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30/10/2019

Monsieur Louis (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sindström" disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

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29/10/2019

Corrompu (Patrick Nieto)

Corrompu.jpgLe 21 octobre 2011, en Libye, Mansour Al-Shamikh apprend la nouvelle de l’assassinat de Mouammar Kadhafi pour lequel il devait exécuter une mission spéciale. Ce proche du Raïs sait que les traitrises vont se multiplier et qu’il va vite se retrouver dans un rôle de proie comme il le vit dans le terrible cauchemar qui hante ses nuits… Le 12 avril 2012, le capitaine Arnaud Rossignol se trouve en planque tout en haut d’une grue du port de Bassens près de Bordeaux. Avec quelques collègues de la brigade des stupéfiants il assiste à une livraison de marchandise qui tourne plutôt mal pour un gang de malfrats, les Zaoui…

« Corrompu » se présente comme un roman policier de belle facture. Commandant de police, l’auteur sait de quoi il parle. Ses personnages et l’ambiance dans les services sans parler de la guerre des polices et la rivalité avec le service des douanes sentent bien leur vécu. L’intrigue de cette histoire est basée sur des faits réels, ce qui donne un intérêt supplémentaire à une narration passionnante. Le style de Patrick Nieto est de belle qualité, c’est-à-dire vif, nerveux et bien rythmé. Les évènements et rebondissements de cette dramatique affaire s’enchainent tellement vite qu’il est bien difficile de lâcher ce livre qui se dévore allègrement. De plus, le personnage de Rossignol, flic corrompu, ripoux atypique, plus victime que véritable voyou, pose honnêtement la problématique des méthodes policières et des risques de dérive d’un métier utile mais dangereux. Si on y ajoute un dénouement fort bien amené et tout à fait surprenant, on est pas loin du carton plein. Un excellent polar, tout à la fois, noir, social et réaliste. À conseiller aux amateurs !

4,5/5

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27/10/2019

Poèmes pour petits et grands (92)

Lanza.jpgPrière de l’Arche

 

Ô Dieu de vérité,

Que les hommes divers nomment de divers noms,

Mais qui es l’Un, Unique et le Même,

Qui est Celui qui est,

Qui es en tout ce qui est

Et dans l’union de tous ceux qui s’unissent,

Qui es dans la hauteur et dans l’abîme,

Dans l’infini des cieux et dans l’ombre du cœur

Comme une infime semence,

Nous Te louons, Seigneur, de ce que Tu nous exauces,

Car cette prière est déjà exaucée

Puisqu’en nous adressant ensemble à Toi,

Nous élevons notre vouloir, nous épurons notre désir

Et nous nous accordons.

Et qu’avons-nous à demander encore si cela est accompli ?

Sinon que cela dure, ô Eternel,

Le long de notre jour et de notre nuit ;

Sinon de T’aimer assez pour aimer tous ceux qui T’aiment

Et T’invoquent comme nous ;

Assez pour aimer ceux qui Te prient et Te pensent autrement,

Assez pour vouloir du bien à ceux qui nous veulent du mal,

Assez pour vouloir du bien à ceux qui Te renient ou T’ignorent, le bien de revenir à Toi.

Donne-nous l’intelligence de ta Loi, Seigneur,

Le respect émerveillé et miséricordieux de tout ce qui vit,

L’Amour sans revers de haine, la Force et la Joie de la Paix.

Amen.

(Lanza del Vasto)

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25/10/2019

Pensées plus ou moins correctes (173)

voltaire.jpg« On a trouvé, en bonne politique, le secret de faire mourir de faim ceux qui, en cultivant la terre, font vivre les autres. »

(Voltaire)

« Comme il importe plus en politique de se justifier que de faire, les mots y ont plus d’importance que les choses. »

(Bernard Grasset)

« En politique, tout le talent consiste à prédire ce qui va se passer demain, la semaine prochaine, le mois prochain et l’année prochaine. Et à être capable ensuite d’expliquer pourquoi ça ne s’est pas produit. »

(Winston Churchill)

« Il ne sait rien et il croit tout savoir, voilà qui le désigne clairement pour une carrière politique. »

(George Bernard Shaw)

« La politique, c’est l’art de chercher les problèmes, de les trouver – qu’ils existent ou non -, de formuler un diagnostic incorrect et d’utiliser des remèdes qui ne conviennent pas. »

(Sir Ernest Benn)

« La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre, une politique sanglante. »

(Mao Tsé Tung)

« Le langage politique est conçu pour donner aux mensonges des airs de vérité, rendre le meurtre respectable et faire passer pour solide ce qui n’est que du vent. »

(George Orwell)

« La politique est un mécanisme qui sert à empêcher les gens de prendre part à ce qui les concerne directement. »

(Paul Valéry)

« La politique est plus dangereuse que la guerre… À la guerre, vous ne pouvez être tué qu’une fois. En politique… plusieurs fois. »

(Winston Churchill)

« En politique, ce qui est cru est plus important que ce qui est vrai. »

(Talleyrand)

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24/10/2019

Une visite au pays du diable (Karl May)

Une visite au pays du diable.jpgAprès avoir vécu mille aventures en Tunisie, Egypte, Syrie et Arabie Saoudite, le narrateur arrive aux confins de la Perse en passant par le Kurdistan, territoire mal défini, mais sous domination ottomane. Il séjourne chez les Yésidis, population que les Musulmans accusent d’adorer Sheïtan (Satan) tout comme les Turcs lui reprochent de rendre un culte à Mammon (l’argent). Autant dire un peuple bouc émissaire, hérétique et chargé de tous les péchés du monde. Comme dans le précédent épisode, Karl May est accompagné de son fidèle serviteur Hafef, de sir Lindsay, riche et fantasque britannique féru d’anthropologie et toujours à la recherche d’une relique de taureau ailé et de Mohamed Emin, sheik de la tribu des Haddedin, toujours aussi motivé par la délivrance de son fils Amad prisonnier des geôles turques… La narration reprend donc au moment précis où elle s’était achevée à la fin des « Pirates de la mer Rouge ».

« Une visite au pays du diable » est à la fois un récit de voyage comme le précise le sous-titre et un roman d’aventures aux nombreuses péripéties, plutôt destiné à la jeunesse. Le lecteur d’aujourd’hui sera surpris par la qualité et la précision des descriptions des mœurs et des environnements anthropologiques sans doute tirés de récits authentiques de voyageurs. May le sous-entend dans le dernier paragraphe de l’ouvrage. « Il me reste aussi à le prier de m’excuser si, dans mes ruses, j’ai fait quelques entorses à la vérité, si je me suis montré un peu Turc avec les Turcs. » Il faut dire que ces derniers ne sont pas décrits sous des dehors les plus flatteurs alors que les Yésidis auraient nettement plus les faveurs de l’auteur. Il les pare de nombreuses qualités, les présentant comme des sortes de proto-chrétiens. Même chose pour les derniers des derniers, les plus persécutés de la région, les assyro-chaldéens. Comme quoi si bien des choses ont évolué aux confins de l’Irak et de l’Iran, d’autres n’ont pas du tout bougé. Rien de tel qu’un bouquin écrit en 1892 pour relativiser les évolutions historiques…

4/5

08:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/10/2019

Lollyblog

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...

08:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/10/2019

Révoltée (Evguénia Iaroslavskaïa-Markon)

Révoltée.jpgIssue d’une famille aisée d’intellectuels juifs, Evguénia, née en 1902 à Moscou, est diplômée de l’enseignement supérieur. Elle parle quatre langues, le russe, l’allemand, le français et le yiddish, mais a des problèmes avec l’orthographe. D’abord journaliste de gauche, très enthousiasmée par la révolution d’octobre, elle en découvre très vite les limites et la qualifie même de réactionnaire. Très jeune, elle rencontre l’écrivain Iaroslavski avec lequel elle voyage en Europe et séjourne deux mois à Paris. Son compagnon tient à retourner dans sa patrie. Mal lui en prend, car il est très vite arrêté comme dissident et envoyé au Goulag où il sera exécuté suite à une tentative d’évasion ratée. Evguénia, qui refuse d’entrer dans l’administration soviétique, se met vendeuse de journaux à la sauvette. Fascinée par le monde des truands, elle va à leur rencontre et vit comme eux, dormant dans des parcs ou des immeubles abandonnés. Elle devient même voleuse professionnelle. Arrêtée plusieurs fois, elle se retrouve au bagne où elle survit en se prétendant diseuse de bonne aventure. Très rebelle, elle essaie d’organiser une révolte des prisonniers et donne de sa personne en agressant avec une brique Ouspenski, le directeur de la prison. Cet acte manqué lui vaudra une condamnation à mort.

« Révoltée » est le témoignage émouvant d’une femme invalide (amputée des deux pieds suite à un accident) qui ne se résout pas à accepter la monstruosité qu’est devenu dans les années 30 le bolchévisme. Elle pense que la pègre représente la seule classe sociale véritablement révolutionnaire. Pour elle toute révolution, une fois le pouvoir atteint, ne peut que devenir réactionnaire et conservatrice et qu’il faut donc immédiatement la combattre par tous les moyens, même les plus violents. Une sorte d’anarchisme extrémiste désespéré. Même si le lecteur peut ressentir une certaine empathie à la découverte de ce témoignage émouvant, il lui est difficile d’approuver autant les comportements que les attitudes de cette étrange passionaria. Si l’on en croit la quatrième de couverture, « c’est le Moscou et le Leningrad des marginaux, enfants des rues, ivrognes, prostituées, vagabonds, qu’elle nous fait découvrir ». Et pourtant le lecteur reste sur sa faim : cette réalité-là aurait mérité plus amples développements…

3/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/10/2019

Pensée inique (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

09:10 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2019

La petite gauloise (Jérôme Leroy)

La petite gauloise.jpgDans un futur proche, une grande ville portuaire de l’Ouest se retrouve quasiment au bord de la guerre civile ethnique. Le capitaine de police Mokrane Méguelati se fait descendre au fusil à pompe par un policier municipal facho qui le prend pour un dangereux terroriste. Deux commandos islamistes font un carnage dans un troquet avant de s’en prendre à une classe de lycée de banlieue recevant une auteure pour la jeunesse dans un Algeco leur servant provisoirement de classe. Calme et apparemment innocente au milieu de toute cette barbarie, Stacy Billon, 17 ans, surnommée « la petite gauloise » est le pivot de toute cette histoire. Détail qui a toute son importance, la mairie de la grande ville portuaire de l’Ouest a été récemment conquise par le « Bloc Patriotique ».

« La petite gauloise » se présente comme un roman noir fortement imprégné de politique et de social. Bien que cochant toutes les cases du politiquement correct, l’auteur n’arrive pas à développer une intrigue qui tienne vraiment la route. Tout semble surfait, fabriqué, incohérent, invraisemblable dans cette intrigue capillotractée. Et dans ce domaine, la chute qu’on ne dévoilera pas histoire de laisser le lecteur aller au bout de l’écœurement, en est un magnifique exemple. Le style de l’auteur se veut efficace, nerveux et rythmé avec quelques tics agaçants comme la répétition ad lib du nom complet du personnage en ignorant l’utilisation des pronoms personnels. Caprice d’ancien prof sans doute. S’il faut chercher quelques qualités à cette œuvrette sans envergure, on n’en trouvera que deux : une amusante mais réaliste description de l’ambiance d’une classe de première commerciale et surtout le peu d’ampleur de l’ouvrage, 142 pages en gros caractères qui seront aussi vite lues qu’oubliées…

2,5/5

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17/10/2019

Poèmes pour petits et grands (91)

Lamartine.jpgLe respect de la vie

 

Tu ne verseras aucun sang sur la terre :

Ni celui des humains, ni celui des troupeaux,

Ni celui des poissons, ni celui des oiseaux ;

Un cri sourd dans ton cœur défend de le répandre

Car le sang est la vie et tu ne peux la rendre.

 

Tu ne te nourriras qu'avec les épis blonds…

Avec le riz croissant en roseaux sur tes rives,

Table que chaque été renouvelle aux convives.

La chair des animaux crierait comme un remords

Et la mort en ton sein engendrerait la mort.

 

(Lamartine)

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)