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07/02/2024

Poèmes pour petits et grands (247)

Béart.jpgLa vérité

 

Le premier qui dit se trouve toujours sacrifié

D’abord on le tue

Puis on s’habitue

On lui coupe la langue on le dit fou à lier

Après sans problèmes

Parle le deuxième

Le premier qui dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

J’affirme que l’on m’a proposé beaucoup d’argent

Pour vendre mes chances

Dans le Tour de France

Le Tour est un spectacle et plaît à beaucoup de gens

Et dans le spectacle

Y a pas de miracle

Le coureur a dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

À Chicago un journaliste est mort dans la rue

Il fera silence

Sur tout ce qu’il pense

Pauvre Président tous tes témoins ont disparu

En choeur ils se taisent

Ils sont morts les treize

Le témoin a dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

Le monde doit s’enivrer de discours pas de vin

Rester dans la ligne

Suivre les consignes

À Moscou un poète à l’Union des écrivains

Souffle dans la soupe

Où mange le groupe.

Le poète a dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

Combien d’hommes disparus qui un jour ont dit non

Dans la mort propice

Leurs corps s’évanouissent

On se souvient ni de leurs yeux ni de leur nom

Leurs mots qui demeurent

Chantent “juste” à l’heure.

L’inconnu a dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha

La foule sans tête

Etait à la fête

Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas

C’est plus juste en somme

D’abattre un seul homme.

Ce jeune homme a dit la vérité

Il doit être exécuté.

 

Ce soir avec vous j’ai enfreint la règle du jeu

J’ai enfreint la règle

Des moineaux, des aigles

Vous avez très peur pour moi, car vous savez

Que je risque vos murmures

Vos tomates mûres

Ma chanson a dit la vérité

Vous allez m’exécuter

Ma chanson a dit la vérité

Vous allez m’exécuter.

 

(Guy Béart)

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

05/02/2024

Pensées plus ou moins correctes (327)

Keynes.jpg

« Le capitalisme, c’est la croyance stupéfiante selon laquelle les pires des hommes vont faire les pires des choses pour le plus grand bien de tout le monde. »

(John Maynard Keynes)

CARACTERE

« Chaque homme a trois caractères. Celui qu’il a, celui qu’il montre et celui qu’il croît avoir. »

« Crois, si tu veux, que des montagnes ont changé de place ; mais ne crois pas que des hommes puissent changer de caractère. »

(Proverbe persan)

CATHOLIQUE

« Les catholiques existent pour acheter au détail ce que les juifs n’achètent qu’en gros. »

(Coluche)

« La plupart des gens rassemblés ici ne semblent guère penser qu’ils sont de quelque manière supérieurs aux protestants, aux Juifs, aux Hindous ou aux musulmans et aussi aux athées et aux agnostiques. Ce qui est très bien et fait preuve chez eux d’une certaine humilité. Mais alors une question se pose : Pourquoi finalement être catholique plutôt que quelque chose d’autre ou même rien du tout ? »

(David Lodge)

CAUSE

« Cherchez le cause des causes. »

(Hippocrate)

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02/02/2024

Le 36e satellite (Roman)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

30/01/2024

Monsieur Louis (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström"

Ouvrage disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

09:07 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2024

Poèmes pour petits et grands (246)

Apollinaire.jpgCarcassonne

 

Ville presque morte, ô Cité

Qui languis au soleil d’été,

Toi dont le nom putride étonne,

Tu symbolises la très Bonne,

 

La très Douce, sans vanité,

Qui n’a jamais compris personne,

La toujours Belle qui se tait,

L’Adorable que je couronne,

 

La tout Ombreuse dolemment

Comme une ville ombreuse et coite,

La toute Brune jamais droite,

 

Toujours penchée exquisement.

J’ai vu ses lèvres d’anémone

Mais point son Coeur, à la très Bonne.

Je n’ai jamais vu Carcassonne.

 

(Guillaume Apollinaire)

08:53 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2024

Pensées plus ou moins correctes (326)

Jean Rochefort.jpgCALVAIRE

« On parle toujours du Boulevard des filles du Calvaire, mais jamais du calvaire des filles du boulevard. »

(Rochefort)

CAMP

« Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée. »

(Apocalypse de Jean)


CANIVEAU

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent les étoiles. »

(Oscar Wilde)

CANNE

« Appuie-toi sur ta canne, non sur les autres gens. »

(Proverbe japonais)

CAPITALISME

« Le capitalisme veut communiser la consommation. C’est-à-dire qu’il faut la rendre égalitaire ; l’idée de standard ne veut pas dire autre chose. »

(Drieu La Rochelle)

08:23 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

22/01/2024

Les décroissants (Roman)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.thebookedition.com/fr/les-decroissants-p-3853...

 

Pour suivre l’actualité de l’auteur, retrouvez-le sur son site :

www.bernardviallet.fr

ou sur Facebook :

https://www.facebook.com/bernardvialletauteur/

08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

20/01/2024

Maurice et Malvina (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen"

Ouvrage disponible version papier

http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...

version ebook

 

https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...

09:03 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

17/01/2024

Poèmes pour petits et grands (245)

Grand corps malade.jpgJe connaissais pas Paris le matin

 

J’ai pris mon réveil de vitesse et ça c’est assez rare,

Je me suis levé sans lui sans stress, pourtant je m’étais couché tard,

J’ai mis Morphée à l’amende en plus dehors y a un pur temps,

Pas question que la vie m’attende, j’ai un rendez-vous important.

Ce matin mon tout petit dej' n’a pas vraiment la même odeur,

Ce matin mon parking tout gris n’a pas vraiment la même couleur,

Je sors pour une occasion spéciale que je ne dois pas rater,

Ce matin j’ai un rencard avec un moment de liberté.

C’est qu’après pas mal d’études et 4 ans de taf à plein temps,

Je me suis permis le luxe de m’offrir un peu de bon temps,

Plus d’horaires à respecter, finies les semaines de 40 heures,

Finies les journées enfermé, adieu la gueule des directeurs.

J’ai rendez-vous avec personne, à aucun endroit précis,

Et c’est bien ça qui cartonne écoute la suite de mon récit,

Aujourd’hui, j’ai rien à faire et pourtant je me suis levé tôt,

À mon ancienne vie d’affaires, j’ai posé un droit de véto.

C’est un parcours fait de virages, de mirages, j'ai pris de l’âge,

Je nage vers d’autres rivages, d’une vie tracée je serai pas un otage,

Un auteur de textes, après un point je tourne la page,

Pour apprécier demain et mettre les habitudes en cage.

Je sais pas où je vais aller je me laisse guider par mon instinct,

Fasciné par cette idée je kiffe tout seul c’est mon instant,

Le soleil me montre la direction, ne crois pas que j’enjolive,

C’est un moment plein d'émotion… Attends j’avale ma salive.

Je veux checker les éboueurs et aux pervenches rouler des pelles,

Y a du bon son dans la voiture quand j’arrive Porte de La Chapelle,

Alors je m’enfonce dans Paris comme si c’était la première fois,

Je découvre des paysages que j’ai pourtant vus 500 fois.

Je crois que mon lieu de rendez-vous sera cette table en terrasse,

Café-croissant-stylo-papier, ça y est tout est en place,

Je vois plein de gens autour de moi qui accélèrent le pas,

Ils sont pressés et je souris car moi je ne le suis pas.

Je connaissais pas Paris le matin et son printemps sur les pavés,

Ma vie redémarre pourtant on peut pas dire que j'en ai bavé,

La route est sinueuse, je veux être l’acteur de ses tournants,

C’est mon moment de liberté, je laisserai pas passer mon tour, non.

C’est un parcours fait de virages, de mirages, j’ai pris de l'âge,

Je nage vers d’autres rivages, d’une vie tracée je serai pas un otage,

Un auteur de textes, après un point je tourne la page,

Pour apprécier demain et mettre les habitudes en cage.

Puis je vois passer une charmante dans un beau petit tailleur,

Elle me regarde comme on regarde un beau petit chômeur,

Quand je la vois elle m'esquive et fait celle qui ne m'a pas calculé,

Je réalise avec plaisir que socialement j’ai basculé.

Il est lundi 10h et j’ai le droit de prendre mon temps,

Mon teint, mon ton sont du matin et y'a personne qui m’attend,

Y a tellement de soleil qu'y a que le ciment qui fleurit pas,

Il est lundi 11h et moi je traîne dans Ris-Pa.

Loin de moi l’envie de faire l’apologie de l’oisiveté,

Mais elle peut aider à se construire, laisse-moi cette naïveté,

Puis de toute façon j’ai mieux à faire que me balader dans Paname,

Dès demain je vois des enfants pour leur apprendre à faire du slam.

Je connaissais pas Paris le matin, voilà une chose de réparée,

Je sais pas trop ce qui m’attend, mais ce sera loin d’une vie carrée,

Moi j’ai choisi une voie chelou, on dirait presque une vie de bohème,

Mais je suis sûr que ça vaut le coup, moi j’ai choisi une vie de poèmes.

 

(Grand Corps Malade)

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

15/01/2024

Pensées plus ou moins correctes (325)

Jagerstatter.jpgCACHOT

« Ni le cachot, ni les chaînes, ni une condamnation à mort ne sauraient faire perdre à quiconque la foi et lui ravir la liberté. Dieu nous donne la force de supporter la souffrance, quelle qu’elle soit, et cette force l’emporte sur toutes les puissances du monde. La puissance, lorsqu’elle vient de Dieu est invincible. »

(Franz Jägersätter)

CAFARD

« Chaque minute de cafard vous prive de soixante secondes de bonheur. »

(W. Somerset Maugham)

CAGE

« Une cage ne se partage pas, elle se saccage. »

« Celui qui habite une cage à bon marché dans un bloc d’habitation pour bêtes de somme humaines, n’a plus qu’un moyen de préserver son amour-propre, c’est d’ignorer délibérément l’existence de ses multiples compagnons de misère et de s’isoler totalement de son prochain. Dans les grands immeubles, on trouve très souvent des parois de séparation entre les balcons, pour rendre le prochain invisible. On ne peut pas, on ne veut pas entrer en contact avec l’autre « par-dessus la clôture », de crainte de voir se refléter en lui l’image de son propre désespoir. »

(Konrad Lorenz)

CALVAIRE

09:18 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)