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20/02/2018

Le loup et le renard (Nouvelle)

08:58 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

17/02/2018

Poèmes pour petits et grands (32)

verhaeren.jpgLe chaland

 

Sur l’arrière de son bateau,

Le batelier promène

Sa maison naine

Par les canaux.

 

Elle est joyeuse, et nette, et lisse,

Et glisse

Tranquillement sur le chemin des eaux.

Cloisons rouges et porte verte,

Et frais et blancs rideaux

Aux fenêtres ouvertes.

 

Et, sur le pont, une cage d’oiseau

Et deux baquets et un tonneau ;

Et le roquet qui vers les gens aboie,

Et dont l’écho renvoie

La colère vaine vers le bateau.

 

Le batelier promène

Sa maison naine

Sur les canaux

Qui font le tour de la Hollande,

Et de la Flandre et du Brabant.

 

Il a touché Dordrecht, Anvers et Gand,

Il a passé par Lierre et par Malines,

Et le voici qui s’en revient des landes

Violettes de la Campine.

 

Il transporte des cargaisons,

Par tas plus hauts que sa maison :

Sacs de pommes vertes et blondes,

Fèves et pois, choux et raiforts,

Et quelquefois des seigles d’or

Qui arrivent du bout du monde.

 

Il sait par cœur tous les pays

Que traversent l’Escaut, la Lys,

La Dyle et les deux Nèthes ;

Il fredonne les petits airs de fête

Et les tatillonnes chansons

Qu’entrechoquent, en un tic-tac de sons,

Les carillons.

 

Quai du Miroir, quai du Refuge,

À Bruges ;

Quai des Bouchers et quai des Tisserands,

À Gand ;

Quai du Rempart de la Byloque,

Quai aux Sabots et quai aux Loques,

Quai des Carmes et quai des Récollets,

Il vous connaît.

 

Et Mons, Tournay, Condé et Valenciennes

L’ont vu passer, en se courbant le front,

Sous les arches anciennes

De leurs grands ponts ;

Et la Durme, à Tilrode, et la Dendre, à Termonde,

L’ont vu, la voile au clair, faire sa ronde

De l’un à l’autre bout des horizons.

 

Oh ! la mobilité des paysages,

Qui tous reflètent leurs visages

Autour de son chaland !

La pipe aux dents,

D’un coup de rein massif et lent,

Il manœuvre son gouvernail oblique ;

Il s’imbibe de pluie, il s’imbibe de vent,

Et son bateau somnambulique

S’en va, le jour, la nuit,

Où son silence le conduit.

 

(Emile Verhaeren)

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15/02/2018

Pensées plus ou moins correctes (114)

rivarol.jpgMEMOIRE

« La mémoire est toujours aux ordres du cœur. »

(Rivarol)

« Il se voit par expérience que les mémoires excellentes se joignent volontiers aux jugements débiles. »

(Michel de Montaigne)

« La seule fonction de la mémoire est de nous aider à regretter. »

(Cioran)

MENACE

« Tous les gens timides menacent volontiers. C’est qu’ils sentent que les menaces feraient sur eux une grande impression. »

(Montesquieu)

« La menace ne sert d’armes qu’aux menacés. »

(Léonard de Vinci)

MENAGE

« Ce qui est grave dans un ménage, c’est quand l’un aime et l’autre pas. Mais s’ils ne s’aiment ni l’un ni l’autre, ils peuvent être très heureux. »

(Alfred Capus)

« Voulez-savoir ce qui fait la plupart des bons ménages ? La conformité des goûts et des humeurs, sans doute. Erreur. Les sens dans la jeunesse, l’habitude dans l’âge mûr, le besoin réciproque dans la vieillesse. »

(Duc de Lévis)

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12/02/2018

Opération Baucent (Roman)

Ouvrage disponible

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10/02/2018

Un nouveau départ (Nouvelle)

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07/02/2018

Poèmes pour petits et grands (31)

Tavan.jpgLa ronde des mois

 

Janvier grelottant, neigeux et morose,

Commande la ronde éternellement ;

Déjà Février sourit par moment ;

Mars cueille frileux une fleur éclose.

 

Avril est en blanc, tout ruché de rose

Et Mai, pour les nids, tresse un dais clément ;

Dans les foins coupés, Juin s’ébat gaiement,

Sur les gerbes d’or, Juillet se repose.

 

Derrière Août qui baille au grand ciel de feu

Se voile Septembre en un rêve bleu ;

Le pampre couronne octobre en démence.

 

Novembre, foulant du feuillage mort,

Fuit l’âpre Décembre au souffle qui mord.

Et le tour fini – sans fin recommence.

 

(Edouard Tavan)

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05/02/2018

Pensées plus ou moins correctes (113)

emile augier.jpgMEDISANCE

« Quand les femmes ne prêtent plus à la médisance, elles s’y adonnent. »

(Emile Augier)

« On médit plus d’un ami que d’un ennemi : on le connait mieux. »

(Lucie Paul-Margueritte)

MEDITER

« Apprendre à méditer est le plus grand don que vous puissiez vous accorder dans cette vie. En effet, seule la méditation vous permettra de partir à la découverte de votre vraie nature et de trouver ainsi la stabilité et l’assurance nécessaires pour vivre bien, et mourir bien. La méditation est la route qui mène vers l’éveil. »

(Sogyal Rinpoché)

MEILLEUR

« Je suis capable du meilleur comme du pire. Mais pour le pire, je suis le meilleur. »

(Coluche)

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03/02/2018

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier ou e-book en cliquant ci-dessous :

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30/01/2018

Les godasses (Sketch)

08:13 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

27/01/2018

Poèmes pour petits et grands (30)

rostand.jpgTirade des nez (Cyrano de Bergerac)

 

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire… Oh ! Dieu !… bien des choses en somme…

En variant le ton, — par exemple, tenez :

Agressif : « Moi, monsieur, si j’avais un tel nez,

Il faudrait sur le champ que je me l’amputasse ! »

Amical : « Mais il doit tremper dans votre tasse :

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »

Descriptif : « C’est un roc !… c’est un pic… c’est un cap 

Que dis-je, c’est un cap ?… c’est une péninsule ! »

Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ?

D’écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »

Gracieux : « Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »

Truculent : « Ça, monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? »

Prévenant : « Gardez-vous, votre tête entraînée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »

Tendre : « Faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »

Pédant : « L’animal seul, monsieur, qu’Aristophane

Appelle hippocampelephantocamélos

Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d’os ! »

Cavalier : « Quoi, l’ami, ce croc est à la mode ?

Pour pendre son chapeau c’est vraiment très commode ! »

Emphatique : « Aucun vent ne peut, nez magistral,

T’enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »

Dramatique : « C’est la Mer Rouge quand il saigne ! »

Admiratif : « Pour un parfumeur, quelle enseigne ! »

Lyrique : « Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »

Naïf : « Ce monument, quand le visite-t-on ? »

Respectueux : « Souffrez, monsieur, qu’on vous salue,

C’est là ce qui s’appelle avoir pignon sur rue ! »

Campagnard : « Hé, ardé ! C’est-y un nez ? Nanain !

C’est quelque navet géant ou ben quelque melon nain ! »

Militaire : « Pointez contre cavalerie ! »

Pratique : « Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »

Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :

« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître

A détruit l’harmonie ! Il en rougit, le traître ! »

Voilà ce qu’à peu près, mon cher, vous m’auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d’esprit :

Mais d’esprit, ô le plus lamentable des êtres,

Vous n’en eûtes jamais un atome, et de lettres

Vous n’avez que les trois qui forment le mot : sot !

Eussiez-vous eu, d’ailleurs, l’invention qu'il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,

Me servir toutes ces folles plaisanteries,

Que vous n’en eussiez pas articulé le quart

De la moitié du commencement d’une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve,

Mais je ne permets pas qu’un autre me les serve.

 

(Edmond Rostand)

08:47 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)