05/03/2022
Pensées plus ou moins correctes (258)
VENT
« N’essaie pas de retenir le vent même s’il souffle au gré de ton désir. »
(Hafiz)
VENTRE
« Ventre vide est lourd fardeau. »
« Quand le ventre est plein, les oiseaux chantent et les hommes rient. »
(Proverbe australien)
« Ventre affamé n’a point d’oreille. »
« Ce sont les ventres pleins qui font les gens paisibles. Les rassasiés ne font jamais de révolution, ne réfléchissent jamais, ils se contentent de se laisser vivre… »
(Philipp Vandenberg)
VENUS
« Quand Vénus gouverne, Mars règne parmi les poussins. »
VER
« Si tu ne veux pas voir le ver qui est dans le fruit que tu manges, ferme les yeux. »
(Coran)
« Si tu te fais ver de terre, ne te surprend pas si on t’écrase avec le pied. »
(Emmanuel Kant)
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04/03/2022
Mougeons, moutruches et muselières (141)

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03/03/2022
Les femmes d'amis (Georges Courteline)
Lavernée et Laurianne sont deux bons amis. Le second propose au premier de lui prêter sa maîtresse. Celui-ci se récuse sur le coup, mais après réflexion, finit par profiter d’une aubaine qui ne sera pas sans conséquence sur leur belle amitié… Obligé d’aller en province pour s’occuper de la succession d’un oncle, d'Audierne demande à son ami Castenet de chaperonner sa maîtresse Madeleine en l’emmenant, au concert, au théâtre ou à l’opéra, ce qu’il prend très à cœur. Mais rien ne se passe comme prévu… Le couple Aubry se compose de Bernard, solide gaillard rubicond et de Margot, son épouse pâlotte, maigrelette et souffreteuse qui semble ne s’intéresser à rien. Chaque année, elle séjourne quelques mois dans le Midi pour se refaire une santé. Mais une nuit, dans un hôtel d’Arles, Georges, ami du couple, fait une incroyable découverte… Le peintre Fabrice dispose du modèle idéal avec Henriette, femme d’un ami médecin. Il devient très vite son amant. Mais un jour, pour un mot de trop du peintre, celle-ci se sent insultée… Trielle vient de quitter sa maîtresse après 16 années de vie commune qu’il qualifie de « purgatoire ». Et voilà que se présente à son domicile le fils qu’ils ont eu ensemble…
« Les femmes d’amis » est recueil de nouvelles en deux parties. Les cinq de la première, toutes consacrées au thème du titre, sont les meilleures non pas pour leurs intrigues classiques tournant toutes sur le triangle vaudevillesque habituel (mari-femme-amant), mais pour leurs chutes surprenantes et surtout pour l’humour léger, la finesse des analyses psychologiques et le style enlevé de l’auteur. Les quatre suivantes, rassemblées sous le titre « Ombres et silhouettes », sont plus disparates, avec des intrigues un peu inférieures. On est plus dans les historiettes sans grande envergure que dans les nouvelles de qualité. Elles font même un peu « fonds de tiroirs ». Dommage, car les cinq premières valent vraiment le détour…
4/5
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02/03/2022
Bienvenue sur Déliciosa (Roman)
Ouvrage disponible version ebook
https://www.amazon.fr/Bienvenue-sur-D%C3%A9liciosa-Bernar...
version papier
http://www.thebookedition.com/fr/bienvenue-sur-deliciosa-...
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01/03/2022
Mougeons, moutruches et muselières (140)

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28/02/2022
La reine froide (Nouvelle)
Ouvrage disponible version papier et e-book
https://www.amazon.fr/Lollyblog-Nouvelles-Bernard-Viallet...
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27/02/2022
Poèmes pour petits et grands (176)
Contre les bûcherons de la forêt de Gastine
Ecoute, bûcheron, arrête un peu le bras !
Ce ne sont point des bois que tu jettes à bas ;
Ne vois-tu pas le sang, lequel dégoutte à force,
Des nymphes qui vivaient dessous la dure écorce ?
Forêt, haute maison des oiseaux bocagers
Plus le cerf solitaire et les chevreuils légers
Ne paîtront sous ton ombre, et ta verte crinière
Plus du soleil d’été ne rompra la lumière.
Tout deviendra muet, Echo sera sans voix,
Tu deviendras campagne, et au lieu de tes bois
Dont l’ombrage incertain lentement se remue,
Tu sentiras le soc, le coutre et la charrue ;
Tu perdras ton silence, et haletants d’effroi,
Ni Satyres, ni Pans ne viendront plus chez toi.
(Ronsard)
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26/02/2022
Mougeons, moutruches et muselières (139)

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25/02/2022
Pensées plus ou moins correctes (257)
VANITE
« La vanité, c’est l’orgueil des autres. »
(Sacha Guitry)
« La vanité veut paraître, mais l’orgueil veut être. Seuls les grands orgueilleux sont capables d’humilité. »
(Pierre Gripari)
VARIETE
« La variété est la véritable épice de la vie. Qui lui donne toute sa saveur. »
(William Cowper)
VENGEANCE
« Se venger d’une offense, c’est se mettre au niveau de son ennemi. Pardonner, c’est se mettre au-dessus de lui. »
(Proverbe anglais)
« Le mépris efface l’injure plus vite que la vengeance. »
(Th. Fuller)
« L’eau ne reste pas sur les montagnes ni la vengeance sur un grand cœur. »
(Proverbe chinois)
« À l’égard de quelqu’un qui vous prend votre femme, la pire vengeance est de la lui laisser. »
(Sacha Guitry)
08:34 Publié dans Concept | Lien permanent | Commentaires (0)
24/02/2022
Sur les falaises de marbre (Ernst Jünger)
De retour de la guerre, le narrateur est venu se réfugier en compagnie de frère Othon dans un ermitage, le domaine de la Marina, au pied des falaises de marbre surplombant un très riant pays de vignobles qui n’est pas sans rappeler l’Italie. Ils y passent paisiblement leur temps à étudier, à lire des ouvrages anciens et surtout à herboriser dans la campagne alentour. La vieille Lampusa leur sert de cuisinière et de gouvernante très dévouée. Chaque soir, elle dépose au sol une jatte de lait pour nourrir tous les reptiles du voisinage, ce qui réjouit le petit Erion, lui-même fils de l’auteur et de Sylvia, fille de Malpusa, partie au loin « avec des étrangers ». Tout respirerait le calme et la sérénité si le Grand Forestier, sorte de potentat local qui tient sous sa férule un territoire voisin, n’avait eu l’intention de s’emparer de la Marina. Très vite, le pays s’embrase, il est en proie au chaos le plus total et à la violence la plus barbare. Les chiens rouges sont lâchés. Le prince est atrocement décapité. Que vont devenir les deux ermites ?
« Sur les falaises de marbres » est un roman poétique et onirique, parfois proche de l’hermétisme et que la critique s’accorde à considérer comme le chef-d’œuvre d’Ernst Jünger. Beaucoup de descriptions de paysages bucoliques. Une grande importance donnée à la botanique qui fut une des passions de l’auteur. Et en arrière-plan, la politique et la guerre dont Jünger fut un héros lors de la première et un observateur lors de la seconde. De là à voir dans cet ouvrage un roman à clé, à trouver tel ou tel dictateur de l’autre siècle sous le portrait du Grand Forestier, il y a un pas à ne pas franchir. Même chose pour cette étrange retour à une barbarie rouge. Est-ce l’allégorie de la montée du nazisme ou de la tentative ratée de la révolution spartakiste que combattit l’auteur ? Sans doute ni l’une ni l’autre ou les deux. Cet ouvrage doit rester mystérieux, empreint de symbolisme et de fantasmagorie. C’est d’ailleurs le point de vue exposé par Julien Gracq dans son excellente post-face où, après une brève biographie de l’auteur et un résumé quasi impossible de l’intrigue, il en arrive aux mêmes conclusions. Ce texte va bien au-delà de la réalité et des circonstances de lieu et de temps pour atteindre l’universel, la description de la fin d’un monde, d’un retour à une barbarie latente. Un conte philosophique puissant. Une fable romantique désabusée…
4,5/5
08:46 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)














