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06/06/2020

L'indomptée (Donna Cross)

L'indomptée.jpgEn 814, peu après la mort de Charlemagne, Jeanne nait à Ingelheim sur le Rhin. Elle est la fille d’un prêtre d’origine saxonne qui dirige sa famille d’une main de fer. Dès son enfance Jeanne se révèle très curieuse et très éloquente. Elle convainc Matthias, son frère aîné, de lui apprendre à lire et à écrire. Après la mort subite de Matthias, son père veut envoyer Jean, son deuxième fils, à Dorstadt à l’école de la cathédrale, mais, Jeanne se montre intellectuellement beaucoup plus douée que son frère. Contre la volonté de son père, Esculape, lettré d’origine grecque, donne des cours à la jeune fille et lui fait découvrir des œuvres littéraires autres que religieuses comme l’Odyssée ou les philosophes classiques. Lorsqu’arrive un envoyé de l’évêque pour amener Jeanne à l’école de la cathédrale, son père prétend qu’il y a eu une erreur et y fait aller Jean à sa place. Pendant la nuit Jeanne s’enfuit de chez elle et rejoint son frère, dont entretemps le compagnon a été assassiné. À Dorstadt, Jeanne impressionne l’évêque par l’étendue de ses connaissances. Le prélat fait en sorte que le frère et la sœur soient acceptés dans sa classe par le moine Odon, bien que ce dernier soit très hostile envers la fille. Celle-ci reçoit le soutien du comte Gerold, qui l’emmène chez lui et tombe amoureux d’elle. Quelque temps plus tard, le comte doit partir en guerre aux côtés de l’empereur Lothaire Ier. Son épouse Richilde en profite pour tenter de se débarrasser de sa rivale en la mariant. Au moment précis de la cérémonie, les Normands envahissent la ville et font un immense carnage au cours duquel sont tués Jean ainsi que la femme de Gerold et leurs enfants. Johanna ne survit que parce qu’on l’a crue morte…

Ainsi débute « L’indomptée », roman historique à l’américaine dans la lignée de célèbres ouvrages d’un certain Dan Brown. Le lecteur friand de vérité historique en sera une fois encore pour ses frais, car dans cette œuvrette, c’est le roman qui se taille la part belle avec cette histoire rocambolesque pleine de violence (le carnage de Dorstadt par les Normands puis la prise de Rome par les Sarrasins, les deux moments forts sont à déconseiller aux âmes sensibles !), d’intrigues, de turpitudes en tous genres, d’obscurantisme (tout phénomène naturel, toute maladie, tout incident climatique est incriminé au divin) et l’historique qui n’a que la portion congrue. Si vous voulez apprendre quelque chose de sérieux sur ce personnage légendaire, passez votre chemin ! En quatrième de couverture, l’éditeur précise que « L’indomptée » aurait demandé sept années de recherches et d’écriture à Donna Cross. Cela ne se remarque que dans le contexte, les décors et l’ambiance mais malheureusement pas pour les deux années de règne de cette incroyable et improbable papesse ! À classer dans le romanesque et presque dans la romance plutôt que dans l’Histoire sérieuse.

3/5

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04/06/2020

Les morts ont tous la même peau (Morvan- Erramouspe- Vargas)

Les morts ont tous la même peau.jpgDan Parker est marié à Sheila. Ils sont parents d’un bébé. Un petit couple blanc bien ordinaire. Si ce n’est que Dan est videur dans une boite de nuit et qu’il prenait plaisir à castagner trublions et pochards surtout s’ils étaient blancs de peau. Lui-même est blanc extérieurement, mais se sent noir intérieurement. Il a un quart de sang donné par un de ses grands-parents. Il déteste les Noirs, ne les fréquente pas. Sa plus grande crainte est que l’on découvre sa part de négritude. Et voilà qu’apparaît un Noir du plus bel ébène qui se prétend son frère et vient le taper de 100 dollars à ce titre. La réaction du violent Dan ne va pas se faire attendre !

« Les morts ont tous la même peau » est une bande dessinée fidèlement adaptée du roman éponyme que Boris Vian fit paraître en 1947 sous son pseudo de Vernon Sullivan. Cette nouvelle mouture a nécessité le travail d’une équipe de cinq personnes, un scénariste, deux dessinateurs, un coloriste et un lettriste. Le résultat est là : un magnifique album avec une belle couverture rigide, un agréable papier glacé et des vignettes couleur sépia évoquant très bien l’ambiance de la première moitié de l’autre siècle. Le lecteur se trouve propulsé dans l’univers plutôt glauque des bas-fonds avec son lot de boîtes plus ou moins louches, de bars borgnes et de bordels crasseux le tout en pleine ségrégation raciale. Toute l’intrigue bascule d’ailleurs lorsque se dévoile la véritable origine de Dan. Selon que vous serez noir ou blanc votre sort sera différent quand vous passerez devant le juge. Un examen attentif des dessins permet aisément d’attribuer la paternité de chacune des pages aux deux dessinateurs. En effet, bien que proches, leurs styles sont légèrement différents. L’un dispose d’un trait de très grande finesse et précision et présente pages 8 et 9 un plan général du décor tout à fait extraordinaire. L’autre a le crayon moins léger. Malheureusement, c’est lui qui se taille la part du lion pour le nombre de pages. Ce léger inconvénient mis à part, au total, un album de grande qualité, comme la plupart des productions Glénat, que l’on ne peut que conseiller aux amateurs de romans noirs.

4,5/5

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31/05/2020

Tant qu'il y aura des hommes (James Jones)

Tant qu'il y aura des hommes.jpgEn 1941, sur la base de Scofield à Hawaï, quelques soldats vivent l’ordinaire d’une existence militaire rythmée par les corvées, les exercices et les virées en ville dans les bars et les bordels les jours de permission. Originaire d’une petite ville minière du Kentucky, Robert Lee Prewitt naquit presque avec une guitare entre les mains. Mais il s’en désintéressa vite au profit de la boxe où il obtint de beaux succès avant d’en être complètement dégoûté, puis du clairon, sa nouvelle passion qui le mena jusqu’à la gloire, interpréter une sonnerie aux morts au cimetière d’Arlington. Son grand-père étant décédé de mort violente, son père en prison et sa mère morte de la tuberculose, il n’a eu d’autre opportunité en dehors d’une descente dans la mine que de s’engager dans l’armée américaine à l’age de 17 ans et trois jours. Il y a bien réussi comme clairon. Puis au moment de rempiler, il opte pour Hawaï. Suite à une altercation, il finit par se faire muter dans une section où il doit repartir à zéro. Il se retrouve face à Milton Warden lequel tentera en vain de lui éviter toutes les corvées et humiliations qu’il se voit infliger pour l’obliger à enfiler à nouveau les gants de boxe…

« Tant qu’il y aura des hommes » est un récit militaire d’un réalisme saisissant. Ce pavé de plus de 600 pages en petits caractères se lit encore agréablement, car le style de l’auteur est très vivant. Il repose en grande partie sur des dialogues tout à fait percutants et qui sentent le vécu. La vie de cette brochette de pauvres gars qui n’ont pour dérivatifs que l’alcool, le jeu et les prostituées et pour horizon qu’une attaque japonaise imminente est parfaitement rendue dans toute sa dimension dramatique et misérable. Le lecteur s’attache au destin des deux héros principaux, Prewitt dans son interminable descente aux enfers (la description des châtiments de la colonie pénitentiaire est à déconseiller aux âmes sensibles) et Warden, le meneur d’hommes en dépit d’un grade peu élevé, dans ses amours illicites avec Karen, l’épouse infidèle du terrible commandant « Dynamite Holmes ». L’intrigue un peu lente à démarrer au début, prend vite de l’ampleur, monte en puissance et s’achève en véritable drame digne de l’antique. Attention, chef-d’œuvre indémodable !

4,5/5

08:51 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/05/2020

S'il revenait un jour… (Saint-Ange)

S'il revenait.jpgElodie de Reillanne et Jérôme Montana filent le parfait amour malgré la présence sur le domaine provençal de la famille de Sabine Merval, la précédente conquête de Jérôme toujours amoureuse de lui et particulièrement jalouse d’Elodie. Autre frustré, Philippe, le jeune frère de Jérôme, est amoureux d’Elodie sans espoir de retour. Un jour, Jérôme parti pour un congrès en Italie décide de ne plus revenir en France. Le problème c’est qu’Elodie est enceinte des œuvres de Jérôme. Philippe profite de la détresse de la jeune femme abandonnée pour se rapprocher d’elle, se marier discrètement et reconnaître l’enfant. Il devra se contenter d’un mariage blanc. Mais que se passerait-il si Jérôme revenait un jour ?

« S’il revenait un jour » est un roman sentimental de facture classique, bien écrit et assez agréable à lire. L’intrigue est des plus classiques. Elle repose sur le carré infernal des deux amants et des deux jaloux qui ne cherchent qu’à nuire à cet amour. On ne dévoilera pas la chute de cette histoire. Elle aurait pu être originale ou surprenante. Il n'en est rien. On a droit à un happy end avec pardon, rédemption et festival de bons sentiments. Tout ça est quand même bien daté, a pas mal vieilli et ne passe plus trop de nos jours.

2,5/5

08:28 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2020

La rhubarbe (René-Victor Pilhes)

La rhubarbe.jpgUrbain Gorenfan, 25 ans, est le rejeton bâtard d’une famille aisée, les C. Il a été élevé à Torlu, village de la campagne normande, par sa grand-mère maternelle. Aidé par les informations que lui distille un inconnu, Jean-Louis Graffen-Schtol, il parvient à retrouver la trace de sa demi-sœur Beatrix C. Tous les midis, celle-ci déjeune dans un restaurant de Montparnasse. Peu à peu, Urbain se rapproche d’elle, lui rend de menus services et finalement se présente sous un faux nom, Aubain Minville. Une certaine amitié nait entre eux deux. Et quand Béatrix invite Urbain Gorenfan / Aubain Minville, à profiter de l’absence du père pour passer un week-end dans la maison familiale normande en compagnie de sa mère et de son frère handicapé mental, il accepte. Mais sera-ce pour obtenir reconnaissance de sa bâtardise ou pour détruire de l’intérieur cette cellule familiale qui l’a autrefois rejeté ?

« La rhubarbe » est un roman paru en 1965, gratifié du Prix Médicis, mais qui a plutôt mal vieilli. On y trouve un style verbeux et ampoulé qui ne passe plus de nos jours. Une influence du « nouveau » roman (révolutionnaire à l’époque, complètement ringard aujourd’hui) avec ses longues descriptions d’objets, de décors ou de trucs totalement inutiles. Pilhes consacre par exemple trois pleines pages à raconter la progression d’un hanneton sur le montant d’un lit. Passionnant ! L’intrigue est des plus basiques car ne reposant que sur le thème de la naissance illégitime, l’état de bâtard, qui est également celui de l’auteur. Les personnages semblent un tantinet caricaturaux. L’ensemble diffuse assez nettement l’imprécation gidienne « familles, je vous haïs », avant de s’achever sur une fin décevante vu son côté invraisemblable. La présentation éditoriale parle de trois niveaux de lecture (réaliste, policier et poétique). C’est assez exact pour le poétique voire le fantasmagorique, pour les deux autres, c’est moins évident.

2,5/5

08:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

14/05/2020

Renforcer l'immunité du corps, du cœur et de l'esprit (Collectif de 33 thérapeuthes)

Renforcer l'immunité du corps et de l'esprit.jpgL’épidémie de coronavirus, sa litanie de morts systématiquement annoncée à chaque journal télévisé, son interminable confinement, ses gestes barrière, ses visages masqués et ses regards suspicieux ne peuvent qu’induire peur, crainte pour l’avenir, méfiance généralisée et repli sur soi-même. Trente-trois thérapeutes ont réuni leurs talents et leurs techniques pour proposer une autre alternative. Au lieu d’affaiblir les défenses avec des contenus anxiogènes induisant une psychose et une soumission collective, ils préconisent de renforcer l’immunité naturelle à l’aide de diverses méthodes. Pas de chimie, pas de médicaments anciens ou coûteux, pas d’hypothétique vaccin, mais du reiki, de la sophrologie, de la méditation classique, tantrique ou planétaire, de l’hypnose, du yoga, de la musicothérapie, de l’acupuncture, de l’ostéopathie, de la relaxation profonde, de la bio-énergie quantique, de l’expansion de conscience assistée, de l'angélothérapie ou de la géobiologie énergétique… Plusieurs médecines douces sont préconisées : chinoise, bouddhiste ou holistique…

Ce recueil donne la parole à chaque auteur grâce à une présentation de la méthode proposée, suivie d’un ou plusieurs exercices concrets ou non. Chaque partie s’achève par des liens vers les sites des participants, vers des vidéos de démonstration, des séances de méditation clé en main ou des programmes de musiques relaxantes ou même purifiantes de nos intérieurs. Comme on peut s’en douter, il y a à boire et à manger dans cet ouvrage. Les auteurs sont plus ou moins connus. Le plus célèbre est certainement Tal Schaller. Les méthodes sont plus ou moins discutables. Certaines peuvent même sembler loufoques ou farfelues. Qu’importe, ce livre a le mérite de mettre à la portée de tout lecteur un peu curieux autre chose que l’allopathie obligatoire, estampillée conforme et remboursée par la sécu. Il peut permettre de dépasser la terrible manipulation des peurs que nous subissons à longueur de journée, de sortir de l’hypnose collective pour vivre dans la joie et la pleine conscience. De tout temps, l’homme a su vivre avec des virus. Pourquoi pas avec celui-ci ? Tout dépend de son système de défense immunitaire. Prenons-en soin et renforçons-le !

4/5

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09/05/2020

Sur les routes de nos vies (Ouvrage collectif)

Sur les routes de nos vies.jpgUn départ en van écourté et qui se révèle bien décevant… Un fourgon garé sous des chênes se retrouve bombardé de glands une nuit de tempête… Une oisiveté qui offre surtout du temps. Ne pas travailler, vivre sur la route, prendre du temps pour la contemplation, toute une philosophie pour le voyageur au long cours. Etre oisif est-ce être vraiment libre ?… Une institutrice entreprend une traversée du Canada en van. Elle en rapporte toutes sortes de croquis pris sur le vif dans des tribus indiennes… Un conducteur pressé se retrouve pris au piège par une voiture trop intelligente… Des cartes postales d’un peu partout lancées comme autant de bouteilles à la mer… Un ermite perdu au plus profond d’une forêt polonaise se fait dérober toutes les nuits sa botte gauche… Un arbre, qui voudrait pouvoir voyager comme les hommes, arrive à s’affranchir de ses racines… Des souvenirs de mariage pakistanais, de randonnées dans le Yukon, en Australie, Nouvelle-Zélande ou dans les grands parcs naturels de l’Ouest américain…

« Sur les routes de nos vies » est un recueil de textes divers et variés sur le thème du rêve, de l’évasion, de l’aventure et du voyage. Au total une cinquantaine (49 pour être précis) de textes et autant d’auteur(e)s différent(e)s, (le beau sexe étant en écrasante majorité). Le lecteur y découvrira des récits de voyages, des réflexions philosophiques ou psychologiques, des poèmes, des contes et des nouvelles. Un ensemble varié, étonnant, rafraichissant, parfois amusant voire divertissant. Une énorme aspiration à la liberté dans ce partage de confidences, de rêves, de peurs, de joies, de peines, de bonheurs, de galères et d’espoirs dans un monde meilleur. Comme toujours dans ce genre d’exercice, l’excellent côtoie le plus léger. Chacun devrait y trouver son bonheur. Pour ma part, mes préférés sont l’histoire de l’ermite, « Les aventures du bonhomme bleu », la découverte du Yukon et « La voiture intelligente » (dans un style plus anticipation).

4/5

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06/05/2020

La lente marche du cataclysme (A.J. Woodwind)

La lente larche du cataclysme.jpgWoa, une klelech de la tribu Otokt, découvre un ancien campement abandonné depuis peu dans une forêt profonde. Et non loin d’un foyer presque éteint, une très jeune femme est endormie. Le lendemain, à leur réveil, les deux femmes font connaissance. L’étrangère s’appelle Mai. Elle parle une langue inconnue mais a de grandes dispositions pour très vite assimiler celle de Woa. De plus, elle ne semble pas avoir besoin de boire et mange des cailloux noirs. Sa peau est bizarre. Elle semble comme zébrée et luminescente. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Que fait-elle sur cette planète ? Woa pourra-t-elle la présenter à sa tribu ? Ne risque-t-elle pas d’être rejetée chez les parias si la rencontre ne se passe pas bien ?

« La marche lente du cataclysme » est un roman de science-fiction construit sous la forme de trois volets bien distincts, presque comme trois nouvelles ou novellas avec lieux et personnages différents, mais gardant pour fil rouge la personnalité particulière de l’héroïne May, sorte de superwoman, mi-humaine, mi-androïde, dotée de pouvoirs exceptionnels et d’une longévité hors normes. Dans la première partie, l’action démarre sur les chapeaux de roues. Dans la seconde, elle ralentit fortement. Le lecteur reste avec ses questions : qui est vraiment Mai ? Emissaire ? Ambassadrice ? De qui ? De quoi ? Pourquoi détruit-elle tout sur son passage ? La troisième et dernière partie finit par proposer quelques réponses. Malheureusement l’intrigue repose principalement sur de longs récits de combats, batailles, explosions et autres affrontements de sorte que le lecteur a le sentiment de se retrouver au cœur d’une narration de jeu video. Les tenants et aboutissants de cette histoire sont à peine esquissés, les personnages peu fouillés, la psychologie et toute ampleur géopolitique intergalactiques quasiment absentes, ce qui reste un brin frustrant pour l’amateur de SF friand de chocs des empires et d’épopées intersidérales. Comme on nage un peu dans le brouillard niveau compréhension, l’intérêt du curieux est maintenu tout au long des 625 pages de ce pavé, le style littéraire de qualité de l’auteur y est sans doute également pour quelque chose.

3/5

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03/05/2020

Quel est cet arbre ? (Tony Russell)

Quel est cet arbre?.jpgConnaissons-nous vraiment tous les arbres qui nous entourent ? Savons-nous tous les reconnaître ? Savons-nous que les arbres sont les plantes les plus grandes et les plus anciennes présentes sur la terre ? Apparus il y a plus de 350 millions d’années, ils couvrent presque le tiers de la surface de notre planète. Il en existe plus de 80 000 espèces différentes. Sans eux pas de fruits, pas de graines, pas d’ombre l’été, pas d’abri pour la faune et pas d’atmosphère respirable. C’est dire l’importance de ces géants débonnaires.

« Quel est cet arbre ? » est un petit manuel particulièrement bien illustré (pas moins de 400 photos et 180 dessins) permettant à son possesseur de bien reconnaître tous les arbres. L’identification est principalement basée sur la forme des feuilles (lisse, ondulée, dentée, lobée, crénelée, épineuse, etc), mais aussi sur leur disposition (isolées, en verticilles, en ramules, en feuilles opposées ou alternes), leur écorce (très reconnaissable comme celles du bouleau ou du chêne), leurs fleurs ou leurs graines. En fin d’ouvrage, l’auteur propose un panorama récapitulatif permettant de s’y retrouver plus facilement ainsi qu’une liste des noms scientifiques (latins) et un glossaire expliquant les termes difficiles ou techniques employés. Ouvrage agréable à consulter, facile à emporter dans sa poche de blouson, donc à conseiller pour sa grande utilité.

4,5/5

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01/05/2020

Faites pousser vos noyaux ! (Holly Farrel)

Faîtes pousser des noyaux.jpgRien de plus simple et de plus ludique que de récupérer des noyaux ou des graines de fruits ou légumes et de s’amuser à les faire germer dans l'espoir d’obtenir un jeune arbre ou une plantule et peut-être, avec beaucoup de patience, de nouveaux fruits ou légumes. Du gros noyau d’avocat que l'on hérisse de trois allumettes pour le placer au-dessus d’un verre d’eau aux pépins de pomme, citron ou raisin qui germent dans le coton humide en passant par les graines de tomates, melon ou litchi, ce sont une vingtaine de plantes qu’il est possible de reproduire en allant tout bêtement les chercher dans nos cuisines !

« Faites pousser des noyaux ! » est un petit opuscule bien illustré (de très jolies photos) plutôt destiné au jeune public. Pour chaque plante, une fiche détaillée montre comment prélever les graines ou noyaux, comment dépasser la dormance (en les plaçant au réfrigérateur un certain temps), comment les faire germer et comment mener à bien leur culture. Holly Farrel propose également d’évaluer deux critères, un de facilité et un de patience. En effet, à première vue facile et amusante, cette pratique peut en effet rencontrer quelques difficultés comme avec la datte, la figue ou l’olive. Autant la germination de la tomate, du melon ou de la pastèque est aisée, autant quelques autres sont aléatoires voire difficiles et donc sources de déception pour les enfants. Petit ouvrage utile et intéressant pour jardiniers en herbe !

4/5

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