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04/08/2016

Florence (Nouvelle)

09:06 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/07/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitres 1 à 5)

08:40 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

15/07/2016

Pensées plus ou moins correctes (71)

coluche.jpgHIERARCHIE

« La hiérarchie, c'est comme une étagère, plus c'est haut, plus c'est inutile. »

(Coluche)

HISTOIRE

« L'Histoire est écrite par les vainqueurs. »

(Robert Brasillach)

« L'Histoire est la science du malheur des hommes. »

(Raymond Queneau)

« Ceux qui ne connaissent pas leur histoire s'exposent à ce qu'elle recommence. »

(Elie Wiesel)

HISTORIEN

« Ce qu'il y a de plus heureux pour les historiens, c'est que les morts ne puissent protester. »

(Aurélien Scholl)

 

08:31 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

10/07/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 35)

08:59 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

08/07/2016

Le retour du petit homme (Chapitres 1 à 13)

09:05 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

05/07/2016

Le diable et le forgeron (Conte picard)

 

diable.pngUn forgeron était un jour occupé dans sa forge, à son habitude, à frapper de grands coups de marteau une grosse barre de fer rouge. Il allait finir sa tâche, quand un grand bruit de pas de chevaux lui arriva aux oreilles ; il laissa là son ouvrage pour aller voir à la porte de la forge quels étaient les survenants, et il vit deux chevaux arriver à fond de train et s’arrêter brusquement, pendant que leur conducteur sautait lestement sur le sol.

— Eh bien, l’ami ! Que dis-tu de ma façon de ferrer les chevaux ? Cela t’a fort étonné, je le vois… je ne te payerai pas tes fers ; je veux te donner autre chose que de l’argent. J’ai le pouvoir d’accomplir trois souhaits ; forme-les, je t’accorde à l’avance tout ce que tu pourras demander.

 

— Mais… vous êtes donc… sorcier ?

— Non, je suis mieux que cela : je suis le bon Dieu.

— Le bon Dieu !En ce cas je vous demanderai… mais laissez-moi d’abord réfléchir…

— Hâte-toi.

 

 

Un forgeron était un jour occupé dans sa forge, à son habitude, à frapper de grands coups de marteau une grosse barre de fer rouge. Il allait finir sa tâche, quand un grand bruit de pas de chevaux lui arriva aux oreilles ; il laissa là son ouvrage pour aller voir à la porte de la forge quels étaient les survenants, et il vit deux chevaux arriver à fond de train et s’arrêter brusquement, pendant que leur conducteur sautait lestement sur le sol.

 

— Hé, l’ami ! cria l’étranger, viens donc attacher mes chevaux. Gare aux ruades, je te préviens qu’ils sont fort vifs. Le forgeron se hâta de lier les chevaux aux anneaux scellés dans la muraille, et, le bonnet à la main, revint se placer devant le nouvel arrivant.

 

— Veux-tu me ferrer ces deux animaux ? dit l’étranger en entrant. Je suis pressé, fort pressé. On m’attend à Arras pour le marché, dans une heure, et tu vois que je n’ai pas de temps à perdre si je veux arriver à l’heure.

— Que diable peut donc être cet homme ? pensa le forgeron. Il veut être à Arras dans une heure… et il y a douze bonnes lieues d’ici à la grande place du marché de cette ville.

Puis il reprit tout haut :

— Volontiers, Monsieur, dans une demi-heure j’espère avoir terminé ; mais je puis bien vous assurer, et cela soit dit en passant, que nul forgeron à dix lieues à la ronde ne pourrait ferrer ainsi deux chevaux en une demi-heure, et tout le monde…

— Trêve de discours, dit l’inconnu d’un ton bourru, je ne me suis pas arrêté ici pour écouter tes billevesées ; ferre-moi l’un des chevaux et laisse-moi tranquille. Je ne puis attendre une demi-heure. Hâte-toi !

 

Le forgeron se hâta de son mieux ; mais, malgré toute sa célérité, il employa vingt bonnes minutes à ferrer l’un des chevaux. Il s’en excusait en mettant ce retard sur le compte du soufflet, de son aide, ou de la mauvaise qualité des clous ; mais l’étranger ne répondait pas et se contentait de hausser les épaules en signe de mépris. Voyant l’un des chevaux ferré des quatre pieds, l’inconnu dit au forgeron :

— Mon ami, tu n’es point aussi subtil que tu voudrais bien me le faire croire ; je ne te ferai donc pas de compliments sur ton habileté ; mais je veux te montrer comment, sans aller à dix lieues à la ronde, je sais ferrer un cheval. Fais attention.

Ce disant, l’homme ouvrit un grand couteau qu’il venait de tirer de sa poche, et prenant les jambes du cheval et les coupant à la hauteur du genoux, il les porta dans la forge, et puis les ferra l’une après l’autre en les plaçant dans un étau. Le forgeron regardait tout ébahi cet homme extraordinaire. Ce qui lui semblait inexplicable, c’était surtout la singulière facilité avec laquelle l’inconnu avait coupé les pieds du cheval, sans pour cela répandre la moindre goutte de sang et sans paraître causer la moindre douleur à l’animal ainsi amputé. Son étonnement redoubla quand il vit l’étranger prendre les pattes du cheval et les remettre à leur place naturelle sans qu’on pût voir aucune plaie.

 

 

 

— Je vous demanderai donc… premièrement… que celui qui viendra s’asseoir sur mon fauteuil y reste tout aussi longtemps que je pourrai le désirer ; … deuxièmement… que celui qui grimpera sur le gros poirier de mon jardin soit obligé d’y rester ! tout aussi longtemps que je le voudrai ;… troisièmement… que ce que j’enfermerai dans mon sac ne puisse en sortir sans mon expresse volonté. C’est tout.

— Tu n’exiges pas beaucoup, l’ami ! Eh bien, comme je te l’ai promis tout à l’heure, je ferai que tout ce que tu m’as demandé s’accomplisse à la lettre… mais, avant de partir, je veux te donner le conseil de ne jamais ferrer les chevaux ainsi que tu me l’as vu, faire. Tu ne réussirais qu’à tuer tes bêtes. Adieu, l’ami.

Le bon Dieu sauta lestement sur l’un des chevaux et ne tarda pas à disparaître dans le lointain, en laissant derrière lui une longue traînée de poussière et d’étincelles.

— Si le bon Dieu va ainsi, je ne m’étonne pas qu’il soit à Arras dans quelques minutes, pensait le forgeron en regardant s’éloigner le voyageur.

 

Le forgeron avait sa maison hantée par un diable des plus méchants, qui ne cessait de lui jouer toutes sortes de vilains tours. Tantôt on trouvait les tisons du foyer épars par toute la maison ; tantôt le diable venait se coucher entre le paysan et sa femme et leur causait une peur effroyable ; d’autres fois, il renversait les meubles, cassait les plats, les assiettes et les verres, ou bien il appelait la nuit à la porte du forgeron comme le fait un malheureux qui demande un asile jusqu’au matin, et puis il se sauvait en riant du pauvre homme qui ne savait à quel saint se vouer pour se débarrasser de ce vilain démon.

Le forgeron cette fois tenait sa vengeance ; il voulut jouer un tour de sa façon à celui qui tant de fois était venu le narguer. Un jour donc, il se mit sur le devant de sa porte et se mit à crier d’une voix forte :

 

— Jean-Marie, Jean-Marie Diable, viens-tu ? Jean-Marie Diable, viens-tu ?

À l’instant, il vit venir à lui un petit homme noir, bossu, haut d’un pied à peine, qui se plaça devant le forgeron en ouvrant une large bouche.

— Tu es bien Jean-Marie, Jean-Marie Diable ?

— Oui, et que me veux-tu ?

— Je serais heureux après ma mort d’être diable comme tu l’es, et de pouvoir jouer aux hommes tous ces jolis tours que tu m’as appris à connaître. Aussi je voudrais te vendre mon âme.

— Ton âme, est-ce bien vrai ?

— Oui ; mais que me donneras-tu en échange ?

— En échange ? Ce que tu voudras.

— Je te demanderai peu de chose : assieds-toi pour quelques minutes dans ce fauteuil.

— Oh ! qu’à cela ne tienne ! dit le diable en s’asseyant.

Le forgeron le regardait en riant dans sa barbe. Au bout d’un instant, Jean-Marie Diable voulut se lever, impossible !.... Il était attaché au fauteuil par une force supérieure. Le forgeron le railla tout à son aise. Le diable criait, jurait, sacrait et blasphémait comme un vrai démon qu’il était, ce qui excitait encore plus la joie du paysan.

À la fin, ce dernier dit au diable Jean-Marie :

— Tu le vois, tu es bien mon prisonnier ; mais, écoute : promets-moi… ou plutôt jure-moi de ne jamais revenir me faire de tes vilains tours, et je te mettrai en liberté.

— Je te le jure.

— Ce n’est pas tout ; je viens de te vendre mon âme, il te faut me la rendre avec ma promesse.

Le diable Jean-Marie dut accepter encore cette condition. Bien penaud, il se hâta de quitter la forge et de se rendre chez les siens.

Jean-Marie Diable avait deux frères, tous deux démons comme lui, bien entendu. Délicoton, l’un d’eux, partit pour jouer de nouveaux tours au malin forgeron. Pendant deux nuits, toutes les barres de fer qui se trouvaient dans la forge se mirent à danser en produisant un bruit infernal, de concert avec les clous, les tenailles, les étaux et l’enclume.

— Certainement, se dit le forgeron, ceci est le fait d’un autre diable. Il me faut lui jouer un tour. Voyons… Délicoton, Délicoton, viens-tu ? Délicoton, viens-tu ?



Comment avait-il pu connaître les noms des démons, je n’en sais rien ; toujours est-il que Délicoton entra aussitôt dans la forge et demanda au paysan ce qu’il désirait.

— Te vendre mon âme… mais à une condition…

— Laquelle ? se hâta de dire Délicoton.

— C’est que tu iras me cueillir les belles poires qui couvrent le grand poirier du jardin. Je suis vieux… et je craindrais de me tuer en tombant de l’arbre.

— Une âme qui me coûtera peu ! pensait Délicoton en grimpant au haut du poirier.

Mais il ne fut pas arrivé d’un instant au sommet de l’arbre qu’il s’y sentit retenu par une force puissante. Le forgeron courut à la forge et en rapporta une longue barre de fer à l’aide de laquelle il battit d’importance le pauvre Délicoton, qui criait, geignait, tempêtait au haut de l’arbre comme s’il eût été plongé par un curé dans la cuve à l’eau bénite.

— Laisse-moi descendre, criait-il ; laisse-moi descendre et je te rendrai ta parole !

— Oh ! que non. Je ne suis pas encore fatigué de frapper et je veux te faire payer la musique de ces deux dernières nuits. Allons, dansons, chantons ! Bien, bien ; mieux encore !…

— Oh ! grâce ! grâce ! jamais je ne reviendrai et je te rendrai ton âme !

— Est-ce bien sûr ?

— Je te le jure, foi de Délicoton ! Mais laisse-moi aller !

— Descends, alors, et ne reviens plus.

Encore plus honteux que Jean-Marie Diable, Délicoton retourna trouver ses deux frères. Il fut convenu que le troisième, Courentassé, irait se venger du forgeron. Celui-ci, pendant trois nuits, ne put fermer l’œil, piqué qu’il était par des milliers d’aiguilles que lui enfonçait dans la peau l’espiègle démon. Ayant réussi à connaître le nom du nouveau diable, le forgeron l’appela et lui offrit son âme à condition que Courentassé se mettrait dans son sac pour quelques minutes. Courentassé consentit, mais il fut à peine dans le sac que le forgeron appela son voisin le savetier, qui vint à tour de bras piquer d’une longue alêne le malheureux démon. Puis il mit le sac sur l’enclume et, appelant son garçon à son aide, il martela pendant deux longues heures Courentassé, qui ne cessait d’implorer sa grâce. Quand il eut fait les mêmes promesses que Jean-Marie et Délicoton, il put partir.

À dater de ce jour, le forgeron resta en paix avec les diables, qui craignaient à juste titre les dons merveilleux dont le Seigneur l’avait doté…

Trente ans plus tard, le paysan mourut… Il lui fallut trouver dans l’autre monde un endroit où y passer l’éternité… Il alla frapper à la porte du paradis.

 

— Pan, pan !

— Qui es-tu et que veux-tu ? lui dit saint Pierre en entrebâillant la porte.

— Je suis un forgeron, le forgeron d’Acheux. Je voudrais une petite place dans le paradis ; on y doit être fort bien, si ce que dit monsieur le curé d’Acheux est la vérité !…

— Certes, on y est fort bien… Mais, pour une place, il n’y en a pas pour toi. Quand le bon Dieu te donna trois souhaits à former, tu pouvais lui demander le paradis à la fin de tes jours ; tu ne l’as pas fait et tu as demandé des choses bien différentes ; tant pis pour toi !... Va-t’en !

Le paysan s’en alla à la porte du purgatoire. L’archange qui la gardait entendant pan, pan à la porte, l’entrebâilla pour la fermer aussitôt. Que faire ? Où aller ?.. Le forgeron, tout triste, prit le chemin de l’enfer.

 

Il frappa. Délicoton vint ouvrir. Mais, apercevant un visage qui ne lui était pas inconnu, il appela ses deux frères, Jean-Marie et Courentassé. Ces derniers n’eurent pas plus tôt reconnu le forgeron qu’ils appelèrent une bande de démons pour refermer la porte et empêcher l’intrusion de l’homme qui leur avait joué autrefois de tels tours.

La pauvre âme en peine, repoussée de tous côtés, alla de nouveau frapper à la porte du paradis.

— Pan, pan !

 

 

— Qui est là ?

— Moi, le forgeron d’Acheux.

— Je t’ai déjà dit qu’on n’entrait pas.

— Je ne viens pas pour entrer, mais je viens de m’apercevoir que j’ai laissé rouler une pièce de monnaie sous la porte du paradis et je vous prie de me la chercher.

— Ah ça ! suis-je ton valet ? Entre et cherche ta pièce, si tu le veux.

Le forgeron entra dans le paradis par la porte entrouverte et gagna le beau milieu de ce séjour. Saint Pierre voulut le forcer à en sortir, mais, comme le dit le paysan, une fois en paradis on ne peut en sortir, et l’on dut laisser le forgeron où il s’était installé.



Ce conte m’a été dit en décembre 1877, par M. Alfred Haboury, d’Acheux (Somme).

 

 

 

 

 

 

 

 

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04/07/2016

La pension (Nouvelle inédite)

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20/06/2016

Le Mammouth m'a tuer (Chapitres 1 à 4)

08:19 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2016

Pensées plus ou moins correctes (69)

guitry.jpgHERMETIQUE

« Aimez les choses à double sens, mais assurez-vous bien qu'elles ont un sens. Souvenez-vous qu'on peut être hermétique et ne rien renfermer. N'oubliez pas que hermétique, ça veut dire également bouché. Et quand une phrase ténébreuse, alambiquée, vous donne le vertige, souvenez-vous que ce qui vous donne encore le vertige, c'est le vide. »

(Sacha Guitry)

HEROS

« Il n'y a point de héros pour son valet de chambre. »

(C. Cornuel)

HEURE

« Ce ne sont pas les heures qui sont précieuses, ce sont les minutes. »

(George-Bernard Shaw)

 

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15/06/2016

Les Faux As (Chapitres 1 à 34)

09:05 Publié dans Concept, Livre | Lien permanent | Commentaires (0)