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31/05/2018

Tonton Bob (Divers auteurs)

squeeze15_Tonton Bob.jpegUn psychiatre, Pierre Bertillat, convoque dans son bureau Lemonnier, un de ses patients, pour qu’il lui dise tout ce qu’il sait sur un certain oncle Bob, personnage aussi dangereux qu’irascible… L’oncle Toto, chef de chantier de son état, et sa femme Kiki la brune ne sont pas des gens très intéressants. Elle est d’une grande vulgarité. Lui, d’une honnêteté toute relative : il n’hésite jamais à détourner du matériel pour ses propres besoins… Sur la base de quatre photos, un homme essaie de s’imaginer ce que put être la vie d’un oncle qu’il n’a jamais connu… En Ouganda, Louis, volontaire français, doit être exfiltré, car il a commis une grosse bêtise… Un libraire désenchanté se pose des questions sur sa condition… Au centre commercial avec les enfants de sa maîtresse, Guiseppe a décidé qu’on n’achèterait rien… Payée par la mairie, une comédienne propose des animations dans un cimetière, histoire de rendre l’endroit plus accueillant…

« Oncle Bob » est un recueil de dix nouvelles d’autant d’auteurs, toutes tournant autour du thème de cet oncle dont le lecteur doit se demander qui il est : aliéné, maffieux, beauf, mondialiste ou fasciste, abruti ou intellectuel, homo ou hétéro, etc. Il n’en finit plus de se poser la question sans d'ailleurs jamais trouver la réponse, les textes étant tous différents d’esprit, de registre et de styles. Comme toujours dans ce genre de compilation, le meilleur côtoie le pire. Dans le cas précis, ce serait plutôt le très moyen pour ne pas dire le médiocre qui reste majoritaire face à l’acceptable et au (très rare) bon et agréable à lire. Nous aurons l’indulgence de passer sur les huit textes relevant de la première catégorie pour n’insister que sur les deux qui sortent du lot et méritent très certainement le détour : « Oncle Bob » de Fabrice Décamps pour son côté équivoque et « La boîte en bois et la boîte en carton » d’Antonin Crenn, un petit bijou de fantastique du quotidien.

3/5

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30/05/2018

La reine froide (Nouvelle)

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28/05/2018

Les fusiliers marins dans la division Leclerc (Raymond Maggiar)

les fusiliers marins.jpgEn novembre 1942, une poignée de jeunes Français d’Afrique du Nord veulent en découdre avec les nazis. Armés par les Anglo-américains fraîchement débarqués, ils deviennent le « bataillon Bizerte », puis le RBFM, (régiment blindé de fusiliers marins). Ils sont formés au Maroc, dotés de matériel puis intégrés dans la 2ème DB du général Leclerc, sous le commandement du capitaine de frégate Maggiar, auteur de l’ouvrage. Cette unité regroupera environ 300 véhicules, des chasseurs de chars, des tanks destroyers, des Half-tracks et des chars Sherman qui feront merveille contre les Panthers et autres Mark IV teutons. Dans la nuit du 3 au 4 août 1944, ils seront débarqués en Normandie, à Utah Beach. S’ensuivra une véritable épopée avec la libération de Paris où ils prendront une part décisive, les combats acharnés en Lorraine et en Alsace (libération de Strasbourg) puis la réduction de la poche de Royan et finalement le rush vers le nid d’aigle d’Hitler, Berchtesgaden.

« Les fusiliers marins dans la division Leclerc » est un témoignage quasiment heure par heure de tous les combats menés par cette troupe de marins et d’engagés volontaires (ils furent nombreux à s’enrôler au fur et à mesure de l’avancée victorieuse de Leclerc !). Ecrit à chaud et publié en 1947, cet ouvrage porte la marque de l’enthousiasme et du patriotisme magnifique de ces jeunes Français qui partis de rien, du fin fond d’une oasis (Koufra), prêtèrent le serment de rendre sa dignité à la France humiliée en se lançant à corps perdu dans les combats et de ne cesser que quand le drapeau tricolore flotterait sur la cathédrale de Strasbourg. Un bon nombre n’en revint pas. Une magnifique page d’histoire. Un témoignage honnête et sincère d’une grande utilité pour les passionnés d’Histoire militaire.

4/5

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27/05/2018

Poèmes pour petits et grands (42)

Ponge.jpgConception de l’amour en 1928

 

Je doute que le véritable amour comporte du désir ; de la ferveur, de la passion. Je ne doute pas qu’il ne puisse naître que d’une disposition à approuver quoi que ce soit, puis d’un abandon amical au hasard, ou aux usages du monde, pour vous conduire à telles ou telles rencontres ; vivre que d’une application extrême dans chacune de ces rencontres à ne pas gêner l’objet de vos regards et à le laisser vivre comme s’il ne vous avait jamais rencontré ; se satisfaire que d’une approbation aussi secrète qu’absolue, d’une adaptation si totale et si détaillée que vos paroles à jamais traitent tout le monde comme le traite cet objet par la place qu’il occupe, ses ressemblances, ses différences, toutes ses qualités; mourir enfin que par l’effet prolongé de cet effacement, de cette disparition complète à ses yeux — et par l’effet aussi de l’abandon confiant au hasard dont je parlais d’abord, qu’il vous conduise à telles ou telles rencontres ou vous en sépare aussi bien.

 

(Francis Ponge)

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26/05/2018

Le livre des maîtres du monde (Robert Charroux)

Le livre des maîtres.jpgEn se basant sur les observations d’objets volants non identifiés, d’étranges monuments dont personne ne peut dire la destination, de constructions enfouies n’appartenant à aucune civilisation connue et de tablettes ou hiéroglyphes censés représenter des cosmonautes ou des vaisseaux spatiaux, Robert Charroux bâtit une thèse selon laquelle les débuts de l’humanité seraient bien antérieurs aux Sumériens ou aux Egyptiens. Pour lui, 12 000 années et plus avant notre ère, des voyageurs extra-terrestres sans doute venus de Vénus auraient fondé l’Atlantide et le continent de Mu, lesquels auraient fini par sombrer dans un grand cataclysme tellurique ou nucléaire. Tout le savoir venu du cosmos se serait perdu dans les masses d’eau du déluge. Pire, les rares rescapés n’auraient eu de cesse de nier et de diaboliser l’apport technologique dont les humains auraient profité auparavant…

« Le livre des maîtres du monde » est un essai de « Prim-histoire » (néologisme inventé par Charroux), période antérieure à la proto-histoire et parallèle à la préhistoire, mais bien différente, car elle suppose l’existence de civilisations avancées (maîtrisant le feu nucléaire, les voyages dans le cosmos, la radio ou la télévision, etc), ce qui n’a jamais été prouvé. Et c’est bien là que le bât blesse ! Qu’il y ait des pyramides (modestes) en France à Falicon (Provence) ou à Autun, des tours hermétiques (sortes d’énormes menhirs ou de massifs obélisques sans la moindre ouverture) à Saint Romain de Benest ou à Ebéon (Charente-Maritime) ainsi que d’étranges grimoires maya voire de curieux témoignages dans de vieux manuscrits chinois ou tibétains ne permet quand même pas de conclure que nous descendons tous des extra-terrestres. Un ouvrage un peu bâti de bric et de broc surtout vers la fin où les anecdotes curieuses se multiplient sans jamais rien prouver d’ailleurs. Un cahier de photos et de nombreuses illustrations voudraient étayer cette curieuse théorie sans vraiment y parvenir. Même peu versé dans l’archéologie, le lecteur a très vite l’impression d’être dans une rêverie pour ne pas dire « fumisterie », en un mot, plus dans la fiction que dans la science. Cartésiens et rationalistes pourront aisément faire un détour…

3/5

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25/05/2018

Pensées plus ou moins correctes (123)

poulet.jpgMONDIALISME

« Le mondialisme, invention de l’abstraite pensée bourgeoise, ouvrira tôt ou tard vers la guerre des races. »

(Robert Poulet)

MONOPOLE

« Savez-vous ce que c’est que le monopole d’enseignement de l’Etat tel qu’il s’est exercé jusqu’à nos jours ? Rien d’autre que le communisme intellectuel. C’est opérer dans le domaine de la conscience et de l’esprit, précisément ce que le communisme veut faire dans le plan matériel. Qu’est-ce en effet que le communisme ? C’est la doctrine par laquelle l’Etat se substitue aux propriétaires pour gouverner et diriger la propriété. Eh bien, le monopole de l’enseignement, c’est la doctrine par laquelle l’Etat se substitue au père de famille pour enseigner, pour élever ses enfants. Eh ! Quoi, Messieurs ! Vous croyez que lorsque vous aurez détruit cette forteresse de la liberté individuelle dans le cœur et l’esprit de l’homme vous pourrez maintenir dans l’ordre matériel cette forteresse de la liberté qu’est la propriété ? (…) C’est toujours la même idée fatale qui proclame l’omnipotence de l’Etat et le sacrifice de l’individu à la société. »

(Montalembert)

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24/05/2018

Dieu, mon premier amour (Guy Gilbert)

dieu mon premier amour.jpgNé le 12 septembre 1935 à Rochefort-sur-Mer en Charente-Maritime, le père Guy Gilbert, surnommé « le curé des loubards », est un prêtre catholique français, éducateur spécialisé et écrivain prolifique. Il est issu d’une famille ouvrière de quinze enfants où il a trouvé beaucoup d’amour. Désirant très tôt être prêtre, il entre en 1948 au petit séminaire à l’âge de 13 ans. Alors qu’il est séminariste, il part en 1957 pour accomplir son service militaire en pleine guerre d’Algérie. C’est à Alger qu’il finit son séminaire et qu’il est ordonné prêtre. Il reste auprès de Monseigneur Duval de 1965 à 1970. De retour à Paris, il exerce son activité de prêtre dans la rue et devient éducateur spécialisé pour les jeunes délinquants dans le 19e arrondissement. En 1974, grâce à un legs, il achète une ferme à La Palud-sur-Verdon, « une ruine loin de Paris », pour y installer un lieu d’accueil, la « Bergerie de Faucon » où, avec une équipe d’éducateurs, il tente de réinsérer des jeunes en difficulté, par le travail et le lien avec les animaux.

« Dieu, mon premier amour » se présente comme un essai de vulgarisation sociologique, théologique voire philosophique très facile d’accès. Avec des mots simples, Guy Gilbert nous partage ses réflexions sur son engagement, sur sa vocation, sa foi, son amour de Dieu et son ministère auprès des plus humbles. Le tout est présenté sous la forme d’une série d’articles, de portraits, d’anecdotes sans lien chronologique ni thématique, un peu comme une compilation. Lire cet ouvrage permet de mieux comprendre la démarche de ce religieux atypique qui sous des dehors rebelles (perfecto, jeans et santiags) cache un esprit évangélique parfaitement dans la ligne de l’Eglise. Il a compris qu’il ne pouvait pas donner sans lui aussi recevoir. Aussi s’accorde-t-il des pauses de retraite spirituelle de trois jours tous les dix jours dans un monastère et des breaks de six jours par mois dans sa bergerie. Un ouvrage abordable et qui interroge pour qui s’intéresse à la charité et à la spiritualité chrétienne.

4/5

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22/05/2018

G-Warriors (Roman)

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21/05/2018

Jean Villemeur (Roger Vercel)

Jean Villemeur.jpgSeul maître à bord après Dieu, Jean Villemeur, capitaine très respecté du Vulcain, robuste chalutier au long cours, emmène son épouse Hélène et son fils Jean jusqu’à Boulogne, port de départ de sa nouvelle campagne de pêche prévue pour durer quatre longs mois. Sa femme doit y retourner à terre. Il espère que son fils en fera autant, car il ne souhaite pas qu’il prenne sa suite dans ce métier de marin pêcheur ingrat et difficile. Mais le jeune s’obstine et impose sa présence à bord. L’ennui c’est que le métier ne rentre pas. Il souffre atrocement du mal de mer et n’arrive pas à trouver le moindre intérêt pour la pêche au chalut. Arrivés en vue de l’Islande, il leur faut y faire escale pour permettre à un matelot de se faire soigner les dents. Villemeur voudrait en profiter pour y laisser son fils qui pourrait ainsi rentrer en France au plus vite. Mais celui-ci refuse à nouveau…

« Jean Villemeur » est un roman maritime datant de 1950. Malgré l’outrage des ans et un style précis mais un peu ampoulé, il reste intéressant à lire même aujourd’hui, à la fois à titre de document sur les conditions de vie des marins-pêcheurs de l’autre siècle mais aussi pour l’histoire finement contée qui se développe en huis-clos, à bord du Vulcain. L’intrigue a quelque chose d’un antique drame qui s’établit graduellement, par petites touches, pour exploser dans les dernières pages de façon aussi logique que tristement humaine. Le héros, Jean Villemeur, est une sorte d’archétype de capitaine solitaire, fier, dur à la peine, peu causant, mais admiré de son équipage. L’obstination du fils qui est loin d’avoir la carrure et la fermeté de son père, ne s’explique elle aussi qu’en toute fin. Un ouvrage sur la mer, intéressant et émouvant, à classer avec ceux de Conrad, Melville ou Quéffelec.

4/5

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20/05/2018

Filiation (Nouvelle)

08:28 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)