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16/08/2022

Mougeons, moutruches et muselières (189)

Vaccin démocratie.png

08:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/08/2022

Pensées plus ou moins correctes (274)

Tao.pngVOIE

« Un disciple demande à un vieux maître :

— Qu’est-ce que la voie ? (le Tao)

— Ton esprit de chaque jour, répond le vieux maître. Quand j’ai faim, je mange ; quand je suis fatigué, je dors.

Surpris, le disciple interroge encore :

— N’est-ce pas là ce que chacun fait ?

— Non : la plupart des êtres ne sont jamais présents dans ce qu’ils font. L’homme vraiment accompli se reconnaît à ce qu’il n’a plus l’esprit divisé. »

(Conte taoïste)

VOIR

« Le peu que nous voyons tient au peu que nous sommes. »

(Chesterton)

« Quand je vois ce que je vois et que j’entends ce que j’entends, je suis bien content de penser ce que je pense. »

(Fernand Raynaud)

« Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »

(Charles Péguy)

VOITURE

« Je finirai par croire que les hommes mettent dans leur voiture autant d’amour propre que d’essence. »

(Pierre Daninos)

« Autrement dit, si j’avais la voiture de tout le monde, je n’aurais les ennuis de personne. Mais avec la voiture de personne, j’ai tous les ennuis du monde. »

(Pierre Daninos)

VOIX

« Il faut peser les voix et non les compter. »

(Joseph de Maistre)

08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/08/2022

Le système dette (Eric Toussaint)

Le système dette.jpgDe tous temps, la dette a été utilisée comme moyen de domination, d’asservissement et de spoliation des peuples. Récemment, plusieurs pays d’Amérique latine, la Tunisie, l’Egypte et la Grèce en ont été les dernières victimes. Mais cette dictature de la dette n’est pas inéluctable. En deux siècles plusieurs états ont été capables d’annuler la leur avec succès. Le Mexique, les Etats-Unis, Cuba, le Costa Rica et la Russie soviétique ont procédé à cette répudiation. Quand on sait que nous ne remboursons que les intérêts, qu’il faut en permanence reprendre de nouveaux emprunts pour assurer le remboursement des précédents et qu’au fil des ans, les intérêts accumulés représentent plusieurs fois les sommes empruntées, on en arrive à dénoncer tout un système pervers et même à parler de « dette odieuse » dans certains cas…

« Le système dette » est un essai économique très focalisé sur l’histoire économique des deux derniers siècles. C’est un ouvrage captivant donnant au lecteur toutes les clés pour comprendre cette mécanique implacable mise au point par les banquiers centraux ainsi que l’évolution du monde capitaliste à cette époque, sa dérive de capitalisme entrepreneurial en capitalisme de pure spéculation et prédation. L’auteur s’attache particulièrement aux cas de la Grèce, mise sous tutelle, asservie économiquement plusieurs fois au cours de son histoire, de celui du Mexique avec toutes ses difficultés à briser ses chaînes et de celui de l’URSS avec l’interminable affaire des emprunts russes. Autant le lecteur comprendra bien l’alliance entre banquiers centraux et gouvernements des grandes puissances occidentales (Grande-Bretagne, Etats-Unis, France et dans une moindre mesure Allemagne) dans le but d’étendre leur puissance, d’exploiter les ressources du tiers-monde, et de dominer pour à terme coloniser, autant il reste peu explicite sur les raisons pour lesquelles cette dette s’est généralisée peu à peu au monde entier dès la fin de la seconde guerre mondiale et à partir de 1973 en France (Loi Pompidou-Giscard). Qui menait vraiment l’attelage « banquier-politicien » ? L’ouvrage se termine sur un grand tableau récapitulatif de tous les pays ayant rejeté d’une manière ou d’une autre ces dettes « odieuses ». L’auteur, brillant économiste belge favorable à l’effacement total de la dette du tiers-monde, ne va pas jusqu’à envisager l’éventualité d’une répudiation plus générale…

4/5

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13/08/2022

Mougeons, moutruches et muselières (188)

Les masques.jpg

08:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

12/08/2022

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/G-WARRIORS-Bernard-VIALLET-ebook/dp...

08:29 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

11/08/2022

Les chemins de Katmandou (René Barjavel)

Les chemins de Katmandou.jpg1968 : toute une jeunesse occidentale se dresse un peu partout contre l’ordre ancien… Un soir, dans le brouillard londonien, Jane, violée par un inconnu, tente de se suicider. Sven, jeune suédois en rupture de ban, la repêche dans la Tamise avant d’essayer de lui redonner goût à la vie. Jane accepte de faire équipe avec lui ainsi qu’avec Harold, italo-irlando-américain barbu et chevelu qu’elle prend pour amant. Tous trois décident de partir s’installer à Katmandou, Eldorado des routards. Pendant ce temps, à Paris, Olivier, très impliqué dans le mouvement estudiantin, est recherché par la police suite à une bagarre ayant mal tourné. Il envisage de quitter au plus vite Paris pour aller à Katmandou retrouver son père qui l’a abandonné à sa naissance et auquel il veut rappeler ses devoirs, surtout pécuniaires. Il abuse d’une association humanitaire pour se faire offrir le billet d’avion. Et c’est en terminant son périple à pied qu’il rencontre le trio de hippies. Pour Jane et Olivier, c’est l’amour au premier regard. Malheureusement Jane est un peu beaucoup accro à toutes sortes de produits illicites. Elle ne se contente pas de fumer des joints, elle passe vite à la cocaïne puis à l’héroïne. Olivier n’aura de cesse de se procurer de l’argent pour essayer de la tirer de là…

« Les chemins de Katmandou » sont un roman tiré du scénario du film éponyme que Barjavel écrivit en collaboration avec Cayatte. À l’époque, il ne convainquit pas vraiment le public qui pouvait comparer avec « More » de Barbet-Schroder disposant de la bande musicale aussi planante de magnifique signée Pink Floyd ou de « Panique à Needle Park », œuvre magistrale et criante de vérité et de réalisme. L’équivalent français semblait bien fade et bien inférieur avec son côté carton-pâte, ses acteurs peu crédibles (Renaud Verley inexpressif, Gainsbourg jouant faux et Birkin, jolie et solaire, mais incapable de rendre la déchéance de sa fin) sans parler des décors trop léchés, des prises de vues d’un Népal de carte postale et d’une bande-son quelconque. Le livre de Barjavel est bien meilleur. Il évite tous les écueils qui firent sombrer le film, explique nettement mieux les tenants et aboutissants de cette histoire, est beaucoup plus noir et beaucoup plus explicatif (en particulier sur le destin de Jane et les raisons de sa dérive, certains événements ayant été sans doute volontairement édulcorés par crainte de la censure). Au total, un bon Barjavel, pas le meilleur bien entendu, mais toujours agréable à lire car fort bien écrit et donnant beaucoup à réfléchir sur la génération « Peace and Love » et sur l’atroce réalité du monde de la drogue.

4,5/5

08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/08/2022

Dans les couloirs du métro (Nouvelle)

08:36 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/08/2022

Mougeons, moutruches et muselières (187)

Variole du singe.jpg

08:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

08/08/2022

La charrette bleue (René Barjavel)

La charrette bleue.jpgNé le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme), René Barjavel eut des grands-parents et des ancêtres paysans plutôt pauvres qui voulaient voir leurs enfants monter sur l’échelle sociale. Ainsi, son grand-père plaça son père Henri comme apprenti boulanger pour qu’il apprenne le métier et échappe à sa condition. Sa mère Marie, veuve d’un boulanger, cherchait un ouvrier pour reprendre son affaire. Elle ne trouvait que des ambitieux qui voulaient récupérer la femme et le commerce ou des incapables qui risquaient de la faire péricliter jusqu’au jour où elle rencontra Henri. Lequel partit pour le front trois ans après la naissance de l’auteur qui eut un sevrage au lait de chèvre difficile avant d’entrer à l’école quelques années plus tard. Il ne s’y plut pas du tout. Il avoue avoir eu beaucoup de peine à aligner des bâtons sur une ligne et d’avoir été fâché avec les maths. Heureusement pour lui, quelques professeurs finirent par l’encourager sur la voie de l’écriture. Comme il avait déjà le goût de la littérature, sa vocation était là…

« La charrette bleue » est un court récit de souvenirs d’une enfance heureuse tant qu’elle resta libre dans la petite rue de Nyons où se nichait la boulangerie maternelle ou dans les collines rocailleuses du Drômois où il retrouvait tous les membres de sa famille paternelle. Mais bien vite arrivèrent les problèmes scolaires et surtout le drame de la mort de sa mère alors qu’il n'avait que onze ans. Anecdotes, épisodes tristes ou joyeux, tranches de la vie pittoresque et paisible de petites gens de l’époque se succèdent au fil du souvenir sans suivre de véritable ordre chronologique. De sa plume allègre, l’auteur a très bien su rendre l’ambiance du début de l’autre siècle. La vie y était rude, mais les gens y étaient joyeux, travailleurs et savaient se contenter de peu. Il n’y avait ni sécurité sociale, ni assurance chômage, ni aides sociales, mais chacun arrivait à s’en sortir, certes petitement, grâce à toutes sortes d’activités oubliées (comme celle du charron de la charrette), au jardinage ou au petit élevage, sans oublier les vers à soie. Livre touchant et émouvant qui se dévore trop vite et qui permet de faire un plongeon dans une époque oubliée, mais pas si lointaine. Qu’est-ce qu’un siècle face à l’éternité ?

4,5/5

09:02 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/08/2022

Poèmes pour petits et grands (192)

Wintu.jpgSagesse indienne

 

Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l’ours.

Lorsque nous, Indiens, nous cherchons le gibier,

Nous mangeons toute la viande.

Lorsque nous cherchons les racines,

Nous faisons de tout petits trous.

Lorsque nous brûlons l’herbe à cause des sauterelles,

Nous ne ruinons pas tout.

Nous secouons les glands

Et les pommes de pin des arbres.

Nous n’utilisons que le bois mort.

L’homme blanc, lui, retourne la terre,

Abat les arbres, détruit tout.

L’arbre dit : « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal. »

Mais l’homme blanc abat l’arbre et le débite.

L’esprit de la terre le hait.

Il arrache les arbres et ébranle jusqu’à leurs racines.

Il scie les arbres.

Cela leur fait mal.

Les Indiens ne font jamais de mal,

Alors que l’homme blanc démolit tout.

Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol.

La roche dit : « Arrête, tu me fais mal. »

Mais l’homme blanc n’y fait pas attention.

Quand les Indiens utilisent les pierres,

Ils les prennent petites et rondes pour faire leur feu.

Comment l’esprit de la terre pourrait-il aimer l’homme blanc ?

Partout où il la touche, il laisse une plaie…

(Wintu)

09:10 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)