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19/11/2022

Objectif : zéro sale con (Robert Sutton)

Objectif zéro sale con.jpgDe qui parle-t-on quand on évoque les « sales cons » ? Le patron dictatorial et irascible qui humilie systématiquement sa secrétaire, le collègue arrogant qui coupe la parole en réunion, le médecin qui harcèle ses infirmières, le client jamais satisfait qui demande un remboursement indu ? Qui n’a jamais eu à souffrir de certains comportements pleins de hargne, d’irrespect, de morgue, de méchanceté, de dérision, de gestes déplacés et autres ? Qui n’est jamais allé au boulot à reculons en raison d’une ambiance délétère ? Mis en situation de pouvoir, certains individus ont tendance à en abuser. Mais le mal est plus profond : tout un chacun peut devenir le sale con qu’il exècre chez les autres. D’où la nécessité de lutter contre ce mal rampant. En effet, la présence de sales cons dans les entreprises représente un coût non négligeable du fait du détournement des efforts, de la perte de motivation et d’énergie, de la détérioration de la santé mentale, de l’absentéisme, d’une rotation élevée des personnels, du manque de coopération général et des pertes d’emploi qui s'ensuivent. La direction perd son temps, son argent et son énergie à apaiser les tensions, à calmer les conflits, à rassurer la clientèle et les fournisseurs, à réorganiser les équipes et à recruter des remplaçants après le départ des sales cons qu’il a bien fallu finir par virer !

« Objectif : zéro sale con » est un essai de psycho-sociologie appliquée prioritairement à l’entreprise, mais dont les analyses et les conclusions peuvent valoir pour bien d’autres groupes humains. En dépit d’un titre accrocheur qui peut laisser penser à un ouvrage humoristique, il s’agit d’une étude sérieuse menée par Robert Sutton, professeur à l’université de Stanford, grand spécialiste du comportement organisationnel. Illustré de nombreux exemples et anecdotes, le ton en est quand même léger et le style très agréable à lire. Le lecteur découvrira également plusieurs petits tests qui lui permettront de découvrir s’il lui arrive de subir les assauts de sales cons, s’il sait les gérer et même s’il a des risques de basculer lui aussi dans cette sinistre catégorie. Sous-titré « Petit guide de survie face aux connards qui plombent les entreprises », cet ouvrage est à la fois radical et mesuré, exigeant et réaliste, utopique et pragmatique. Un célèbre proverbe latin nous dit que « l’homme est un loup pour l'homme », c’est aussi souvent un vrai emmerdeur, pour ne pas dire un sale con !

4/5

09:07 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

18/11/2022

Mougeons, moutruches et muselières (215)

Titanic Europa.jpg

08:24 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

17/11/2022

Poèmes pour petits et grands (203)

Antoine.jpgPourquoi ces canons ?

 

Pourquoi, pourquoi ces canons

Au bruit inquiétant

Pourquoi, pourquoi ces canons

Pour faire la guerre mon enfant.

 

Pourquoi, pourquoi plus souvent

Qu’on ne l’imagine

Faisons-nous la guerre aux gens

Pour faire tourner les usines.

 

Pourquoi, pourquoi ces usines

Qui n’ont rien qui vaille

Pourquoi, pourquoi ces usines

Pour donner aux gens du travail.

 

Pourquoi, pourquoi ce travail

Dur et fatigant

Pourquoi, pourquoi ce travail

C’est pour gagner de l’argent.

 

Pourquoi, pourquoi cet argent

Est-il donc si bon

Pourquoi, pourquoi cet argent

Pour acheter des canons.

 

(Antoine)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2022

Padre Pio, le stigmatisé (Yves Chiron)

Padre Pio le stigmatisé.jpgDans la vie de Padre Pio, le surnaturel surabonde : visions, guérisons miraculeuses, bilocation, « incendum amoris » (montée en température à près de 50°), odeur de sainteté, don des langues, prédictions et surtout les stigmates de la passion du Christ qui en ont été la manifestation de loin la plus spectaculaire. De son vrai nom, Francesco Forgione, il est né en 1887 à Pietreluna (Campanie), dans une nombreuse fratrie. Sa famille pas vraiment pauvre possède un terrain d’environ un hectare et une petite maison dans le village. Quand cette terre ne suffit pas à faire vivre la petite famille, le père part travailler quelques mois ou quelques années en Amérique. Dès son plus jeune âge, Padre Pio a des visions de la Vierge. Il ressent à ses côtés la présence de son ange gardien. Il part bientôt à Morcone pour entrer chez les capucins, un des ordres les plus rigoureux de la lignée franciscaine. Puis le 28 juillet 1916, il entre au couvent Santa Maria de San Giovanni Rotondo où il restera jusqu’à sa mort en 1968. Très vite, ses miracles et sa réputation de sainteté attireront des foules ferventes mais aussi bien des souffrances…

« Padre Pio, le stigmatisé » est certainement la meilleure biographie que l’on puisse lire sur la vie et l’œuvre du premier et jusqu’à aujourd’hui unique prêtre stigmatisé de l’histoire de l’Eglise. Portant dans sa chair pendant cinquante années les marques du supplice du Christ, sa vie fut un long calvaire, car il était lui-même de santé fragile et se donnait totalement à son sacerdoce, confessant près d’une centaine de personnes par jour, vivant une messe qui pouvait durer plusieurs heures et apportant aide et consolation à d’innombrables âmes en peine. Il fut à l'origine de la construction d’un immense hôpital doté du meilleur de la médecine et totalement gratuit pour les nécessiteux. Le lecteur apprendra énormément de choses sur le sujet et sera sans doute surpris par les réactions de sa hiérarchie, tour à tour bienveillante vis-à-vis de lui (Benoît XV, Pie XII, Paul VI et Jean-Paul II) et parfaitement hostile (Pie XI et Jean XXIII) au point de l’obliger à vivre reclus dans sa cellule pendant des années, de lui interdire de dire la messe en public, de confesser, d’apparaître en public, de prêcher et de recevoir des pénitents. La sainte prudence se muant en tyrannie injuste.

4,5/5

08:45 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/11/2022

Pensées plus ou moins correctes (283)

D'Ormesson.jpgABSOLU

« Rien n’est plus proche de l’absolu qu’un amour en train de naître. »

(Jean d’Ormesson)

ABSTRAIT

« Combien de gens ne sont abstraits que pour paraître profonds. »

(Joseph Joubert)

ABSURDITE

« En politique, une absurdité n’est pas un obstacle. »

(Napoléon Bonaparte)

ABUSER

« Le monde a deux moyens d’abuser les hommes : il a premièrement de fausses douceurs qui surprennent notre crédulité trop facile ; il a secondement de vaines terreurs qui abattent notre courage trop lâche. »

(Henri Delassus)

08:50 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2022

Mougeons, moutruches et muselières (214)

Ils ont menti.jpg

08:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

11/11/2022

Mougeons, moutruches et muselières (213)

Perfusion.jpg

08:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2022

Les animaux malades de la taxe (Fable)

08:27 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2022

Dépossession (Liliane Held-Khawam)

Dépossession.jpgComment l’hyperpuissance d’une petite élite financière arrive-t-elle à mettre États et citoyens à genoux ? Par quel tour de passe-passe le montant global de la dette mondiale qui s’élevait à 87 000 milliards de dollars en l’an 2000 a-t-il pu passer à 230 000 milliards de dollars en 2018 (triple du PIB mondial) et ne cesser d’enfler de manière exponentielle ? Autant dire qu’elle sera impossible à rembourser à court, moyen ou long terme. Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Un jour ou l’autre, il faudra payer. Les Etats seront réduits peu à peu à un statut d’entreprises, tous les services publics seront privatisés, tout comme les biens immobiliers nationaux, les œuvres d’art ou les infrastructures (ports, aéroports, autoroutes, ponts, etc.). Quant aux citoyens, ils ne seront plus propriétaires de rien, n’auront sans doute plus d’emploi et devront être heureux de leur statut d’assistés (revenu universel) pour ne pas dire de serfs. En effet, plus les états s’affaiblissent, moins les droits et les libertés des citoyens sont défendus. Avec la complicité des politiques, les banques font toujours mutualiser, c’est-à-dire payer par le contribuable, leurs pertes tout en privatisant leurs gains. Ce qui a été flagrant lors de la crise dite des « subprimes » de 2008.

« Dépossession » est un essai de grande qualité, sourcé, documenté, illustré de nombreux schémas et graphiques, tout en restant facile d’accès et agréable à lire. C’est un peu le « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le pouvoir toxique de Big Money », ou « L’économie capitaliste de prédation pour les Nuls. » Un homme averti doit s’intéresser à l’économie car celle-ci détermine son avenir. « La main qui prête est toujours au-dessus de la main qui reçoit », dit un adage célèbre. Et « il est tout aussi dangereux d’être gouverné par l’argent organisé que par le crime organisé », ajoutait Roosevelt. Mais quand les deux se donnent la main, on est très mal barré. Le mal remonte à loin avec la création de la Banque d’Angleterre, puis avec celle de la Banque de France par Napoléon qui en donna la gestion à une poignée de banquiers privés. Plus tard, la réserve fédérale américaine procédera de la même manière. On va de découvertes déplaisantes en indignations horrifiantes dans ce livre, comme la fin de l’étalon-or (1971) qui garantissait la parité du dollar, l’obligation pour les états d’emprunter à des banques privées et au taux du marché, donc la perte du privilège de battre monnaie avec le résultat qu’on sait, une explosion de la dette (20 trillions de dollars rien que pour les Etats-Unis) et avec une bulle spéculative de 1 500 000 milliards de dollars de produits dérivés alors que le PIB mondial ne s’élève qu’à 73 500 milliards de dollars. Le tout entre les mains de Black Rock, Vanguard, Fidelity et State Street, gestionnaires d’une énorme partie des actifs de la planète, et tous américains. Ouvrage à lire absolument avant qu’il ne soit trop tard…

4,5/5

08:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/11/2022

Mougeons, moutruches et muselières (212)

Tout va bien.jpg

08:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)