14/02/2026
Mougeons, moutruches et muselières (574)

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13/02/2026
Un drame au quartier général du Kaiser (Charles Lucieto)
À Spa (Belgique) en octobre 1918, le comte Von Opern, chef des services secrets allemands, est au comble de la fureur quand il découvre sur son bureau une lettre qui a été déposée par quelqu'un alors que plusieurs gardes avaient eu ordre d'en interdire l'accès à quiconque. Il soupçonne même l'agent James Nobody d'avoir accompli ce forfait. Et c'est l'abattement complet lorsqu'il lit la lettre signée du paraphe du grand agent secret anglais. Et ce qu'il lit est encore bien pire que le reste. Nobody lui annonce qu'il a été contaminé par un agent chimique nouveau qui va rapidement transformer ses lésions bénignes en cancers et lui occasionner une mort horrible accompagnée d'atroces souffrances. Opern convoque son médecin personnel qui a le regret de lui dire qu'il ne va rien pouvoir pour lui. Aucun remède, aucun antidote, aucun contrepoison ne peut le sauver…
« Un drame au quartier général du Kaiser » est un court roman d'espionnage datant de 1929. C'est le onzième épisode de la série des « Merveilleux exploits de James Nobody ». Il est un peu différent des autres dans la mesure où même si le lecteur y trouvera encore les facéties, les retournements de situation et les tours pendables du héros avec ses changements d'identité et d'apparences habituelles, il sera nettement plus intéressé par le contexte historique particulièrement travaillé. Nous sommes dans les toutes dernières semaines et même journées de la Première Guerre mondiale. Rien ne va plus pour les Allemands. À Berlin et dans les grandes villes, la révolution bolchevique est en marche. Les drapeaux rouges sont sortis, les émeutiers sont partout. Les symboles du Reich sont abattus. Certains s'en prennent même à des gradés isolés. Des comités d'ouvriers et d'artisans, sortes de soviets se créent partout. Et pendant ce temps, le Kaiser Guillaume II tergiverse et renâcle à abdiquer. Mais Nobody va y aider, ce qui bien sûr est pure fiction. La description de la scène, celle du personnage présenté comme la pire crapule que l'agent ait eu à rencontrer, tout comme les dessous de la signature de l'armistice dans le wagon de la clairière de Rethondes (forêt de Compiègne) ne peuvent qu'intéresser l'amateur d'Histoire…
4,5/5
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12/02/2026
Aellyouh, la mystérieuse (Roman)
Ouvrage disponible version papier ou numérique :
ou
https://www.thebookedition.com/fr/aellyouh-la-mysterieuse-p-410868.html
ou
https://www.bookelis.com/book?id=65503&version=76019&panel=true
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11/02/2026
Mougeons, moutruches et muselières (573)

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10/02/2026
L'accordéoniste (Nouvelle)
Nouvelle extraite du recueil "Ulla Sundström"
Ouvrage disponible version ebook
https://www.amazon.fr/ULLA-SUNDSTR%C3%96M-Bernard-VIALLET...
version papier
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09/02/2026
Les Vengeurs d'Isis (Charles Lucieto)
À Thèbes, en Egypte vient d'être découvert un ensemble de temples et de nécropoles dans lesquels on a trouvé un trésor inestimable attribué à Sésostris II et enfoui depuis des siècles sous les limons et les sables du Nil. Mais voilà que ce trésor placé en haute sécurité et sous surveillance permanente est volé d'une manière tout à fait stupéfiante. Il disparaît sans laisser d'autres traces que les cadavres des trois détectives chargés de sa protection. Bizarrement, l'autopsie n'a pas pu fournir une explication acceptable de leur décès. En désespoir de cause, Monsieur Roger de la Garenne, directeur français du musée de recherches archéologiques, charge l'agent James Nobody de la délicate mission d'élucider ce mystère et surtout de retrouver ce trésor disparu sans laisser de traces…
« Les Vengeurs d'Isis » est le dixième tome des « Merveilleux exploits de James Nobody ». La série complète en comporte douze. Elle est sous-titrée « les coulisses de l'espionnage international ». James Nobody est en quelque sorte l'ancêtre des James Bond et autres OSS117. Cette fois encore, sa perspicacité et ses qualités hors normes ne manquent pas à l'appel. L'intrigue ne manque ni de rebondissements ni de surprises. Les Vengeurs d'Isis se retrouvent coiffés sur le poteau par de terribles agents secrets de Moscou avec la traitrise d'un personnage important de la nomenklatura britannique. L'ensemble se lit rapidement et avec un certain plaisir. Bien entendu, on n'écrit plus de cette façon de nos jours. Mais il est quand même rafraîchissant de retrouver de belles valeurs comme le courage, la fidélité et l'entraide (cette fois, les jeunes adjoints de Nobody lui sauvent la mise in extremis). Tout finit pour le mieux. Les méchants sont punis et les gentils récompensés. Que demander de plus ?
4/5
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08/02/2026
Mougeons, moutruches et muselières (572)

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07/02/2026
Poèmes pour petits et grands (320)
Matin sur le port
Dans la lumière et dans le bruit
S’éveille le petit village.
Enfants et femmes, sur la plage,
Attendent les pêcheurs de nuit.
La mer semble un ruban de moire.
Des voiles de bateaux tremblants
Font comme de légers points blancs
Sur la profondeur bleue et noire.
De grands oiseaux passent dans l’air,
Ailes ouvertes ; et les voiles,
Parmi les dernières étoiles,
Brillent dans l'azur du ciel clair.
(Paul Bourget)
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06/02/2026
La chaussée des géants (Pierre Benoit)
En 1916, blessé de la Guerre des Tranchées, Gérard une fois remis sur pieds est affecté comme secrétaire au ministère de la guerre à Paris. Il s'adonne à des recherches linguistiques sur le mingrélien et devient ami avec Vincent Laboulbène, fils d'un célèbre constructeur automobile de l'époque. Celui-ci lui fait rencontrer un certain Térence, homme un peu mystérieux, revenu lui aussi du front et qui semble se cacher. En effet, il a combattu dans les troupes irlandaises aux côtés des Français. Mais maintenant, il estime qu'il est grand temps de quitter la lutte contre les Allemands pour se retourner contre les Anglais qui occupent injustement l'Irlande depuis tant d'années. Terence s'est intéressé à Gérard car il l'a confondu avec le Professeur Gérard du Collège de France, grand spécialiste des langues gaéliques. Gérard n'ose pas démentir et le voilà embarqué vers la verte Erin où il devra jouer le rôle d'observateur international en compagnie de quelques autres scientifiques venus de plusieurs pays, Suisse, Etats-Unis, Espagne et même Japon…
« La chaussée des géants » est un roman à contexte historique fort bien écrit et fort agréable à lire, même s'il date de 1922. L'histoire bien construite démarre un peu comme un roman sentimental et se poursuit avec des rebondissements et des quiproquos. Gérard n'est pas le vrai, mais il n'est pas le seul ! La clé de l'intrigue et son fil rouge est une légende gaélique qui prédit la fin de la domination anglaise et la libération de l'Irlande. Elle serait liée à la naissance de l'héroïne, la belle Antiope d'Antrim dont Gérard est plus ou moins amoureux depuis l'enfance et dont le père, aristocrate handicapé, est le chef secret de la résistance. L'action est un peu lente à démarrer, mais le lecteur s'attache très vite aux personnages d'autant plus qu'il devine que tous sont condamnés à finir tués ou blessés dans les affrontements à venir, voire, pendus, fusillés ou déportés s'ils sont capturés. Le dernier quart de l'ouvrage est passionnant et mérite à lui seul le détour. Il décrit les combats désespérés à Dublin et dans toute l'Irlande qui s'achevèrent dans un bain de sang, l'armée britannique n'hésitant pas à tirer au canon sur la foule ! Et en prime, le lecteur aura droit à une fin surprenante avec un dernier quiproquo sous forme d'usurpation d'identité pour la bonne cause bien sûr. Pierre Benoit est un peu oublié de nos jours et c'est bien dommage.
4,5/5
09:19 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)
05/02/2026
Pensées plus ou moins correctes (399)
« Ecrire est difficile, parce qu’on est toujours dépassé par son livre. »
(Jean d’Ormesson)
« J’écris ce que j’ai envie de lire. Gros risque : si je suis un lecteur sans goût, je serai un écrivain sans talent. »
(Philippe Bouvard)
« N’écrire jamais rien qui de soi ne sortît,
Et, modeste, d’ailleurs, se dire : « Mon petit,
Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
Si c’est dans ton jardin que tu les cueilles ! »
Puis, s’il advient d’un peu triompher, par hasard,
Ne pas être obligé d’en rien rendre à César,
Vis-à-vis de toi-même en garder le mérite,
Bref, dédaignant d’être le lierre parasite,
Lors même qu’on n’est pas le chêne ou le tilleul,
Ne pas monter bien haut peut-être, mais tout seul. »
(Edmond Rostand)
« Les écrivains écrivent peut-être pour cautériser à l’aide de mots les silences inconcevables et insupportables de l’enfance. »
(Rosa Montero)
08:54 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)














