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30/11/2018

Dorian Evergreen (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

19:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

28/11/2018

Bubu-de-Montparnasse (Charles-Louis Philippe)

Pierre Hardy, 20 ans, à Paris depuis six moins, est un modeste employé de bureau. Il n’a qu’un seul ami, Louis Buisson, 25 ans, dessinateur et collègue de travail. Un soir de 15 juillet, alors que Pierre se promène sur le boulevard Sébastopol, il rencontre Berthe Méténier, jeune femme au physique agréable et au maintien modeste. Il l’invite à boire un verre, discute longuement avec elle et obtient ses faveurs contre la modeste somme de cent sous. Berthe est une fille publique qu’un certain Maurice Bélu, dit Bubu-de-Montparnasse, ancien ébéniste au chômage, a mis sur le trottoir après l’avoir déflorée…

« Bubu-de-Montparnasse » est un roman social publié en 1901 par Charles-Louis Philippe auteur un peu oublié de nos jours, issu d’un milieu des plus modestes et donc très proche des petites gens. À son époque, il obtint un grand succès avec ce livre qui a très bien vieilli. En effet, il pose l’éternel problème de la prostitution, de la misère sexuelle (Berthe attrape la syphilis), et de la quasi-impossibilité pour la femme de s’affranchir de la tyrannie d’un souteneur violent et paresseux. Thème éternel, la prostitution étant le plus vieux métier du monde surtout quand elle est exercée pour tenter d’échapper à la misère. Il y a du Zola pour le côté naturaliste et du Maupassant pour le côté désenchanté et sans espoir de Philippe. Si on y ajoute une belle écriture simple, agréable et aisée à lire, nul doute que cet ouvrage, sans être un immense chef-d’œuvre, peut se classer parmi les romans importants du début de l’autre siècle.

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/11/2018

Poèmes pour petits et grands (59)

apollinaire.jpgAutomne malade

 

Automne malade et adoré

Tu mourras quand l’ouragan soufflera

Dans les roseraies

Quand il aura neigé

Dans les vergers.

 

Pauvre automne

Meurs en blancheur et en richesse

De neige et de fruits mûrs

Au fond du ciel

Des éperviers planent…

 

Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines

Qui n’ont jamais aimé

Aux lisières lointaines

Les cerfs ont bramé

Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs !

 

Les fruits tombant sans qu’on les cueille

Le vent et la forêt qui pleurent

Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille

Les feuilles

Qu’on foule

Un train

Qui roule

La vie

S’écoule.

 

(Guillaume Apollinaire)

09:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/11/2018

Pensées plus ou moins correctes (140)

OFFENSIVE

« Celui qui l’emporte le mieux sur son ennemi, c’est celui qui ne prend jamais l’offensive. »

kafka.jpgOISIVETE

« L’oisiveté est le commencement de tous les vices, le couronnement de toutes les vertus. »

(Franz Kafka)

OPINION

« Je défendrai mes opinions jusqu’à ma mort, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez défendre les vôtres. »

(Voltaire)

« L’opinion française de droite ne pense nullement à renaître, elle veut durer, elle veut se survivre. Elle ne consentira jamais les sacrifices nécessaires à une renaissance. (…) Tout son dessein ne va pas au-delà de se justifier. »

(Georges Bernanos)

« Toutes les opinions sont respectables. Bon, c’est vous qui le dîtes. Moi, je dis le contraire. C’est mon opinion : respectez-la. »

(Jacques Prévert)

« Que lui reproche-t-on ?

Ses idées politiques.

En voilà une idée ! Alors qu’il est déjà si difficile de croire aux opinions politiques des hommes politiques. »

(Sacha Guitry)

« L’opinion est la reine du monde parce que la sottise est la reine des sots. »

(Chamfort)

« L’opinion publique n’existe que là où il n’y a pas d’idées. »

(Oscar Wilde)

« L’opinion est quelque chose d’intermédiaire entre la connaissance et l’ignorance. »

(Platon)

« C’est mon opinion et je la partage. »

(Henri Monnier)

« Une opinion n’est choquante que lorsqu’elle est une conviction. »

(Rémy de Gourmont)

« Le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion. »

(Paul Valéry)

« Avec l’opinion publique, rien ne peut échouer. Sans elle, rien ne peut réussir. »

(Abraham Lincoln)

« Je suis contre l’opinion commune qui veut que le peuple lorsqu’il domine soit léger, inconstant, ingrat et je soutiens que ces défauts ne sont pas plus le fait des peuples que celui des princes. »

(Machiavel)

09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

23/11/2018

Maria de la Luz (Antonio Dragon)

Maria de la Luz.jpgLes accords de 1926 entre les révolutionnaires mexicains et le Saint-Siège, dans le dos de l’Armée Cristera, volent à celle-ci une victoire complète qui s’annonçait imminente. Le franc-maçon Portes Gil, promet d’appliquer la loi antireligieuse et de faire cesser les persécutions. Dès la reprise du culte, les Cristeros déposent naïvement les armes. 5000 d’entre eux seront lâchement assassinés peu de temps après. Fort de la faiblesse de l’Eglise, le gouvernement anticlérical accorde au peuple un semblant de liberté de culte. La jeunesse mexicaine se réorganise autour de l’Action catholique qui prend un essor extraordinaire dans tout le pays. Ce récit nous montre la figure attachante et édifiante de Maria de la Luz Camacho, jeune fille mexicaine grandie dans une atmosphère de catacombes de persécution et d’héroïsme ; ses joies, ses peines et comment elle a su faire fructifier les talents reçus de Dieu. Pour défendre les fidèles, dont beaucoup d’enfants, elle n’hésite pas à affronter les révolvers des jeunes révolutionnaires qui veulent brûler l’église pendant la messe.

« Maria de la Luz » est un ouvrage historique sur la période la plus sombre de l’Histoire du Mexique, celle des années 20 et 30 au cours de laquelle des gouvernants communistes et socialistes fanatiques tentèrent d’extirper toute trace de religion de la société mexicaine. Lors de cette terreur rouge, on ne compta plus le nombre d’églises saccagées, profanées et brûlées, de prêtres, évêques, religieux et religieuses bannis, emprisonnés, torturés et exécutés souvent dans les pires tortures. C’est sur ce fond de peur et de haine que se dressa la figure admirable d’une humble et héroïque toute jeune fille, Maria de la Luz, militante exemplaire de l’Action Catholique qui mourut martyre sous les balles d’un groupe de miliciens rouges venus perturber une messe et brûler une église. Un témoignage émouvant. Une page d’Histoire particulièrement sinistre à ne surtout pas oublier. Les victimes du communisme ne se comptèrent pas qu’en URSS, en Chine et au Cambodge, mais dans bien d’autres lieux. Ils furent des millions et même des centaines de millions. On attend toujours le procès du communisme.

4/5

08:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/11/2018

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible ici

08:51 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2018

Sur les chemins de France (Bernard Rio)

Sur les chemins de France.jpgLes modestes chemins, les humbles sentiers qui autrefois reliaient villages, hameaux et lieux dits sont devenus terrains de jeux des randonneurs, des promeneurs et autres pèlerins maintenant que l’automobile, cette caisse de fer qui isole définitivement l’homme de son milieu naturel, a détrôné les autres moyens de transports. Pourtant si toutes les pierres, les mousses ou les boues des chemins pouvaient parler, elles témoigneraient sur ce que furent les Cathares, les Vendéens, les Jacquets marchant vers Saint Jacques de Compostelle, les légionnaires romains, les sages, les fous et les saints. Depuis les hommes préhistoriques aux Eyzies de Tayac à R.L. Stevenson sur la Grande Draille du Mont Lozère en passant par Roland au col de Roncevaux, par Saint Louis à Aigues-Mortes, par Jeanne d’Arc à Domrémy ou par Cadoudal à Locoal-Mendon. Que de magnifiques endroits, que de belles randonnées à faire ou déjà faites…

« Sur les chemins de France » est un de ces beaux livres qui font la richesse d’une bibliothèque et qu’on aime consulter quand le besoin s’en fait sentier. Chaque chemin ou sentier est présenté par le biais d’une anecdote historique, d’un conte ou d’une légende connue ou non. Les magnifiques photographies du co-auteur Bruno Colliot l’illustrent richement. En dépit d’utiles notes cartographiques et bibliographiques en fin d’article, ce bel ouvrage très agréable à lire n’est cependant pas vraiment un guide de randonnée, car il ne propose aucune carte ou croquis comme c’est l’usage dans de genre particulier. C’est un peu dommage mais compréhensible car l’auteur a basé son discours sur l’Histoire avec un grand H ou un petit h et c’est sans doute là le principal intérêt de cette lecture bien instructive au bout du compte. Le lecteur y apprendra mille détails sur divers sujets comme les voies romaines, le canal du Midi, le Mont-Saint-Michel ou la forêt de Brocéliande pour ne citer que quelques lieux méritant le détour.

4/5

08:47 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2018

Ulla Sundström (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström" disponible

09:32 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2018

Lettres à la Terre (Stéphane Tirard)

lettres à la terre.jpgLa Terre est-elle au centre de l’univers ? Comment peut-on en mesurer l’étendue ? Le Soleil est-il le centre du mouvement de la Terre ? Peut-on s’élever dans les airs en se couvrant de fioles emplies de rosée du matin ? Les eaux de la mer se retrouvent-elles sur le sommet des montagnes ? La Terre vogue-t-elle dans une immensité sans fin ? Pourrait-on se servir du Kilimandjaro comme du plus grand canon jamais construit ? La Terre souffre-t-elle d’un développement humain désordonné ? La planète est-elle comme malade du genre humain ? Peut-on vraiment agir de façon positive pour la Terre ?

« Lettres à la Terre » se présente comme une anthologie rassemblant 35 textes d’auteurs aussi différents et éloignés dans le temps ou l’esprit qu’Aristote, Chateaubriand ou Jean-Marie Gustave Le Clézio. Le fil rouge de ce recueil assez surprenant est l’intérêt que tous portèrent à notre planète. Autant les Anciens cherchaient à la connaître, à comprendre son positionnement astronomique, son mode de fonctionnement, autant les Modernes et tout particulièrement les auteurs du XXIème siècle se songent qu’à la défendre contre les agressions humaines et à la protéger pour éviter les conséquences catastrophiques d’une probable vengeance de Gaïa. Rassemblées par Stéphane Tirard, ces « lettres » sont d’un intérêt inégal pour le lecteur. Elles permettent surtout de découvrir qu’au fil de quelques millénaires, les humains se sont polarisés sur des sujets forts différents. La plus poétique est celle de Saint-Exupéry, la plus sociale, celle de Zola et la plus émouvante, celle de Marc Bloch, la plus surprenante, celle de Jules Verne et la plus révoltante celle de John Steinbeck. Au total, une impression plutôt mitigée.

2,5/5

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17/11/2018

Poèmes pour petits et grands (58)

grand corps.jpgJe connaissais pas Paris le matin

 

J’ai pris mon réveil de vitesse et ça c’est assez rare,

Je me suis levé sans lui sans stress, pourtant je m’étais couché tard,

J’ai mis Morphée à l’amende en plus dehors y a un pur temps,

Pas question que la vie m’attende, j’ai un rendez-vous important.

Ce matin mon tout petit dej' n’a pas vraiment la même odeur,

Ce matin mon parking tout gris n’a pas vraiment la même couleur,

Je sors pour une occasion spéciale que je ne dois pas rater,

Ce matin j’ai un rencard avec un moment de liberté.

C’est qu’après pas mal d’études et 4 ans de taf à plein temps,

Je me suis permis le luxe de m’offrir un peu de bon temps,

Plus d’horaires à respecter, finies les semaines de 40 heures,

Finies les journées enfermé, adieu la gueule des directeurs.

J’ai rendez-vous avec personne, à aucun endroit précis,

Et c’est bien ça qui cartonne écoute la suite de mon récit,

Aujourd’hui, j’ai rien à faire et pourtant je me suis levé tôt,

À mon ancienne vie d’affaires, j’ai posé un droit de véto.

C’est un parcours fait de virages, de mirages, j'ai pris de l’âge,

Je nage vers d’autres rivages, d’une vie tracée je serai pas un otage,

Un auteur de textes, après un point je tourne la page,

Pour apprécier demain et mettre les habitudes en cage.

Je sais pas où je vais aller je me laisse guider par mon instinct,

Fasciné par cette idée je kiffe tout seul c’est mon instant,

Le soleil me montre la direction, ne crois pas que j’enjolive,

C’est un moment plein d'émotion… Attends j’avale ma salive.

Je veux checker les éboueurs et aux pervenches rouler des pelles,

Y a du bon son dans la voiture quand j’arrive Porte de La Chapelle,

Alors je m’enfonce dans Paris comme si c’était la première fois,

Je découvre des paysages que j’ai pourtant vus 500 fois.

Je crois que mon lieu de rendez-vous sera cette table en terrasse,

Café-croissant-stylo-papier, ça y est tout est en place,

Je vois plein de gens autour de moi qui accélèrent le pas,

Ils sont pressés et je souris car moi je ne le suis pas.

Je connaissais pas Paris le matin et son printemps sur les pavés,

Ma vie redémarre pourtant on peut pas dire que j'en ai bavé,

La route est sinueuse, je veux être l’acteur de ses tournants,

C’est mon moment de liberté, je laisserai pas passer mon tour, non.

C’est un parcours fait de virages, de mirages, j’ai pris de l'âge,

Je nage vers d’autres rivages, d’une vie tracée je serai pas un otage,

Un auteur de textes, après un point je tourne la page,

Pour apprécier demain et mettre les habitudes en cage.

Puis je vois passer une charmante dans un beau petit tailleur,

Elle me regarde comme on regarde un beau petit chômeur,

Quand je la vois elle m'esquive et fait celle qui ne m'a pas calculé,

Je réalise avec plaisir que socialement j’ai basculé.

Il est lundi 10h et j’ai le droit de prendre mon temps,

Mon teint, mon ton sont du matin et y'a personne qui m’attend,

Y a tellement de soleil qu'y a que le ciment qui fleurit pas,

Il est lundi 11h et moi je traîne dans Ris-Pa.

Loin de moi l’envie de faire l’apologie de l’oisiveté,

Mais elle peut aider à se construire, laisse-moi cette naïveté,

Puis de toute façon j’ai mieux à faire que me balader dans Paname,

Dès demain je vois des enfants pour leur apprendre à faire du slam.

Je connaissais pas Paris le matin, voilà une chose de réparée,

Je sais pas trop ce qui m’attend, mais ce sera loin d’une vie carrée,

Moi j’ai choisi une voie chelou, on dirait presque une vie de bohème,

Mais je suis sûr que ça vaut le coup, moi j’ai choisi une vie de poèmes.

 

(Grand Corps Malade)

09:23 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)