Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2026

Pensées plus ou moins correctes (410)

Pagnol.jpgENSEIGNER

« Pour un prof qui veut enseigner, il y a vingt gamins qui ne veulent rien apprendre. »

(Marcel Pagnol)

« On n’enseigne plus rien quand tout le monde ment. »

(Charles Péguy)

« Rien de ce qui vaut la peine d’être su ne peut être enseigné. »

(Oscar Wilde)

« Celui qui le peut agit. Celui qui ne le peut pas enseigne. »

(G.B. Shaw)

« On n’enseigne pas ce que l’on sait, on enseigne ce que l'on est »

(G. Clémenceau)

« Enseigner, c’est apprendre deux fois. »

(Joubert)

« On ne peut rien enseigner à un homme. On ne peut que l’aider à découvrir ce qui est en lui. »

(Galilée)

08:52 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

24/05/2026

Mougeons, moutruches et muselières (611)

Avec et sans l'UE.jpg

09:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

22/05/2026

Le dernier des Spartians (Roman)

Le dernier des Spartians
 
 
 
 

08:55 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2026

Mougeons, moutruches et muselières (610)

Prix du diésel.jpg

09:19 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

20/05/2026

Les godasses (Sketch)

Godasses.jpgLES GODASSES

Personnages :

Deux pieds, si possible mâle et femelle, qui voudraient s’échapper des sombres godasses où ils sont enfermés.

Une randonneuse insouciante quelque part sur le chemin du Puy en Velay à Saint Jacques de Compostelle.

Décor :

Le plateau de l’Aubrac par une belle journée ensoleillée de mai. Heure : midi passé…

(PIED DROIT)

– Oh eh ! Pied gauche, tu m’entends ? Si tu m’entends, réponds-moi… Si tu ne peux pas parler, fais-moi un signe…

(PIED GAUCHE)

– Crie pas si fort, Pied droit ! Je t’entends très bien, maintenant qu’elle a enfin accepté de s’arrêter, cette frappadingue !

– Moi, j’en peux plus… Si tu voyais dans quel état j’erre…

– Et moi, avec mon allus valgus, elle est vraiment sans pitié cette Cruella des chemins !

– C’est la « Terreur des Arpions » qu’il faudrait l’appeler. Quand tu penses qu’elle s’est mis dans sa petite tête de pioche de nous traîner dans ces péniches à deux balles jusqu’à Saint Jacques de Compostelle…

– Tu parles de péniches ! Des cachots, des culs de basse fosse, des carcans de  première grandeur ces godasses !

– Jamais vu des instruments de torture pareils. Qu’est-ce qu’on est mal là-dedans ! Il fait chaud, on transpire. Et puis cette odeur, une véritable infection ! Même pas capable de mettre du papier journal dedans pendant la nuit et des semelles au charbon actif le jour ! Et toi, dans ton cachot comment ça se passe ?

– Je crois bien que c’est encore pire que chez toi. Je nage dans un vrai cloaque ici. Et je peux même pas bouger un doigt de pied. Je sens que je vais craquer. Y a mon épine calcanéenne qui est en train de se réveiller. C’était couru, elle n’a même pas voulu me doter de cette petite semelle que j’avais repérée chez le pédicure…

– Tu parles, radine comme elle est… Tu as vu ce qu’elle nous a acheté chez Triathlon, des Céquoi premier prix qui ne maintiennent même pas la cheville ! Si elle s’imagine que je vais la porter comme ça longtemps, elle se met le doigt dans l’œil…

– Tu sais Pied droit, moi, je nous aurais bien vus dans une paire de New Balance, c’est léger, c’est tendance. Avec ça, on marche pas, on vole !

– Au « Vieux Baroudeur », ils disent que c’est pas vraiment adapté pour la rando…

– Peut-être, mais tu verrais les couleurs. Ils ont un de ces roses fluo, je te dis pas. J’aurais fait des ravages sur le chemin et surtout j’aurais moins souffert !

– Bien sûr, elle aurait pu prendre des Sales Monts ou des Billets, mais moi, je les trouve un peu lourdes…

– Lourdes, sans doute, mais les semelles VIBROUM, c’est autre chose que ces cochonneries en caoutchouc fabriquées en Chine avec de vieux pneus recyclés.

– Une horreur ! Sur la caillasse, tu sens tout…

– L’autre jour, je t’assure, j’en ai bavé un max. D’ailleurs pour bien lui marquer mon mécontentement, je lui ai gonflé une première petite ampoule au talon…

– Et moi, je lui ai mis l’allus valgus au rouge vif…

– Non mais, on va pas se laisser faire !

– C’est indigne, des pompes pareilles. Dès qu’on sera arrivé en ville, on ira se plaindre au Syndicat…

– Tu veux dire à la Fédération… Je ne suis pas sûr qu’ils s’occupent des orteils meurtris…

– T’en fais pas, « Syndicats des arpions martyrisés » ou non, on va lui en faire baver à la Cruella. Elle s’en rappellera de son Compostelle !

– On a les moyens de lui pourrir la vie un max. On va pas se laisser faire…

– Moi, Pied gauche, je le proclame haut et fort : « Halte aux cadences infernales ! », « Pause syndicale tous les deux jours de marche ! » OBLIGATOIRE !

– Oui, finissons-en avec cette randonneuse qui exploite nos pauvres orteils travailleurs, nos métatarses besogneux et nos talons écrasés… sous le poids du corps et du sac…

– Chut, chut… la voilà qui approche.

– C’est pas vrai, on dirait qu’elle va défaire mon lacet…

– Regarde comme elle s’y prend mal. Si elle avait connu des spécialistes de la marche, elle saurait au moins nous faire des nœuds de chausseur, c’est tellement plus élégant…

– Et puis c’est bien plus sûr. L’autre jour, elle aurait évité d’accrocher son lacet dans les ronces et de se ramasser la gamelle de sa vie !

– Elle a atterri sur le pif et c’est bien fait pour sa gueule !

– Parle moins fort, Pied gauche, je crois qu’elle est en train de s’asseoir…

– Et où crois-tu qu’on est, Pied droit ?

– A vue de nez, pas loin d’une bouse de vache…

– Il doit être midi…

– L’heure de la pause-repas ?

– Si elle pouvait avoir la bonne idée de nous sortir de ces infâmes carcans qui me brisent tous mes petits os délicats.

– C’est pas possible, elle a réussi à défaire mon lacet ! Un vrai bonheur. Je commence enfin à respirer… Encore un petit effort, Cruella, allez, un bon geste, libère-moi complètement, je t’en supplie…

– Eh là, mais c’est pas juste… Et moi ? Je suis au bord de l’apoplexie…

(Pied droit s’étire et reprend)

– Pied gauche, ça y est, elle a ôté la godasse… Je sens l’air ! J’aperçois la lumière ! Et toi ?

– Ca bouge un peu, sans plus…

LA RANDONNEUSE :

– Putain de merde, j’ai pété le lacet et il reste un nœud ! Saloperies de pompes pourries ! J’aurais jamais dû écouter ce vendeur…

PIED GAUCHE :

– Allez, Cruella, fais un effort, j’en peux plus, libère-moi, s’il te plait !

LR :

– Faut que je trouve un couteau pour couper ce lacet en synthétique à deux balles…

PG :

– Tu vas voir qu’elle ne sait même pas où elle a mis son couteau…

PD :

– Tu parles ! Elle fait son sac n’importe comment. Le canif, il doit être au fond du linge sale…

PG :

– Elle ne sait même pas qu’il y a une bonne et une mauvaise manière de remplir son sac…

– Moi, tu sais, il y a longtemps que j’ai compris que comme randonneuse, elle est nulle… Allez, t’en fais pas, Pied gauche, si elle te libère pas tout de suite, ça va aller mal !

– C’est bien aimable à toi, Pied droit, tu n’imagines pas le supplice que j’endure. Je crois qu’elle vient de trouver le couteau. Elle coupe, elle coupe… Elle n’y arrive pas la Cruella. Elle s’escrime sur moi… Tu verrais ça, ça craint !

– J’imagine, elle est tellement maladroite !

– Pied droit, Pied droit, j’ai peur. Si elle rate le lacet, elle est bien capable de me planter dans la cheville son couteau suisse de la Reboute, l’idiote !

– Fais une prière, Pied gauche, fais une prière… Elle n’a même pas de trousse de secours d’urgence avec elle !

– Quand tu penses qu’elle a 36 flacons de parfums et de lotions diverses et pas le moindre petit bout d’élastoplasme pour nous faire un strapping… J’en tremble de peur !

(Pied Droit, en aparté)

– Celle-là, on aurait dû la signaler à la Fédération, dès le départ au Puy en Velay… Pied gauche, Pied gauche, je ne t’entends plus ! Elle ne t’a pas fait mal, quand même. S’il t’es arrivé quoi que ce soit, sache que je reste solidaire de ton combat, que je soutiens tes justes revendications. Tu vas voir Pied gauche, on va se mettre en grève, on aura plein d’ampoules, de quoi éclairer tout le gîte ! Toi, tu lui balanceras des tas de décharges électriques au talon. Au besoin, on fera en sorte qu’elle se ramasse, je ne sais pas, moi, une foulure, une entorse, une tendinite… Tiens, un claquage, c’est terrible ça, un claquage… Je ne te laisserai jamais seul, Pied gauche, tu peux me croire… Je t’en supplie, Pied gauche, réponds-moi. Elle ne t’as pas fait mal avec son grand couteau ?

– Non, Pied droit, non, tout va bien… Je suis enfin libre ! Mais rien que de sentir le bon air pur, la douce chaleur du soleil, ce fut un tel moment de bonheur, que dis-je, d’extase, que je ne pouvais même plus te parler, Pied droit… Je crois bien qu’un court instant, j’ai pris mon pied…

– T’emballe pas, soeurette, t’emballe pas. Elle a pas encore enlevé les chaussettes…

– M’en parles pas. Elle met des chaussettes bouclettes, comme si elle allait jouer au tennis, l’idiote !

– … et elle ne les retourne même pas.

– Ca, elle ne nous épargne rien, la bougresse…

– Arrête de te plaindre, Pied gauche, je crois que ça y est…

– Moi aussi, je sens que ça vient…

– Encore, encore…

– Vas-y, vas-y !

– Vire-les !

– Allez…

– Oui, c’est bon, c’est bon, c’est bon…

La randonneuse :

– Oh lala ! Oh… mes jolis petons… Mais qu’est-ce qui leur est arrivé à mes pauvres petits petons ? Ils sont tout rouges… Oh lala ! Une ampoule, deux ampoules… Vite, une aiguille, que je les perce.

Pied droit :

– Pitié, pitié, j’ai une sainte horreur des piqures.

Pied gauche :

– Arrête de gémir, Pied droit, c’est juste un mauvais moment à passer. Elle va presser, faire sortir tout le jus et on n’en parlera plus. Ca vaut mieux que ces affreux Compads qui te gardent l’ampoule au chaud pendant des semaines…

– Moi, je ne suis pas d’accord ! Je veux pas qu’elle me pique ! Ca fait mal ! Et en plus, elle a même pas désinfecté l’aiguille, elle prend un fil pourri sur le lacet qu’elle vient de couper…

– Tu es bien à plaindre, ma pauvre…

La randonneuse :

– Ca y est, c’est percé… Maintenant, un peu de baume du Tigre pour les vilaines douleurs et ça va le faire !

Pied droit :

– T’as entendu ? Qu’est-ce que c’est que ce « baume du Tigre » ?

Pied gauche :

– J’en sais rien. Une saleté sûrement… Elle passe son temps à nous tartiner avec un tas de crèmes et d’onguents bizarres qui empestent !

– Tu te souviens de l’Alkoléine, ce truc à base de crin de cheval Appaloosa ?

– Ca puait, ma pauvre, ça puait !

– M’en parle pas ! Rien que d’y penser, j’ai déjà envie de vomir…

La randonneuse :

– Allez les petits petons, je suis sûre que vous êtes contents de mon joli massage. Terminé maintenant. On mange vite fait. Pas de sieste, on est pressé ! On ne va pas s’éterniser dans ce coin. Faudrait bien que j’arrive de bonne heure à l’étape !

– Ah non…

– Pitié !


08:30 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2026

Mougeons, moutruches et muselières (609)

Le capital.jpg

09:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

18/05/2026

Dette: 5000 ans d'Histoire (David Graeber)

La dette.jpgLes controverses au sujet de la dette durent depuis cinq mille ans au moins. Le fait que l'économie mondiale ait débuté par le troc est plus un mythe qu'autre chose. A-t-il d'ailleurs véritablement existé, même dans les sociétés primitives ? L'auteur en doute fortement et a de bonnes raisons pour cela. L'arrivée de la monnaie sous toutes ses formes (métaux précieux ou non, coquillages, sel, voire morue séchée) a simplifié les échanges. Mais en réalité, c'est le crédit, la dette, la monnaie virtuelle (comme on l'appelle aujourd'hui) qui sont apparus en premier. Les véritables pièces de monnaie frappées à l'effigie d'un roi, d'un empereur ou d'un marchand sont arrivées beaucoup plus tard sans d'ailleurs jamais véritablement remplacer les systèmes de crédit. C'est en Chine du nord, en Inde et en Grèce que le phénomène se produisit simultanément entre 600 et 500 avant J.C. Pythagore (570-495 av J.C), Bouddha (563-483 av J.C) et Confucius (551-479 av J.C) furent contemporains. Sans se connaître, les trois pays vécurent en même temps une floraison de débats intellectuels, mais aussi un état de guerre permanent qui facilita la dispersion de la monnaie. Il fallait bien payer les soldats d'une manière ou d'une autre. Pour Graeber, c'est de la guerre que serait née l'économie de marché car le militaire doit tout acheter sur son passage quand il ne pille pas. Et même dans ce cas, sa préférence va toujours aux objets en métaux précieux…

« Dette, 5000 ans d'histoire » est un essai plus historique qu'économique. Sa lecture est un brin laborieuse. Une grande partie de l'ouvrage est consacré aux origines les plus lointaines de l'économie, des périodes sur lesquelles les chercheurs ne disposent que de peu de documents et pour lesquelles on se perd en conjectures. L'auteur est un professeur d'université britannique dont les idées « altermondialistes » apparaissent souvent en filigrane. Il conteste la plupart des thèses des économistes libéraux et estime que le capitalisme ne peut pas durer éternellement. Et même s'il estime que le communisme et les rapports humains basés sur les échanges honnêtes et même sur l'amour seraient préférables, il avoue ne pas savoir par quoi le remplacer. Le lecteur regrettera que la partie contemporaine, disons de 1815 à nos jours, soit traitée assez rapidement voire de manière un brin superficielle. Création de la Fed, accords de Bretton-Woods, abandon de la parité du dollar avec l'or par Nixon sont survolés. Cette partie reste du niveau du simple journalisme de vulgarisation. Il ressort surtout de cette lecture que toute l'économie mondiale repose sur la puissance militaire des États-Unis. Avec ses 800 bases militaires réparties dans le monde entier, avec sa maîtrise totale de l'espace aérien, l'empire américain a la possibilité de bombarder n'importe quel pays n'importe où dans le monde et ainsi imposer une économie basée sur le dollar qui n'est rien d'autre qu'un outil de prédation. Ouvrage intéressant, mais qui ne va pas assez au fond des choses à notre goût.

3,5/5

08:15 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

17/05/2026

Poèmes pour petits et grands (330)

Verlaine.jpgMarine

 

L’Océan sonore

Palpite sous l’œil

De la lune en deuil

Et palpite encore,

 

Tandis qu’un éclair

Brutal et sinistre

Fend le ciel de bistre

D’un long zigzag clair,

 

Et que chaque lame,

En bonds convulsifs,

Le long des récifs

Va, vient, luit et clame,

 

Et qu’au firmament,

Où l’ouragan erre,

Rugit le tonnerre

Formidablement.

 

(Paul Verlaine)

09:01 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2026

Mougeons, moutruches et muselières (608)

Carburant.jpg

09:16 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

15/05/2026

Pensées plus ou moins correctes (409)

saadi.jpgENNEMI

« Un ennemi que tu vaincs reste ton ennemi. Un ennemi que tu convaincs devient ton ami. »

« Quelque humilié que soit ton ennemi, sache qu’il est toujours à craindre. »

(Saadi)

« Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Qui ne connaît ni son ennemi ni lui-même est toujours en danger. »

(Sun Tzu)

« Ne laissez pas vos ennemis s’unir. »

(Sun Tzu)

« Le seul ennemi à la Nation est son gouvernement. »

(Antoine de St Just)

« Vos ennemis vous aideront à les vaincre. »

(Lao Tseu)

ENNUI

« Avoir un ennui, c’est recevoir une grâce. »

« L’ennui est la marque des esprits médiocres. Ils s’ennuient dans la solitude parce qu’ils rencontrent eux-mêmes. »

(Albert 1er)

« L’ennui est entré dans le monde par la paresse. »

(La Bruyère)

ENRICHIR

« Enrichissons-nous de nos différences mutuelles. »

(Paul Valéry)

08:48 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)