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05/01/2013

OPERATION BAUCENT (Chapitre 1/1)

08:25 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

03/01/2013

Nouvelle année, nouveau bouquin...

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre « Opération Baucent », un thriller décalé, dans un registre totalement différent de mes précédents ouvrages. En espérant qu'il vous plaira, voici un aperçu de la quatrième de couverture...

 

Un bouquiniste, spécialisé dans le paranormal et l'ésotérisme, se voit proposer une somme mirobolante pour l'achat de son commerce alors qu'il ne l'a même pas proposé à la vente... Une jeune femme se retrouve enlevée par deux psychopathes tout juste sortis d'un hôpital psychiatrique... Une confrérie de Templiers, en quête du Graal, suit aveuglément son chef, un notable respecté... Et, en invité surprise, débarque une jeune et riche américaine, travaillant pour un mystérieux sous traitant des services secrets.

En se ralliant au « Baucent », le célèbre oriflamme noir et blanc des Templiers, tout ce petit monde se retrouve entraîné dans une course au trésor aussi haletante qu'effrénée où tous les coups sont permis. Autant thriller que livre d'espionnage et d'aventures, « Opération Baucent » fait partie de ces ouvrages que l'on ne peut plus quitter une fois qu'on les a ouverts tant le rythme est soutenu, l'action trépidante et les péripéties surprenantes. A découvrir absolument !

 

La version papier est déjà disponible sur TheBookEdition.com et, pour celles et ceux qui ont fait le grand saut vers le numérique (PC, tablettes et autres liseuses), une version e-book est également proposée sur Amazon Kindle.

08:19 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

25/12/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 3/1ère partie)

Ce livre est disponible en version papier sur TheBookEdition.com et Lulu.com et en version e-book sur Amazon. Si ces extraits vous ont plu, n'hésitez pas à cliquer dans les colonnes pour commander...

08:34 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

23/12/2012

Les bons Samaritains (Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen")

LES BONS SAMARITAINS

 Le froid pinçait dur quand Pabo le clodo, sortit de l’escalator du Forum des Halles sur le coup de 22 heures. Un vent glacé balayait la rue Saint Denis. Un tas de gens marchaient en tous sens, vaquant sans doute à leurs derniers achats de Noël. Cette année, on allait encore dévaliser les marchands de jouets, piller les supermarchés, engloutir des tonnes de riches nourritures et avaler des hectolitres de boissons pleines de bulles. Personne ne se souciait de Pabo. Pour être honnête, il faut préciser que Pabo n’avait pas grand-chose d’attirant. Il portait de grosses godasses crasseuses et éculées et un pantalon sans forme ni couleur définie qui recouvrait un jean dépassant un peu en bas. Il protégeait sa tête à l’aide d’un bonnet péruvien si sale et si usé qu’on n’en distinguait plus les dessins ni les couleurs et son torse paraissait énorme en raison des chemises, pulls troués, veste et blouson qu’il portait les uns sur les autres… Malgré cette accumulation de couches de vêtements, Pabo se sentit saisi par le froid glacial de cette fin décembre et se mit à grelotter. Avec son baluchon de misérables affaires entassées dans un sac plastique, il se mit à remonter la rue, histoire de se réchauffer un peu…

Sur les marches du parvis de la petite église Saint Leu, il aperçut quelques miséreux de son acabit. Il s’en approcha. Dans le coin, il était impossible de faire un pas sans rencontrer de SDF. Pabo n’appréciait pas spécialement leur compagnie surtout depuis qu’il avait été frappé puis dépouillé d’une belle paire de bottes par deux d’entre eux. Ceux-là avaient l’air assez inoffensif. La porte de l’église était ouverte. On entendait de la musique et des chants qui venaient de l’intérieur.

- C’est la Madone qui chante avec ses anges, fit une vieille aussi puante qu’édentée…

Pabo tendit l’oreille. Les voix étaient douces, les chants beaux et rythmés, mais on ne pouvait pas vraiment en profiter à cause du bruit de la rue.

- Pourquoi qu’on n’entre pas ? demanda Pabo.

- Faut pas déranger la Madone. Elle est trop belle, on est trop sales, lui répondit un vieux vêtu d’un caban et d’une casquette de marin. Pabo fut immédiatement incommodé par son haleine avinée. Il remarqua la bouteille de rouge qui dépassait de sa poche. «Ils font ça tous les samedis soirs et quand ils sortent, ils oublient jamais de me donner un p’tit soleil ! » précisa le clodo de la marine.

Ce n’était pas la pièce de un ou deux dolros qui intéressait Pabo, mais plutôt l’abri et la chaleur relative qu’il aurait pu trouver à l’intérieur de l’église Saint Leu. Comme il n’osait pas se montrer plus inconvenant que les autres, il s’assit sur les marches et attendit. A l’intérieur, Violaine, une magnifique brune aux traits délicats et Jérôme, son ami qui l’accompagnait à la guitare, animaient de leurs chants la veillée hebdomadaire du groupe de prière charismatique qu’ils venaient de fonder. Le curé avait accepté de prêter son église à ce groupe de jeunes chrétiens à la condition expresse qu’ils n’oublient pas de se consacrer par la même occasion aux plus démunis de sa paroisse. Il ne voulait surtout pas que cette célébration ne soit qu’un caprice de gosses de riches. Il avait eu les plus grandes craintes quand Jérôme lui avait annoncé tout de go que son unique but dans la vie était de devenir « saint » et quand Violaine lui avait calmement assuré qu’elle se marierait vierge…

Pour une veillée de Noël, l’assemblée était encore moins nombreuse que d’habitude. Seuls Pierre et Paul, les plus fidèles du groupe de jeunes, étaient venus et chantaient à s’époumoner pour compenser les défections. Ils venaient de terminer les habituels cantiques de louange quand Jérôme déclara : « Je ne peux pas continuer ainsi… alors qu’il y a tant d’enfants du Seigneur dans le froid… Nos invités ne sont pas venus ce soir… Convions les vrais amis du Seigneur, les pauvres, les malheureux, tous ceux qui souffrent, à partager avec nous ce moment de bonheur… »

Pierre et Paul se regardèrent, interloqués. Un doux sourire illumina le beau visage de Violaine. Elle avait compris. En se tenant par la main, les deux amoureux platoniques quittèrent le chœur et se présentèrent à la porte donnant sur la rue. D’une voix claire et joyeuse, ils invitèrent le petit groupe de clochards qui battaient la semelle à se joindre à eux : « Entrez, entrez, frères et sœurs, le Seigneur vous appelle, vous aussi ! » Jérôme reprit sa guitare et attaqua les premiers accords de « Venez, chantons notre Dieu ». Le chant de louange s’éleva d’abord timidement, puis une voix, puis deux se joignirent au chœur et tout le monde suivit le groupe à l’intérieur de l’église. Venus d’un peu partout, les pauvres, les passants, les badauds se mirent à entrer petit à petit, les uns entraînant les autres. Les travées remplies, la célébration devint joyeuse et magnifique, fervente et recueillie. Dans la pénombre à peine éclairée par les cierges et les bougies, on ne distinguait plus vraiment qui venait de la rue, qui était issu des beaux quartiers. Pendant une heure, on assista à la communion spirituelle d’un joyeux groupe d’enfants de Dieu qui chantaient et priaient ensemble…

Perdu dans la foule, Pabo était aux anges. Il y avait tellement longtemps qu’il n’avait pas entendu de musique, qu’il n’avait pas ressenti pareille impression de sérénité et de recueillement. Il ne savait plus vraiment s’il chantait, s’il priait ou s’il planait. Cela devait être ça, le paradis… Les yeux de Violaine et de Jérôme brillaient. Ils exultaient de joie. Jamais ils n’avaient animé une aussi belle célébration… « Merci, Seigneur ! Amen… Halleluyah ! », s’exclamèrent-ils. « Et surtout, Joyeux Noël à tous ! »

Le curé de Saint Leu s’approcha du micro et après avoir remercié ses jeunes animateurs, s’adressa à la foule : « Amis de la rue, la fête ne fait que commencer ! Nous vous invitons tous à rejoindre la place de l’Hôtel de Ville où on vous attend pour vous servir un vrai repas de réveillon sous un chapiteau chauffé. Ne ratez surtout pas ça !... » Puis la foule s’écoula lentement dehors, toute à sa joie de pouvoir continuer les festivités. Seul Pabo restait assis sur sa chaise, voulant sans doute encore prolonger un peu cet instant de bonheur. La douce Violaine s’approcha de lui… « Frère, vous ne suivez pas le mouvement ? »

- Non, répondit le clochard. Je n’en ai pas envie. Je veux rester encore un peu ici. J’ai l’impression d’entendre encore votre belle musique…

- C’est trop aimable, mon ami… Merci ! Mais vous devriez quand même vous rendre au réveillon du Secours Cahotique comme vous l’a conseillé le père Claude… C’est Noël, restons tous dans la joie du Seigneur !

Et elle retourna vers les trois garçons qui rangeaient le matériel et s’apprêtaient à partir. Ils discutèrent un moment et revinrent vers Pabo.

- Qu’allez-vous faire l’ami, si vous n’allez pas au banquet avec les autres ? lui demanda Jérôme.

- Je vais traîner tout seul, encore plus triste qu’avant… Vous savez je m’appelle Pablo et tous les autres, ils se moquent de moi en transformant mon nom en « Pabo ». C’est vrai que je suis sale, moche et puant, mais comment être autrement en vivant dans la rue…

- Eh bien, c’est simple, nous vous invitons à venir dîner avec nous… Ca vous convient ?

- Ah non, je suis trop dégueulasse, je ne peux aller nulle part…

- Aucun problème, on se chargera de tout…

Les quatre jeunes l’escortèrent jusqu’au petit studio de Jérôme où il fut lavé, rasé et facilement rhabillé de pied en cap car il avait à peu près la même taille que le jeune guitariste. En se regardant dans le miroir de la salle de bains, il eut l’impression d’être un autre ou plutôt d’être redevenu lui-même, c'est-à-dire Pablo Dos Santos, tourneur au chômage, divorcé et père de trois enfants. La soirée puis le réveillon lui semblèrent ni plus ni moins que magiques. Les quatre jeunes l’entraînèrent dans un bar à la mode pour prendre l’apéritif dans une joyeuse ambiance. Ils passèrent ensuite le réveillon dans un restaurant chic avec orchestre tsigane. Pablo goûta de tout, mangea de grand appétit, apprécia vins fins et champagne et s’endormit même une petite heure sur la banquette de maroquin rouge. Au moment de se quitter, Violaine et Jérôme lui proposèrent de l’héberger, histoire de lui éviter de dormir dehors par une nuit aussi glaciale. Il refusa fièrement. Il n’y eut rien à faire pour le décider…

Le froid de la rue venait de lui rappeler qu’il n’était et ne resterait toujours que Pabo, le clodo. Il venait de vivre une parenthèse de bonheur inespéré dont il les remercia chaleureusement. Mais il lui était impossible de se remettre dans la peau de celui qu’il avait été autrefois et qu’il ne pourrait plus jamais redevenir.

- Nous respectons ta décision, mon frère, lui dit Jérôme. Mais tu sais maintenant où nous nous trouvons. Viens nous voir quand tu veux… On verra ce qu’on pourra faire pour t’aider…

Vêtu de ses beaux habits de bourgeois, Pabo se dirigea à petits pas vers la Seine. Le froid avait encore pris de l’intensité. Il regretta un instant son accumulation de fripes pouilleuses. Il se dit qu’il irait dès que possible les récupérer chez ses bienfaiteurs…

Le lendemain, le SAMU social le retrouva sur le coup de huit heures. Mort de froid une nuit de Noël dans le square du Vert Galant…

(La version intégrale est un recueil de nouvelles disponible sur Amazon (version e-book) et sur TheBookEdition (version papier)

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15/12/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/3ème partie)

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05/12/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/2ème partie)

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25/11/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 2/1ère partie)

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15/11/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 1/2ème partie)

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05/11/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 1/1ère partie)

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25/10/2012

Bienvenue sur Déliciosa (Chapitre 7/5ème partie)

Peu de temps après, nous vîmes débarquer dans le village d’étranges démarcheurs. Ils proposaient de nous racheter nos terres pour des sommes relativement intéressantes. L’un d’eux, un certain N’Komo, un grand black assez mince et toujours poli dans un joli costume gris clair de bonne coupe, s’intéressa au terrain de ma grand-mère. Il lui fallut beaucoup de persévérance et de persuasion avant de parvenir à lui faire signer l’acte de vente. Estimant sans doute qu’elle obtenait une somme suffisante pour vivoter jusqu’à sa mort, elle finit par céder. Ce qu’elle ignorait c’est que le charmant frère N’Komo travaillait pour un gros magnat chinois qui avait fait fortune dans la recherche pétrolière et dans l’extraction de métaux précieux et qui cherchait à se constituer un immense domaine. Petit à petit, morceau par morceau, paquet de dolros par paquet de dolros, il reconstituait minutieusement, en le sachant ou non, quelque chose qui ressemblait bizarrement à l’ancienne ferme Van de Welde. Sa propriété représentait à peu près les trois quart de ce que possédait le couple d’afrikaners, mais en plus morcelé, avec des enclaves, comme autant de pièces dans un vieux drap de lit. En effet, certains micros propriétaires avaient refusé de se dessaisir de leur unique bien. Huan Hing, le potentat asiatique, ne désespérait pas de finir par récupérer tôt ou tard ces morceaux de terre manquants. Se plaçant sur un créneau complètement différent de celui des anciens propriétaires, le chinois, lui, s’intéressait non pas à ce qu’on pouvait faire pousser à la surface, mais à ce qu’on pouvait tirer du sous sol. Il commença à faire creuser des puits et des galeries tout en laissant le territoire revenir à l’état sauvage et en entamant les démarches pour faire classer sa propriété en réserve naturelle privée… Il sut s’entourer d’une garde prétorienne composée de nervis chinois armés jusqu’aux dents et renforcée d’auxiliaires noirs, enrôlés uniquement parmi les Koyus, nos ennemis héréditaires. Pragmatique et rusé, il n’avait nulle envie de finir son existence comme les précédents propriétaires. Il chassa les occupants de la maison de maître, la rétablit dans sa splendeur et l’améliora en y ajoutant tous les attributs du nouveau riche : climatisation, robotisation, piscine lagon, jacuzzi, vidéo surveillance, home cinéma avec immense écran en néo-plasma, garage de taille adaptée pour y ranger ses navettes, shuttles et autres glisseurs. Pour parfaire la sécurité et garder les animaux de sa future réserve naturelle, il fit entourer le domaine d’une clôture de barbelés électrifiés de deux mètres de haut avec tours de guet et postes de garde, obligeant ainsi les derniers petits propriétaires piégés par l’emplacement de leurs enclaves à en passer par ses hommes pour pouvoir accéder à leurs biens…

A l’euphorie des débuts (jamais le village n’avait disposé d’autant d’argent), succéda la morosité des lendemains qui déchantent. Les villageois dilapidèrent très vite leurs petits pécules en boisson ou en bien de consommation aussi divers que peu utiles et eurent bien entendu l’impression de s’être fait spolier. Ils grognèrent longtemps autour de l’arbre à palabres. Les plus excités parlèrent d’aller régler son compte au gros nabab chinois. Mais cela n’alla jamais plus loin. Personne n’osa se frotter à la milice surarmée du nouveau colon. N’ayant même plus la possibilité de cultiver, les plus courageux durent se résoudre à se faire embaucher par l’asiatique pour aller travailler dans ses mines ou pour installer ses derricks de forage ! L’Histoire qui ne repasse jamais les plats aux mêmes bégayait étrangement…

- Oignez vilain, il vous poindra. Poignez vilain, il vous oindra, lança John, sentencieux.

- Qu’est-ce que tu nous chantes ? demanda Tom Green.

- Bof, ce n’est qu’un très ancien proverbe qui signifie : «  Passez de la pommade à un pouilleux et il vous remerciera en vous frappant. Cognez-lui dessus et il vous passera de la pommade. » Moi, j’ai toujours procédé comme cela dans mon boulot et je n’ai jamais eu à m’en plaindre !

(Disponible sur Amazon, Lulu & TheBookEdition)

08:45 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)