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26/03/2020

La chute du British Museum (David Lodge)

La chute du British Museum.jpgÀ Londres, au début des années 60, Adam Appleby passe ses journées au British Museum pour y préparer une thèse de troisième cycle de littérature anglaise. Avec son épouse Barbara, ils ont bien essayé de réduire leur fécondité en pratiquant la méthode des températures, mais ce fut un échec total. Leurs trois enfants, Clare, Dominic et Edward furent tous le résultat d’accidents de parcours ou de calculs donc de grossesses non désirées. Adam et Barbara, catholiques pratiquants, tenaient à respecter les préceptes de l’Eglise d’avant Vatican II. Mais ceux-ci leur pèsent d’autant plus que Barbara semble devoir être enceinte une quatrième fois alors que leur appartement est déjà trop petit pour quatre sans parler de difficultés financières insurmontables…

« La chute du Britih Museum » est un roman d’auto-fiction amusant construit sur le mode des pastiches et des parodies. Un lecteur averti pourra s’amuser à y retrouver les mânes d’auteurs prestigieux comme Franz Kafka, Graham Greene, Virginia Wolfe et de quelques autres. Tel fut le cahier de charges que s’imposa ou se permit David Lodge. C’est particulièrement bien réussi en ce qui concerne Kafka avec le renouvellement de la carte de bibliothèque de l’auteur qui bascule dans l'étrange et le fantastique. Quelques scènes cocasses, une certaine dose d’humour anglais et d’auto-dérision. Mais quand même pas le meilleur titre de ce charmant auteur.

4/5

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24/03/2020

La ferme des Combes (Jean-Paul Romain-Ringuier)

La ferme des Combes.jpgAu début de l’autre siècle, à Paris, le petit Jacques âgé de sept ans, est le souffre-douleur des enfants de son école. Il n’a pas de père et sa mère, pauvre ouvrière, vient de perdre sa place pour ne pas avoir voulu se soumettre aux propositions indécentes de son contremaître. Mais bien vite, elle tombe malade et décède. Sans famille, Jacques est placé comme commis, à la ferme des Combes, dans un Limousin profond où vivent encore quelques meutes de loups. Il assume le travail de gardien de brebis pour le compte de Marcel et Geneviève Dufour, couple d’agriculteurs sans enfants, qui semble cacher un lourd secret…

« La ferme des Combes » est un roman de terroir de facture tout à fait classique. Toutes les cases du registre sont cochées : la vie ouvrière, l’orphelin abandonné et malmené, la vie paysanne rude et monotone, le régisseur du hobereau méchant à souhait, le double apprentissage de meunier et de forgeron, un incendie dramatique, quelques vols, larcins et autres mauvais coups pour accaparer la terre, sans oublier une idylle romantique avec la charmante et fraiche Marie. De quoi ravir les aficionadas du genre, mais fort peu d’autres. D’autant plus que la fin controuvée et invraisemblable, que l’on croirait sortie d’un roman feuilleton du XIXème, met une touche finale à cette impression de déjà vu pour ne pas dire de ressassé. Si on y ajoute que le style et le rythme narratif sont également sans ampleur ni originalité, on en arrive à un résultat final plutôt décevant.

2,5/5

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21/03/2020

Les mots perdus du Kalahari (Alexander McCall Smith)

Les mots perdus du Kalahari.jpgÀ Gaborone (Botswana), Mma Precious Ramotswe assume la direction d’une modeste agence de « Dames Détectives » qui bat un tantinet de l’aile. Divorcée et mère de deux enfants adoptés, elle s’est récemment fiancée avec un garagiste calme et doux, nommé J.L.B.Maketoni. L’assistante de Precious, Mma Makutsi, mène une existence morne et sans amour et partage sa chambre avec son frère malade. Faute de clients, l’agence perd de plus en plus d’argent. Mma Makutsi songe à étendre l’activité à d’autres domaines comme le secrétariat ou l’apprentissage à la conduite. Et, pour ne rien arranger, une toute nouvelle agence vient concurrencer la leur. Elle est dirigée par un certain Cephas Buthelezi, un ancien de la PJ. Son slogan : « Confiez vos investigations à un homme » ressemble peu ou prou à une déclaration de guerre…

Bien que présenté au sein de la collection « Grands détectives » 10/18, cet ouvrage n’a pas grand-chose à voir avec le roman policier classique. Pas de meurtre, pas de cadavre, pas vraiment d’enquête pour trouver un hypothétique coupable. Ce n’est pas non plus un roman noir. Pas d’ambiance glauque, mais plutôt de la gentillesse, des bons sentiments, de la fraicheur, une sympathique naïveté. On serait plutôt dans le roman social ou sentimental. L’auteur s’attache en effet à décrire l’ambiance sans doute pas mal édulcorée d’une société apaisée, conviviale, pleine du charme suranné de vieilles traditions de respect mutuel. La petite histoire d’amour de Mma Makutsi et les remords d’un homme ayant abandonné sa petite amie enceinte forment la base d’une intrigue qui semble secondaire par rapport au propos général de l’auteur. Un moment de lecture agréable et dépaysant à apprécier comme tel.

3/5

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19/03/2020

Chéri, tu m'écoutes ? (Nicole de Buron)

Chéri, tu m'écoutes ?.jpgPetite chérie, fille cadette de l’auteure, débarque un jour à l’improviste chez ses parents alors qu’elle est partie depuis quelques années. Elle veut quitter Thomas, petit ami qui tape l’incruste dans l’appartement que les parents louent pour leur fille. En fait, Alizée est tombée amoureuse d’un beau danseur brésilien. L’ennui, c’est que les parents du jeune homme ne veulent en aucun cas d’une belle-fille blanche qui déparerait dans leur famille du plus bel ébène… Alizée est désespérée… le temps qu’un nouvel amoureux se profile à l’horizon… Du côté des anciens, rien ne va plus. Lilibelle, la toujours très coquette arrière-grand-mère, a tourné la tête d’un très vieil amiral plein aux as qui fréquente la même maison de retraite qu’elle. Les deux tourtereaux se font la belle pour aller convoler en juste noces à Las Vegas au grand dam de la famille de l’Amiral, laquelle craint pour sa part d’héritage… Et puis voilà que Matthias, fils de Grande Chérie s’est amouraché de Mélanie, adepte du Renouveau Charismatique, qui compte bien arriver vierge au mariage…

Que de situations cocasses ou amusantes dans « Chéri, tu m’écoutes ? », chronique familiale humoristique si joyeuse et enlevée qu’elle se lit comme un roman. Tout est d’une drôlerie absolue, roborative et sans méchanceté. Nicole de Buron sait grossir le trait sans jamais tomber dans la caricature. Tout est finement observé et après tout, sa famille un peu brindezingue ressemble à bien d’autres, même si elle fait partie d’un milieu aisé, bobo et snob à souhait. Le style de l’auteur est agréable et bien rythmé avec une originalité : elle utilise la deuxième personne du pluriel pour parler d’elle-même. Il n’y a pas à proprement parlé d’intrigue, mais une suite d’anecdotes et de saynètes toutes plus joyeuses et humoristiques les unes que les autres, montant crescendo jusqu’à une fin en apothéose avec le remariage délirant et déjanté de Grande Chérie avec Monsieur Gendre n°2. Un régal. À découvrir ou redécouvrir ne serait-ce que pour ne pas oublier cette grande dame de l’humour français récemment disparue.

4,5/5

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16/03/2020

La rose de Blida (Yasmina Khadra)

La maîtresse en maillot de bain.jpgDans les années soixante, Mohamed a intégré l’école militaire des cadets de la Révolution de Koléa (Algérie). La discipline y est particulièrement stricte, les châtiments corporels y sont monnaie courante. Le jeune homme ne s’y plait pas. Il s’est construit un abri dans le bois attenant où il cache des habits civils lui permettant de faire le mur. Il s’invente des aventures avec des filles alors qu’il n’arrive à rien. Un jour, il voit débarquer la mère d’un nouveau. Il la trouve particulièrement charmante et en tombe immédiatement amoureux en dépit de l’importante différence d’âge. Il fera tout pour la rencontrer et faire sa connaissance…

« La rose de Blida » est une longue nouvelle ou une courte novella sur le thème des amours difficiles entre un ado et une femme mûre, une sorte de « Diable au corps » en version platonique, algérienne et un tantinet poussiéreuse. L’ambiance dans ce « Saint-Cyr » version FLN est particulièrement bien rendue dans toute sa cruauté et sa mesquinerie bas de plafond. Si on fait exception du petit héros qui n’est qu’un avatar de l’auteur, fils d’officier, qui a suivi lui-même cette filière et pour qui on a immédiatement de l’empathie, les autres personnages manquent un peu de consistance. Le style de l’auteur ne semble pas être au mieux de sa forme. Peut-être ce texte est-il ancien ou publié de façon un peu légère ? Toujours est-il qu’on peut y relever un certain nombre de coquilles et diverses fautes de français au détour de quelques pages. Dommage. Pas le meilleur Khadra et de loin !

3/5

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14/03/2020

La nuit du forain (Dean Koontz)

La nuit du forain.jpgEn Pennsylvanie, Ellen vit dans une caravane avec son mari Konrad et leur fils Victor qui semble souffrir d’un important handicap. Issu du milieu des gens du voyage, ce qui n’est pas le cas d’Ellen, Konrad aime beaucoup son fils aussi repoussant soit-il. Ellen cherche oubli et réconfort dans l’alcool. Elle en arrive à craindre les crises de colère du nourrisson repoussant de laideur. Un jour, c’est le drame. L’enfant l’agresse et la griffe si fort qu’elle réagit violemment et le tue par accident. Konrad en devient fou furieux. Il frappe sa femme, manque de la tuer, puis finalement se calme. Il se contente de la bannir de la tribu en lui promettant que si un jour elle a des enfants, il la retrouvera à quelque endroit qu’elle se trouve sur cette planète pour leur faire subir le sort du malheureux Victor. Quelques années plus tard, Ellen a refait sa vie. Elle a d’abord eu Amy puis le petit Joey. De son côté, Konrad, toujours patron du Train Fantôme, est le père de Gunther, un colosse aux facultés intellectuelles plus que limitées, mais dont il veut qu’il soit l’instrument de sa monstrueuse vengeance. Parviendra-t-il à ses fins ?

« La nuit du forain » est un roman de terreur aux limites du gore, du fantastique et du satanique. On n’est pas loin du thème de « Rosemary's baby » avec ce bébé monstrueux plein de griffes et de poils avec des allusions à « Frankenstein » avec ce géant débile et dangereux terrorisant les gens avec son masque de Boris Karloff. Un excellent Dean Koontz qui se dévore comme un véritable « page-turner ». On tremble pour la petite Amy et pour le gentil Joey. On est plein d’empathie pour la pauvre Ellen en dépit de son penchant nettement trop important pour la vodka orange et de son obsession pour les bondieuseries. Celles et ceux qui aiment se faire peur, être la proie de sensations fortes apprécieront certainement ce divertissant ouvrage.

4,5/5

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11/03/2020

Chasse à Tours (Philippe-Michel Dilliès)

Chasse à Tours.jpgDe nuit, une jeune femme reprend conscience dans un parc. Elle n’a plus aucun habit sur elle et ne se souvient de rien. Au cimetière de Tours, Charles Wenz vient rendre un dernier hommage à son ami, Bernard Wooz, détective franc-maçon décédé apparemment de crise cardiaque. Oscar Kerlok, commandant de police grand admirateur de Sherlock Holmes est nommé au SRPJ de la ville. Il s’y présente chevauchant une énorme Harley-Davidson et investit les lieux avec tout un mobilier personnel de style victorien. Dans une remorque abandonnée, un cadavre est retrouvé. C’est celui d’une jeune femme sans le moindre sous-vêtement, le corps criblé de piqûres d’insectes. Un peu plus tard, c’est au tour d’un clochard d’en découvrir un second en semblable état.

« Chasse à Tours » est un thriller de facture classique, bien mené et fort agréable à lire même si le lecteur se doute dès le début de la manière dont toute l’histoire va se terminer. La singularité de cet ouvrage tient sans doute aux descriptions de la ville de Tours et de quelques autres sites de la région. Les personnages sont classiques et sans grande originalité si ce n’est une propension à se délecter des whiskies les plus rares. Tout ça est un peu insuffisant pour sortir du lot. Mais ça reste néanmoins distrayant comme un roman de gare, vite lu, vite oublié.

3/5

08:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

09/03/2020

Psychologie du socialisme (Gustave Le Bon)

Psychologie du socialisme.jpgQu’est-ce que le socialisme ? Le communisme ? Le collectivisme ? L’étatisme ? Autant d’idéologies en « isme » qui s’illustrèrent au XXème siècle dans l’URSS de Lénine et Staline, dans la Chine de Mao Tsé Toung jusqu’à nos jours, au Viet-Nam, au Cambodge avec ses monstrueux Khmers Rouges, dans l’île de Cuba et nombre d’autres lieux de par le vaste monde. Bien avant l’apparition de ces sinistres régimes, Gustave Le Bon, pressentant les funestes développements du socialisme, en tente une analyse par le biais de la psychologie des masses et imagine ses futurs développements. Comme définition, il propose « une croyance à forme religieuse plus qu’une simple doctrine. » Relevant de ce domaine, son absurdité peut alors disparaître. Elle ne relève plus ni de la raison ni du bon sens. On peut entrer allègrement dans tous les dénis de réalité. Le seul ennui, c’est que cette religion ne promet plus le bonheur après la mort, mais bien ici et maintenant sur cette terre, dans cette vie, ce qui est bien plus difficile à réaliser. D’où les inévitables dérives dans la barbarie (la Terreur de 1793) puis dans la dictature (Napoléon Bonaparte, Staline, Mao, Pol Pot et autres Ceausescu ou Enver Hodja), sans grand avantage pour le pauvre peuple manipulé et berné du début à la fin.

« Psychologie du socialisme » est un essai de référence publié en 1898. Avec une remarquable intelligence et une admirable perspicacité, Gustave Le Bon décortique le phénomène et imagine ses possibles répercussions. Pour en vacciner ses contemporains, il imagine même que ce socialisme s’instaure durablement dans un pays, si possible pas le sien, qu’il y échoue lamentablement et qu’ainsi soit démontrée par l’absurde l’aberration qu’il représente. Nous avons été témoins de tout cela. L’ennui, c’est que la bête est toujours vivante, qu’elle a su renaître de ses cendres, muter sous différentes formes de gauchismes, capitalo-communisme à la chinoise, ou libéral-libertarisme à l’anglo-saxonne. L’ouvrage est daté, la démonstration repose sur les données de l’époque encore marquée par la Commune de Paris. Les citations de Proudhon sur le sujet sont sans appel tant elles font froid dans le dos. Un document géo-politique de premier ordre qui peut encore servir de référence et de base d’argumentation tant on y apprend de choses. Un exemple entre autres : les colonies coutaient à la France 110 millions par an et ne rapportaient qu’environ 7 millions alors que la Grande-Bretagne qui gérait des territoires autrement plus vastes le faisait avec beaucoup moins de fonctionnaires et une bien meilleure rentabilité !

4/5

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06/03/2020

Histoire de la conquête de l'Espagne par les Arabes (Jules Lacroix de Marles)

Histoire de la conquête de l'Espagne.jpgAu VIIIème siècle, l’Espagne, précédemment conquise par les Goths, n’est plus la prospère province romaine qu’elle fut au temps de l’Empire. Divisés entre tribus rivales, ces conquérants sont perpétuellement en lutte les uns contre les autres. Fiers de leur race, ils ne se mélangent pas avec les autochtones. Ils les réduisent même souvent en esclavage et ne leur reconnaissent aucun droit. Sentant le contexte favorable, Tarik organise une première expédition sur ce territoire bon à prendre. Il débarque près d'Algésiras et remonte jusqu’à la hauteur de Calpe sans rencontrer la moindre résistance, ce qui l’encourage à rassembler un plus important corps expéditionnaire pour démarrer la conquête. Le roi Roderick tente de barrer la route à cette invasion arabe, mais, sans le moindre soutien populaire, il n’y parvient pas. Tarik s’empare de Séville. Roderick rassemble une armée de 90 000 hommes. La bataille de Guadalete représente trois longs jours de combats acharnés. Les Arabes ne sont plus très loin de perdre pied quand Tarik les exhorte à reprendre courage et à repartir à l'assaut. Montrant l’exemple, il s’élance en avant de ses troupes, se précipite sur Roderick et lui transperce la poitrine d’un coup de lance. La mort du roi est le signal d’un horrible massacre. Le champ de bataille est bientôt couvert de milliers de cadavres de Goths…

« Histoire de la conquête de l’Espagne par les Arabes » est un essai historique de référence basé sur un travail de recherche remarquable. Pas de fantaisie, rien de romancé, rien de fantasmé. Les faits, rien que les faits. La réalité d’une conquête, d’une occupation, d’une colonisation qui fut loin d’être une longue période de bonheur, luxe, calme et volupté dans les délices d’un idyllique « vivre ensemble » sous la houlette bienveillante du croissant et de l’étoile. Ce ne fut qu’une longue suite de combats, de tueries, de sièges de villes, de barbaries en tous genres. Fiefs, provinces, et petits royaumes passant d’une faction à une autre, d’une tribu à une autre. En effet, si les Goths et plus tard les Chrétiens mirent très longtemps à s’unir et à faire front commun contre l’envahisseur, du côté opposé, de par les ambitions des uns et des autres et surtout des origines ethniques (Egyptiens, Syriens, Berbères, Arabes, Turcs, etc.), les colonisateurs n’étaient pas en reste. De telle sorte qu’une période de paix de deux ou trois ans après des années de guerre était aussi rare que bienvenue. On comprend que le peuple espagnol, éternel sacrifié de cette affaire, ait fini par soutenir ses princes et enclencher une « Reconquista » qui fut aussi longue que douloureuse. Un livre un peu aride d’abord, mais fort utile, ne serait-ce que pour remettre les pendules à l’heure sur cette période particulière de l’histoire de l’Espagne.

3/5

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04/03/2020

Les Templiers et l'agriculture (Laurent Dailliez)

Les templiers.jpgÀ l’entrée du village de Montmeyan, se trouve un panneau indiquant que la mairie, la poste et l’école sont chauffées selon les méthodes de Jean Pin, lequel se déclara dans les années soixante de l’autre siècle inventeur d’une méthode révolutionnaire de compostage et de chauffage à l’aide de branchages et d’aiguilles de pin. En réalité, ce procédé est presque vieux comme le monde. L’auteur a découvert des documents prouvant qu’en leur temps, les Templiers l’utilisaient déjà pour améliorer les terres souvent très pauvres dont ils héritaient. Ils disposaient même d’une dizaine de méthodes différentes de compostage…

« Les Templiers » et l’agriculture est un court essai historique parfaitement technique et sourcé qui fera découvrir bien des choses au lecteur. Ainsi apprendra-t-il que les Bill Mollison et autres permaculteurs, grands novateurs en agriculture, ne font que remettre au goût du jour des techniques pluri-centenaires. Un simple retour aux sources. Les paillages, les amendements par fumier animal uniquement, le respect de la terre, des cycles lunaires, le refus des labours profonds et même le non travail du sol sur un rythme tri-annuel, tout cela et bien d’autres choses encore était déjà théorisé et pratiqué à cette époque. Ouvrage intéressant pour qui s’intéresse aux pauvres chevaliers du Temple et à la permaculture…

3/5

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