Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/01/2020

Dorian Evergreen (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen" disponible

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

08:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

29/01/2020

Dark web (Dean Koontz)

Dark-Web.jpgJane Hawk, inspectrice du FBI, a trouvé son mari, ancien militaire de la Navy, mort dans leur salle bains. Il se serait lui-même tranché la jugulaire, ce que Jane n’arrive pas à croire plausible. Persuadée qu’il s’agit d’un meurtre et non d’un suicide, elle prend un congé sans solde et entame une enquête personnelle qui l’amène à se pencher sur d’autres cas de suicides aussi peu vraisemblables. Son mari n’était pas dépressif, il aimait la vie et n’avait aucune raison objective de mettre fin à ses jours. Très vite, Jane se retrouve confrontée à toutes sortes de personnages louches que ses recherches semblent déranger. Comme ils menacent de s’en prendre à son fils, elle le cache chez un couple d’amis. Elle change de véhicule, se sépare de son GPS, de son ordinateur et de son smartphone pour ne plus utiliser que des portables prépayés. Elle surfe sur le net uniquement dans des bibliothèques publiques. Elle fait tout ce qui est humainement possible pour se rendre indétectable. Mais l’enjeu est tellement énorme que ses ennemis ne lâchent jamais leur traque. Parviendra-t-elle à découvrir la vérité cachée derrière cette recrudescence étrange de suicides ?

« Dark web » est un thriller plutôt original autant par le fond que par la forme. C’est un thriller dans la mesure où les cadavres s’accumulent tout au long du parcours de l’enquêtrice fugitive. Mais c’est également une enquête d’investigation dans la mesure où il y a recherche d’un complot mené au plus haut niveau avec des conséquences potentielles terribles pour toute l’humanité. Mais le format utilisé, la saga en plusieurs tomes, n’est guère habituel dans ces deux genres. Le premier volet de cette affaire s’achevant sans que rien ne soit vraiment dévoilé, le lecteur se retrouve frustré et n’a qu’une envie c’est de lire la suite, tant ce début est bien mené, haletant, plein de suspens et de rebondissements. Un ouvrage de divertissement sans doute, mais avec un thème incitant à la réflexion sur toutes sortes de sujets comme le « dark net », les réseaux secrets de trafics et de prostitution et surtout sur les manipulations mentales. Si on y ajoute une héroïne attachante bien qu’un tantinet « superwoman », on s’aperçoit que toutes les cases du best-seller addictif sont cochées. Pas étonnant de la part de notre diabolique Dean, grand maître du genre !

4/5

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2020

Poèmes pour petits et grands (101)

bouilhet.jpgClair de lune

Soulevant le rideau des ombres,

La pâle lune, lentement,

Des fleuves noirs aux forêts sombres

Étale son rayonnement,

 

Et sur le vert tapis des mousses

Où la nuit épand sa fraîcheur,

On sent planer deux choses douces.

La solitude et la blancheur.

 

Jour timide, aube solitaire

Qui nous console du soleil ;

Baiser pur effleurant la terre

Sans interrompre son sommeil.

 

Plus d’oiseaux, la biche est couchée,

Le flot, à peine, ose frémir ;

On dirait une sœur penchée

Qui regarde sa sœur dormir.

 

Et si la brise familière

Écarte les rameaux discrets,

On voit des gouttes de lumière

Trembler aux feuilles des forêts.

 

Tandis qu’ouvrant, au bord des grèves,

Son noir calice où dort l’amour,

S’épanouit la fleur des rêves,

Qui se fane quand vient le jour.

(Louis Bouilhet)

08:15 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2020

Pensées plus ou moins correctes (182)

confucius.jpgPROGRESSER

« Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. »

(Confucius)

PROMESSE

« Nous promettons selon nos espérances et nous tenons selon nos craintes. »

(La Rochefoucauld)

PROPAGANDE

« C’est un prodigieux moyen de propagande. C’est aussi, hélas, un élément d’abêtissement en ce sens que les gens se fient à ce qu’on leur montre. Ils n’imaginent plus. Ils voient. Ils perdent la notion de jugement et ils se prêtent gentiment à la fainéantise. La TV est dangereuse pour les hommes. L’alcoolisme, le bavardage et la politique en font déjà des abrutis. Etait-il nécessaire d’ajouter encore quelque chose ? »

(Louis Ferdinand Céline)

PROPHETE

« Le premier prophète fut un fripon qui rencontra un imbécile. »

(Voltaire)

« Il y a deux voies pour le prophète : ou annoncer un avenir conforme au passé ou se tromper. »

(Rémy de Gourmont)

« Celui qui prétend être le prophète d’Allah devrait avoir des lettres de créances, c’est-à-dire la prophétie, les miracles et l’intégrité de l’ensemble de sa vie. Rien de tout cela ne se trouve chez Mahomet, cet homme de pillage et de sang qui prêche sa doctrine à coup de cimeterre, en promenant la mort sur un tiers du globe alors connu. »

(Monseigneur Louis Pavy)

« Le prophète, c’est la grande gueule, la voix des hommes sans voix, celui qui se dresse entre un pouvoir aveugle et un besoin muet »

(Abbé Pierre)

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2020

Godefroy de Bouillon (Alphonse Vetault)

Godefroy de Bouillon.jpgOriginaire du duché de Lorraine, Godefroy, de noble lignée, devient très jeune orphelin de père. Pris en charge par son oncle, il se destine très tôt à la carrière des armes. Au décès de celui-ci, le tout jeune chevalier découvre que la quasi-totalité de son héritage a été détournée. Il ne dispose plus que de rares terres alors qu’il aurait dû être à la tête d’un véritable duché allant de Verdun jusqu’en Hollande. Il en appelle au roi Henri IV d’Allemagne et aux autorités épiscopales qui ne parviennent pas à lui faire récupérer tous ses biens. Selon la tradition, dans ce cas de figure, tout peut être réglé en dernière instance par l’ordalie, le « jugement de Dieu ». Dans un duel épique contre son rival et cousin, son épée brisée, il risque la mort mais finit néanmoins par vaincre. En bon chrétien, il lui fait grâce de la vie. Quelques années plus tard, répondant à l’appel du pape Urbain II, il se retrouve à la tête d’une formidable armée de chevaliers venus de toute l’Europe pour délivrer le tombeau du Christ. Les petites gens, chauffés à blanc par Bernard l’Ermite, se mettent en route en premier avec une escorte militaire insuffisante. Ils finissent presque tous massacrés par les Bulgares. Pendant ce temps, Godefroy vend tous ses biens pour financer la croisade des chevaliers qui sera couronnée de succès avec la prise de Jérusalem en 1099.

« Godefroy de Bouillon » est une biographie d’excellente qualité datant de 1874, mais toujours aussi intéressante à lire et toujours parfaitement documentée et sourcée. Une référence. Elle retrace la vie d’un personnage hors norme, un colosse, un grand stratège, doté d’un charisme extraordinaire et d’une foi à déplacer des montagnes. Cette première croisade fut loin d’être une promenade de santé, mais plutôt un calvaire, une longue suite de souffrances et de tribulations. Passé la frontière allemande, tout alla de mal en pis. Attaques de pillards, prises de villes, double jeu des Grecs, trahison du Basileus, batailles entre chrétiens, famines, épidémies, tueries en tous genres. Il fallut s’emparer une à une de toutes les villes tenues par les Turcs, affronter à dix contre un et même à 40 contre un, les armées turques et égyptiennes. Les morts se chiffrèrent par dizaines et même par centaines de milliers. L’ensemble de la « migration » étant évaluée à environ 600 000 personnes au départ, se retrouva à moins de 40 000 croisés à l'arrivée, sous les murs de la ville sainte. Tout fut d’une férocité qui peut sembler monstrueuse à notre époque. Bien au-dessus de ces rivières de sang, s’élève la noble figure de Godefroy qui ne voulut jamais être roi dans une ville ou son Roi ne porta qu’une couronne d’épines, qui entra pieds nus et simplement revêtu d’une aube blanche, qui passa des heures en prière dans l’église du Saint Sépulcre alors que ses troupes en pleine folie de la victoire, dévastaient toute la ville. Il refusa tout avantage pour lui-même alors que ses alter ego se taillaient des fiefs et des domaines et mourut un an plus tard empoisonné par un émir qui l'avait invité à dîner. Au total, une page d’histoire bien sombre mais illuminée par une magnifique figure de héros chevaleresque.

4/5

08:24 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2020

L'aéronaute embourbé

L'aéronaute embourbé by CCRIDER77280 on Scribd

Ouvrage disponible

https://www.amazon.fr/Laeronaute-embourbe-Bernard-Viallet/dp/1534781234/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=l%27a%C3%A9ronaute+embourb%C3%A9&qid=1577447195&s=books&sr=1-1

08:40 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2020

L'hôpital (Alphonse Boudard)

L'hôpital.jpgC’est l’été. Atteint de tuberculose, Alphonse, 26 ans, est admis à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre. À peine arrivé, il doit abandonner ses chaussures, quitter ses vêtements civils qui prennent la direction de l’étuve. En échange, il reçoit des savates de taulard, une chemise rêche, sans col et sans bouton, un « froc de toile grise trop court ou trop long et une capote luisante d’usure. » Il pense avoir attrapé son bacille de Koch au mitard. Il partageait la cellule avec un Sénégalais prénommé Aboudou, sans doute contagieux qui n’arrêtait pas de tousser, cracher et postillonner. Ajouté à la maigre pitance, le froid et l’humidité, cela avait suffi à lui créer une volumineuse géode côté droit de son poumon et un voile opaque inquiétant côté gauche. Que faire pour passer le temps ? Alphonse bouquine, il dévore tous les livres qui lui tombent sous la main. Il attend une place dans le service de phtisiologie de Cochin…

« L’hôpital », sous-titré « Une hostobiographie », est une description résolument comique de la triste réalité de la condition des patients dans les hôpitaux, les sanatoriums et les centres de post-cures des années cinquante. Nul doute que ce livre pourra servir de référence pour les historiens de ce siècle et des prochains. La pénicilline et les antibiotiques venaient tout juste d’être découverts et l’on soignait encore les patients de façon aussi barbare qu’inefficace (ponctions, thoracoplastie, insufflation d’air sous la plèvre, etc.) Résultat : les patients croupissaient des mois et des années sans grande amélioration. Nombreux étaient ceux qui passaient l’arme à gauche. Boudard aurait pu livrer un témoignage sinistre et déprimant. En choisissant le rire rabelaisien, l’humour grinçant, la dérision, il réussit le tour de force d’amuser le lecteur avec un aussi piètre sujet. Ses descriptions de personnages allumés, hauts en couleurs (obsédés sexuels, poètes incompris, clochards azimutés et autres alcooliques invétérés) sont remarquables. Un peu moins drôle et un peu plus grinçant que « Cinoche », cet ouvrage procure un indéniable plaisir de lecture. Il faut impérativement lire ou relire la prose de ce brave Alphonse ne serait-ce que pour savourer son style et sa langue verte.

4/5

08:43 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

20/01/2020

Ulla Sundström (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström" disponible

version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

09:12 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2020

Cinoche (Alphonse Boudard)

Cinoche.jpgMilo, un vieux truand sur le retour propose à Alphonse de participer à un film du metteur en scène Luc Galano qui n’a d’autre qualification que celle d’être le fils d’un peintre aussi célèbre que richissime. Il s’agirait d’adapter au cinéma l’histoire de sa vie en l’édulcorant un tantinet. Alphonse serait en charge du scénario et des dialogues. Il officierait dans la magnifique villa que Galano possède à Saint-Tropez. Un peu beaucoup en période de vaches maigres, Alphonse accepte sans trop se faire d’illusions sur le résultat. Gloria, la compagne de Galano, pressentie pour le rôle féminin principal, est une « has been » qui n’a eu son heure de gloire que dans des péplums ou des séries Z. Et pour ne rien arranger, leurs deux enfants élevés « à l’américaine », c’est-à-dire sans la moindre contrainte, mènent une telle sarabande que ça ne facilite pas la tâche du pauvre scénariste. Sans parler de toute la ménagerie de Gloria, le boa constrictor, le mainate qui répète des grossièretés à longueur de journée, la mangouste qui fait ses besoins un peu partout et bientôt une jeune lionne pas très compréhensive. Quand un producteur allemand homosexuel pas très fiable y ajoute ses propres caprices et lubies comme une adaptation de la vie de Debussy dans l’esprit de 68 ou un projet de trio amoureux complètement bidon, on atteint des sommets dans la loufoquerie…

« Cinoche » se présente comme un récit parodique totalement déjanté, une charge au vitriol comme le petit monde faisandé du cinéma. Le regretté Alphonse Boudard, en ayant eu une expérience personnelle plutôt douloureuse, se permet une charge caricaturale particulièrement savoureuse avec cette histoire loufoque qui n’a plus grand-chose à voir avec ce qu’il a réellement vécu. Tout est réinventé, retravaillé et réinterprété. Le lecteur a beau essayer de retrouver sous les pseudos des personnages ayant réellement existé, c’est un peu peine perdue tant l’auteur a embrouillé la situation, mélangé les sujets et refabriqué les personnages. Prépare-t-il « Le gang des otages » ou « Flic Story » ? On ne sait trop. Luc Galano représente-t-il Edouard Molinaro ou Jacques Deray ou un mix des deux plus des traits de quelques autres ? Difficile à dire. Milo est certainement Emile Buisson, tout comme Anceny de la Glapaudière, Denys de la Patellière, Loulou Musardin, Audiard, ou Tartemplon, Plon. Plus difficile à identifier sont l’actrice Gloria Sylvène, l’éditeur Rubicond ou le producteur Slimane Chilbik. Mais ce ne sont que détails accessoires. L’essentiel reste un plaisir de lecture énorme encore aujourd’hui dû à la verve, à l’humour ravageur et à la langue verte aussi savoureuse que remarquablement maîtrisée de l'auteur.

4,5/5

08:40 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2020

Poèmes pour petits et grands (100)

aragon.jpgIl n’y a pas d’amour heureux

 

Rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force,

Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit

Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix.

Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie.

Sa vie est un étrange et douloureux divorce.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Sa vie, elle ressemble à ces soldats sans armes

Qu’on avait habillés pour un autre destin

À quoi peut leur servir de se lever matin

Eux qu’on retrouve au soir désœuvrés incertains

Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure

Je te porte dans moi comme un oiseau blessé

Et ceux-là sans savoir nous regardent passer,

Répétant après moi les mots que j'ai tressés

Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard.

Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson,

Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson,

Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson,

Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare.

Il n’y a pas d’amour heureux.

 

(Louis Aragon)

09:08 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)