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17/01/2019

Poèmes pour petits et grands (64)

régnier.jpgEn forêt

On quitte la grand-route et l’on prend le sentier

Où flotte un bon parfum d’arôme forestier.

 

Dans le gazon taché du rose des bruyères,

Surgissent, çà et là, des ajoncs et des pierres.

 

Un tout petit ruisseau que verdit le cresson

Frôle l’herbe, en glissant, d’un rapide frisson.

 

Nul horizon. Le long de cette sente étroite

Une futaie à gauche, un taillis à droite.

 

Rien ne trouble la paix et le repos du lieu ;

Au-dessus, un ruban très mince de ciel bleu

 

Que traverse parfois, dérangé dans son gîte,

Un oiseau voletant, qui siffle dans sa fuite.

 

Des hêtres chevelus, se dressent, en un groupe,

Des arbres épargnés à la dernière coupe ;

 

De grands troncs débités s’étagent en monceau ;

C’est tout auprès que prend sa source le ruisseau

 

Qui longe le sentier et traverse la route ;

Il sort d’un bassin rond qui filtre goutte à goutte,

 

Où tremble, reflété comme dans un miroir,

L’œil vacillant et clair de l’étoile du soir.

(Henri de Régnier)

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12/01/2019

Montburgonde (roman)

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10/01/2019

Toute la sagesse du monde (Nouvelle)

08:44 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

07/01/2019

Poèmes pour petits et grands (63)

Chantavoine.jpgLa petite Seine

 

L’humble rivière de chez nous

Ne mène pas un grand tapage ;

Avec un bruit paisible et doux

Elle fait le tour du village.

 

Des saules et des peupliers

Qui sont à peu près du même âge,

Comme des voisins familiers,

Bruissent le long du rivage ;

 

Et le chuchotement des eaux

Accompagne la voix légère

De la fauvette des roseaux

Qui fait son nid sur la rivière.

 

Ainsi coule de son air doux,

Sans aventure et sans tapage,

En faisant le tour du village,

L’humble rivière de chez nous.

 

(Henri Chantavoine)

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03/01/2019

L'aéronaute embourbé

Ouvrage disponible version papier

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version ebook

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30/12/2018

Les animaux malades de la taxe (Fable)

08:23 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/12/2018

Poèmes pour petits et grands (62)

bauchau.jpgMalgré

 

Malgré, malgré tout,

Malgré tout le mal

Tout le mal qu’on nous a fait

Tout le mal que j’ai fait

Tout ce que j’ai subi et fait subir

Malgré

Malgré toutes les catastrophes,

Les horreurs, les enfants

Martyrisés, mutilés

Malgré, malgré tout

En face du mal

De l’enfer que tant de gens s’infligent

Je ne dresse pas le bien

Pas le mal et le bien face à face

Car ils sont ensemble

Toujours ensemble

Dans le cours aventureux des siècles.

En face du mal, en face du bien

Ensemble

Je ne vois que la vie

Ensemble

Bien plus vaste que tout ce que je puis

Connaître et penser.

 

(Henri Bauchau)

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22/12/2018

Bienvenue sur Déliciosa (Roman)

Disponible version e-book

09:05 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2018

La dernière tournée du Père Noël (Nouvelle)

08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

17/12/2018

Poèmes pour petits et grands (61)

maupassant.jpgNuit de neige

La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.

Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.

Mais on entend parfois, comme une morne plainte,

Quelque chien sans abri qui hurle au coin d’un bois.

 

Plus de chansons dans l’air, sous nos pieds plus de chaumes.

L’hiver s’est abattu sur toute floraison ;

Des arbres dépouillés dressent à l’horizon

Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.

 

La lune est large et pâle et semble se hâter.

On dirait qu’elle a froid dans le grand ciel austère.

De son morne regard elle parcourt la terre,

Et, voyant tout désert, s’empresse à nous quitter.

 

Et froids tombent sur nous les rayons qu’elle darde,

Fantastiques lueurs qu’elle s’en va semant ;

Et la neige s’éclaire au loin, sinistrement,

Aux étranges reflets de la clarté blafarde.

 

Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !

Un vent glacé frissonne et court par les allées ;

Eux, n’ayant plus l’asile ombragé des berceaux,

Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.

 

Dans les grands arbres nus que couvre le verglas

Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;

De leur œil inquiet ils regardent la neige,

Attendant jusqu’au jour la nuit qui ne vient pas.

(Guy de Maupassant)

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