Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/03/2019

Les thanatophores (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

19:08 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/03/2019

Poèmes pour petits et grands (71)

Le père Mathieu

 

C’était un vieux

Un très vieux travailleur

Avec un front rude comme sa peine.

Avec un regard simple comme son histoire.

Avec des épaules lasses comme sa fatigue.

C’était un vieux

Un très vieux travailleur.

 

Avec des mains dures comme son métier

Avec des yeux clairs comme l’honnêteté

Et quand il vous disait les mots

Compagnon travail salut,

Ces mots étaient plus beaux

Que tous les mots d’amour

Pour qui sait comprendre

La vie d’un vieux

D’un très vieux travailleur.

 

(Jacques Urbain)

08:42 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2019

Sérotonine (Michel Houellebecq)

Sérotonine.jpgFlorent-Claude Labrouste, 46 ans, ingénieur agronome chargé des dossiers européens au ministère de l’Agriculture, est un être désenchanté et même dépressif qui ne croit pas en grand-chose, même pas en lui-même. Il ne survit que grâce à l’alcool et au Captorix 10 mg, tranquillisant qui a un effet négatif sur sa libido déjà en berne. Sa dernière compagne, Yuzu, froide beauté japonaise, l’a trompé en participant à des partouzes et même en pratiquant la zoophilie canine. Pour échapper à cette relation toxique, Florent prend la décision de disparaître sans laisser d’adresse. Il plaque tout et vivra d’hôtel en gîte à la ferme, tel un SDF de luxe, grâce à un bel héritage…

« Sérotonine », roman désabusé sur un quinqua en perte de vitesse, autofiction un peu sinistre (Florent-Claude étant à l’évidence un avatar de Michel Houellebecq), ne déroge pas aux thèmes habituellement traités par l’auteur. Sexe et dépression en sont les deux pôles principaux. Le héros en fin de course, devenu quasiment impuissant, passe son temps à ruminer sur ses « exploits » avec ses anciennes conquêtes : Kate, la danoise surdouée, Claire, la comédienne alcoolique toujours en quête d’un rôle, Marie-Hélène, bipolaire ou schizophrène au choix, Camille, jeune stagiaire à la DRAF ou Tam, blackette délurée… L’amour n’étant que sexuel, il ne dure que le temps de la passion, autant dire fort peu et finit en général assez mal. Pas mal de pages sur le blues, la déprime, le mal de vivre. Là, rien de nouveau dans le petit monde glauque de l’auteur. Seule originalité de cet opus : une intéressante description de la ruine programmée des petits agriculteurs au travers du personnage d’Aymeric. Une fois de plus, Houellebecq se révèle fin observateur d’une société en pleine décadence et déliquescence. Au total, un bon cru, mais pas le meilleur du maître !

4/5

09:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/03/2019

Pensées plus ou moins correctes (152)

orwell.jpgPASSE

« Celui qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. »

(Georges Orwell)

« Le passé est soldé, le présent vous échappe, soyez à l’avenir. »

(G. de Lévis)

« Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter. »

(Santayana)

« J’ai réinventé le passé pour voir la beauté de l’avenir. »

(Louis Aragon)

« Un pays qui renie son passé n’a pas d’avenir. »

(Friedrich Nietzsche)

PASSION

« Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire. Elles le submergent parfois, mais sans elles il ne pourrait voguer. »

(Voltaire)

« La passion des sots, c’est d’enseigner et celle des sages, c’est d’apprendre. »

(La Rochefoucauld)

« Rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion. »

(Hegel)

« Il est difficile de vaincre ses passions et impossible de les satisfaire. »

(Mme de la Sablière)

« La passion s’accroît en raison des obstacles qu’on lui oppose. »

(William Shakespeare)

24/03/2019

Les tombeaux de l'Antarctique (George-Jean Arnaud)

Les tombeaux de l'Antarctique.jpgLe caudillo Herandez a placé face à un dilemme terrible le malheureux Jdrien maintenu prisonnier dans des geôles blindées pour qu’il ne puisse pas communiquer par télépathie avec quiconque. Ou il arrive à obtenir que les Roux cessent leur guerre de sape ou il est condamné à mort par pendaison. Aucune des conditions demandées pour sa libération n’étant acceptable par Yeuse, son demi-frère Liensun va tenter de le libérer d’une manière pour le moins originale. Il pourra profiter de la collaboration d’une baleine géante, volante et habitée par de nouveaux Jonas. Il est presque sur le point d’y parvenir. Il réussit à sortir Jdrien de sa cellule, mais au moment de remonter en altitude, la pauvre baleine se retrouve coincée, ce qui compromet fortement la réussite de cette action spectaculaire d’autant plus que les gardiens un moment surpris réagissent très vite en usant de mini-missiles aussi puissants que dévastateurs…

« Les tombeaux de l’Antarctique », 60e tome de la saga-fleuve « La compagnie des glaces » continue dans la lancée science-fiction, rétro-futurisme et steampunk de l'œuvre, avec pour cet épisode une plus forte connotation dramatique. En dépit de tous les efforts de Gus, le Bulb n’en finit pas d’agoniser, hypothéquant les possibilités de survie des habitants de cet étrange satellite. Et tout se conclut devant trois tombes quelque part dans les immensités glacées de l’Antarctique. La figure émouvante de Jdriele, le très vieux Roux au grand cœur se détache de cette histoire. Son dévouement, sa ténacité et son courage nous laissent une belle leçon de fidélité à méditer. Style de qualité toujours aussi agréable à lire pour la détente et le divertissement bien sûr !

4/5

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2019

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

08:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2019

La guerre du peuple du froid (George-Jean Arnaud)

La-guerre-du-peuple-du-froid.jpgLe Bulb, mi-animal, mi-intelligence artificielle géante sur orbite géostationnaire, se meurt lentement dans d’atroces souffrances. Gus tente désespérément de transférer toutes ses données sur un très jeune cerveau en usant d’une sorte de télépathie… Le caudillo Herandez détient en otage Jdrien, le fils aîné de Lien Rag, celui qu’on appelait « le Messie des Roux ». Ce qui a entrainé ces derniers dans un conflit qui tend à se généraliser. Ils creusent toutes sortes de souterrains en partant de très loin, ainsi arrivent-ils à saper les fondations d’édifices ou de voies de communication ce qui a pour conséquence d’engloutir trains, ponts et immeubles… Le Consortium des Bonzes se permet de ravitailler les troupes de la Guilde, provocation que la Présidente Yeuse Semper considère comme un acte hostile, un casus belli. Résultat : un navire est attaqué par ses hydravions…

« La guerre des peuples du froid » est un nouvel épisode de l’immense et improbable saga « La compagnie des glaces », œuvre assez difficilement classable. Disons aux limites de la science-fiction, de l'archéo-futurisme et du steampunk. Une fois encore les dirigeables, les hydravions, les trains et autres prototypes vont décider de l’issue d’une guerre qui n’en finit pas. Ann Suba et ses équipes n’arrivent pas à mettre au point leur dernier prototype, un dirigeavion, sorte de compromis géant entre l’avion et le dirigeable. Comme aucun des évènements n’arrive à sa conclusion, il ne reste au lecteur d’autre issue que de se précipiter sur le tome suivant pour en savoir un peu plus. Plus de 60 tomes, ça demande de la constance !

4/5

08:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2019

Maurice et Malvina (Nouvelle)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/03/2019

Les millénaires perdus (George-Jean Arnaud)

Les-millenaires-perdus.jpgEn Patagonie, la Guilde a débarqué entre 20 et 30 000 hommes ainsi qu’un formidable matériel militaire. Pour éviter de se retrouver capturée, la Présidente Yeuse Semper, à bord de son train a fui en direction des sommets enneigés de la Cordillière des Andes. Elle finit par se retrouver encerclée à Isabel, petite station de l’ouest, au pied des montagnes, sur la ligne 1917. Elle avait tenté d’organiser un guet-apens qui a lamentablement échoué. Parviendra-t-elle à échapper à ses poursuivants ? Pendant ce temps, les Harponneurs détruisent systématiquement toutes les stations qui tentent d’opposer la moindre résistance à leur progression. Autant dire que la situation n’est pas loin d’être désespérée, les forces loyalistes étant en infériorité numérique et technique…

« Les millénaires perdus » fait partie de la saga fleuve « La compagnie des glaces ». On peut classer ce tome dans une forme de science-fiction uchronique, fantastique et avec des touches de steampunk. En effet, ce seront les hydravions, les dirigeables et autres monstres aériens qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée. Une fois encore, les problèmes de logistique, de ravitaillement des populations et autres impédimenta purement matériels se retrouvent au premier rang des préoccupations. Si on y ajoute quelques épisodes assez crus et un certain nombre de scènes de batailles, on obtient un cocktail plutôt sympathique d’aventures pleines de suspens et de rebondissements. Le lecteur n’avance qu’un peu dans l’intrigue. Ainsi apprend-il que le fameux héritage du Bulb sur lequel il se posait des questions au tome précédent n’est après tout que désastre, misère, dégoût de l’humanité, haine et mort. Tome intéressant surtout pour l’imagination et la qualité du style du grand G.J.Arnaud.

4/5

08:36 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

17/03/2019

Poèmes pour petits et grands (70)

prévert.jpgIl faut passer le temps

 

On croit que c’est facile de ne rien faire du tout

Au fond c’est difficile c’est difficile comme tout

Il faut passer le temps c’est tout un travail

Il faut passer le temps c’est un travail de titan.

Ah ! Du matin au soir

je ne faisais rien

Ah ! quelle drôle de chose

Du matin au soir

Du soir au matin

Je faisais la même chose

Rien !

Je ne faisais rien

J’avais les moyens

Ah ! quelle triste histoire

J’aurais pu tout avoir

Oui, ce que j’aurais voulu

Si je l’avais voulu

Je l’aurais eu

Mais je n’avais envie de rien.

Un jour pourtant je vis un chien

Ce chien qui me plut je l’eus

C’était un grand chien

Un chien de berger

Mais la pauvre bête

Comme elle s’ennuyait

S’ennuyait d’son maître

Un vieil Ecossais

J’ai acheté son maître

J’avais les moyens

Ah ! quel drôle d’écho !

Oh ! Quel drôle d’Écossais c’était

Que le berger de mon chien

Toute la journée il pleurait

Toute la nuit il sanglotait

Ah ! C’était tout à fait insensé

L’Ecossais dépérissait

Il ne voulait rien entendre

Il parlait même de se pendre

J’aime mieux mes moutons

Chantait-il en écossais

Et le chien aboyait

En l’entendant chanter

J’avais les moyens

J’achetai les moutons

Je les mis dans mon salon

Alors ils broutèrent mes tapis

Et puis ils crevèrent d’ennui

Et dans la tombe

L’Écossais les suivit

Ah ! Et le chien aussi

C’est alors que je partis en croisière

Pour-me-calmer-mes-petits-nerfs.

 

(Jacques Prévert)

08:39 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)