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14/03/2026

Mougeons, moutruches et muselières (584)

Estimez-vous heureux.jpg

08:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

13/03/2026

Hommage à la Catalogne (George Orwell)

Hommage à la Catalogne.jpgEn décembre 1936, venu en Espagne pour écrire quelques articles pour divers journaux, George Orwell s'engage aussitôt dans les milices anarchistes du POUM qui tiennent la Catalogne et résistent héroïquement face aux troupes de Franco. La révolution bat son plein. À Barcelone et dans toute la région, il constate que les églises sont détruites et que les images saintes et autres signes religieux ont été brûlés. La plupart des magasins ont une misérable apparence et sont à moitié vides. Impossible de trouver du lait, du charbon, du sucre ou de l'essence. Les queues devant les boulangeries s'allongent sur des centaines de mètres. Orwell doit d'abord séjourner à la caserne Lénine sous prétexte d'entrainement. Il doit attendre qu'une « centurie » nouvellement formée soit prête pour pouvoir partir au front. L'instruction consiste à marcher au pas et à défiler sur place, mais jamais à manier les armes car il n'y en a pas. Il voudrait pourtant apprendre à se servir d'une mitrailleuse. Il insiste. On lui répond « Manana » (demain), un lendemain qui n'arrive jamais bien sûr. Il finit par rejoindre le front mais toujours sans fusil, ni uniforme, ni matériel. Et au bout de trois jours pendant lesquels il ne se passe rien, on lui octroie un vieux Mauser datant de 1896 fortement rouillé… Et ce n'est que le début de ses déboires…

« Hommage à la Catalogne » est le témoignage d'un écrivain qui voulut mettre sa vie en accord avec ses idées, en allant se battre physiquement contre le fascisme. Il séjourna quatre mois sur le front où il dut surtout lutter contre le froid, la vermine et le manque de nourriture, faute d'armement correct et d'artillerie des deux côtés. Il finit quand même par être blessé assez grièvement. Il reçut une balle dans la gorge qui passa par miracle à un millimètre de sa carotide. En convalescence à Barcelone, il se retrouva pris dans l'épuration que les communistes staliniens lancèrent pour se débarrasser des anarchistes. Il dut se cacher pour ne pas être capturé et liquidé comme ce fut le cas de nombre de ses amis. Il passa la frontière clandestinement et séjourna un temps dans le sud de la France. L'ouvrage, très bien écrit et très intéressant d'un point de vue historique, se termine par deux articles expliquant très précisément la situation politique qui mena à ce massacre entre révolutionnaires. Les communistes accusèrent les anarchistes de trotskysme et de trahison. Ils devenaient les moutons noirs faisant le jeux des fascistes alors qu'ils avaient été les premiers à se dresser contre Franco et avaient payé le plus lourd tribu dans les combats. Mais quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage. Orwell cite de nombreux passages de la propagande journalistique de l'époque et en démonte tous les arguments fallacieux. Propagande mensongère permettant un carnage. À noter qu'Orwell fut témoin que la Guardia Civil fit souvent le sale boulot pour le compte des communistes…

4,5/5

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12/03/2026

Assoual (Roman)

Ouvrage disponible version papier et e-book

https://www.thebookedition.com/fr/assoual-p-377414.html

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11/03/2026

Mougeons, moutruches et muselières (583)

Mercosur Inde.jpg

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10/03/2026

Le voyage promotionnel (Sketch)

08:44 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2026

Mougeons, moutruches et muselières (582)

Santé Gates.jpg

09:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2026

La revanche du corbeau (Louis Pergaud)

La revanche du corbeau.jpgTiécelin, vieux corbeau rusé surveille la campagne dans laquelle se déroule une chasse. Un lièvre blessé par un chasseur est parvenu à se cacher dans un sillon. Aidé d'un corbeau plus jeune, Tiécelin en profite pour l'attaquer. Mais une buse qui planait au-dessus de la scène plonge dans le tas et leur dérobe leur proie. Mais les deux charognards ne l'entendent pas de cette oreille… Grimpemal, le putois et Manteauroux, la belette en veulent beaucoup au furet qui leur vole leur gibier avec la complicité de l'homme. Fuseline, la fouine et Mustelle la marte sont également remontées contre ce traitre de furet. Et voilà que l'homme installe des filets à toutes les sorties d'un terrier de lapins de garenne sauf une seule par laquelle le furet s'élance pour commencer son habituel carnage. Mais c'est sans compter sur Grimpemal qui s'y jette à son tour, ivre de rage vengeresse… Choque, la vieille poule couve ses cinq œufs dans un coin de la basse-cour. Chantegrave, le vieux coq, veille sur son monde avant de sonner le réveil général. Parmi les poussins de Choque quatre deviendront poulettes et un seul poulet, puis jeune coq appelé Chantaigu. Saura-t-il détrôner l'ancêtre ?

« La revanche du corbeau » est un recueil présentant huit histoires de bêtes, toutes aussi charmantes que cruelles. La lutte pour la vie est partout présente. Le style de Louis Pergaud est magnifique, ciselé et d'une parfaite précision. Il a une connaissance remarquable du petit monde animal. La vie des corbeaux, des poules, des rapaces, des belettes, furets, fouines et même vipères ou lézards n'a pas de secrets pour lui. Ces charmantes histoires sont comme des nouvelles ou des fables à ceci près que même si elles finissent la plupart du temps tragiquement, ce n'est jamais pour en tirer une moralité dans le style de La Fontaine. On reste dans un naturalisme de très bon aloi. Il faut lire ces nouvelles de Pergaud comme on lit celles de Maupassant, avec le même plaisir et en se disant que la monde animal a bien des similitudes avec celui des hommes. Personne n'écrit plus ainsi aujourd'hui et c'est bien dommage.

4,5/5

08:06 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2026

Poèmes pour petits et grands (323)

Paul fort.jpgComplainte du petit cheval blanc

Le petit cheval dans le mauvais temps,

Qu’il avait donc du courage !

C’était un petit cheval blanc,

Tous derrière et lui devant.

 

Il n’y avait jamais de beau temps

Dans ce pauvre paysage.

Il n’y avait jamais de printemps,

Ni derrière ni devant.

 

Mais toujours il était content,

Menant les gars du village,

À travers la pluie noire des champs,

Tous derrière et lui devant.

 

Sa voiture allait poursuivant

Sa belle petite queue sauvage.

C’est alors qu’il était content,

Eux derrière et lui devant.

 

Mais un jour, dans le mauvais temps,

Un jour qu’il était si sage,

Il est mort par un éclair blanc,

Tous derrière et lui devant.

 

Il est mort sans voir le beau temps,

Qu’il avait donc du courage !

Il est mort sans voir le printemps

Ni derrière ni devant.

(Paul Fort)

09:05 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

06/03/2026

Mougeons, moutruches et muselières (581)

Clinton.jpg

09:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2026

Pensées plus ou moins correctes (402)

Freire.jpgEDUQUER

« Personne n’éduque autrui, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble par l’intermédiaire du monde. »

(Paulo Freire)

EFFICACITE

« L’efficacité est la révolution dirigée par les conservateurs. »

(Roger Nimier)

EGALITE

« Ce qui rend l’égalité difficile, c’est que nous la désirons seulement avec nos supérieurs. »

(Henry Becque)

« Un homme peut ne pas être l’égal d’un autre, mais il est toujours son semblable. »

(Louis de Bonald)

08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)