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08/03/2021

La Mafia juive (Hervé Ryssen)

La mafia juive.jpgLorsqu’on évoque la Mafia en général, c’est d’abord à la sicilienne que l’on pense en premier lieu car c’est celle qui fut longtemps la plus médiatisée, celle qui donna lieu au plus grand nombre de films de cinéma (Scarface, le Parrain, etc.) Puis, au début des années 90, après l’effondrement de l’Union soviétique, on nous parla aussi régulièrement de « mafia russe », de « mafia albanaise » ou de « mafia tchétchène ». La « mafia juive », elle, n’existe pratiquement pas. Les médias n’en parlent que très rarement, tout juste quand d’énormes scandales ne peuvent plus être complètement cachés au grand public. C’est un sujet tabou. Dans les films hollywoodiens, la plupart des grands chefs mafieux d’origine juive sont remplacés par des Latinos, des Siciliens, voire de méchants Aryens blonds aux yeux bleus. Et pourtant, cette mafia existe bel et bien. C’est même la plus puissante et la plus dangereuse du monde. Que de crimes et de délits n’a-t-elle pas commis au fil des siècles : trafics en tous genres (drogues, armes, œuvres d’art et même organes humains), proxénétisme, traite des blanches, traite des esclaves (aussi bien noirs que blancs), vols à main armée, rackets, enlèvements, escroqueries en tous genres…

« La Mafia juive » se présente comme un essai sur un sujet épineux. Un travail de compilation énorme, regroupant des centaines d’affaires depuis le tout début de l’autre siècle jusqu’aux années 90 avec les affaires du Sentier, le scandale de l’ARC, les gros trafiquants comme Monsieur Michel et Monsieur Joseph et les escrocs de haute volée comme Claude Lipsky et Samuel Flatto-Sharon. Le lecteur ne trouvera ni grandes envolées ni grandes théories, mais des faits avérés, rien que des faits avec références en note de bas de pages. L’auteur s’appuie entre autres sur le travail du journaliste français Jacques Derogy (« Israël Connection ») et sur celui de l’américain Rich Cohen (« Yddish Connection »). Il cite également nombre d’auteurs juifs comme Edgar Morin, Jacques Attali ou Bernard-Henry Lévy. Au bout du compte, cette interminable succession de crimes, délits et méfaits en tous genres amène une lecture un brin fastidieuse. Tant de turpitudes et de cruauté (on y découvrira certaines méthodes de meurtre et de torture particulièrement odieuses) finit d’ailleurs par causer un véritable écœurement chez le lecteur même endurci. Une somme passionnante pour qui veut s’informer sur un sujet toujours traité avec une trop grande discrétion.

4/5

08:34 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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