05/07/2026
Pensées plus ou moins correctes (413)
ESCLAVAGE
« Dieu fit la liberté, l’homme a fait l’esclavage. »
(M.J. Chénier)
« L’esclavage humain a atteint son point culminant à notre époque sous forme de travail librement salarié. »
(George-Bernard Shaw)
« Personne n’est plus en esclavage que celui qui croit à tort qu’il est libre. »
(Goethe)
« L’esclavage n'a jamais été aboli, il a seulement été élargi pour y inclure tout le monde. »
(Charles Bukowski)
ESCLAVE
« Celui qui ne dispose pas des deux tiers de sa journée pour lui-même est un esclave, qu’il soit d’ailleurs ce qu’il veut : politique, marchand, fonctionnaire, érudit. »
(F.Nietzsche)
« Si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. »
(Josiah Stamp)
« On est et on demeure esclave aussi longtemps que l’on n’est pas guéri de la manie d’espérer. »
(Cioran)
« L’esclave se demande si c’est légal. L’homme libre se demande si c’est juste. »
« L’esclave présumé méprise la liberté, traite de fous les révolutionnaires, éduque ses enfants pour qu’ils sachent obéir et se sent fier de trahir, y compris ceux qui luttent pour lui. »
(Pablo Soler Javer)
08:26 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
04/07/2026
Quinze cents kilomètres à pied à travers l'Amérique (John Muir)
Le 1er septembre 1867, John Muir entreprend un long périple à pied à travers les États-Unis, depuis l'Indiana jusqu'au Golfe du Mexique. Il commence par prendre le train d'Indianapolis jusqu'à Jeffersonville qu'il a choisi comme point de départ. Il traverse ensuite le fleuve Ohio à Louisville et commence à marcher en pleine nature, droit en direction du Sud. Il cherche les chemins les plus sauvages, les moins fréquentés et les plus noyés dans la végétation. Il emmène avec lui une presse à plantes dans un petit sac car son principal objectif est d'herboriser tout au long de son voyage. Il compte vivre frugalement, se faire héberger quand cela sera possible sinon bivouaquer dans la sauvagine le reste du temps. Ainsi compte-t-il parvenir jusqu'en Floride, mais c'est sans compter avec divers aléas dont un grave ennui de santé qui ne lui permettra pas d'aller au-delà de Cuba alors qu'il espérait poursuivre son expédition en Amérique du Sud, remonter l'Orénoque puis redescendre en canot le fleuve Amazone…
« Quinze cents kilomètres à travers l'Amérique » est un récit de voyage fort intéressant écrit par le héros des écologistes américains, l'homme qui a su préserver les séquoias géants du Yosémite et qui a préféré vagabonder que tirer parti de ses inventions. Le récit est très axé sur ses observations botaniques, ce qui pourrait lasser certains. En effet, Muir voyage, mais loin des villes et des hommes. La nature sauvage, avec sa flore et sa faune qu'il n'en finit pas d'admirer l'intéresse nettement plus que ses contemporains. Il fait cependant des rencontres, celles de tous ceux qui ont la gentillesse de l'héberger, celles des marins qui le transporteront à Cuba, à New York et jusqu'en Californie en passant par le canal de Panama, sans oublier celles des bonnes âmes qui le soigneront quand il sera gravement malade dans le Sud et restera longtemps sans pouvoir mettre un pied devant l'autre. Diable d'homme qui ne pourra pas s'éloigner du port quand il sera à New York, n'osera même pas visiter Central Park de peur de ne pas retrouver son chemin pour rentrer. Il déclare d'ailleurs qu'il aurait aimé visiter la ville s'il n'y avait pas eu d'habitants. Intéressant surtout pour tout ce qu'il découvre au fil de ce voyage comme par exemple la richesse et l'élégance de la ville de La Havane de l'époque.
4/5
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03/07/2026
Mougeons, moutruches et muselières (626)

08:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
02/07/2026
Le 36e satellite (Roman)
Ouvrage disponible version numérique
version papier et ebook
https://www.thebookedition.com/fr/le-36e-satellite-p-401338.html
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01/07/2026
J'aurais pu être millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond (Alexis Jenni)
Automne 1875. Un homme marche avec un mulet dans une forêt de séquoias de Californie. Il croise un cavalier qui le reconnaît et le salue respectueusement. C'est John Muir, une célébrité dans la région. Comme John est à cours de nourriture, le cavalier lui propose de venir se restaurer dans sa cabane qui est constituée d'un unique tronc de séquoïa mort et dévoré par le feu. Né en Écosse dans le village de Dunbar, près d'Edimbourg, John Muir a débarqué enfant aux États-Unis avec toute sa famille presbytérienne dans la région des grands lacs, dans le Wisconsin. Son père a aussitôt construit une cabane sur la parcelle de terre qui lui a été attribuée, en a défriché quelques arpents et commencé à cultiver et à élever ses premiers animaux. John doit aider à tous les travaux agricoles, ce qu'il apprécie moyennement. Disposant d'un génie technique assez particulier, il commence à inventer toutes sortes de machines en bois, à mi-chemin des inventions de Léonard de Vinci et des dessins de Francis Picabia dont une « horloge mécanique pour se lever de bonne heure » qu'il présente dans divers concours et expositions. Un jour, alors qu'il est encore étudiant, il se prend de passion pour la botanique et décide d'aller explorer les régions sauvages pour mieux en étudier la llore. Il vagabondera pendant des années et sur des milliers de kilomètres, de l'Ohio au golfe du Mexique, dans l'Ouest, de la Californie jusqu'en Alaska.
Cet ouvrage est la biographie d'un aventurier mythique des États-Unis, une sorte de précurseur, de pionnier de la défense de la nature et de l'écologie environnementale. Il participa à la création du parc naturel national du Yosémite, aida à la protection des séquoias et lutta en vain contre la construction d'un barrage hydro-électrique qui noya une vallée sauvage qu'il aimait. Il pratiqua un mode de vie simple et frugal, se nourrissant de pain et de baies. Un peu à la manière de Thoreau, mais dans un contexte nettement plus sauvage, il ne sentait bien que dans les solitudes inhabitées, les forêts et les grands espaces. Il gardait en permanence un petit carnet où il notait ses impressions et où il esquissait de petits dessins naïfs. Dès son époque, ses articles de journaux et ses livres rencontrèrent un grand succès. Théodore Roosevelt passa même quelque temps à bivouaquer avec lui et en revint enchanté. L'auteur réussit très bien à faire partager son admiration pour ce personnage hors norme et très en avance sur son époque déjà technicienne et scientiste. Un livre charmant agrémenté de photos et d'illustrations qui donne envie de poursuivre en lisant les écrits de Muir.
4/5
08:42 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
30/06/2026
Objet culturel (Nouvelle)
Nouvelle extraite du recueil "Dorian Evergreen"
Ouvrage disponible version papier
http://www.thebookedition.com/fr/dorian-evergreen-p-16900...
version ebook
https://www.amazon.fr/DORIAN-EVERGREEN-Bernard-VIALLET-eb...
08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
29/06/2026
Mougeons, moutruches et muselières (624)

09:07 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)
28/06/2026
La Terreur en Bavière (Ambroise Got)
En 1918-19, en Bavière, les communistes réussissent à établir pendant quelques semaines une dictature bolchevique en tous points semblables à celle qui sévit à l'époque en Russie et qui commence même à subjuguer la Hongrie voisine. La guerre et la défaite ont fourni à toutes sortes d'agitateurs, d'illuminés et de marginaux un terrain propice pour faire germer leurs idées de dictature des soviets. Normalement, le Bavarois n'a pas vraiment la fibre révolutionnaire, mais les circonstances sont si dramatiques et les pénuries si importantes qu'il est prêt à croire à n'importe quelle propagande lui promettant un avenir moins calamiteux. Un certain Eisner, socialiste révolutionnaire, s'est proclamé président de la Bavière. Il envoie de nombreux courriers à Clémenceau qui ne lui répond jamais, mais qui finit quand même par lui dépêcher deux émissaires qu'il rencontre dans un hôtel à Berne. Eisner leur demande que les prisonniers de guerre soient libérés enfin, que les conditions de paix soient moins léonines et que son gouvernement socialiste soit reconnu. Sans succès. Les politiciens anglais et français campent sur leurs positions, se félicitant presque de voir l'Allemagne sombrer peu à peu dans la misère et le désespoir. Un peu plus tard, à Munich, alors qu'il se rendait au palais de la Diète sans la moindre escorte, Eisner est assassiné par un étudiant d'origine aristocratique, le comte Arco-Valley. Ce drame déclenche une réaction énorme. Eisner est aussitôt remplacé par des gens beaucoup moins modérés que lui. La frange la plus radicale du mouvement, les bolchevistes s'emparent de toute la ville, dissolvent la Diète, ferment les journaux qui ne leur sont pas favorables, forcent les coffres des banques et commencent une répression féroce contre les nobles, les religieux, les intellectuels et les artistes. Des otages sont maintenus prisonniers dans des caves, attendant d'être exécutés. C'est le début de la Terreur rouge qui finira plutôt mal…
« La Terreur en Bavière » est un essai historique de qualité, édité en 1920 et encore parfaitement lisible aujourd'hui. L'auteur se trouvait sur les lieux. Il fut un témoin impartial de ces évènements dramatiques. Ainsi condamne-t-il avec la même fermeté cette Terreur rouge qui ne dura qu'à peine un mois et qui fut suivie par une répression féroce de l'armée régulière composée de soldats prussiens assez hostiles envers les Bavarois. L'auteur parle d'une « Terreur blanche » qui fit presque plus de morts et de dégats que la rouge. Le lecteur ne peut que faire le parallèle avec la Commune de Paris et sa liquidation par Thiers et les armées versaillaises. Pour mieux comprendre les origines et les motivations des chefs de cette révolution avortée, l'auteur trace de nombreux portraits de ceux-ci (Brandauer, Mühsam, Toller, Wadler, Neurath, Lipp, Maenner, Egelhofer et Seidl), sans oublier les trois agents russes (Levien, Léviné et Axelrod). Ouvrage intéressant pour qui veut découvrir cette partie peu connue des troubles qui suivirent la défaite allemande ainsi que les prémisses de la montée du nazisme. Tout se mettait déjà en place pour en arriver à un deuxième conflit mondial.
4/5
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27/06/2026
Poèmes pour petits et grands (334)
Chanson du rémouleur
Donnez-moi je vous prie
Vos ciseaux
Vos couteaux
Vos sabots
Vos bateaux
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie.
Donnez-moi je vous prie
Vos cisailles
Vos tenailles
Vos ferrailles
Vos canailles
Donnez-moi tout je vous prie
Je rémoule et je scie.
Donnez-moi je vous prie
Vos fusils
Vos habits
Vos tapis
Vos ennuis
Je rémoule et je fuis.
(Philippe Soupault)
08:44 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
26/06/2026
Mougeons, moutruches et muselières (623)

09:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)














