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24/04/2019

Un libéral nommé Jésus (Charles Gave)

Un libéral nommé Jésus.jpgN’en déplaise à certains, nos racines sont chrétiennes. Que devient un arbre sans ses racines ? Il dépérit et meurt. Celles-ci sont sous-jacentes, invisibles, oubliées parfois même niées et rejetées. Et pourtant… Lors de travaux de rénovation dans la ville de Toulouse, les ouvriers mirent à jour de très vieilles canalisations. Ne connaissant pas leur utilité, ils les firent disparaître. En quelques jours, les caves furent inondées. Ces conduites datant de l’époque romaine fonctionnaient toujours. Et comme la ville avait été construite sur des marécages asséchés, elles étaient indispensables. Ainsi en est-il de même de nos racines chrétiennes. Et pour mieux étayer son propos, Charles Gave, reprend une à une les paraboles de l’évangile parlant d’argent, de dette, de salaire ou de crédit et arrive à prouver que le Christ avait ajouté aux commandements, un principe nouveau celui de liberté individuelle. Rien à espérer du collectif, de l’étatisme, en un mot du socialisme quelle qu’en soit sa forme, dure chez les communistes et les gauchistes ou molle chez les socialistes et les sociaux-démocrates. Jésus était un libéral et à ce titre, on peut le considérer comme le premier des révolutionnaires. Et sa parole de vérité est toujours d’actualité.

« Un libéral nommé Jésus » n’est ni un ouvrage théologique, ni un ouvrage religieux, à peine un pamphlet, car le propos n’est en aucun cas outrancier. L’auteur ne cite que les Evangiles et ceux-ci sont fort clairs. Dans la parabole des talents par exemple, Dieu rejette le serviteur qui n’a pas fait fructifier son argent, Gave en conclut qu’Il bénit le travail du banquier et y voit une approbation du capitalisme et une condamnation du collectivisme. Les socialistes nient en permanence la réalité. Ils ont une vision dogmatique des choses qui ne repose sur rien de concret et ne peut mener qu’à la catastrophe. Ils estiment qu’ils doivent gouverner, car ils sont d’office dans le camp du bien, de la bien-pensance. Eux seuls savent discerner le bien du mal. Un petit ouvrage intelligent, bien conçu, plein de bon sens et parsemé de fulgurances réjouissantes du genre : « Le socialisme est mort et personne n’ose le lui dire », ou « Il y a enfin l’argent que l'on pique – vol ou impôts – à quelqu’un qui l’avait gagné et que l’on dépense pour quelqu’un d’autre. Le principe même du socialisme. En général, le résultat, c’est n’importe quoi. » Un plaidoyer compréhensible, facile d’accès, clair, net et précis du libéralisme. Une condamnation sans appel de toute forme de socialisme quelle que soit son apparence.

4/5

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21/04/2019

Taillez tous les arbres fruitiers (Jean-Yves Prat)

Taillez tous les arbres fruitiers.jpgCe livre est une véritable bible pour le jardinier amateur qui veut apprendre à tailler ses arbres fruitiers aussi bien à la formation que pour la fructification annuelle ou pour la restauration d’un sujet vieillissant ou abandonné. Tous les cas de figures sont envisagés. Toutes les techniques, tous les gestes sont expliqués et peuvent être visualisés, pas à pas, image par image et même à l’aide de photos couleur pour ne pas confondre par exemple bourgeon à feuille et bourgeon à fruit. Pour chaque arbre, tout est expliqué dans le détail. Rien ne manque. Sera inexcusable celui qui ratera sa récolte s’il dispose d’un tel ouvrage.

À noter également la très belle qualité éditoriale proposée par les éditions Rustica (une référence) : pas moins de 750 photos et dessins, tous en couleurs, agréable papier glacé et belle présentation générale. Si vous n’avez qu’un seul ouvrage à vous procurer sur le sujet, choisissez celui-là, c’est le meilleur, le plus précis, le plus complet et le plus didactique. Ne le ratez surtout pas.

5/5

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19/04/2019

Les brutes en blanc (Martin Winckler)

les brutes en blanc.jpgTout patient devrait pouvoir attendre de son médecin généraliste ou de son spécialiste écoute, bienveillance, empathie et compassion. Ces professionnels ne sont-ils pas là pour soigner, conseiller et accompagner le patient sur la route du retour à la santé ? Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Nombre de praticiens se permettent d’être distants, cassants, maltraitants, autoritaires quand ce n’est pas carrément violents voire discriminants. Des examens inutiles, des actes intrusifs (toucher rectal ou vaginal et autres contre la volonté du ou de la malade relevant du viol), des refus de prescription et autres chimiothérapies ou actes opératoires imposés. Les brutalités sont innombrables. Ce livre en décrit un certain nombre. Le constat est préoccupant, alarmant, surtout quand on découvre que ces pratiques sont assez spécifiques à notre pays et que tout le système de santé repose sur des luttes de pouvoir, un système de caste agrippé à ses prérogatives sans oublier des collusions inexcusables avec big pharma, les tout-puissants lobbys pharmaceutiques qui influent de mille manières sur les prescriptions médicales. Tout semble à revoir dans notre système de santé depuis la formation élitiste et discriminante jusqu’à l’installation en solitaire ou en cabinet de groupe en ville ou à la campagne, en CHU ou en clinique privée.

« Les brutes en blanc » est un essai sérieux, documenté et reposant sur l’expérience de l'auteur et sur un grand nombre de témoignages, souvent féminins. Les femmes, ayant affaire aux gynécologues, sont encore plus victimes de ces mauvais traitements que les hommes. En lisant un tel livre, le dégoût monte aux lèvres et la révolte gagne le cœur très vite. Nul ne pourra dire qu’il ne savait pas. Et personne ensuite ne pourra se retrouver démuni face à ce phénomène. En effet, dans le dernier chapitre, certainement le plus important du livre, Martin Winckler donne onze très judicieux conseils pour détecter et rejeter toute tentative de maltraitance du praticien, puis il liste tout ce qui peut être inacceptable de la part d’un médecin et enfin, il expose toute la marche à suivre si le patient est malgré tout victime de violences verbales ou psychologiques, d’attouchements et autres. Ne pas hésiter à porter plainte au pénal et non auprès du Conseil de l’Ordre qui cherche systématiquement à couvrir les médecins quoi qu’ils aient fait. Exiger des gendarmes ou des fonctionnaires de police un véritable dépôt de plainte. Ne pas se contenter d’une main courante aussitôt classée. Si c’est le cas, porter plainte auprès d’un juge d’instruction, se rapprocher d’autres victimes à travers les blogs ou les réseaux sociaux, etc. La liste est longue et le livre d’une absolue et salutaire utilité.

4/5

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11/04/2019

Les bras de Morphée (Yann Bécu)

Les bras de Morphée.jpgEn 2070, dans la ville de Prague, Pascal Frimousse, professeur de français, est capable de veiller douze d’affilée alors que la plupart des gens sont condamnés chaque jour à dix-huit ou vingt heures de sommeil. Depuis quelques années en effet, l’humanité souffre d’un syndrome étrange : son temps d’éveil journalier ne fait que diminuer au fil du temps et sans réelle explication. Ainsi sa compagne Aurélia, une « quatre heures », dort beaucoup plus longtemps que lui, utilise un langage simplifié avant de retomber très vite dans les bras de Morphée. Pour vaincre son ennui, Frimousse exerce un second métier, celui de troll professionnel. En échange de primes plus ou moins substantielles, il pourrit la vie de votre ennemi et peut même, avec la complicité de son ami Michel, autre réveillé, vous en débarrasser totalement. Une riche comtesse les embauche pour retrouver un étrange professeur…

« Les bras de Morphée », classé dans la catégorie science-fiction, relève plutôt de l’anticipation, voire de la fantaisie pure et simple. L’intrigue démarre sur un concept intéressant : que se passerait-il si tout le monde souffrait soudain de cette étrange maladie du sommeil ? L’ennui, c’est que l’auteur n’a pas vraiment poussé jusqu’au bout les conséquences de cette pandémie hormis la présence d’une violence institutionnelle accrue. On pend beaucoup, on liquide pour un oui ou un non. L’histoire manque un peu de consistance et les personnages d’épaisseur. Le lecteur sent que l’auteur a surtout voulu privilégier une certaine forme d’absurde et le faire passer avec un certain humour qu’on pourrait qualifier de potache (blagues, calembours, astuces vaseuses ne manquent pas). Les allusions et références littéraires sont innombrables et peuvent même finir par lasser certains. Heureusement, un style correct permet d’éviter de peu l’endormissement. À noter également la belle qualité éditoriale de l'ouvrage, graphisme magnifique, joli papier, couverture très réussie. En gros, un emballage de luxe pour un petit roman amusant mais sans grand contenu.

3/5

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06/04/2019

Meurtre en Périgord (Martin Walker)

meurtre en périgord.jpgDans le paisible petit village périgourdin de Saint-Denis, Benoît Courrèges dit « Bruno », ancien militaire ayant opéré en Bosnie, exerce les fonctions de policier municipal. Pour la première fois de sa nouvelle carrière, il se trouve confronté à un crime lui qui, d’habitude, ne doit traiter que des affaires mineures comme celle de ces pneus crevés sur les voitures de fonctionnaires trop tracassiers de l’Union Européenne. Hamid Al Bakr, ancien sergent de l’armée française s’étant illustré en Indochine et en Algérie, décoré de la médaille militaire, a été retrouvé par son petit-fils, ligoté, éventré et lacéré de nombreux coups de couteaux. Et comble de l’abomination, une croix gammée a été gravée sur son torse dénudé. Ainsi débute pour Bruno une enquête délicate qui va se révéler beaucoup moins évidente qu’elle pouvait sembler au premier abord avec une trop évidente double arrestation dans les milieux d’extrême droite…

« Meurtre en Périgord » se présente au premier abord comme un roman policier classique. Un mort. Une enquête. Deux suspects pour une fausse piste. Mais en réalité l’intrigue dérive très vite sur tout autre chose. Le lecteur comprend vite que Martin Walker est plus intéressé par la description des mœurs d’un petit village périgourdin. L’ennui c’est que l’auteur n’assume pas vraiment le côté terroir de son propos dans la mesure où tous les lieux géographiques et tous les personnages sont imaginaires. La caricature, les clichés, les idées reçues de même que l’approximation historique ne sont pas loin. Si on y ajoute un très (trop) grand intérêt pour la cuisine locale, la gastronomie périgourdine, truffes, foies gras et magrets de canard, ainsi qu’un agaçant parti pris de supériorité britannique tous azimuts, il apparaît que l’intrigue policière au dénouement décevant car invraisemblable et convenu sert de prétexte à un autre récit finalement assez peu passionnant.

2,5/5

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01/04/2019

Le secret de l'Atlantide (Jürgen Spanuth)

Le secret de l'atlantide.jpgQue sait-on d’autre de l’Atlantide que l’histoire d’une terre engloutie et d’une civilisation disparue dans les ténèbres d’un très lointain passé ? Le récit de Solon et les descriptions de la « Phéacie » d’Homère sont pourtant très précises et concordantes. Ces auteurs nous ont transmis des histoires vivantes venues du cercle de civilisation nordique de l’âge du bronze, quelque part dans les confins de l’hyper Borée, aux limites du monde connu des Grecs et des Egyptiens. Cette histoire d’île engloutie par les flots repose certainement, en dépit de ses côtés légendaires, sur une réalité historique. Avec la découverte du site de Troie par Schliemann, celle des décombres de l’Atlantide à quelques encablures du Jutland (Heligoland) au Danemark peut aisément faire pièce aux précédentes théories fumeuses la situant à Santorin, en Crête, à Tartessos, aux Açores ou aux Canaries…

« Le secret de l’Atlantide » est un ouvrage archéologique d’une importance capitale dans la mesure où il établit les bases et l’héritage de la civilisation occidentale et démontre que contrairement à ce que nous avons toujours cru, l’Histoire des peuples n’est ni linéaire ni évolutive, mais que, suite à des catastrophes naturelles, l’humanité a pu atteindre des apogées, des âges d’or et repartir quasiment de zéro. Ce livre est passionnant, tout ce qui y est présenté est appuyé et prouvé par les dernières découvertes sous-marines des archéologues et tout concorde enfin avec les textes anciens. Oui, il y eut bien une civilisation aussi brillante que prospère au nord grâce au commerce de l’orichalque, l’ambre aussi prisé que l’or. Oui, les Atlantes étaient de grands navigateurs, mais également de brillants astronomes et mathématiciens. Leurs constructions monumentales (Stonehenge, alignements de Carnac et autres constructions mégalithiques) en apportent la preuve. On apprend que ces sites sont antérieurs aux pyramides d’Egypte vu qu’ils ont été datés de 2900 avant J.C. On ne sait d’ailleurs pas comment furent érigés des piliers de 26 600 kg ou posés des blocs de 200 tonnes et plus. Mais un passage trop rapproché de la comète de Halley sonna la fin de la domination de l’Atlantide. Il déclencha des incendies gigantesques, des tsunamis et des tremblements de terre. Les rescapés de ces cataclysmes dignes d'une fin du monde (ragnarok) n’eurent d’autre perspective que de se lancer dans une grande migration vers le sud qui les mena jusqu’au Moyen-Orient et en Egypte. Livre majeur pour qui s’intéresse à ce sujet particulier.

4,5/5

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26/03/2019

Sérotonine (Michel Houellebecq)

Sérotonine.jpgFlorent-Claude Labrouste, 46 ans, ingénieur agronome chargé des dossiers européens au ministère de l’Agriculture, est un être désenchanté et même dépressif qui ne croit pas en grand-chose, même pas en lui-même. Il ne survit que grâce à l’alcool et au Captorix 10 mg, tranquillisant qui a un effet négatif sur sa libido déjà en berne. Sa dernière compagne, Yuzu, froide beauté japonaise, l’a trompé en participant à des partouzes et même en pratiquant la zoophilie canine. Pour échapper à cette relation toxique, Florent prend la décision de disparaître sans laisser d’adresse. Il plaque tout et vivra d’hôtel en gîte à la ferme, tel un SDF de luxe, grâce à un bel héritage…

« Sérotonine », roman désabusé sur un quinqua en perte de vitesse, autofiction un peu sinistre (Florent-Claude étant à l’évidence un avatar de Michel Houellebecq), ne déroge pas aux thèmes habituellement traités par l’auteur. Sexe et dépression en sont les deux pôles principaux. Le héros en fin de course, devenu quasiment impuissant, passe son temps à ruminer sur ses « exploits » avec ses anciennes conquêtes : Kate, la danoise surdouée, Claire, la comédienne alcoolique toujours en quête d’un rôle, Marie-Hélène, bipolaire ou schizophrène au choix, Camille, jeune stagiaire à la DRAF ou Tam, blackette délurée… L’amour n’étant que sexuel, il ne dure que le temps de la passion, autant dire fort peu et finit en général assez mal. Pas mal de pages sur le blues, la déprime, le mal de vivre. Là, rien de nouveau dans le petit monde glauque de l’auteur. Seule originalité de cet opus : une intéressante description de la ruine programmée des petits agriculteurs au travers du personnage d’Aymeric. Une fois de plus, Houellebecq se révèle fin observateur d’une société en pleine décadence et déliquescence. Au total, un bon cru, mais pas le meilleur du maître !

4/5

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24/03/2019

Les tombeaux de l'Antarctique (George-Jean Arnaud)

Les tombeaux de l'Antarctique.jpgLe caudillo Herandez a placé face à un dilemme terrible le malheureux Jdrien maintenu prisonnier dans des geôles blindées pour qu’il ne puisse pas communiquer par télépathie avec quiconque. Ou il arrive à obtenir que les Roux cessent leur guerre de sape ou il est condamné à mort par pendaison. Aucune des conditions demandées pour sa libération n’étant acceptable par Yeuse, son demi-frère Liensun va tenter de le libérer d’une manière pour le moins originale. Il pourra profiter de la collaboration d’une baleine géante, volante et habitée par de nouveaux Jonas. Il est presque sur le point d’y parvenir. Il réussit à sortir Jdrien de sa cellule, mais au moment de remonter en altitude, la pauvre baleine se retrouve coincée, ce qui compromet fortement la réussite de cette action spectaculaire d’autant plus que les gardiens un moment surpris réagissent très vite en usant de mini-missiles aussi puissants que dévastateurs…

« Les tombeaux de l’Antarctique », 60e tome de la saga-fleuve « La compagnie des glaces » continue dans la lancée science-fiction, rétro-futurisme et steampunk de l'œuvre, avec pour cet épisode une plus forte connotation dramatique. En dépit de tous les efforts de Gus, le Bulb n’en finit pas d’agoniser, hypothéquant les possibilités de survie des habitants de cet étrange satellite. Et tout se conclut devant trois tombes quelque part dans les immensités glacées de l’Antarctique. La figure émouvante de Jdriele, le très vieux Roux au grand cœur se détache de cette histoire. Son dévouement, sa ténacité et son courage nous laissent une belle leçon de fidélité à méditer. Style de qualité toujours aussi agréable à lire pour la détente et le divertissement bien sûr !

4/5

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21/03/2019

La guerre du peuple du froid (George-Jean Arnaud)

La-guerre-du-peuple-du-froid.jpgLe Bulb, mi-animal, mi-intelligence artificielle géante sur orbite géostationnaire, se meurt lentement dans d’atroces souffrances. Gus tente désespérément de transférer toutes ses données sur un très jeune cerveau en usant d’une sorte de télépathie… Le caudillo Herandez détient en otage Jdrien, le fils aîné de Lien Rag, celui qu’on appelait « le Messie des Roux ». Ce qui a entrainé ces derniers dans un conflit qui tend à se généraliser. Ils creusent toutes sortes de souterrains en partant de très loin, ainsi arrivent-ils à saper les fondations d’édifices ou de voies de communication ce qui a pour conséquence d’engloutir trains, ponts et immeubles… Le Consortium des Bonzes se permet de ravitailler les troupes de la Guilde, provocation que la Présidente Yeuse Semper considère comme un acte hostile, un casus belli. Résultat : un navire est attaqué par ses hydravions…

« La guerre des peuples du froid » est un nouvel épisode de l’immense et improbable saga « La compagnie des glaces », œuvre assez difficilement classable. Disons aux limites de la science-fiction, de l'archéo-futurisme et du steampunk. Une fois encore les dirigeables, les hydravions, les trains et autres prototypes vont décider de l’issue d’une guerre qui n’en finit pas. Ann Suba et ses équipes n’arrivent pas à mettre au point leur dernier prototype, un dirigeavion, sorte de compromis géant entre l’avion et le dirigeable. Comme aucun des évènements n’arrive à sa conclusion, il ne reste au lecteur d’autre issue que de se précipiter sur le tome suivant pour en savoir un peu plus. Plus de 60 tomes, ça demande de la constance !

4/5

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19/03/2019

Les millénaires perdus (George-Jean Arnaud)

Les-millenaires-perdus.jpgEn Patagonie, la Guilde a débarqué entre 20 et 30 000 hommes ainsi qu’un formidable matériel militaire. Pour éviter de se retrouver capturée, la Présidente Yeuse Semper, à bord de son train a fui en direction des sommets enneigés de la Cordillière des Andes. Elle finit par se retrouver encerclée à Isabel, petite station de l’ouest, au pied des montagnes, sur la ligne 1917. Elle avait tenté d’organiser un guet-apens qui a lamentablement échoué. Parviendra-t-elle à échapper à ses poursuivants ? Pendant ce temps, les Harponneurs détruisent systématiquement toutes les stations qui tentent d’opposer la moindre résistance à leur progression. Autant dire que la situation n’est pas loin d’être désespérée, les forces loyalistes étant en infériorité numérique et technique…

« Les millénaires perdus » fait partie de la saga fleuve « La compagnie des glaces ». On peut classer ce tome dans une forme de science-fiction uchronique, fantastique et avec des touches de steampunk. En effet, ce seront les hydravions, les dirigeables et autres monstres aériens qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée. Une fois encore, les problèmes de logistique, de ravitaillement des populations et autres impédimenta purement matériels se retrouvent au premier rang des préoccupations. Si on y ajoute quelques épisodes assez crus et un certain nombre de scènes de batailles, on obtient un cocktail plutôt sympathique d’aventures pleines de suspens et de rebondissements. Le lecteur n’avance qu’un peu dans l’intrigue. Ainsi apprend-il que le fameux héritage du Bulb sur lequel il se posait des questions au tome précédent n’est après tout que désastre, misère, dégoût de l’humanité, haine et mort. Tome intéressant surtout pour l’imagination et la qualité du style du grand G.J.Arnaud.

4/5

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