire où il restera huit années. Il intégra le corps des tirailleurs algériens puis celui de l’armée de l’air. D’abord pétainiste (il publia un livre à la gloire du maréchal), il change de camp en 1942, passe en Angleterre et entre dans la Royal Air Force. Il effectuera plus de 36 missions de bombardement de nuit sur la Ruhr en Allemagne. Il poursuit sa carrière militaire en Indochine à titre d’officier de communication. Mais en juin 1953, il démissionne alors qu’il est colonel, car il estime que l’armée se déshonore à vouloir rétablir la colonisation par la force. Parallèlement, il commence à publier des ouvrages de témoignage qui déplaisent à l’armée et est envoyé en mission d’enquête en Algérie et en Chine pour le compte de l’hebdomadaire « l’Express ». Il n’arrive pas à rencontrer Mao Tsé Toung pas plus qu’à suivre les étapes de la « Longue marche » et rentre très déçu de ce qu’il a vu. À la fin de sa vie, il se retire sur la colline de Vézelay, non loin de la basilique de Sainte Madeleine…

« Mémoires barbares » est un livre de souvenirs en forme d’autobiographie qui se veut honnête et qui reste assez discrète sur la vie sentimentale assez compliquée de l’auteur. Le lecteur suivra avec grand intérêt tous les évènements auxquels Jules Roy se trouva mêlé : seconde guerre mondiale, (le récit des bombardements au phosphore des villes allemandes est proprement hallucinant), la guerre d’Indochine, celle d’Algérie, le retour du général de Gaulle sans parler des arcanes du monde littéraire parisien pendant un demi-siècle. L’auteur ayant rencontré la plupart des auteurs de l’époque en trace une série de portraits souvent au vitriol. Il fut un habitué des soirées de Florence Gould et de Louise de Vilmorin. La liste est longue des écrivains et des hommes politiques qu’il dépeint : Morand, Nimier, Léautaud, Paulhan, Montherlant, Mauriac, Malraux, Camus, Kessel, Saint-Exupéry, de Gaulle, Mitterand. Personne n’échappe à son regard acéré voire impitoyable. Malraux est sans doute celui qui en prend le plus pour son grade pour sa mythomanie. Seul Camus et Saint-Exupéry trouvent grâce aux yeux de Jules Roy. Le style est bien entendu, de fort belle qualité. Les analyses sont fines et intelligentes. Au total, un livre absolument passionnant.

4/5

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