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30/11/2019

Copyright (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström" disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

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28/11/2019

Sur l'épaule d'un géant (Neil Christopher & Jim Nelson)

Sur l'épaule d'un géant.jpgIl y a très très longtemps, dans le grand Nord canadien, vivait un géant qui s’appelait Inukpak. Il était si grand qu’il pouvait franchir des distances considérables en quelques pas. Il pouvait traverser à pied les lacs les plus profonds. Il était capable de chasser des ours blancs géants ou des baleines sans aucune difficulté car jamais l’eau ne dépassait la hauteur de ses genoux, même quand il s’aventurait loin du rivage. Un jour, il rencontra un chasseur quelque part dans la toundra. Il le prit pour un enfant et le plaça sur son épaule. Terrifié, l’homme se laissa faire. L’ennui c’est qu’en un rien de temps, il se retrouva au bord de la mer bien loin de chez lui. Comme le géant voulait pêcher un chabot, petit poisson d’eau douce d’une dizaine de centimètres, il déposa le chasseur sur le rivage avant de s’avancer dans la mer et de ramener… une baleine !

« Sur l’épaule d’un géant » est une courte histoire inspirée d’un conte inuit qui s’adresse plutôt à un public de très jeunes enfants (3 à 6 ans) vu l’extrême simplicité de son intrigue. De tous temps et dans toutes les civilisations, les géants, les ogres ou les titans ont donné lieu à bien des contes et légendes. Celui-ci, bien que frais et charmant, est sans doute le moins sophistiqué de tous. Le travail d’édition reste de très belle qualité (reliure solide, papier glacé, jolies couleurs). L’un de ses principaux attraits vient sans doute aussi du graphisme précis et élégant de Jim Nelson qui apporte beaucoup dans la mesure où il permet à l’enfant de se faire une meilleure idée de l’échelle et des proportions du héros. Cette petite histoire est complétée en fin d’ouvrage par un à propos plus général sur les géants de l’Arctique qui ne manque ni d’humour ni de poésie.

3/5

08:08 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/11/2019

Poèmes pour petits et grands (95)

Cohen.jpgLe partisan

 

Quand ils ont déferlé à travers la frontière

J’aurais dû me rendre

Mais ça je ne pouvais pas le faire :

J’ai pris mon fusil et j’ai disparu.

J’ai changé mon nom si souvent,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis,

Et certains sont avec moi.

Une vieille femme nous a donné un abri,

Elle nous a cachés dans le grenier

Puis les soldats sont arrivés;

Elle est morte sans un murmure.

Nous étions trois ce matin

Je suis le seul ce soir

Mais je dois continuer

Les frontières sont ma prison.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

Les Allemands étaient chez moi,

Ils m’ont dit, « Résigne-toi, »

Mais je n’ai pas peur ;

J’ai repris mon arme.

J’ai changé cent fois de nom,

J’ai perdu femme et enfants

Mais j’ai tant d’amis;

J’ai la France entière.

Un vieil homme dans un grenier

Pour la nuit nous a cachés

Les Allemands l’ont pris;

Il est mort sans surprise.

Oh, le vent, le vent souffle,

À travers les tombes le vent souffle,

La liberté va bientôt arriver

Et alors nous sortirons de l’ombre.

 

(Léonard Cohen - texte : Anna Marly)

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25/11/2019

Pensées plus ou moins correctes (176)

Rivarol.jpgPRÉCAIRE

« Le mot précaire signifie aujourd’hui une chose ou un état mal assuré et prouve le peu qu’on obtient par la prière, puisque ce mot vient de là. »

(Rivarol)

PRÉCAUTION

« Deux précautions valent mieux qu’une. »

PRÉFÉRER

« Plus je me regarde, plus je me dégoûte. Mais plus je me compare, plus je me préfère. »

(Proverbe bourguignon)

PRÉJUGÉ

« La liberté, dit Lénine, est un préjugé de bourgeois. L’égalité est un préjugé de prolétaire. »

(Maurice Sachs)

« Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu’un atome. »

(Albert Einstein)

« Le préjugé est enfant de l'ignorance. »

(William Hazlitt)

PRENOM

« Ikéa est le meilleur prénom pour une femme : suédoise, bon marché, à emmener aussitôt chez soi et facile à monter. »

PREPARER

« Les êtres humains passent leur vie entière à se préparer, se préparer et encore se préparer… pour se retrouver non préparés lorsque arrive la prochaine vie. »

(Drakpa Gyaltsen)

08:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/11/2019

Histoire de Skanderbeg (Camille Paganel)

Skanderbeg.jpgGeorge Castriote (1405-1468), surnommé par les Turcs « Scanderbeg » c’est-à-dire « Prince Alexandre » en référence à Alexandre le Grand, est le fils de Jean Castriote, notable albanais qui, au moment de la conquête de son pays par les Ottomans dut livrer en otage ses quatre fils qui furent aussitôt circoncis et élevés dans la religion musulmane. Le sultan Murad II, ayant remarqué les qualités guerrières de George lui confia bientôt une armée de 5000 cavaliers qui se couvrit de gloire. À la mort de son père et de ses trois frères, George ne pouvait espérer hériter de ses terres qui revenaient au Sultan. Alors il profita de la mobilisation des Hongrois, Polonais, Italiens, Allemands et Autrichiens contre la Sublime Porte pour changer de camp et se mettre au service de sa patrie, ce qui déclencha immédiatement un immense élan d’enthousiasme en Albanie. Enfin le pays occupé allait pouvoir tenter de se libérer du terrible joug ottoman. Scanderbeg récupère son fief et libère les principales places fortes turques. Aussitôt Murad organise la riposte. Il envoie un premier corps expéditionnaire pour reprendre l’Albanie et laver dans le sang l’affront subi. Ainsi débute une lutte interminable entre Turcs et Albanais qui se poursuivra avec encore plus de fureur sous le règne du fils de Murad, le cruel Muhammad.

« Histoire de Scanderbeg » est la biographie précise minutieuse et documentée du plus grand héros de la nation albanaise. Ce personnage extraordinaire de ténacité et de courage lutta pendant 24 années contre les invasions musulmanes répétées, toujours en infériorité numérique et même technique mais avec une fougue et une furie qui emportait tout sur son passage. Scanderbeg consacra toute sa vie à défendre son petit pays et à assumer quasiment seul le rôle de rempart de la Chrétienté contre la submersion ottomane. Le récit de la prise de Constantinople est un des moments forts de ce livre riche en description de batailles, embuscades et combats de toutes sortes. Hormis une aide limitée des Vénitiens et du roi de Navarre, Grecs et Albanais ne reçurent aucune aide des puissances occidentales. Bien que datant de 1855, cet ouvrage historique de belle qualité se lit facilement mais pas forcément agréablement. Les âmes sensibles devront s’abstenir, car les horreurs des guerres ne manquent pas. La barbarie turque exacerbée par ses échecs à répétition atteignit des sommets : empalement, dépeçage, décapitation systématique des prisonniers, sciage en deux de Chrétiens, à vif bien sûr. Terrible époque…

4/5

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22/11/2019

Expresso Love (Roman)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/11/2019

Considérations sur la nature de la Révolution (Jacques Mallet du Pan)

Considérations sur la nature de la révolution.jpgQuelques années après le début de la Révolution française, Jacques Mallet du Pan s’interroge sur ses tenants et aboutissants. Il ne lui est guère favorable. En effet, celle-ci s’est débarrassée de la royauté, s’est organisée en République, s’est emparée des biens du clergé et a commencé à exécuter tous ses opposants. La délation bat son plein. Pour un oui ou pour un non, tout le monde peut devenir suspect. La Terreur s’annonce déjà. Bientôt la Révolution dévorera ses propres enfants. Au niveau économique, rien ne va plus non plus. La Convention dépense sans compter. Elle répand une monnaie de singe appelée « assignats » qui achève de ruiner le pays. Et pour ne rien arranger, elle s’est mis en tête d’exporter la Révolution dans l’Europe entière…

« Considérations sur la nature de la révolution » est un essai de géopolitique qui, malgré sa langue datée (1793) mais toujours lisible, reste un document fort intéressant pour les historiens et pour les amateurs d’Histoire dans la mesure où il présente une analyse précise et assez objective de la réalité révolutionnaire. L’auteur reconnaît que malgré des oppositions populaires virulentes à Lyon, à Marseille, dans le Midi, en Bretagne et en Vendée, la Révolution se maintient solidement. Les armées coalisées qui se maintiennent aux frontières semblent incapables de l’emporter en dépit de leur supériorité numérique. Mallet du Plan termine d’ailleurs son ouvrage en listant les effectifs des différents corps d’armées en présence. Même à 400 000 contre 300 000, l’auteur reconnaît avec sagesse qu’on extirpe pas une idéologie uniquement par la force. À méditer.

3/5

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20/11/2019

La voiture intelligente (Nouvelle)

09:11 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2019

Putsch (Laurent Vauclin)

Putsch.jpg« L’Histoire, ça se brusque ! », proclame fièrement le jeune Laurent Vauclin qui n’attend plus rien de dirigeants corrompus et tous plus néfastes pour l’avenir du pays les uns que les autres. Seul espoir, un coup d’Etat militaire mené par un ou plusieurs généraux refusant le sort que la République réserve à son armée : manque de considération, réduction drastique des moyens en hommes et matériel, missions plus ou moins discutables. Pour Vauclin, seule l’armée avec sa tradition d’honneur, de discipline et de loyauté est encore en mesure de sauver notre pays. Encore faudrait-il savoir ce qu’il adviendrait au lendemain de ce fameux et improbable « putsch ».

« Putsch » se présente comme un court essai, un appel au secours lancé aux militaires, en fait une sorte de bouteille lancée à la mer sans grande chance de réponse vu la réalité de la « Grande Muette ». N’en déplaise à l’auteur, son ouvrage est marqué du coin de l’improbable voire du dangereux car trop entaché de radicalisme voire d’extrémisme. L’Histoire de France avec les épisodes Napoléon Ier (un gros million de morts), Napoléon III (Sedan et une France à genoux en 1870), Boulanger (le comble du ridicule) et les généraux d’Alger (un quarteron de factieux dont on a vu les « brillants » résultats) ne va pas non plus dans le sens des rêves de l’auteur. À lire vite histoire de se rappeler que tout ce qui est excessif est insignifiant.

2,5/5

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17/11/2019

Poèmes pour petits et grands (94)

Ferré.jpgAvec le temps

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

On oublie le visag' et l’on oublie la voix

Le cœur quand ça bat plus c’est pas la pein' d’aller

Chercher plus loin faut laisser fair' et c’est très bien

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

L’autre qu’on adorait qu’on cherchait sous la pluie

L’autre qu’on devinait au détour d’un regard

Entre les mots entre les lign's et sous le fard

D’un serment maquillé qui s’en va fair' sa nuit

Avec le temps tout s’évanouit

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

Mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t’as un' de ces gueul's

À la Gal'rie j'Farfouill' dans les rayons d' la mort

Le samedi soir quand la tendress' s’en va tout' seule

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

L’autre à qui l’on croyait pour un rhum' pour un rien

L’autre à qui l’on donnait du vent et des bijoux

Pour qui l’on eût vendu son âme pour quelques sous

Devant quoi l’on s' traînait comme traînent les chiens

Avec le temps va tout va bien

 

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

On oublie les passions et l’on oublie les voix

Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens

Ne rentre pas trop tard surtout ne prend pas froid

Avec le temps…

Avec le temps va tout s’en va

Et l’on se sent blanchi comme un cheval fourbu

Et l’on se sent glacé dans un lit de hasard

Et l’on se sent tout seul peut-être mais peinard

Et l’on se sent floué par les années perdues

 

Alors vraiment

Avec le temps… On n’aime plus.

 

(Leo Ferré)

08:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)