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27/02/2026

Poèmes pour petits et grands (322)

Eluard.jpgLiberté

 

Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre

J’écris ton nom

Sur les images dorées

Sur les armes des guerriers

Sur la couronne des rois

J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert

Sur les nids sur les genêts

Sur l’écho de mon enfance

J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits

Sur le pain blanc des journées

Sur les saisons fiancées

J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur

Sur l’étang soleil moisi

Sur le lac lune vivante

J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon

Sur les ailes des oiseaux

Et sur le moulin des ombres

J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore

Sur la mer sur les bateaux

Sur la montagne démente

J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages

Sur les sueurs de l’orage

Sur la pluie épaisse et fade

J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes

Sur les cloches des couleurs

Sur la vérité physique

J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés

Sur les routes déployées

Sur les places qui débordent

J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume

Sur la lampe qui s’éteint

Sur mes maisons réunies

J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux

Du miroir et de ma chambre

Sur mon lit coquille vide

J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre

Sur ses oreilles dressées

Sur sa patte maladroite

J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte

Sur les objets familiers

Sur le flot du feu béni

J’écris ton nom

Sur toute chair accordée

Sur le front de mes amis

Sur chaque main qui se tend

J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises

Sur les lèvres attentives

Bien au-dessus du silence

J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits

Sur mes phares écroulés

Sur les murs de mon ennui

J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir

Sur la solitude nue

Sur les marches de la mort

J’écris ton nom

Sur la santé revenue

Sur le risque disparu

Sur l’espoir sans souvenir

J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot

Je recommence ma vie

Je suis né pour te connaître

Pour te nommer

Liberté.

 

(Paul Eluard)

09:13 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

26/02/2026

Mougeons, moutruches et muselières (579)

Bardot.jpg

08:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

25/02/2026

Pensées plus ou moins correctes (401)

« Un grand écrivain se remarque au nombre de pages qu'il ne publie pas. »

(Stéphane Mallarmé)

EDUCATION

« L’éducation développe les facultés mais ne les crée pas. »

(Voltaire)

« Après le pain, l’éducation est le premier besoin d’un peuple. »

(Danton)

« L’éducation peut tout : elle fait danser les ours. »

(Leibnitz)

« Comment se fait-il que les petits enfants étant si intelligents, la plupart des hommes soient si bêtes ? Ça doit tenir à l’éducation ! »

(Alexandre Dumas fils)

« L’éducation est une chose admirable, mais il est bon de se souvenir de temps en temps que rien de ce qui est digne d’être connu ne peut s’enseigner. »

(Oscar Wilde)

« Une bonne éducation consiste à cacher tout le bien que nous pensons de nous-même et le peu de bien que nous pensons des autres. »

(Mark Twain)

« Une éducation juste consiste à vous aider à trouver pour vous-même et par vous-même, ce qu’en vérité et de tout votre cœur vous aimez faire. Peu importe si vous avez envie d’être cuisinier ou jardinier. »

(Krishnamurti)

« Celui qui serait maître de l’éducation pendant cinquante ans, serait maître de l’avenir de ce pays. »

(Leibnitz)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/02/2026

Mougeons, moutruches et muselières (578)

Viande.jpg

08:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

23/02/2026

Le métier de bourreau (Jacques Delarue)

Le métier de bourreau.jpgAu fil des siècles, la peine capitale se pratiqua de diverses manières : par pendaison, par le feu, le bris des os dans le supplice de la roue et par décapitation à la hache ou au sabre, sans parler d'autres cruautés comme l'estrapade ou l'écartèlement à l'aide de quatre chevaux… Et qui étaient les exécuteurs de ces hautes ou basses œuvres ? Les bourreaux professionnels exerçant d'ailleurs en véritables lignées exerçaient dans le nord de la France alors qu'au sud, ils n'existaient pas. On se contentait de trouver un autre condamné qui acceptait la tâche en échange de la vie sauve. Tous étaient des parias, des maudits qui étaient rejetés comme des lépreux dans le secteur des piloris moyenâgeux ou aux limites des villes. Mais ils étaient néanmoins acceptés par une société qui se pressait en grand nombre aux exécutions publiques et par des autorités qui avaient peur de se salir les mains et leur déléguait le pouvoir si grave d'ôter la vie. Une première « avancée » eut lieu quand le député Guillotin fit voter que toute peine de mort devrait avoir lieu uniquement par décapitation (privilège alors réservé à la noblesse) et quand un ouvrier du nom de Schmitt réussit à mettre au point la fameuse machine dont on attribua indûment la paternité au député-médecin. Avec le temps et l'évolution des mœurs, on passa des grands rassemblements en plein jour en place de Grève à des exécutions de plus en plus matinales, de plus en plus éloignées du centre ville pour finir dans la quasi clandestinité d'une cour de prison sans aucun public…

« Le métier de bourreau » est un essai historique en forme de monographie assez rare car c'était la première fois que ce métier, dont ne parlait pas était examiné globalement dans un contexte historique, sociologique et humain. L'auteur n'esquive aucun détail et ne montre aucune complaisance dans ses descriptions de la mort, de ses appareils et de la peine qu'on prend à la donner. Paru en 1979, peu de temps avant l'abolition de la peine de mort, le livre s'achève d'ailleurs par un très fervent plaidoyer en faveur de celle-ci. La lecture de cette somme reste un brin laborieuse. Se voulant exhaustif, l'auteur s'est attaché à décrire toutes les lignées et généalogies de toutes les familles de bourreaux (les Samson, les Deibler et autres), ce qui est assez indigeste. Le plus intéressant reste le côté purement historique. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet également de mesurer la portée réelle de cette abolition. La peine de mort était réputée avoir trois qualités irremplaçables : elle devait être exemplaire, moralisatrice et éliminatrice. L'auteur montre que les deux premières étaient et restent discutables, mais il ne peut nier la dernière…

4/5

08:38 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

22/02/2026

G-Warriors (Roman)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.amazon.fr/G-WARRIORS-Bernard-VIALLET-ebook/dp...

08:37 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2026

Mougeons, moutruches et muselières (577)

Squatteurs.jpg

08:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2026

Massimo Corti (Nouvelle)

Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström"

Ouvrage disponible version ebook

https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...

version papier

http://www.thebookedition.com/fr/ulla-sundstrom-p-4562.html

08:44 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/02/2026

Mougeons, moutruches et muselières (576)

Manipulation.jpg

08:30 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

18/02/2026

Le secret du Fellah (Charles Lucieto)

Lucieto_Charles_-_Le_secret_du_Fellah_N_12_t.jpgQuelques années après la Première Guerre mondiale, la Grande-Bretagne s'apprête à accorder une indépendance partielle à l'Egypte. Les négociations entre Mohamed Mahmoud Pacha et les plénipotentiaires anglais s'annoncent difficiles. Ceux-ci veulent conserver le possession du Canal de Suez ainsi que celle de toutes leurs bases militaires. Le maréchal Lord Addendy craint que tout cela ne tourne au marché de dupes. Il charge James Nobody, le célèbre agent secret, de sonder les intentions véritables du Pacha et par la même occasion de retrouver la trace d'une Miss Arabella Folstromp disparue mystérieusement. Il redoute qu'elle n'ait été la victime du « Coupeur de têtes », un terroriste insaisissable, qui a déjà assassiné pas moins de dix huit personnes qui toutes avaient tenté en vain de le capturer. Double tâche bien délicate pour Nobody…

« Le secret du Fellah » est le douzième et ultime épisode de la série des « Merveilleux exploits de James Nobody ». Le format est toujours court, rythmé et ramassé. L'action est bien menée avec les habituelles surprises et rebondissements qui tiennent toujours le lecteur en haleine. Il remarquera d'ailleurs qu'une fois encore la taupe, le traitre et le criminel ne sont pas ceux que l'on pourrait imaginer au début. Et dans cet épisode égyptien, tout comme dans les épisodes en Inde, les partisans de l'indépendance et de la souveraineté des peuples sous le joug anglais sont toujours présentés au bout du compte comme valeureux et loyaux alors que les méchants sortent toujours du camp colonial. Ouvrage intéressant surtout pour son côté historique. Il montre en effet un peu les coulisses de cette fin mouvementée de protectorat. Le joug turc a été remplacé par le joug anglais. Les Egyptiens se sont comportés loyalement pendant la guerre en se battant au côté des troupes anglaises. En retour, ils espèrent obtenir leur indépendance et récupérer le Soudan qu'ils considèrent comme faisant partie de leur pays depuis la nuit des temps. Mais la Grande-Bretagne ne l'entend pas de cette oreille. D'où la période troublée en question.

4,5/5

09:01 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)